Chroniques de J. Froissart, tome 06/13
Part 15
§ 475. «Edowart, par le grasce de Dieu roy d’Engleterre, 25 signeur d’Irlande et d’Aquitainne, à tous ceulz qui ces presentes lettres veront, salut. [Savoir faisons que,] comme pour les dissentions, debas, descors et estris, meus et esperés à mouvoir entre nous et nostre très chier frère le roy de France, certains tretteurs [6] et procureurs de nous et de nostre très chier fil ainsnet Edouwart, prince de Galles, aians à ce souffissant pooir et auctorité pour nous et pour lui et nostre royaume, d’une part, et certains aultres trettieurs et 5 procureurs de nostre dit frère et de nostre très chier neveu Charle, duch de Normendie, [dalphin de Vienne], fil ainsné de nostre dit frère de France, aiant pooir et auctorité de son dit père en ceste partie, pour son dit père et pour lui, soient assamblé à Bretegni 10 priès de Chartres, ouquel lieu est trettié, parlé et acordé finable pais et concorde des trettieurs et procureurs de l’une et l’autre partie sus les dissentions, debas, guerres et descors devant dis, lesquelz trettiés et paix les procureurs de nous et de nostre 15 dit fil, pour nous et pour lui, et les procureurs de nostre dit frère et de nostre dit neveu, pour son père et pour lui, jurront sus saintes Ewangiles, tenir, garder et acomplir ce dit trettié, [et ossi le jurerons et nostre dit filz ossi, ainsi comme dessus est dit 20 et que il s’en sievra ou dit trettié[350]]: parmi lequel acort, entre les aultres coses, nostre frère de France et son filz devant dis sont tenu et ont prommis baillier et delivrer et delaissier à nous, nos hoirs et successeurs à tous jours, les cités, contés, villes, chastiaus, 25 forterèces, terres, isles, rentes et revenues et aultres coses qui s’ensievent, avoech ce que nous tenons en Ghiane et en Gascongne, à tenir et possesser perpetuelment, à nous et à nos hoirs et à nos successeurs, ce qui est en demainne, en demainne, et ce 30 qui est en fief, en fief, et par le temps et manière chi [7] apriès esclarcis: c’est à savoir, la cité, le chastiel et la conté de Poitiers et toute la terre et le pays de Poito, ensamble le fief de Thouwart et la terre de Belleville, le cité et le chastiel de Saintes et toute la 5 terre et le pays de Saintonge par deçà et par delà la Charente, avoech la ville, chastiel et forterèce de le Rocelle et leurs appertenances [et appendances]; la cité et le chastiel d’Agens et la terre et le pays d’Aginois; la cité, la ville et le chastiel et toute la terre de 10 Pieregorch, la terre et le pays de Piereguis; la cité et le chastiel de Limoges, la terre et le pays de Limozin; la cité et le chastiel de Chaours et la terre et le pays de Caoursin; la cité, le chastiel et le pays de Tarbe, et la terre, le pays et la conté de Bigorre; la 15 conté, la terre et le pays de Gauvre; la cité et le chastiel d’Angouloime, et la conté, la terre et le pays d’Angoulesmois; le chastiel, le ville et la cité de Rodais, et la conté, la terre et le pays de Roerge. Et se il y a, en la ducé d’Aquitainne, aucuns signeurs, 20 comme le conte de Fois, le conte d’Ermignach, le conte de Laille, les visconte de Quarmaing, le conte de Pieregorch, le visconte de Limoges ou aultres qui tiennent aucunes terres ou lieus dedens les mètes des dis lieus, il en feront hommage à nous et tous aultres 25 services et devoirs deus à cause de leurs terres et lieus, en le manière qu’il les ont fais dou temps passé, tout soit ce que nous ou aucuns des rois d’Engleterre anciennement n’i aions rien eu; en apriès, la visconté de Moustruel sus mer, en le manière que 30 dou temps passé aucun roy d’Engleterre l’ont tenu, et, se en la ditte terre de Moustruel ont esté aucun debat dou partage de la terre, nostre frère de France [8] nous a prommis que il le nous fera esclarcir au plus hasteement comme il pora, lui revenu en France; la conté de Pontieu tout entierement, sauf et excepté que, se aucunes coses y ont esté alienées par les 5 rois d’Engleterre qui ont regné pour le temps et ont ancienement tenu la ditte conté et appertenances, [en[351]] aultres personnes que as rois de France, nostre dit frère ne si successeur ne seront pas tenus de le rendre à nous. Et, se les dittes allienations ont esté faites 10 des rois de France qui ont esté pour le temps, sans aucun moiien, et nostre dit frère le tiegne en present en sa main, il les laissera à nous entierement, excepté que, se les rois de France les ont eus par escange à aultres terres, nous deliverons ce qu’il en a eu par 15 escange, ou nous laisserons à nostre dit frère les coses ensi alienées. Mès, se li roy d’Engleterre qui ont esté pour le temps de lors, en avoient aliené ou transporté aucune cose en autres personnes que ès rois de France, et ossi depuis il soient venus ès 20 mains de nostre dit frère, espoir par partage, nostre dit frère ne sera pas tenus de les nous rendre. Et ossi, se les coses dessus dittes doient hommage, nostre dit frère les baillera à aultres qui en feront hommage à nous et à nos successeurs; et, se les dittes 25 coses ne doient hommage, il nous baillera un teneur qui nous en fera le devoir, dedens un an proçain apriès ce que il sera partis de Calais. Item, le chastiel et le ville et la signourie de Calais, le chastiel, le ville et la signourie de Merk, les villes, chastiaus et 30 signouries de Sangates, Coulongne, Hames, Walle et [9] Oye, avoech tières, bois, marès, rivières, rentes, signouries, advoesons d’eglises, et toutes aultres apertenances et lieus entregisans dedens les mètes et bondes qui s’ensievent, c’est à savoir de Calais 5 jusques au fil de le rivière par devant Gravelines, et ossi par le fil meismes de la rivière [tout entour Lengle, et aussi par la rivière qui va par delà Poil, et aussi par mesme la rivière[352]] qui chiet ou grant lay de Ghines, jusques à Fretin, et d’illuech par le 10 vallée entour le montagne de Calkuli, encloant meisme la montagne, et ossi jusques à la mer, avoech Sangate et toutes ses appertenances; le chastiel et le ville et tout entirement la conté de Ghines avoech toutes les terres, villes, chastiaus, forterèces, lieus, 15 hommes, hommages, signouries, bois, foriès, droitures d’icelles, ossi entierement comme li contes de Ghines darrainnement mort les tenoit au temps de sa mort. Et obeiront les eglises et les bonnes gens estans dedens les limitations de la ditte conté de 20 Ghines, de Calais et de Merk et des aultres lieus dessus dis, à nous, ensi comme il obeissoient à nostre dit frère et au conte de Ghines qui fu pour le temps: toutes lesquelz coses, comprises en ce present article et l’article proçain precedent de Merk et de Calais, 25 nous tendrons en demainne, excepté les hiretages des eglises, [qui demourront as dites eglises[353]] entierement, quel part qu’il soient assis, et ossi excepté les hyretages des aultres gens des pays de Merk et de Calais assis hors de le ville et fremeté de Calais [10] jusques à le value de cent livrées de terre par an, de la monnoie courant ou pays, et en desous, [lesquels hiretages leur demourront jusques à le value dessus dite et en desous[354]]; mès [les] habitations et hyretages 5 assis en la ditte ville de Calais avoech leur apertenances demorront [en demaine à nous pour en ordenner à nostre volunté. Et ossi demorront[355]] as habitans en la terre, ville et conté de Ghines, tous leurs demainnes entierement et y [revenront[356]] plainnement, 10 sauf ce qui est dit par avant des confortacions, mètes et bondes dessus dittes en l’article de Calais, et tous les isles adjacens as terres, pays et lieus avant nommés, ensamble avoech tous les aultres isles, lesquelz nous tenions ou temps dou dit trettié. Et euist 15 esté pourparlé que nostre dit frère et son ainsnet fil renonçassent as [dis] ressors et souverainnetés et à tout le droit qu’il poroient avoir as coses dessus dittes, et que nous les tenissions comme voisins, sans nul ressort et souverainneté de nostre dit frère ou 20 royaume de France, et que tout le droit que nostre dit frère avoit ès coses dessus dittes, il nous cedast et transportast perpetuelement et à tous jours. Et ossi euist esté pourparlé que samblablement nous et nostres dit filz renoncissions expresseement à toutes 25 les coses qui ne doient estre baillies ou delivrées à nous par le dit trettié, et par especial au nom et au droit de la couronne et dou royaume de France, et hommage, souverainneté et demainne de la ducée de [11] Normendie, de la conté de Tourainne, des contés d’Angou et du Mainne, de la souverainneté et hommage de la conté et dou pays de Flandres, de la souverainneté et hommage de la ducée de Bretagne, excepté que le 5 droit dou conte de Montfort, tel qu’il le poet et doit avoir en la ducé [et pais[357]] de Bretagne, nous reservons et metons par mos exprès hors de nostre trettié, sauf tant que nous et nostre dit frère de France venu à Calais en ordenerons si à point, par le bon avis et 10 conseil de nos gens à ce deputés, que nous metterons à pais et à acord le dit conte de Montfort et nostre cousin messire Charle de Blois, qui demande et calenge droit à l’iretage de Bretagne. Et renonçons à toutes aultres demandes que nous faisions ou faire 15 porions, pour quelque cause que ce soit, exceptet les coses dessus dittes qui doient demorer et estre baillies à nous et à nos hoirs, et que nous leur transportissions, cessissions et delaississions tout le droit que nous porions avoir à toutes les coses qui à nous ne 20 doient estre baillies: sus lesquelz coses, apriès pluiseurs altercations eues sur ce, et par especial pour ce que les dittes renunciations [ne se font pas de present, avons finablement accordé avec nostre dit frère par la manière qui s’ensuit, c’est assavoir que 25 nous et nostre dit ainsné filz renoncerons et ferons et avons promis à faire les renunciations[358]], transpors, cessions et delaissemens dessus dis, quant et si tost que nostre dit frère ara bailliet à nous ou à nos gens especialment de par nous deputés, la cité et le [12] chastiel de Poitiers et toute la terre et le pays de Poito, ensamble le fief de Touwart et la terre de Belleville, le cité et le chastiel d’Agen, et toute la terre et le pays d’Aginois, la cité et le chastiel de Pieregorch 5 et toute la terre et le pays de Piereguis, la chité et le chastiel de Caours et toute la terre et le pays de Quersin, la chité et le chastiel de Rodais et toute la terre et le pays de Roerge, la cité et le chastiel de Saintes et toute la terre et le pays de Saintonge, 10 le chastiel et le ville de le Rocelle et toute la terre et le pays de Rocellois, le cité et le chastiel de Limoges et toute la terre et le pays de Lymozin, le cité et le chastiel d’Angouloisme, la terre et le pays d’Angoulesmois, la terre et le pays de Bigorre, la 15 terre de Gauvre, la conté de Pontieu et la conté de Ghines: lesquelz coses nostre dit frère nous a prommis à baillier, en le fourme que ci dessus est contenu, ou à nos especiaus deputés, dedens un an ensievant, lui parti de Calais pour retourner en France. 20 Et tantos ce fait, devant certainnes personnes que nostre dit frère deputera, nous et nostre dit ainsnet fil ferons en nostre royaume en Engleterre ycelles renunciations, transpors, cessions et delaissemens, par foy et par sierement solenelment, et d’icelles ferons 25 bonnes lettres ouvertes seelées de nostre grant seel, par [la] manière et fourme comprises en nos aultres lettres sur ce faites, et que compris est ou dit trettiet, lesquèles nous envoierons à la feste de l’Assumption Nostre Dame proçainnement ensiewant, en 30 l’eglise des Augustins en le ville de Bruges, et les ferons baillier à ceulz que nostre dit frère y envoiera lors pour les recevoir. Et, se dedens le terme qui mis [13] y est, nostre dit frère ne pooit baillier ne delivrer aisiement à nous ou à nos deputés les cités, villes, chastiaus, lieus, forterèces et pays ci dessus nommés, comment que il en doie faire son plain pooir sans 5 nulle dissimulation, il les nous doit delivrer et baillier ou faire delivrer et baillier dedens le terme de quatre mois ensievant l’an acomplit. Avoech toutes ces coses et aultres qui s’ensievront chi apriès, est dit et acordé par le teneur dou trettié que nous, 10 renvoiié et ramené nostre frère de France en le ville de Calais, six sepmainnes apriès ce que il y sera venus, nous devons recevoir, ou nos gens à ce especialment de par nous deputés, six cens mille frans, et par quatre ans ensievant cescun an six cens mille frans, et de 15 ce delivrer et mettre en ostage et envoiier demorer en nostre cité de Londres en Engleterre des plus nobles dou royaume de France, qui point ne furent prisonnier à le bataille de Poitiers, et de dix neuf cités et villes des plus notables dou royaume de France, de 20 çascune deux ou quatre hommes, ensi comme il plaira à nostre conseil. Et tout ce acompli, les hostages venus à Calais et le premier paiement paiiet, ensi que dit est, nous devons nostre frère de France et Phelippe son jone fil delivrer quittement en le ville 25 de Boulongne sus mer, et tous ceulz qui avoech yaus furent prisonnier à le bataille de Poitiers, qui ne seroient rançonné à nous ou à nos gens, sans paiier nulles raençons. Et pour ce que nous savons de verité que nostres cousins messires Jakemes de Bourbon, 30 qui pris fu à le bataille de Poitiers, a tousjours mis et rendu grant painne à ce que pais et acord fuissent entre nous et nostre dit frère de France, en [14] quelconque estat qu’il soit, rançonnés ou à rançonner, nous le deliverons sans coust et sans fret avoecques nostre dit frère en le ville de Boulongne, mès que cilz trettiés soit tenus ensi que nous esperons 5 qu’il le sera. Et ossi nous a prommis nostre dit frère que il et son ainsnet fil renonceront et feront samblablement lors et par le manière dessus ditte les renonciations, transpors, cessions et delaissemens, acordés par le dit trettié à faire de leur partie, si comme 10 est dit dessus. Et envoiera nostre frère ses lettres patentes seelées de son grant seel as dis lieus et termes, pour les baillier et delivrer as gens qui de par nous y seront deputé, samblablement, comme dit est. Et ossi nous a prommis et acordé nostre dit frère 15 que li et si hoir surserront, jusques as termes des dittes renunciations dessus esclarcis, de user de souverainnetés et ressors en toutes les cités, contés, villes, chastiaus, forterèces, pays, terres, isles et lieus que nous tenions ou temps dou dit trettié, lesquelz nous 20 doient demorer par le dit trettié, et as aultres qui à cause des dittes renunciations et dou dit trettié nous seront baillies et doient demorer à perpetuité à nous et à nos hoirs, sans ce que nostre dit frère ou ses hoirs ou aultres, à cause de le couronne de France, 25 jusques as termes dessus esclarcis et yceulz [durans[359]], puissent user d’aucuns services de souverainneté ne demander subjection sur nous, nos hoirs, nos subjès d’icelles, presens et à venir, ne querelles ou appiaus en leur court recevoir, ne rescrire à ycelles, ne de 30 juridition aucune user à cause des cités, contés, [15] chastiaus, villes, terres, islez et lieus proçainnement nommez. Et nous a ossi acordé nostre dit frère que nous, nos hoirs ne aucuns de nos subgès, à cause des dittes cités, contés, chastiaus, villes, pays, terres, 5 isles et lieus proçains avant dis, comme dit est, soions tenus ne obligiés del recognoistre nostre souverain, ne de faire aucune subjection, service ne devoir à lui ne à ses hoirs ne à le couronne de France jusques as termes des renunciations devant dittes. Et ossi acordons 10 et prommetons à nostre dit frère que nous et nos hoirs [surserrons[360]] de nous appeller et porter title et nommer roy de France, par lettres ou aultrement, jusques as termes dessus nommés et yceulz [durans[361]]. Et combien que ès articles dou dit acord et trettié de 15 le pais, ces presentes lettres ou aultres dependans des dis articles ou de ces presentes ou aultres quelconques que elles soient, soient ou fuissent aucunes [pareilles[362]], ou fait aucun que nous ou nostre dit frère deissions ou feissions, [qui[363]] sentesissent translation 20 ou renunciations taisibles ou expresses des ressors et souverainnetés, est li intentions de nous et de nostre dit frère que les avant dis souverainnetés et ressors que nostre dit frère se dit avoir ens ès dittes terres qui nous seront baillies, comme dit est, demorront 25 en l’estat ouquel elles sont à present; mais toutesfois il surserra de en user et demander subjection, par le manière dessus ditte, jusques as termes dessus esclarcis. Et ossi volons et acordons à nostre dit frère [16] que, apriès ce que il ara baillies les dittes cités, contés, chastiaus, villes, forterèces, terres, pays, isles et lieus dessus nommés, ensi que baillier les nous doit ou à nos deputés, parmi sa delivrance et renunciations, 5 transpors et cessions qui sont à faire de se partie par lui et par son ainsné fil, faites et envoiiés as dis lieus et jour à Bruges les dittes lettres, et bailliés as deputés de par nous, que la renunciation, cession, transport et delaissement à faire de nostre 10 partie soient tenues pour faites. Et par habundant nous renunçons dès lors par exprès au nom, au droit et au calenge de le couronne et dou royaume de France et à toutes les coses où nous devons renuncier par force dou dit trettié, si avant comme pourfiter pora 15 à nostre dit frère et à ses hoirs. Et volons et acordons que par ces presentes le dit trettiet de pais et acord fait entre nous et nostre dit frère, [ses[364]] subgès, alliiés et adherens d’une part et d’autre, ne soit, quant as aultres coses contenues en ycelli, empiré et 20 afoibli en aucune manière; mais volons et nous plaist que il soient et demeurent en leur plainne force et virtu. Toutes lesquèles coses en ces presentes lettres escriptes, nous, rois d’Engleterre [dessus dit[365]], volons, octroions et prommetons loyaument et en bonne foy, 25 et par nostre sierement fait sus le corps de Dieu et sur saintes Ewangiles, tenir, garder, enteriner et acomplir sans fraude et sans mal engin de nostre partie. Et à ce et pour ce faire, obligons à nostre dit frère de France nous et nos hoirs, presens et à venir, [17] en quelque lieu qu’il soient. Et renonçons par nos dis fois et sieremens, à toutes exceptions de fraude, de decevance, de crois [prinse[366]] et à prendre, et à impetrer dispensation de pape ou d’autre au contraire, 5 laquèle, se impetrée estoit, nous volons estre nulle et de nulle valeur, et que nous ne nous en puissions aidier, et as drois disans que royaume ne pora estre devisé et general renonciation [non[367]] valloir fors en certainne manière, et à tout ce que nous porions faire, 10 dire ou opposer au contraire en jugement et dehors. En tesmoing desquèles coses, nous avons fait mettre nostre grant seel à ces presentes lettres, données à Bretegni dalés Chartres, le vingt cinquime jour dou mois de may, l’an de grasce Notre Signeur mil trois 15 cens et soixante.»
[350] Ms. B 4, fº 221 vº.--Ms. B 1, t. II, fº 147 (lacune).
[351] Ms. B 3, fº 236.--Ms. B 1, t. II, fº 147 vº (lacune).
[352] _Arch. Nat._, J638, nº 1.--Ms. B 1, t. II, fº 148 (lacune).
[353] Ms. B 4, fº 222 vº.--Ms. B 1 (lacune).
[354] Ms. B 4, fº 222 vº.--Ms. B 1, t. II, fº 148 vº (lacune).
[355] _Arch. Nat._, J638, nº 1.--Ms. B 1, t. II, fº 148 vº (lacune).
[356] Ms. B 4, fº 222 vº.--Ms. B 1: «renderont.»--Ms. B 3, fº 236: «appartiendront.»
[357] Ms. B 4, fº 222 vº.--Ms. B 1, t. II, fº 148 vº (lacune).
[358] _Arch. Nat._, J638, nº 3.--Ms. B 1, t. II, fº 149 (lacune).
[359] Ms. A 8, fº 220 vº.--Ms. B 1, t. II, fº 150: «durer.»
[360] Ms. B 4, fº 237.--Ms. B 1: «sursurrons.»
[361] Ms. A 8, fº 220 vº.--Ms. B 1: «durer.»
[362] Ms. A 8, fº 220 vº.--Ms. B 1: «parolles.»
[363] Ms. B 4, fº 223 vº.--Ms. B 1: «qu’il.»
[364] Ms. A 8, fº 220 vº.--Mss. B: «les.»
[365] Ms. B 4, fº 223 vº.--Ms. B 1, t. II, fº 150 vº (lacune).
[366] Ms. B 3, fº 237 vº.--Mss. B 1 et B 4 (lacune).
[367] Ms. B 3.--Mss. B 1 et B 4 (lacune).
§ 476. Quant ceste lettre, qui s’appelle li une des chartres de le paix, car encores en y eut des aultres faites et seelées en celle anée en le ville de Calais, si com je vous en parleray, quant temps et lieus seront, 20 fu jettée, on le moustra au roy d’Engleterre et à son conseil. Liquelz rois et ses consaulz, quant il l’eurent oy lire, respondirent as trettieurs qui de ce s’estoient ensonniiet et en istance de bien cargié: «elle nous plaist moult bien ensi.»
25 Dont fu ordonné que li abbes de Clugni et frères Jehans de Lengres et messires Huges de Genève, sires d’Antun, qui pour le duch de Normendie y estoient commis, partesissent de là, la chartre grossée et seelée [18] avoech eulz, et venissent à Paris devers le duch et son conseil et leur remoustrassent l’ordenance dessus ditte et en fesissent au plus briefment qu’il peuissent relation.