France -- Social conditions -- 19th century -- Fiction

Sébastien Roch

=Le Calvaire= (Édition illustrée). (Ollendorff) 3 fr. 50 =L’Abbé Jules.= (Ollendorff) 3 fr. 50 =Sébastien Roch= 3 fr. 50 =Le Jardin des Supplices= (25ᵉ mille) 3 fr. 50 =Le Journal d’une femme de chambre= (101ᵉ mille) 3 fr. 50 =Les Vingt et un jours d’un Neurasthénique= (26ᵉ mi...

Chapters

1. Part 1

=Le Calvaire= (Édition illustrée). (Ollendorff) 3 fr. 50 =L’Abbé Jules.= (Ollendorff) 3 fr. 50 =Sébastien Roch= 3 fr. 50 =Le Jardin des Supplices= (25ᵉ mille) 3 fr. 50 =Le Journ...

2. Part 2

Le matin qu’il en eut la nouvelle, M. Roch éprouva une des plus fortes joies de sa vie. Mais il avait la joie austère. Chez cet homme grave, si grave que personne ne pouvait se...

3. Part 3

vagues, qui grondait en lui. Mais la vue seule de Marguerite le rassérénait. Près d’elle, son cœur s’apaisait; sa tête endolorie redevenait plus calme. Peu à peu, il se remettai...

4. Part 4

M. Roch s’indigna de ce que sa déclaration n’eût pas été accueillie de ces rustres, par plus d’étonnement et d’admiration. C’était donc une chose naturelle, indifférente, que so...

5. Part 5

Le réveil ne sonna qu’à huit heures. Un tapage grandissant emplit le dortoir; piétinement de foule, bourdonnement de ruche en travail, sur quoi se détachaient le bruit plus clai...

6. Part 6

Sébastien quitta son arbre, longea la barrière, ne s’occupant plus des élèves, lesquels, repris par d’autres distractions, semblaient l’avoir complètement oublié. Il était apais...

7. Part 7

--Papa dit qu’il n’y a pas de milieu, aujourd’hui, pour des nobles, ou bien ne rien faire... ou bien entrer à Saint-Cyr... Papa ne fait rien, lui... Il chasse... As-tu un tambour?

8. Part 8

Cependant, il n’était point complètement rassuré par cette consolante vision. Des doutes le harcelaient et l’image du Dieu extravagant et sombre des Jésuites le hantait. Il repa...

9. Part 9

Mais il s’arrêta, troublé, et vaincu... Jean était devant lui, si triste, le considérait de ses yeux si étonnés, et si doux, que sa colère, soudain, mollit et tomba. Il se rappe...

10. Part 10

Ces dix jours de vacances furent intolérables. Ils parurent à Sébastien un siècle. Depuis l’heure du lever jusqu’à celle du coucher, il eut à subir l’identique et perpétuel assa...

11. Part 11

Pourtant, les trois années qu’il venait de vivre parmi ce petit monde, dressé à l’intrigue et à l’hypocrisie, lui apprirent à ne plus montrer, tout nus, ses sentiments et sa pen...

12. Part 12

Ces conversations avaient lieu dans la cour, pendant les récréations; aux promenades, durant les haltes sur les grèves ensoleillées, ou sous l’ombre des bois de pins; et, chaque...

13. Part 13

Ce soir-là, les élèves s’étaient tous rendus à confesse. On devait, le lendemain, communier dès le réveil, et aller ensuite, en pèlerinage, à Sainte-Anne-d’Auray; un pèlerinage...

14. Part 14

Au sortir des prairies et des cultures suburbaines, la route traverse des landes désertes, traverse des bois de pins solitaires, traverse de silencieuses gorges où, sur les pent...

15. Part 15

Sébastien haletait. Il fit le geste de retenir Marguerite qui fuyait; mais ses mains n’étreignirent que le vide. Et le vide se repeupla de formes chastes, de clartés tranquilles...

16. Part 16

Et voilà que, ce matin, un petit frère, le petit frère jaune et osseux, est venu à l’étude et il a emmené Bolorec. Puis, un quart d’heure après, il est revenu, et il a emmené Sé...

17. Part 17

les heures interminables à rêver, à se désoler, à regarder les nuages fuir au-dessus des toits. Trop inquiet, trop préoccupé pour s’astreindre à une besogne calme, il ne lisait...

18. Part 18

Au déjeuner, il parut, en effet, à Sébastien, que son père était plus excité encore que de coutume. Il mangeait avec une rage grondante: ses gestes étaient d’une brusquerie tell...

19. Part 19

Mme Lecautel était la seule personne qui me plût à voir. Elle s’intéressait d’ailleurs à moi, me montrait une affection presque maternelle qui m’était une douceur, et qui me rel...

20. Part 20

Un détail me frappe, dans sa lettre: presque à chaque ligne j’y trouve le mot _Justice_. Et ce mot est mieux écrit que les autres, avec des lettres droites, fermes et qui font,...

21. Part 21

Je vais, deux ou trois fois par semaine, chez Mme Lecautel. Ces visites sont, pour moi, une distraction et un moyen de rompre ma solitude un peu. Mais je n’y éprouve pas un vrai...

22. Part 22

A partir de ce moment, Sébastien délaisse, peu à peu, son journal. Les dates s’espacent; les impressions se font plus rares. Ce sont d’ailleurs les mêmes luttes de ses instincts...

23. Part 23

A mesure qu’elle parlait, qu’elle disait ses attentes toujours déçues, ses espoirs jamais réalisés, ses souffrances, ses irritations, ses rêves, ses élans qui, bien des fois, la...

24. Part 24

Sébastien resta un mois entier à Mortagne, à faire l’exercice, à s’entraîner pour la campagne prochaine. La vie active et purement physique, la fatigue continue des longues marc...

25. Part 25

Puis, ayant respiré, il chargea sur ses épaules le corps de son ami et, lentement, lentement, péniblement, péniblement, tous les deux, le vivant et le mort, sous les balles et l...