FR Littérature

L'Holocauste: Roman Contemporain

Ailes qui hésitent, ailes qui insistent, ailes qui se glacent au bois glacé de ma porte comme les ailes des mouettes se caressent au froufrou ridé de la mer, ailes qui se mouillent, qui se gèlent, qui se blessent délicieusement à un océan de perdition, ailes qui veulent se ble...

Chapters

15. Part 15

«..._Excusez-moi, madame, si ce papier est taché de poussière et un peu froissé. Je vous écris d’une chambre dont vous avez franchi la porte et où j’ai eu le plaisir de vous abo...

3. Part 3

Je ne la regardai pas. Elle était là qui errait sur la mer, qui emplissait l’immensité et je la fixais tout près, là-bas, et ailleurs dans le vague et dans le vide.

6. Part 6

Elle cueillait des anémones de mer et des anémones de ciel, des algues roses et des algues mauves, des étoiles indociles, du soleil, de la fraîcheur et un je ne sais quoi des nu...

2. Part 2

Et tout est délicieux: ma main se joue, s’égare en tes cheveux, en leur lourde fraîcheur; elle les agite comme un fragile hochet et s’en lie pour toujours, elle en couvre ton fr...

8. Part 8

Je devrais, par un sens subtil, reconnaître de loin ta voiture; je reconnais toutes les voitures et j’exaspère mon désir, je peuple amèrement ma solitude et quand tu arrives, en...

4. Part 4

—Il avait autour de moi des délicatesses de petit enfant. Il ne disait rien et je sentais qu’il regrettait d’avoir trop vécu déjà et de ne pas pouvoir m’offrir ses premiers mots...

16. Part 16

Tu as aimé à me dire, à te dire que notre amour était un grand amour, que nous nous aimions plus et mieux que les autres, par-dessus les autres, que nous avions mis en notre amo...

11. Part 11

Petite fille, toute petite fille, tu n’es pas la première petite fille qui me regarde et qui me sourit—car tu me souris de quel joli, de quel immatériel sourire, de quel sourire...

13. Part 13

Mais c’était un trop grand effort pour lui d’avoir si longtemps,—quelques instants,—porté son attention sur les manœuvres des gens; il jeta sa pensée sur une femme, une femme qu...

1. Part 1

Ailes qui hésitent, ailes qui insistent, ailes qui se glacent au bois glacé de ma porte comme les ailes des mouettes se caressent au froufrou ridé de la mer, ailes qui se mouill...

7. Part 7

Blonds comme on n’est blond que dans les légendes, beaux comme on est beau dans l’au-delà, si purs en leurs regards, leurs gestes, leur démarche et leurs doigts, si visiblement...

5. Part 5

Et Paris, où j’étais revenu, que j’avais lancé sur moi comme un écrasant manteau de maisons et de soucis, Paris me permit ce murmure à tous ses carrefours, à tous ses coins. Je...

12. Part 12

Et sa tête verdie, jaunie, rougie, pâlie et bleuie de teintes diverses et successives des bûchers, sa tête de cauchemar était vraiment majestueuse et presque impérieuse comme ce...

10. Part 10

Et voici que, chez moi, je ne sais comment, je perds ma clef. Il faut le temps d’en faire faire une autre, une clef qui n’aura servi à personne et qui ne servira qu’à nous: c’es...

9. Part 9

«Non! petite année, tu ne seras pas douce à tous; les années ne sont pas faites pour être douces, elles sont faites pour qu’on les _tire_, comme disent les forçats, dans le bagn...

14. Part 14

Et je ne sais plus si Tortoze a voulu te faire vomir mon amour et mon être, te faire cracher les jours de délice, s’il t’a imposé, dicté la lettre que j’ai reçue et je ne veux p...

17. Part 17

Aujourd’hui je suis plus malade. Voici dix ou douze jours atroces qui furent pour moi, l’un après l’autre, un néant épuisant, un néant évidé, une chaîne de néant, étroite. J’ai...