Part 23
Para hazer estos sacrificios en los patios de los templos (avia) unos altos maderos y labrados y enhiesto, y cerca de las escaleras del templo tenian una peaña redonda ancha, y en medio una piedra de quatro palmos o cinco de alto enhiesta, algo delgada; arriba de las escaleras del templo avia otra tal peaña.
Que sin las fiestas en las quales, para la solemnidad de ellas, se sacrificavan animales, tambien por alguna tribulacion o necessidad, les mandava el sacerdote o chilanes sacrificar personas, y para esto contribuian todos, para que se comprasse esclavos, o algunos de devocion davan sus hijitos los quales eran muy regalados hasta el dia y fiesta de sus personas, y muy guardados que no se huyessen o ensuziassen de algun carnal peccado, y mientras a ellos llevavan de pueblo en pueblo con vailes, ayunavan los sacerdotes y chilanes y otros officiales.
Y llegado el dia, juntavanse en el patio del templo, y si avia de ser sacrificado a saetadas, desnudavanle en cueros y untavanle el cuerpo de azul con una coroça en la cabeça; y despues de alcançado el demonio, hazia la gente un solemne vaile con el, todos con arcos y flechas al rededor del palo, y bailando subianle en el, y atavanle y siempre vailando y mirandole todos. Subia el suzio del sacerdote vestido, y con una flecha en la parte verenda, fuesse muger o hombre le heria, y sacava sangre y baxavase y untava con ella los rostros al demonio; y haziendo cierta señal a los vailantes, le començavan a flechar por orden, como vailando passavan a priessa, al coraçon el qual tenia señalado con una señal blanca, y desta manera ponianle todos los pechos en un punto, como erizo de flechas.
Se le avian de sacar el corazon le traian al patio con gran aparato y compañia de gente, y enbadurnado de azul y su coroza puesta le llevavan a la grada redonda que era el sacrificadero, y despues que el sacerdote y sus officiales untavan aquella piedra con color azul y echavan purificando el templo al demonio; tomavan los chaces al pobre que sacrificavan, y con gran presteza le ponian de espaldas en aquella piedra y asianle de las piernas y braços todos quatro que le partian por medio. En esto llegava el saion nacon con un navajon de piedra, y davale con mucha destreza y crueldad una cuchillada entre las costillas del lado izquierdo debaxo de la tetilla, y acudiale alli luego con la mano y echava la mano del coraçon, como rabioso tigre y arancavaselo vivo, y puesto en un plato lo dava al sacerdote, el qual iva muy a prissa y untava a los idolos los rostros con aquella sangre fresca.
Algunas vezes hazian este sacrificio en la piedra y grada alta del templo, y entonces echavan el cuerpo ya muerto las gradas abaxo a rodar y tomavanle abaxo los officiales, y dessollavanle todo el cuero entero, salvo los pies y las manos, y desnudo el sacerdote en cueros vivos se aforrava de aquella piel y vailavan con el los demas, y era cosa de mucha solemnidad para ellos esto. A estos sacrificados comunmente solian enterrar en el patio del templo, o sino, comianseles repartiendo por los que alcançavan y los señores, y las manos y pies y cabeça eran del sacerdote y officiales, y a estos sacrificados tenian por santos. Si eran esclavos captivados en guerra el señor dellos tomava los huessos para sacar por divisa en los vailes en señal de victoria. Algunas vezes echavan personas vivas en el pozo de Chicheniza creiendo que salian al tercero dia, aunque nunca mas parecian.
§ XXVIII.—_Sacrifices cruels et obscènes des Yucatèques. Victimes humaines tuées à coups de flèches et autres._
Ils faisaient des sacrifices de leur propre sang, quelquefois se taillant les oreilles tout à l’entour par lambeaux qu’ils laissaient attachés en signe de pénitence; d’autres fois, ils se trouaient les joues, ou la lèvre inférieure. Les uns se tranchaient des morceaux de chair de certaines parties du corps, ou se perçaient la langue de biais, se passant à travers des fétus de paille avec de cruelles souffrances; d’autres se taillaient le superflu du membre viril, de manière à y laisser comme deux oreilles pendantes: c’est là ce qui causa l’erreur de l’historien général des Indes qui disait qu’ils se circoncisaient[120].
Dans d’autres circonstances, ils accomplissaient un obscène et douloureux sacrifice et voici comment: ceux qui voulaient en avoir le mérite se réunissaient dans le temple, rangés par ordre et attachés les uns aux autres: ils se perçaient alors chacun le membre viril de biais par le côté, puis dans les trous qu’ils avaient faits, ils passaient un cordon aussi long que possible, et ils demeuraient ainsi tous ensemble attachés et enfilés les uns avec les autres. Avec le sang qui coulait de ces plaies, ils oignaient toutes les parties des statues du démon; celui qui en faisait davantage était considéré comme le plus vaillant, et ses fils, dès le plus bas âge, apprenaient à s’y accoutumer, tant ils étaient enclins à cette épouvantable cérémonie.
Entre les femmes il n’y avait rien de semblable à cette effusion de sang, quoiqu’elles fussent excessivement dévotes. De tous les animaux que les Yucatèques pouvaient obtenir, soit des oiseaux du ciel, soit du gibier ou des bêtes fauves, ou même encore des poissons, ils en tiraient le sang pour en embarbouiller le visage de leurs idoles. Ils leur offraient de tout ce qu’ils possédaient: à quelques animaux, ils arrachaient le cœur pour l’offrir; ils en présentaient d’autres entiers, les uns vivants, les autres morts, crus ou cuits, sans compter le pain et le vin dont ils faisaient de grandes offrandes, ainsi que de toutes les variétés de mets et de boissons à leur usage.
Pour faciliter ces différents sacrifices, il y avait dans les cours des temples quelques grands arbres debout, ornés de sculptures, et au pied de l’escalier de chaque temple se trouvait comme un piédestal rond et large, au centre duquel s’élevait une pierre de quatre ou cinq palmes de hauteur et assez fine. En haut de l’escalier il y avait une autre pierre semblable[121].
Outre les fêtes, pour la solennité desquelles on sacrifiait des animaux, le prêtre ou le chilan commandait quelquefois, à l’occasion d’un malheur ou d’une nécessité publique, de sacrifier des victimes humaines. Tout le monde y contribuait, les uns en donnant de quoi acheter des esclaves, les autres en livrant, par dévotion, leurs petits enfants[122]. On les caressait et on avait un grand soin de ces victimes jusqu’au jour de la fête; mais on les gardait aussi avec beaucoup de vigilance, de peur qu’elles ne prissent la fuite ou ne se souillassent de quelque faute charnelle. Dans l’intervalle on les conduisait de ville en ville avec des danses, tandis que les prêtres, les chilans et les autres officiers observaient les jeûnes accoutumés.
Le jour convenu, tous se réunissaient dans le temple: si la victime devait être sacrifiée à coups de flèches, on la mettait toute nue, en lui barbouillant tout le corps de couleur bleue, et on lui posait une mitre sur la tête. Dès qu’on était arrivé à la statue du dieu, tous armés d’arcs et de flèches dansaient avec la victime un ballet solennel autour des arbres dont il a été question plus haut; tandis que les uns la montaient et l’attachaient, les autres continuaient à danser à l’entour, les yeux fixés sur elle[123]. Le sacrificateur impur, revêtu, montait à son tour une flèche à la main; et que la victime fût un homme ou une femme, il la frappait de son arme aux parties naturelles, en tirait du sang, descendait et en oignait le visage de l’idole. Sur un signal qu’il donnait ensuite aux danseurs, ceux-ci commençaient à lancer, en dansant, des flèches au cœur de la victime, à mesure qu’ils passaient avec rapidité devant elle, le but marqué de blanc ayant été signalé d’avance. C’est ainsi que toutes les poitrines tournées vers un seul point, en faisaient comme un hérisson armé de flèches.
S’il s’agissait d’enlever le cœur à la victime, on la conduisait avec un grand appareil, dans la cour du temple, toute barbouillée de bleu et la mitre en tête, entourée de beaucoup de monde, jusqu’au pied du socle de forme ronde qui était le lieu du sacrifice. Le prêtre, assisté de ses officiers, oignaient de bleu la pierre et purifiaient le temple en chassant les mauvais esprits. Les chacs saisissaient ensuite la pauvre victime, la renversaient avec rapidité sur la pierre et la tenaient tous quatre des bras et des jambes qu’ils séparaient par le milieu. Dans le même instant, arrivait le bourreau nacon, un couteau de pierre à la main: il l’en frappait avec une barbare habileté entre les côtes sous le sein gauche; puis aussitôt il plongeait la main dans la poitrine, d’où il enlevait avec la joie féroce d’un tigre le cœur palpitant. Il le déposait ensuite sur un plat qu’il présentait au prêtre; celui-ci s’empressait de le saisir, et du sang frais qui en dégouttait oignait le visage de ses idoles.
Quelquefois ce sacrifice avait lieu sur la pierre érigée en haut de l’escalier du temple, après quoi ils lançaient le cadavre par les degrés en bas: les officiers s’en emparaient, l’écorchaient en entier, à l’exception des pieds et des mains, et le prêtre s’étant dépouillé de ses habits, tout nu se recouvrait de la peau. Ceci était suivi d’une danse générale où il prenait part, et le sacrifice de cette manière était considéré comme une grande solennité[124]. L’usage était d’enterrer dans la cour du temple ceux qu’on sacrifiait de cette façon: au cas contraire, on le mangeait, le partageant aux chefs et à ceux qui pouvaient en obtenir un morceau; les pieds, les mains et la tête étant réservés pour le prêtre et ses officiers, les victimes immolées de cette manière étant considérées comme saintes[125]. Si c’étaient des esclaves prisonniers de guerre, leur maître gardait leurs ossements, qu’il étalait dans les ballets comme des insignes de victoire[126]. Quelquefois on jetait des victimes vivantes dans les puits de Chichen-Itza, dans l’idée qu’elles en sortaient le troisième jour, quoiqu’on ne les vît jamais reparaître.
§ XXIX.—_Armas de los yucataneses. Dos capitanes, uno hereditario, otro electivo. Abstinencia de este. Milicia y soldada, guerra, etc._
Que tienen armas offensivas y defensivas. Ofensivas eran arcos y flechas que llevavan en su cargaje con pedernales por caxcillos y dientes de pescados muy agudas, las quales tiran con gran destreza y fuerza. Son los arcos de un hermoso palo leonado y a maravilla fuerte mas derechos que corvos, las cuerdas de su cañamo. La largura del arco es siempre algo menos que el que lo trae: las flechas son de cañas muy delgadas que se crian en lagunas y largas de mas de a cinco palmos, y enxierenle a la caña un pedaço de palo delgado muy fuerte y en aquel va enxerido el pedernal. No usavan ni la saben poner ponsoña, aunque tienen harto de que. Tenian hachuelas de cierto metal y desta hechura, las quales encaxavan en un hastil de palo, y les servia de armas, y buelta de labrar la madera. Davanle filo con una piedra a porrazos que es el metal blando. Tenian lançuelas cortas de un estado con los hierros de fuerte pedernal, y no tenian mas armas que estas.
Tenian para su defensa rodelas que hazian de cañas hendidas, y muy texidas redondas y guarnecidas de cueros de venados. Hazian xacos de algodon colchados y de sal por moler colchada de dos tandas o colchaduras, y estos eran fortissimos. Tenian algunos señores y capitanes como moriones de palo y estos eran pocos, y con estas armas ivan a la guerra, y con plumajes y pellejos de tigres, y leones, puestos los que los tenian. Tenian siempre dos capitanes, uno perpetuo y se eredava, otro elegido con muchas cerimonias por tres años para hazer la fiesta que hazian en su mes de _Pax_ y caé al doze de mayo, o por capitan de la otra banda para la guerra.
A este llamavan _Nacon_; no avia en estos tres años conocer muger ni aun la suya, ni comer carne, tenianle en mucha reverencia y davanle pescados y yguanas que son como lagartos a comer; no se emborachava en este tiempo y tenia en su casa las vasijas y cosas de su servicio a parte, y no le servia muger y no tratava mucho con el pueblo.
Passados los tres años como antes, estos dos capitanes tratavan la guerra y ponian sus cosas en orden, y para esto avia en (cada) pueblo gente escogida como soldados, que quando era menester con sus armas acudian, los quales llaman _holcanes_, y no bastando estos, recogian mas gente, y concertavan y repartian entre si, y guiados con una bandera alta, salian con mucho silencio del pueblo, y assi ivan a arrevatar a sus enemigos con grandes gritos y crueldades, donde topavan descuidos.
En los caminos y passos, los enemigos les ponian defensas de flechaderos de varaçon y madera y comunmente hechos de piedra. Despues de la victoria quitavan a los muertos la quixada y limpia de la carne poniansela en el braço. Para sus guerras hazian grandes ofrendas de los despojos, y si captivavan algun hombre señalado luego le sacrificavan, porque no querian dexar quien les dañasse despues. La demas gente era captiva en poder del que la prendia.
Que a essos holcanes sino era en tiempo de guerra no davan soldada, y que entonces les davan cierta moneda los capitanes, y poca, porque era del suyo, y sino bastava, el pueblo ayudava a ello. Davanles tambien el pueblo la comida, y essa adereçavan las mugeres para ellos; la llevavan a cuestas por carecer de bestias y assi les duravan poco las guerras. Acabada la guerra los soldados hazian muchas vexaciones en sus pueblos durante el olor de la guerra, sobre el hazianse servir y regalar, y si alguno avia matado algun capitan o señor era muy honrado y festejado.
§ XXIX.—_Armes des Yucatèques. Deux généraux, l’un héréditaire et l’autre électif. Abstinence du dernier. Milice et mercenaires. Guerre, etc._
Les Yucatèques ont des armes offensives et défensives. Les offensives sont des arcs et des flèches qu’ils portent dans leurs carquois, armées de pointes d’obsidienne et de dents de poisson, fort aiguës, et qu’ils tirent avec non moins d’adresse que de force. Les arcs sont d’un beau bois fauve et extraordinairement solide, plutôt droits que courbes, et les cordes de l’espèce de chanvre qu’ils fabriquent. La longueur de l’arc est toujours un peu moindre que la hauteur de celui qui s’en sert; les flèches sont de roseaux fort menus qui croissent dans les lagunes, longues de cinq palmes: ils y ajustent un morceau de bois également très-menu et fort, auquel s’adapte la pierre. Ils ne connaissaient pas l’usage de les empoisonner, quoique les poisons ne leur manquent pas. Ils avaient de petites haches d’un métal particulier et de cette forme[127]: ils les ajustaient à un manche de bois; au combat, ils s’en servaient comme d’une arme, et chez eux comme d’un instrument à travailler le bois. Ce métal n’étant pas fort dur, ils leur donnaient le fil, en les battant avec une pierre. Ils se servaient aussi de lances d’une toise de longueur, dont le fer était d’un silex très-dur, et ils n’avaient pas d’autres armes[128].
Pour la défense, ils avaient des rondaches qu’ils fabriquaient de roseaux fendus et tissés avec soin; elles étaient rondes et garnies de cuir de cerf. Ils tissaient aussi des sayes de coton piqué, doublées de gros sel, de deux épaisseurs, et qui étaient d’une résistance extraordinaire[129]. Quelques seigneurs remplissant la charge de généraux, avaient des casques en bois; mais ils étaient en petit nombre. C’est avec ces armes qu’ils allaient en guerre, ornés de plumes et revêtus de peaux de tigres et de lions. Les généraux étaient toujours au nombre de deux, l’un dont la charge était perpétuelle et héréditaire, l’autre élective: celle-ci se conférait avec beaucoup de cérémonies pour l’espace de trois ans, à celui qui devait présider à la fête qui se célébrait au mois de _Pax_, tombant au douze mai, et qui avait le commandement du second corps d’armée, durant la guerre.
C’était ce dernier qui avait le titre de _Nacon_; il ne devait, pendant ces trois années, communiquer avec aucune femme, pas même avec la sienne, ni manger de la viande. On l’avait en grande vénération; pour sa nourriture, on lui donnait du poisson et des iguanes, qui sont une sorte de lézards[130]; en tout ce temps-là, il se gardait de s’enivrer; il avait à part dans sa maison sa vaisselle et autres objets à son usage, aucune femme n’étant admise à le servir, et il ne communiquait que fort peu avec le monde.
Passés ces trois ans, les deux généraux traitaient de la guerre et en ordonnaient les affaires; il y avait pour cela dans chaque localité des gens choisis pour soldats, et qui, au besoin, se présentaient en armes à l’appel des _holcans_[131]. Si cette milice était insuffisante, ceux-ci réunissaient plus de monde, les instruisaient et les répartissaient les uns parmi les autres; et conduits, un grand drapeau en tête, ils sortaient fort silencieusement de la ville; c’est ainsi qu’ils marchaient contre leurs ennemis, qu’ils attaquaient avec de grands cris et férocité, s’ils arrivaient à les atteindre à l’improviste.
Dans les chemins et les défilés, les ennemis leur opposaient des défenses pourvues d’archers, des retranchements en bois et en branchages, mais le plus souvent en pierre. Après la victoire, ils enlevaient aux morts la mâchoire, en nettoyaient la chair et se la mettaient au bras. A l’occasion de ces guerres, ils faisaient de grandes offrandes des dépouilles et, s’ils faisaient prisonnier quelque chef distingué, ils le sacrifiaient aussitôt, ne voulant laisser vivre personne qui pût leur nuire plus tard. Le reste des prisonniers demeuraient au pouvoir de ceux qui les avaient captivés.
Quant aux holcans, ils n’amenaient point la milice hors du temps de la guerre. Les généraux leur donnaient alors une solde particulière, mais peu importante, car c’était de leurs propres fonds, et si cela ne suffisait point, la commune leur venait en aide. La commune leur donnait aussi la nourriture, les femmes étant chargées de la leur préparer; faute de bêtes de somme, c’étaient des hommes qui la portaient à dos; aussi les guerres étaient-elles de courte durée. La guerre terminée, les soldats causaient encore beaucoup d’embarras et d’ennuis dans leurs localités, tant que le feu n’en était pas tout à fait éteint, sans compter qu’ils se faisaient servir et régaler; et si l’un d’eux avait tué quelque capitaine ou seigneur, on le comblait d’honneurs et de festins.
§ XXX.—_Castigo de los adulteros, homicidas y ladrones. Educacion de los mancebos. Uso de llanar la cabeça á los niños._
Que a esta gente les quedo de Mayapan costumbre de castigar los adulteros desta manera: hecha la pesquiza, y convencido alguno del adulterio, se juntavan los principales en casa del señor, y traido el adultero atavan a un palo, le entregavan al marido de la muger delinquente, y si el le perdonava, era libre, sino le matava con una piedra grande en la cabeça de una parte alta, a la muger por satisfacion bastava la infamia que era grande y comunmente por esto las dexavan.
La pena del homicida era morir por insidias de los parientes, aunque fuesse casual, o sino pagar el muerto. El hurto pagavan y castigavan con hazer esclavos, aunque fuesse muy pequeño el hurto, y por esto hazian tantos esclavos, principalmente en tiempo de hambre, y por esso fue que nosotros frayles tanto travajamos en el baptismo, para que les diessen libertad.
Y si eran señores o gente principal juntavasse el pueblo; prendido le labravan el rostro desde la barba hasta la frente por los lados en castigo, lo qual tenian por grande infamia.
Que los moços reverenciavan mucho a los viejos y tomavan sus consejos y ansi se jactavan de viejos, y esso dezian a los moços, que pues avian mas visto que ellos, les avian de creer, lo qual si hazian, los demas les davan mas credito. Eran tan estimados en esto que los moços no tratavan con viejos, sino era en cosas inevitables, y los moços por casar; con los casados, sino muy poco; por lo qual se usava tener en cada pueblo una casa grande y encalada, abierta por todas partes, en la qual se juntavan los moços para sus passatiempos. Jugavan a la pelota y a un juego con unas habas como a los dados, y a otros muchos. Dormian aqui todos juntos casi siempre, hasta que se casavan.
Y dado que e vido que en otras partes de las Indias usavan del nefando peccado en estas tales casas, en esta tierra no e entendido que hiziessen tal, ni creo lo hazian, porque los llagados desta pestilencial miseria dizen que no son amigos de mugeres como eran estos, ca a estos lugares llevavan las malas mugeres publicas, y en ellos usavan dellas, y las pobres que entre esta gente acertava a tener este officio no obstante que recibian dellos gualardon, eran tantos los moços que a ellas acudian que las traian acossadas y muertas. Enbadurnavanse de color negro hasta que se casavan, y no se solian labrar hasta casados, sino poco. En las demas cosas acompañavan siempre a sus padres, y assi salian tan buenos idolatras como ellos, y servianles mucho en los trabajos.
Que las indias criavan sus hijitos en toda aspereza y desnudez del mundo, porque a cuatro o cinco dias nacida la criatura la ponian tendidita en un lecho pequeño hecho de varillas, y alli boca abaxo le ponian entre dos tablillas la cabeça, la una en el colodrillo, y la otra en la frente, entre las quales se le appretavan reciamente y le tenian alli padeciendo hasta que acabados algunos dias le quedava la cabeça llana y enmoldada como lo usavan todos ellos. Era tanta molestia y peligro de los niños pobres que peligravan algunos, y el autor deste vio agujerarsele a uno la cabeça por detras de las orejas, y assi devian hazer muchos.
Criavanlos en cueros, salvo que de 4 a 5 años les davan una mantilla para dormir y unos listoncillos para onestarse como sus padres y a las mochachas las començavan a cubrir de la cinta abaxo. Mamavan mucho, porque nunca dexavan de darles leche pudiendo, aunque fuessen de tres o quatro años, de donde venia aver entre ellos tanta gente de buenas fuerças. Criavanse los dos primeros años a maravilla lindos y gordos. Despues con el continuo bañarlos las madres y los soles se hazian morenos; pero eran todo el tiempo de la niñez bonicos y traviesos, que nunca paravan andar con arcos y flechas, y jugando unos con otros, y assi se criavan hasta que començavan a seguir el modo de vivir de los mancebos y tenerse, en su manera en mas y dexar las cosas de niños.
§ XXX.—_Châtiment de l’adultère, du meurtre et du vol. Education des jeunes gens. Coutume d’aplatir la tête aux enfants._
Ce peuple avait conservé de Mayapan la coutume de châtier les adultères de la manière suivante: l’instruction achevée, et le coupable ayant été convaincu, les principaux habitants se réunissaient dans la maison du seigneur. L’adultère était amené et attaché à un poteau et on le livrait au mari de sa complice. Celui-ci pouvait lui pardonner, et, dans ce cas, on le rendait à la liberté; sinon il le tuait, en lui lançant d’un lieu élevé une grande pierre sur la tête. Quant à la femme, son châtiment consistait dans son infamie, qui était grande, et d’ordinaire le mari se séparait d’elle.
La peine de l’homicide, quand bien même il ne le fût que par accident, était d’être abandonné aux piéges que lui tendaient les parents du défunt, qui le tuaient quand ils en avaient la chance, ou bien de payer pour le mort. Le voleur rendait la valeur de ce qu’il avait pris, ou bien on le réduisait à l’esclavage, quelque peu qu’il eût dérobé: c’est pour cela qu’il y avait tant d’esclaves, surtout en temps de famine, et que, nous autres, religieux, nous avons tant travaillé, au moment de les baptiser, pour qu’ils leur rendissent la liberté.
Si le voleur était un seigneur ou un homme de condition, toute la commune s’assemblait; dès qu’il était pris, on lui scarifiait le visage des deux côtés, des lèvres au front, châtiment qui était regardé comme une grande infamie.