Part 25
A los señores y gente de mucha valia quemavan los cuerpos y ponian las cenizas en vasijas grandes y edificavan templos sobre ellos como muestran aver antiguamente hecho los que en Yzamal se hallaron. Aora en este tiempo se hallo que echavan las cenizas en estatuas hechas huecas de barro, quando eran muy señores.
La demas gente principal hazian a sus padres estatuas de madera a las quales dexavan hueco el colodrillo, y quemavan alguna parte de su cuerpo, y echavan alli las cenizas y tapavanlo, y despues desollavan al defunto el cuero del colodrillo y pegavanselo alli, y enterrando lo residuo como tenian de costumbre guardavan estas estatuas con mucha reverencia entre sus idolos. A los señores antiguos de Cocom avian cortado las cabeças, quando murieron, y cozidas las limpiaron de la carne y despues aserraron la mitad de la coronilla para tras dexando lo de adelante con las quixadas y dientes, a estas medias calaveras suplieron lo que de carne les faltava de cierto betun y les dieron la perfeccion muy al propio de cuyos eran, y las tenian con las estatuas de las cenizas, lo qual todo tenian en los oratorios de sus casas con sus idolos en muy gran reverencia y acatamiento, y todos los dias de sus fiestas y regozijos les hazian ofrendas de sus comidas para que no les faltassen en la otra vida donde pensavan descanzavan sus almas y les aprovechavan sus dones.
Que esta gente an siempre creido la immortalidad del alma mas que otras muchas naciones, aunque no ayan sido en tanta policia, porque creian que avia despues de la muerte otra vida mas excellente de la qual gozava el alma, en apartandose del cuerpo. Esta vida futura dezian que se dividia en buena y mala vida, en penosa y llena de descansos. La mala y penosa dezian era para los viziosos, y la buena y delectable para los que uviessen vivido bien en su manera de vivir; los descansos que dezian avian de alcanzar si eran buenos eran ir a un lugar muy delectable donde ninguna cosa les diesse pena y donde uviesse abundancia de comidas de mucha dulçura, y un arbol que alla llaman _Yaxché_ muy fresco, y de gran sombra que es zeyva, debaxo de cuyas ramas y sombra descansassen y holgassen todos siempre.
Las penas de la mala vida que dezian avian de tener los malos eran ir a un lugar mas baxo que el otro que llaman _Mitnal_ que quiere dezir infierno, y en el ser atormentados de los demonios y de grandes necessidades de hambre y frio y cansancio y tristeza. Tenian avia en este lugar un demonio principe de todos los demonios al qual obedecian todos y llamanle en su lengua _Hunhau_, y dezian no tenian estas vidas mala y buena fin, por no lo tener el alma. Dezian tambien, y tenian por muy cierto ivan a esta su gloria los que se ahorcavan, y assi avia muchos que con pequeñas occasiones de tristezas, travajos o enfermedades se ahorcavan para salir dellas, y ir a descançar a su gloria, donde dezian los venia a llevar la diosa de la horca que llamavan _Ixtab_. No tenian memoria de la resureccion de los cuerpos, y de que ayan avido noticia desta su gloria y infierno no dan razon.
§ XXXIII.—_Deuil chez les Yucatèques. Enterrement des morts, des prêtres, etc. Statues renfermant les cendres des princes. Vénération qu’ils avaient pour elles. Idées de leur paradis et de leur enfer._
Les Yucatèques avaient une crainte excessive de la mort: aussi reconnaît-on que dans tous les services qu’ils célébraient en l’honneur de leurs dieux, ils n’avaient d’autre fin que d’en obtenir la santé et la vie, ainsi que le pain quotidien. Aussi, dès que l’un d’eux venait à mourir, fallait-il voir la douleur et les gémissements dont les défunts étaient l’occasion et la tristesse générale qui se montrait au moment où ils cessaient de vivre. Le jour ils pleuraient en silence; mais la nuit c’étaient des cris douloureux et perçants à briser le cœur de ceux qui les entendaient. Ils portaient pendant longtemps les marques d’une profonde tristesse, observant des abstinences et des jeûnes pour le défunt, spécialement le mari pour la femme, ajoutant que c’était le mauvais esprit qui avait enlevé le défunt; car ils s’imaginaient que c’était de lui que venaient tous les maux, et en particulier la mort.
Une fois morts, ils les ensevelissaient, leur remplissant la bouche du même maïs moulu qui leur sert à boire et à manger, et qu’ils appellent _koyem_: avec cela ils leur mettaient quelques-unes des petites pierres qui leur servaient de monnaie, afin qu’ils eussent de quoi manger dans l’autre vie. Ils les enterraient en dedans de leurs maisons ou sur les derrières, renfermant avec eux dans la tombe quelques-unes de leurs idoles, et, si c’était un prêtre, quelques-uns de ses livres[139]; si c’était un sorcier, quelques objets servant à la divination et des babioles mêlées d’étaim. D’ordinaire alors ils abandonnaient la maison et la laissaient déserte après l’enterrement, à moins qu’il ne s’y trouvât beaucoup de monde, habitant ensemble, de manière à ce que ceux qui restaient pussent se rassurer les uns par les autres contre la peur de la mort.
Quant aux seigneurs et aux gens de condition supérieure, ils brûlaient leurs cadavres et déposaient leurs cendres dans de grandes urnes: ils édifiaient ensuite des temples au-dessus, comme on voit qu’on le faisait anciennement d’après ceux qu’on trouva à Izamal[140]. On a découvert de notre temps que, lorsque c’étaient des princes de haute catégorie, on renfermait leurs cendres dans des statues creuses en terre cuite[141].
Le reste des gens de condition fabriquaient pour leurs parents des statues en bois, dont l’occiput seul était creux: ils brûlaient une partie du cadavre, en déposaient les cendres dans ce vide, et le bouchaient, après quoi ils enlevaient au défunt la peau de l’occiput qu’ils y appliquaient. Ils enterraient le reste comme de coutume et conservaient les statues avec beaucoup de vénération entre leurs idoles. Concernant les princes de l’ancienne maison de Cocom, on leur avait coupé la tête après leur mort: on les avait fait cuire pour en enlever la chair; et on en avait scié la partie de derrière, laissant celle de devant avec les mâchoires et les dents. On avait ensuite remplacé sur ces demi-têtes de mort la chair qui leur manquait, à l’aide d’un mastic particulier, leur rendant en perfection l’apparence qu’elles avaient de leur vivant: ils avaient ces images entre les statues aux cendres, ainsi que leurs idoles, dans les oratoires de leurs maisons, où ils les gardaient avec une tendresse mêlée de révérence. Aux jours de fête et aux réjouissances de toute sorte, ils leur faisaient des offrandes de mets, afin qu’il ne leur manquât rien dans l’autre vie, où ils croyaient que reposaient leurs âmes, tout en profitant des dons qui leur étaient offerts.
Ce peuple a cru toujours à l’immortalité de l’âme, bien plus que beaucoup d’autres nations, quoiqu’il n’ait pas eu une aussi grande civilisation. Car ils croyaient à l’existence d’une autre vie, meilleure après la mort et dont l’âme jouissait en se séparant du corps: ils disaient que cette vie future se partageait en bonne ou en mauvaise vie, la première pénible et la seconde remplie de délices. La mauvaise et la pénible, disaient-ils, était pour les gens vicieux; la bonne, la délectable, pour ceux qui auraient bien vécu, suivant leurs idées. Les délices qu’ils attendaient, au cas qu’ils eussent été bons, consistaient à vivre dans un endroit délicieux, où ils n’auraient à souffrir de rien, où il y aurait en abondance de quoi boire et manger les choses les plus savoureuses. Là se trouvait un arbre qu’ils appelaient _Yaxché_, d’une admirable fraîcheur, aux branches ombreuses comme le ceyba[142], sous lequel ils jouiraient d’une volupté et d’un repos éternels.
Les peines de la vie mauvaise consistaient à aller dans un lieu plus bas que l’autre et qu’ils nommaient _Mitnal_, ce qui veut dire enfer[143]; d’y être tourmentés par les démons, souffrant tous les tourments de la faim, du froid, de la fatigue et de la tristesse. Ils ajoutaient qu’en ce lieu commandait un démon, chef de tous les autres, qui lui obéissaient, et que dans leur langue ils appellent _Han-hau_[144]. Cette vie, bonne et mauvaise, disaient-ils, n’avait point de fin, l’âme n’en ayant point. Ils prétendaient encore et tenaient pour une chose fort certaine que ceux qui se pendaient allaient dans leur paradis: aussi y avait-il bien des gens qui, pour une légère contrariété, un chagrin ou une maladie, se donnaient la mort de cette manière, afin d’en finir et d’aller jouir des joies du repos éternel, où la déesse des pendus, appelée _Ixtab_, venait les recevoir. Ils n’avaient aucune idée de la résurrection des corps et ne pouvaient donner raison de ceux qui leur avaient apporté les notions relatives à leur paradis et à leur enfer.
§ XXXIV.—_Cuenta del año yucateco. Caracteres de los dias. Agueros de los años. Los cuatro Bacabes y sus nombres. Dioses de los dias aciagos._
No se esconde ni aparte tanto el sol desta tierra de Yucatan que vengan las noches jamas a ser mayores que los dias, y quando mayores vienen a ser, suelen ser iguales desde St Andres a Sta Lucia, que comiençan los dias a crecer. Regian de noche para conocer la hora que era por el luzero y las cabrillas y los artilejos. De dia por el medio dia, y desde el al oriente y poniente tenian puestos a pedaços nombres con los quales se entendian y para sus travajos se regian.
Tienen su año perfecto como el nuestro de CCC y LXV dias y VI horas. Dividenlo en dos maneras de meses, los unos de a XXX dias que se llaman _U_, que quiere dezir luna, la qual contavan desde que salia nueva hasta que no parecia.
Otra manera de meses tenian de a XX dias, a los quales llaman _Uinal-Hun-Ekeh_: destos tenia el año entero XVIII, y mas los cinco dias y seis horas. Destas seis horas se hazian cada quatro años un dia, y assi tenian de quatro en quatro años el año de CCCLXVI dias. Para estos CCCLX dias tienen XX letras o carateres con que los nombran, dexando de poner nombre a los demas cinco, porque los tenian por aciagos y malos. Las letras son las que siguen y llevara cada una su nombre en cima, porque se entienda con los nuestros.
Ya e dicho que el modo de contar de los indios es de cinco en cinco, y de quatro cincos hazen veinte; assi en estos sus carateres que son XX sacan los primeros de los quatro cincos de los XX y estos sirven cada uno dellos un año de lo que nos sirven a nosotros nuestras letras dominicales para començar todos los primeros dias de los meses de a XX dias.
Entre la muchedumbre de dioses que esta gente adorava, adoravan quatro llamados _Bacab_ cada uno dellos. Estos dezian eran quatro hermanos a los quales puso Dios quando crio el mundo a las quatro partes del, sustentando el cielo no se cayesse. Dezian tambien destos Bacabes que escaparon quando el mundo fue del diluvio destruido. Ponen a cada uno destos otros nombres y señalanle con ellos a la parte del mundo que Dios le tenia puesto, tiniendo el cielo y apropianle una de las quatro letras dominicales a el y a la parte que esta; y tienen señaladas las miserias o felices successos que dezian avian de succeder en el año de cada uno destos, y de las letras con ellos.
Y el demonio que en esto, como en las demas cosas los engañava, les señalo los servicios y offrendas que para evadirse de las miserias le avian de hazer. Y assi si no les venian dezian era por los servicios que le hazian y si venian hazian entender y creer al pueblo los sacerdotes era por alguna culpa o falta de los servicios o los que los hazian.
La primera pues de las letras dominicales es _Kan_. [Illustration: Kan] El año que esta letra servia era el aguero del _Bacab_ que por otros nombres llaman _Hobnil_, _Kanal Bacab_, _Kan-pauahtun_, _Kan-xibchac_. A este señalavan a la parte de medio dia. La segunda letra es _Muluc_ [Illustration: Muluc] señalavanle al oriente, su año era aguero el _Bacab_ que llaman _Canzienal_, _Chacal Bacab_, _Chac pauahtun_, _Chac-xib-chac_. La tercera letra es _Yx_. [Illustration: Yx] Su año era aguero el _Bacab_ que llaman _Zaczini-Zacal-Bacab_, _Zac-pauahtun Zac-xibchac_, señalavanle a la parte del norte. La quarta letra es _Cauac_: [Illustration: Cauac] su año era aguero el _Bacab_ que llaman _Hozanek_, _Ekel-Bacab_, _Ek-pauahtun_, _Ekxibchac_; a este señalavan a la parte del poniente.
En qualquiera fiesta o solemnidad que esta gente hazian a sus dioses, començavan siempre del echar de si al demonio para mejor la hazer. Y el echarle unas vezes eran con oraciones y bendiciones que para ello tenian, otras con servicios y offrendas y sacrificios que le hazian por esta razon. Para celebrar la solemnidad de su año nuevo esta gente con mas regocijo y mas dignamente, segun su desventurada opinion, tomavan los cinco dias aciagos que ellos tenian por tales antes del primero dia de su año nuevo y en ellos hazian muy grandes servicios a los _Bacabes_ de arriba y al demonio que llamavan por otros quatro nombres como a ellos, es a saber _Kan-u-Uayeyab_, _Chac-u-Uayeyab_, _Zac-u-Uayeyab_, _Ek-u-Uayeyab_. Y estos servicios y fiestas acabadas y alançado de si, como veremos, el demonio, començavan su año nuevo.
§ XXXIV.—_Computation de l’année yucatèque. Signes qui président aux années et aux jours. Les quatre Bacab et leurs noms divers. Dieux des jours néfastes._
Le soleil ne se cache et ne s’éloigne jamais assez de cette terre de Yucatan, pour que les nuits viennent à être plus longues que les jours, et lorsqu’elles s’allongent, c’est pour être égales de la Saint-André à la Sainte-Lucie[145], où les jours commencent à croître. Pour connaître les heures durant la nuit, les Yucatèques se guidaient sur l’étoile du matin, sur les Pléiades et les Gémeaux. De jour, ils se réglaient sur le midi, et, du levant au couchant, ils avaient donné des noms aux différentes parties de la journée, au moyen desquels ils s’entendaient et d’après lesquels ils conduisaient leurs travaux.
Ils ont leur année parfaite, comme la nôtre, de trois cent soixante-cinq jours et six heures: ils la divisent en mois de deux manières, les uns sont de trente jours qu’ils appellent _U_, ce qui veut dire lune, et ils la comptaient depuis le moment où sortait la nouvelle lune, jusqu’à l’instant où elle ne se montrait plus[146].
Les autres étaient de vingt jours qu’ils nommaient _Uinal-Hun-Ekeh_: de ces mois, il en fallait dix-huit pour faire l’année entière, plus cinq jours et six heures. De ces heures, ils faisaient tous les quatre ans un jour, ce qui donnait, de quatre en quatre ans, une année de trois cent soixante-six jours. Pour ces trois cent soixante-six jours, ils ont vingt lettres ou caractères, sous les noms desquels ils les connaissent, omettant toutefois de donner un nom aux cinq supplémentaires[147]; car ils les regardaient comme sinistres et de mauvais augure. Ces lettres sont les suivantes; chacune d’elles montrera son nom au-dessus, afin qu’on comprenne leur corrélation avec les nôtres:
_Kan, Chicchan, Cimi, Manik, Lamat, Muluc, Oc, Chuen, Eb, Ben, Yx, Men, Cib, Caban, Ezanab, Cauac, Ahau, Ymix, Yk, Akbal_[148].
J’ai déjà remarqué que la manière de compter de ces Indiens est de cinq en cinq, et de quatre fois cinq ils font vingt; ainsi de ces caractères qui sont au nombre de vingt, ils ôtent les premiers de chaque quint entre les vingt, lesquels servent tour à tour durant un an, de la même manière que les lettres dominicales nous servent à nous, afin de désigner le premier de chacun des mois de vingt jours.
_Kan, Muluc, Yx, Cauac._
Entre la multitude de dieux que cette nation adorait, il y en avait quatre auxquels on donnait le nom de _Bacab_. C’étaient, disait-on, quatre frères que Dieu avait placés aux quatre coins du monde, en le créant, pour soutenir le ciel et l’empêcher de tomber. On disait également de ces Bacab qu’ils étaient de ceux qui s’étaient sauvés, lorsque le monde fut détruit par le déluge[149]. A chacun d’eux on donne d’autres noms, avec lesquels on les met chacun à la section du monde que Dieu leur avait attribuée, portant le ciel et signalé par une de leurs quatre lettres dominicales du côté où il se trouve: ils signalent ainsi les événements heureux ou malheureux qui doivent arriver durant leur année, qui est celle du caractère qui accompagne chacun d’eux.
Le démon, qui les trompait en ceci comme en tout le reste, leur avait fait connaître les cérémonies et les offrandes au moyen desquelles ils pouvaient échapper à ces misères: aussi les prêtres disaient-ils, quand il ne survenait aucune calamité, que c’était à cause des sacrifices qu’ils avaient offerts, et, en cas de malheur, ils faisaient accroire au peuple que c’était le châtiment de quelque péché ou d’un défaut dans la manière dont ils s’étaient acquittés de leur devoir.
La première de ces lettres dominicales est _Kan_. [Illustration: Kan] L’année dont ce caractère était le principe avait pour présage le _Bacab_, dont les autres noms étaient _Hobnil_, _Kanal-Bacab_, _Kan-Pauah-Tun_, _Kan-Xib-Chac_. On plaçait celui-ci du côté du midi. La seconde lettre est _Muluc_ [Illustration: Muluc] qu’on mettait du côté du levant, et son année avait pour présage le _Bacab_, qu’ils appellent _Canzicnal_, _Chacal-Bacab_, _Chac-Pauah-Tun_, _Chac-Xib-Chac_. La troisième de ces lettres est _Yx_. [Illustration: Yx] Le présage durant son année était le _Bacab_, qu’ils nomment _Zac-Zini_, _Zacal-Bacab_, _Zac-Pauah-Tun_, _Zac-Xic-Chac_, et on lui signalait le côté du nord. La quatrième lettre est _Cauac_. [Illustration: Cauac] Le présage de son année est le _Bacab_, qu’ils appellent _Hozan-Ek_, _Ekel-Bacab_, _Ec-Pauah-Tun_, _Ek-Xib-Chac_, à qui ils assignaient le côté du couchant.[150]
Quelle que fût la fête ou la solennité que les Yucatèques célébrassent en l’honneur de leurs dieux, ils commençaient toujours par chasser le mauvais esprit, afin d’y arriver d’une manière plus convenable. Ces exorcismes se faisaient tantôt par des prières et des bénédictions, dont ils avaient les formules toutes préparées, tantôt par des sacrifices et des oblations qu’ils offraient à cet effet. Pour célébrer chez cette nation la solennité du nouvel an avec plus d’allégresse et de dignité, dans leur malheureuse idée, ils profitaient des cinq jours supplémentaires, regardés par eux comme néfastes, pour faire de grandes fêtes aux _Bacab_, dont on a parlé plus haut, et au dieu qu’ils désignaient, ainsi que ces derniers, sous quatre noms différents qui sont _Kan-u-Uayeyab_, _Chac-u-Uayeyab_, _Zac-u-Uayeyab_ et _Ek-u-Uayeyab_[151]; ces fêtes et cérémonies terminées, et le mauvais esprit chassé de chez eux, comme nous verrons, ils commençaient l’année nouvelle.
§ XXXV.—_Fiestas de los dias aciagos. Sacrificios del principio del año nuevo en la letra de Kan._
Uso era en todos los pueblos de Yucatan tener hecho dos montones de piedra, uno en frente de otro, á la entrada del pueblo, por todas las quatro partes del pueblo, es a saber a oriente, poniente, septentrion y medio dia, para la celebracion de las dos fiestas de los dias aciagos los quales hazian desta manera cada año.
El año que la letra dominical era de _Kan_ era el aguero _Hobnil_, y segun ellos dezian, reynavan ambos a la parte del medio dia. Este año pues hazian una imagen o figura hueca de barro del demonio que llamavan _Kan-u-Uayeyab_, y llevavanla a los montones de piedra seca que tenian hechos a la parte de medio dia. Elegian un principe del pueblo, en cuya casa se celebrava estos dias esta fiesta, y para celebrarla hazian una estatua de un demonio que llamavan _Bolon-Zacab_, al qual ponian en casa del principal, adereçado en un lugar publico y que todos pudiessen llegar.
Esto hecho se juntavan los señores y el sacerdote y el pueblo de los hombres, y teniendo limpio y con arcos y frescuras adereçado el camino hasta el lugar de los montones de piedra donde estava la estatua, ivan todos juntos por ella con mucha de su devocion: llegados la sahumava el sacerdote con quarenta y nueve granos de maiz molidos con su encienso y ellos lo repartian en el brasero del demonio y le saumavan. Llamavan al maiz molido solo _zacah_, y a lo de los señores _chahalté_. Sahumavan la imagen, degollavan una gallina y se la presentavan o offrecian.
Esto hecho metian la imagen en un palo llamado _Kanté_, y puniendole acuestas un angel en señal de agua y que este año avia de ser bueno, y estos angeles pintavan y hazian espantables; y assi la llevavan con mucho regocijo y vailes a la casa del principal donde estava la otra estatua de _Bolonzacab_. Sacavan de casa deste principal a los señores y al sacerdote al camino una bevida hecha de CCCC y XV granos de maiz tostados que llaman _Picula Kakla_ y bevian todos della; llegados a la casa del principal, ponian esta imagen en frente de la estatua del demonio que alli tenian, y assi le hazian muchas offrendas de comidas y bevidas de carne y pescado, y estas offrendas repartian a los estrangeros que alli se hallavan y davan al sacerdote una pierna de venado.
Otros derramavan sangre, cortandose las orejas, y untando con ella una piedra que alli tenian de un demonio _Kanal-Acantun_. Hazian un corazon de pan, y otro pan con pepitas de calabaças y offrecianlos a la imagen del demonio _Kan-u-Uayeyab_. Tenianse assi esta estatua y imagen estos dias aciagos, y sahumavanla con su encienso y con los maizes molidos con encienso. Tenian creido si no hazian estas cerimonias avian de tener ciertas enfermedades que ellos tienen en este año. Passados estos dias aciagos llevavan la estatua del demonio _Bolonzacab_ al templo y la imagen a la parte del oriente para ir alli otro año por ella, y echavan la ay, y ivanse a sus casas a entender en lo que les dava a cada uno que hazer para la celebracion del año nuevo.
Dexando con las cerimonias hechas, echado el demonio, segun su engaño, este año tenian por bueno, porque reynava con la letra _Kan_ el _Bacab-Hobnil_, del qual dezian no avia peccado como sus hermanos y por esso no les venian miserias en el. Pero porque muchas vezes las avia, proveyo el demonio de que le hiziessen servicios paraque assi quando las uviesse, hechassen la culpa a los servicios o servidores y quedassen siempre engañados y ciegos.
Mandavales pues hiziessen un idolo que llamavan _Yzamna-Kauil_ y que la pusiessen en su templo, y que le quemassen en el patio del templo tres pelotas de una leche o resina que llaman _kik_ y que le sacrificassen un perro o un nombre, lo qual ellos hazian, guardando la orden que en el capitulo ciento dixe, tenian con los que sacrificavan, salvo que el modo de sacrificar en esta fiesta era diferente, porque hazian en el patio del templo un gran monton de piedras y ponian al hombre o perro que avian de sacrificar en alguna cosa mas alta que el, y echando atado al patiente de lo alto a las piedras le arrebatavan aquellos officiales y con gran presteza le sacavan el corazon y lo llevavan al nuevo idolo y se le ofrecian entre dos platos. Ofrecian otros dones de comidas y en esta fiesta vailavan las viejas del pueblo que para esto tenian elegidas, vestidas de ciertas vestiduras. Dezian que descendia un angel y recibia este sacrificio.
§ XXXV.—_Fêtes des jours supplémentaires. Sacrifices du commencement de l’année nouvelle au signe Kan._
L’usage, dans toutes les villes du Yucatan, était qu’il y eût, à chacune des quatre entrées de la localité, c’est-à-dire à l’orient, au couchant, au nord et au midi, deux massifs de pierre, en face l’un de l’autre, destinés à la célébration des deux fêtes des jours néfastes; ces fêtes avaient lieu de la manière suivante.