French Conversation and Composition
Chapter 5
Compound tenses.--Agreement of participles: passive voice.--Substitutes for the passive.
Les portes n'ont pas encore été The doors have not yet been ouvertes. opened. Ce livre se publie à Paris. This book is published in Paris. On le vend partout. It is sold everywhere.
A. 1. My enemies have been humiliated. 2. I have been asked a favor (use _on_ construction). 3. I was accosted one day by a friend. 4. The watch was repaired by the watchmaker. 5. She was covered with confusion. 6. You have been fooled by somebody. 7. This menagerie is managed by my wife. 8. I have been charged with the matter[1] by my husband. 9. The collection of wild animals has been enlarged. 10. An opening has been made in the wall. 11. The door was opened by a servant. 12. A new word has been invented. 13. She had taken charge of the menagerie. 14. All my mistakes are exposed. 15. The plowman was beaten. 16. The guest was well treated. 17. No bread was served to him. 18. I was not struck by lightning. 19. It is said that he had many enemies. 20. This watch will have to be fixed.
[Footnote 1: chose (f.).]
B. Word Study. In the following anecdote, substitute equivalents for words in italics:
58. LES DEUX ENSEIGNES
Un _barbier_ de je ne sais plus quel _endroit_, dont le talent consistait à faire la barbe et à _tailler_ les cheveux, avait _imaginé_, pour achalander sa boutique, de _peindre_, sur une enseigne, un homme qui se noyait. Un nageur _bienfaisant_ va pour le tirer du perfide élément, et croit le sauver en le _prenant_ par les cheveux; mais il ne lui reste à la main qu'une perruque et le pauvre diable _descend_ au fond de l'eau. Aussi l'enseigne portait-elle en _gros caractères_: "_Au désavantage_ des perruques."
L'exemple était trop _juste_ pour qu'il ne produisît pas _l'effet_ désiré. Un barbier du même endroit, qui faisait, lui, des perruques, voyant tous les amateurs _terrifiés_ courir à son confrère le tondeur, _se hâta_ de fabriquer aussi une enseigne parlante. Il y fit _représenter_ Absolon mourant _accroché_ aux branches d'un arbre, autour desquelles ses cheveux s'étaient _entortillés_, et il écrivit au-dessous ces _mots_: "S'il avait _eu_ une perruque!"
L'histoire ne dit pas _quelle fut l'issue_ de cette _lutte_ originale. À en juger par le présent, les perruques _perdirent le procès_. Leur tour pourra revenir. _Patience!_ la mode a opéré tant d'autres _miracles_.
59. VAN DYCK ET RUBENS
Van Dyck était élève de Rubens. Un jour que ce dernier était sorti pour prendre l'air, Van Dyck et ses camarades s'approchent de deux tableaux que Rubens venait d'ébaucher. En se poussant mutuellement pour voir de plus près, l'un d'eux tombe sur les ébauches et les efface. Comment faire pour éviter les reproches du maitre à son retour? "Il faut, dit l'un d'eux, que le plus habile d'entre nous tâche de réparer ce malheur: je donne ma voix à Van Dyck."
Ses camarades applaudissent. Van Dyck se met à l'oeuvre. Il imite de son mieux le faire de Rubens, qui revient au bout de trois heures. Rubens porte les yeux sur ce qu'il croit ses ébauches, et dit à ses élèves inquiets: "Ce n'est pas là ce que j'ai fait de plus mauvais en ma vie!"
Van Dyck connaissait-il Rubens?--Pourquoi Rubens était-il sorti une fois?--Qu'est-ce que ses élèves voulaient voir?--Quel malheur est arrivé?--Comment fallait-il tâcher de le réparer?--Qui s'est chargé de le faire?--Y a-t-il réussi?--Rubens s'est-il douté de quelque chose quand il est rentré?
Faites ce récit de mémoire. Racontez quelque chose de la vie de ces deux artistes.
60. UN BEAU TRIOMPHE
La célèbre cantatrice australienne, Madame Melba, raconte l'anecdote suivante:
Lors de mon dernier séjour a New-York, j'étais descendue au Savoy Hôtel. Un jour, en repassant mon rôle de la reine dans "Les Huguenots" je travaillais mes vocalises et mes trilles, quand tout à coup je fus interrompue. J'ouvris vivement ma porte et j'aperçus un tout petit bébé de trois ans à peine, courant dans le corridor en criant tout excité: "Maman, maman! petit oiseau, petit oiseau!" C'est le plus beau de tous mes triomphes, ajoute la charmante femme.
Quel rôle Mme Melba jouait-elle à New-York?--Où était-elle descendue?--Qu'est-ce qu'elle était en train de faire un jour dans sa chambre?--Quelle interruption y a-t-il eu?--Y a-t-elle fait attention?--Qu'est-ce qu'elle a vu dans le corridor?--Quel effet son chant avait-il produit?--Mme Melba en est-elle demeurée touchée?
61. L'ORDONNANCE SINGULIÈRE
Il y avait à Paris un vieux médecin qui n'aimait point qu'on vînt[1] le déranger la nuit. Une fois qu'on était venu le faire lever à minuit, il était rentré à une heure, de fort mauvaise humeur. À peine s'était-il recouché qu'il entendit retentir la sonnette. Pour le coup, c'était trop fort. "Qu'y a-t-il? s'écria-t-il avec colère.--Docteur... vite!... Mon fils vient d'avaler une souris! répondit d'en bas une voix inconnue.--Eh bien! dites-lui d'avaler un chat et laissez-moi tranquille..." fit le docteur en se recouchant.
[Footnote 1: Why subjunctive?]
Où le médecin habitait-il?--Aimait-il qu'on le dérangeât la nuit?--À quelle heure est-on venu le chercher une fois?--Était-il rentré déjà?--Était-il en bonne humeur?--Que lui voulait-on?--Était-ce une connaissance qui le cherchait?--Quelle ordonnance a-t-il faite à son client inconnu?
Signalez les idiotismes dans cette histoire.
62. RÉPONSE D'UN MATELOT
Comme un matelot s'embarquait pour un voyage de long cours, un de ses amis lui dit: "Je m'étonne que vous osiez[1] vous mettle en mer, sachant que votre père, a péri dans un naufrage, et que votre grand-père et votre bisaïeul ont éprouvé le même sort.--Mon ami, reprit le matelot, où votre père est-il mort?--Dans son lit, de même que tous mes ancêtres.--Hé! comment osez-vous donc vous mettre au lit, puisque votre père et vas ancêtres y sont morts?"
[Footnote 1: Why subjunctive?]
Quel voyage le matelot devait-il faire?--Quelle raison aurait-il eu de redouter les voyages sur mer, selon l'opinion de son ami?--Comment ses ancêtres avaient-ils tous péri?--Le matelot se laissait-il effrayer de leur sort?--Pourquoi les marins sont-ils tous un peu fatalistes?
Donnez une périphrase de ces mots: ami, mer, lit, ancêtre.
63. LA VISITE DU PASTEUR
Un homme était dangereusement malade, et sur la prière de sa femme, un pasteur était venu le voir. Comme le pasteur sortait de la chambre, il aperçut la femme du pauvre homme. "Je viens de dire de bonnes paroles à votre mari, ma bonne dame, et j'espère que l'état de son âme aidera à son rétablissement. Mais pourquoi ne venez-vous pas à man église? Nous allons à la chapelle de M. B----, mon révérend.--Alors, pourquoi m'avez-vous envoyé chercher, moi, au lieu de M. B----?--Ah! monsieur, nous aimons beaucoup M. B----, et je n'ai pas osé le faire venir dans un cas comme celui-ci, car mon mari a une forte attaque du typhus!"
En quel état se trouvait le monsieur?--Qui avait-on envoyé cher-cher?--Ce dernier s'est-il dépêché de venir?--Que dit-il ensuite à la bonne dame?--Qu'est-ce qu'il espérait?--Est-ce qu'il se rappelait avoir vu ces gens à son église?--Pourquoi l'avait-on fait venir, lui, plutôt qu'un autre?
Faites ce récit de mémoire. Que savez-vous de la vie de Pasteur?
64. QUI VEUT LA FIN VEUT LES MOYENS
La femme d'un habitant de Nantes, _morte_ il y a quelques années, lui laissa par _testament_ une rente viagère de vingt mille francs pour tout le temps qu'il resterait _veuf,_ ajoutant qu'au cas où il se remarierait cette somme reviendrait aux enfants de la première femme.
Des _difficultés pécuniaires_ survinrent, suivies de la banqueroute, et il fut proposé de saisir le viager au bénéfice des créanciers. Là-dessus, notre homme part pour Paris, épouse une pauvresse de quatre-vingt-sept ans, la quitte au Bureau des Mariages, et s'en retourne à Nantes, d'où il lui envoie promesse d'une _pension_ pour le reste de ses jours. De cette façon, les vingt mille francs vont à ses enfants et les créanciers ne peuvent _toucher un sou_.
Qu'est-ce qu'une rente viagère?--De qui le monsieur avait-il hérité?--À quelle condition?--Les affaires du monsieur ont-elles continué de marcher bien?--Comment a-t-il fait pour empêcher ses créanciers de saisir son viager.
Employez les mots soulignés dans une phrase.
GRAMMAR REVIEW.--LESSON XII
Compound tenses.--Agreement of participles: Intransitive verbs conjugated with _être_.
EXAMPLE
Les dames sont parties bier. The ladies left yesterday.
A. 1. A lady has come to see you. 2. They have gone to church. 3. When I arrived, she had already gone out of the patient's room. 4. They have gone out to get some[1] fresh[1] air.[2] 5. His comrades came back at the end of three hours. 6. She would have fallen, if she had gone out. 7. They stopped at the Savoy Hotel. 8. The doctor and his wife came home[3] at midnight. 9. The singer had gone back to bed.[4] 10. All the sailor's ancestors had died in bed. 11. When his wife died, he remained a[1] widower two years. 12. Financial difficulties have arisen, and they have left for Paris. 13. She has gone to get the doctor. 14. When he arrives,[5] the lady will have died. 15. They would have left the chapel, if he and his daughter had not come at[6] that moment. 16. If he had not gone out, he would not have fallen. 17. They will have returned soon.[7] 18. It is necessary that you go[8] out for[9] air.[2] 19. I am astonished that your mother is[8] gone.
[Footnotes 1: _omit_ 2: _use definite article_ 3: rentrer. 4: se recoucher. 5: _tense?_ 6: en. 7: bientôt. 8: _subjunctive. Why?_. 9: pour prendre.]
B. 1. Rubens had gone out to walk. 2. His comrades had not gone out. 3. They had stayed to look at the pictures. 4. They had drawn near[1] the pictures that Rubens had sketched. 5. They pushed each other. 6. One of them fell on the sketches and effaced them. 7. But they avoided the reproaches of their master. 8. One of them offered[2] to repair the misfortune. 9. The others applauded. 10. Van Dyck went to work. 11. Rubens returned after several hours. 12. He cast his eyes on the pictures that Van Dyck had sketched. 13. He thought that they[3] were his own[4] sketches. 14. He said that they were the best that he had ever done.
[Footnotes 1: s'approcher de. 2: offrir. 3: ce. 4: propres.]
65. UNE LEÇON DE PHILOSOPHIE
Un villageois fit étudier son fils, qui vint le visiter lorsqu'il étudiait en philosophie; son père lui ayant demandé de mettre cuire six oeufs, deux pour lui-même, deux pour sa mère, et deux pour lui, le fils, pensant lui donner un plat de sophisme, n'en mit que trois. Le père, lui ayant fait observer qu'il lui avait demandé d'en mettre six: "Aussi l'ai-je fait," dit le sophiste; et pour en faire la démonstration, tirant le premier, il lui dit: "En voilà un"; au second: "En voilà deux; or deux et un font trois"; au troisième: "En voilà trois; or trois et trois font six."--"Cela est vrai, dit le père; en voici donc deux pour moi, ta mère se contentera bien d'un; prends, toi qui es jeune et qui as meilleur appétit, les trois autres pour ton repas."
Le villageois qu'est-ce qu'il a fait faire à son fils?--Le fils revenait-il de temps en temps voir ses parents?--Qu'est-ce que son père l'a prié de faire, une fois qu'il était en visite chez lui?--Le garçon a-t-il bien exécuté l'ordre de son père?--Comment a-t-il voulu prouver qu'il avait bien fait?--Est-ce que le père s'est montré aussi habile sophiste que le fils?
Racontez en 100 mots cette histoire.
66. "ÇA NE ME REGARDE PAS"
Un curé faisait un sermon sur les peines de l'enfer. Tout son auditoire fondait en larmes. Un gros rustre qui était appuyé contre un pilier de l'église était le seul qui ne pleurât[1] pas. Le curé le remarqua: "Et toi, lui dit-il, pourquoi ne pleures-tu pas comme les autres?--Moi, répondit le paysan, je ne suis pas de la paroisse."
[Footnote 1: Why subjunctive?]
De quai le curé parlait-il?--Les auditeurs étaient-ils touchés?--Où se tenait le paysan?--Est-ce qu'il paraissait très ému?--Lui a-t-on reproché son insensibilité?--Pourquoi ne pleurait-il pas?
Quel verbe ressemble à _pleurer?_
67. IMPOSSIBLE
La scène se passe dans un bal. Adossé à la cheminée, un danseur étouffe un baillement.
"Vous vous ennuyez, monsieur? demande un voisin.--Oui, monsieur, et vous?--Moi de même.--Alors si nous nous en allions?--Je ne peux pas, moi, je suis le maître de la maison."
Développez un peu cette histoire.
68. LE PETIT ET LE GRAND VOLEUR
Un pirate, étant interrogé par Alexandre le Grand de quel droit il infestait les mers, lui répondit: "Avec le même droit que tu infestes le monde: la seule différence est que moi, parce que je le fais avec un petit bâtiment, on m'appelle voleur, et que toi, parce que tu le fais avec une grande armée, on t'appelle empereur."
Quelle réputation Alexandre le Grand a-t-il acquise?--Quelle discussion a eu lieu entre l'empereur et un pirate?--Le pirate voyait-il une différence fondamentale entre son métier et celui du grand conquérant?--Avait-il raison ou non?
Donnez votre idée de la morale de cette historiette.
69. LE JEU D'ESPRIT
La duchesse de Maine, femme de Louis Auguste de Bourbon, tint dans son château de Sceaux un salon politique. On s'amusait un soir chez elle à un jeu d'esprit, qui consistait à indiquer entre divers objets des ressemblances, ou des différences. Lamothe entra. "Quelle différence? lui dit la princesse, y a-t-il de moi à une pendule?--Madame, une pendule marque les heures, et Votre Altesse les fait oublier."
Où la duchesse de Maine habitait-elle?--De quel monde était-elle généralement entourée?--Comment s'amusait-on un soir chez elle?--Qu'est-ce qu'un jeu d'esprit?--Quelle question la princesse a-t-elle posée à Lamothe?--Quel joli compliment lui a-t-il fait?
Savez-vous d'autres jeux d'esprit?
70. LA DECOUVÉRTE
On demandait à un monsieur, chez lequel des voleurs avaient pénétré pendant la nuit précédente, si sa femme avait regardé sous le lit, à la façon bien connue de son sexe. "Oui, répondit ce monsieur, et elle y a trouvé un homme.--Ah! vraiment! un des voleurs, sans doute? se hâta de demander son interlocuteur.--Non, lui dit le mari, vous vous trompez; c'était moi."
71. LES FATS TROUVENT PARFOIS À QUI PARLER
Henri IV, roi de France, rencontra un jour dans les appartements du Louvre un homme qui lui était inconnu, et dont l'extérieur paraissait très commun. Il lui demanda à qui il appartenait. "J'appartiens à moi-même, lui répondit cet homme d'un ton fier et peu respectueux.--Mon ami, repartit le roi, vous avez un sot maître."
Quelle rencontre le roi a-t-il faite?--Sa curiosité s'est-elle éveillée?--Comment a-t-il abordé l'inconnu?--Celui-ci a-t-il dû reconnaître le souverain?--Quelle réponse a-t-il faite à la demande du roi?--Le roi que lui a-t-il répondu à son tour?
Faites ce récit de mémoire.
72. LA LAIDEUR DU PRINCE DE CONDÉ
Un prince de la maison de Condé, branche collatérale de celle de Bourbon, était bossu et laid. Un jour, se promenant dans les rues de Paris, il rencontre un paysan, l'arrête par le bras, se jette à son cou, et l'embrasse de toutes ses forces. Celui-ci, ébahi, lui demande la raison de cette exubérance. "Oh! mon ami, dit le prince, c'est que vous êtes plus contrefait et plus laid que moi; je vous dois des remerciements." Pour lui le proverbe se transformait: On a souvent besoin d'un plus laid que soi.
Où le prince de Condé se promenait-il un jour?--Qui a-t-il rencontré?--Comment l'a-t-il accosté?--L'autre s'en est-il étonne?--Quels titres le paysan avait-il aux remerciements du prince?
Écrivez en 100 mots cette histoire.
GRAMMAR REVIEW.--LESSON XIII
Disjunctive pronouns.
EXAMPLES
Avec moi; chez eux; par lui. With me; at their house; by him. Moi, je pense comme eux. _I_ think like _they_ (do). C'est lui qui l'a fait. It is he who did it. Non, ce sont eux. No, it is they. Qui est là? Moi. Who is there? I. Lui-même me l'a dit. He himself told me so. Eux seuls auraient pu le faire. They alone could have done it. Lui et moi nous étions ensemble. He and I were together.
A. 1. I am named Jean and he is named Pierre. 2. You and I are going to be questioned by the emperor. 3. What a difference there is between[1] you and[2] her. 4. As[3] for[3] them, they have no brains.[4] 5. He amuses himself more easily than I. 6. I found some burglars at my house last night.[5] 7. When I came[6] home, my husband asked me if it was really[7] I. 8. It is they (_feminine_) who were mistaken. 9. I myself looked under the bed. 10. You answered him yourself. 11. I am homelier than you, but you are both[8] pretty[9] homely yourselves. 12. Put on six eggs, three for us, and three for yourself. 13. Is it[10] for me or for her? 14. He alone, of all the audience, did not weep. 15. I, your best friend, forget you? Impossible! 16. They, also, were at church. 17. He could go, but she couldn't, because she had people[11] at her house. 18. Are you bored? Same with me.
[Footnotes 1: de. 2: à. 3: _omit._ 4: esprit. 5: cette nuit. 6: rentrer. 7: bien. 8: tous deux. 9: assez. 10: ce. 11: du monde.]
B. 1. Word Study. Use the following words in the proper spaces in the exercise below:
(a) chanter, chant, chanteur, chanson, cantatrice, cantique.
Ce ---- bien. J'aime le ---- des oiseaux. La Malibran fut la première ---- de son temps. À l'église nous ---- des ----. En France, tout finit par des ----.
(b) bonheur, bonhomie, bonhomme, bonjour, bonne, bonté, bon.
Mon père est très ---- pour moi. Le ---- parfait n'existe pas. Quel est ce ----, Je ne le connais pas. Il montre une feinte ---- sous laquelle se cache sa finesse. Il venait me dire le ----. Sa ---- est intarissable. Nous avons besoin d'une ---- (à tout faire).
(c) habit, habitude, habitant, habiter, habituer, inhabité, habituel, habitué.
C'est un désert ----. Mon frère a l'---- de porter un ---- noir. Les ---- de cette ville se sont ---- au bruit. Nous ---- à Paris depuis plusieurs ans. L'inconduite ---- de ce garçon me déplaît. C'est un ---- de ce café, on l'y voit tous les soirs.
73. L'HOMME QUI FAIT MARCHER DROIT
Le célèbre satirique Pope était bossu et avait les jambes torses. Le roi d'Angleterre l'apercevant un jour dans une rue de Londres, dit à quelques-uns de ses courtisans: "Je voudrais bien savoir à quoi nous sert ce petit homme qui marche de travers." Le propos étant rapporté sur-le-champ à Pope, il répondit: "À vous faire marcher droit." En effet, ce poète a exercé sur son temps une réelle suprématie littéraire.
Quels défauts physiques le célèbre écrivain avait-il?--Qui l'a aperçu un jour?--La curiosité du roi s'est-elle éveillée?--Comment l'a-t-on renseigné?--Quelle a été l'influence de Pope?
Racontez cet incident en 100 mots.
74. LA PAYSANNE ET SA NOUVELLE PLACE
Une paysanne avait réussi à se louer à la ville; plus tard elle est revenue faire une visite chez les siens. "Eh bien! Jeannette, lui dit-on, vous habituez-vous à votre nouvelle place?--Je n'ai pas à me plaindre; mais je crois que Madame a le cerveau un peu fêlé. Elle me dit toujours de parler à la troisième personne, et nous ne sommes que deux!"
Quelle place la paysanne avait-elle trouvée?--Est-elle restée longtemps loin de son village?--Comment se plaisait-elle à la ville?--Est-ce qu'elle s'entendait assez bien avec sa maîtresse?--Quel avertissement la dame lui avait-elle donné--Est-ce que la paysanne est parvenue à s'expliquer cette manie de Madame?--À quai l'attribuait-elle?
Quels autres verbes se conjuguent comme _plaindre?_
75. SENSIBILITÉ DÉPLACÉE
Une femme qui se piquait d'avoir le coeur extrêmement tendre, disait un jour à son boucher: "Je ne comprends pas comment on peut choisir une si odieuse profession que la vôtre. Comment pouvez-vous avoir la cruauté de mettre à mort ces pauvres agneaux?--Madame, lui répondit le boucher étonné, est-ce que vous aimeriez mieux les manger vivants?"
Quel faible la bonne femme avait-elle?--Quel reproche a-t-elle fait a son boucher?--Comment lui a-t-il donné à penser?
Savez-vous une autre expression pour: mettre à mort, et aimer mieux?
76. BARUCH
On entend parfois prononcer cette phrase énigmatique: "Avez-vous lu Baruch?" En voici l'origine:
Un jour que Racine avait mené La Fontaine à l'office du soir, il lui mit dans les mains un volume de la Bible. La Fontaine tomba sur la belle prière des Juifs, dans le prophète Baruch. Plein d'admiration, il s'empressa de dire à Racine: "Quel était donc ce Baruch? C'était un beau génie!" Et les jours suivants, il disait à toutes les personnes qu'il rencontrait: "Avez-vous lu Baruch?" Depuis, cette interrogation s'emploie quand on a l'esprit rempli d'une chose que l'on considère comme une découverte soudaine, et dont on reste fortement frappé.
Où Racine se trouvait-il une fois avec La Fontaine?--Qu'est-ce qu'il lui mit dans les mains?--La Fontaine a-t-il feuilleté le livre?--Sur quelle partie s'est-il arrêté?--Quelle découverte a-t-il cru faire?--Est-ce que son esprit en est resté frappé?--Comment le nom du prophète est-il devenu proverbial?
Écrivez cette histoire en 100 mots.
77. L'AMI DU LACONISME
Un certain médecin était bien connu par son laconisme. Il détestait les longues consultations et les détails inutiles et filandreux. Une dame connaissant cette particularité se présente chez lui pour le consulter sur une grave blessure qu'un chien lui avait faite au bras. Elle entre sans rien dire, découvre la partie blessée, et la place sous les yeux du docteur. Celui-ci regarde un instant, puis il dit: "Égratignure?--Morsure.--Chat?--Chien.--Aujourd'hui?--Hier.-- Douloureux?--Non." Le docteur fut si enthousiasmé de cette conversation qu'il aurait presque embrassé la dame.
Qu'est-ce qui ennuyait fort le médecin?--La dame connaissait-elle bien son homme?--De quai souffrait-elle?--Comment a-t-elle abordé le médecin?--Quelle impression lui a-t-elle faite?
78. IMPARTIALITÉ D'ALEXANDRE LE GRAND
Lorsqu'Alexandre le Grand rendait la justice, il avait coutume, pendant que l'accusateur parlait, de se boucher une oreille avec la main. Comme on lui en demandait la raison: "C'est, répondit-il, que je garde l'autre a l'accusé."
Quelle habitude Alexandre le Grand avait-il?--Ce procédé a-t-il éveillé la curiosité de ses courtisans?--Comment le leur a-t-il expliqué?
Racontez une histoire de la vie d'Alexandre le Grand.
79. L'ESPAGNOL PARESSEUX
Un jeune Français, élève de l'Académie de peinture, étant allé en Italie pour se perfectionner, rencontre à Naples un Espagnol couvert de haillons et d'une malpropreté excessive: vice dont en général ce peuple est accusé. Le jeune peintre remarque que l'Espagnol a les mains fort bien faites, quoique fort sales. Il lui propose de les dessiner. L'Espagnol accepte, moyennant quelque argent qui lui est promis. Le Français le conduit chez lui, et lui dit de se laver les mains. "Soit." Il passa au vestibule; puis revenant comme par réflexion: "Laquelle, monsieur, dit-il, voulez-vous dessiner?"
Où le jeune artiste avait-il fait ses premiers pas dans la carrière de peintre?--Où s'est-il rendu ensuite?--Qu'est-ce qu'il comptait y faire?--De qui a-t-il bientôt fait la connaissance?--Qu'est-ce qui l'a fortement intéressé à ce type?--Quel dessein a-t-il formé?--L'autre a-t-il agréé la proposition?--Quel petit détail fallait-il régler auparavant?--L'autre a-t-il fait le difficile?--Quelle précaution voulait-il prendre?
Racontez en 100 mots cette histoire.
80. FAUTES DE PRONONCIATION
Les fautes grossières contre les règles fondamentales de la prononciation portent les noms de Cuir, de Velours, et de Pataquès.
Cuir se dit, d'une façon générale, de toute faute de prononciation: "Il va-t-à la campagne" pour "Il va à la campagne." Le cuir suivant: "entre quatre-z-yeux" a été sanctionné par l'Académie dans l'intérêt même de l'harmonie des sons.