French Conversation and Composition

Chapter 4

Chapter 43,813 wordsPublic domain

Un tailleur étant tombé _gravement_ malade eut un _songe_ des plus _bizarres_. _Il lui sembla_ qu'il était _sur le point_ de _mourir_ et qu'il voyait se _dérouler à ses regards_ un _énorme_ drapeau, _formé_ de _toutes les pièces_ de _diverses_ étoffes qu'il avait _volées_ à ses clients. Au même _moment_, il se réveilla en sursaut, _baigné_ d'une sueur _glacée_. Le tailleur _considéra_ ce rêve comme un _avertissement_ de sa conscience, et il fit voeu, s'il _guérissait_, de _remplir mieux_ son devoir. II ne tarda pas à _se rétablir_, en effet, et comme il _se défiait de_ lui-même, il prescrivit à un de ses _ouvriers_ de _le faire ressouvenir du_ drapeau _chaque_ fois qu'il _couperait_ un _habit_. Notre _homme_, pendant assez longtemps, fut fidèle a son voeu; mais un jour qu'il taillait un habit dans un drap _de grand prix_, sa vertu, mise à une trop _forte_ épreuve, _échoua_. En vain son garçon, _essaya à plusieurs reprises_ de lui rappeler le drapeau: "Tu m'ennuies avec ton drapeau, lui dit-il. _Au reste_, il n'y avait point _d'étoffe_ de cette _nuance_ dans celui que j'ai _aperçu_ en songe."

40. GARRICK ET L'INCONNU

Un homme en guenilles accoste un jour l'acteur Garrick en lui disant: "Salut, mon vieux!--Pardon, monsieur, lui répond l'acteur, vous vous trompez sans doute.--Mais voilà un accueil un peu froid! Est-ce que vous ne me reconnaissez pas?--Pas du tout, répond le grand homme.--C'est curieux! reprend l'homme aux haillons; nous avons pourtant joué bien des fois ensemble à Drury-Lane.--Impossible; et dans quelle pièce, je vous prie?--Dans Hamlet! Je jouais le rôle du coq, et j'ai même chanté trois fois dans les coulisses."

Quel homme l'acteur a-t-il rencontré un jour?--L'homme paraissait-il reconnaître l'acteur?--Quel accueil ce dernier lui a-t-il fait?--À quel titre le gueux se permettait-il de lui adresser la parole--L'acteur s'est-il rappelé avoir été le camarade de l'inconnu?--Quel rôle l'homme aux haillons avait-il joué autrefois au théâtre?

Faires ce récit de mémoire.

41. LE COMTE DE GRAMONT

Le comte de Gramont fut un des plus spirituels personnages de la cour de Louis XIV, mais un type accompli de libertin. On conte de lui que, trouvant un jour deux de ses domestiques qui se battaient l'épée à la main, il voulut absolument en savoir la cause. L'un des deux lui avoua qu'ils lui avaient volé cinq louis d'or, et que la querelle venait de ce que son camarade voulait en avoir trois. "Tenez, dit le comte, en tirant un autre louis de sa poche, vous êtes de grands marauds de vous égorger ainsi pour un louis."

Quel homme le comte de Gramont était-il?--De quel démêlé a-t-il été un jour le témoin?--Y est-il intervenu?--De quoi s'agissait-il?--Comment a-t-il réglé le différend?

Employez les mots suivants dans des phrases: esprit, spirituel, spirituellement.

42. L'OFFRE TROMPEUSE

Les mots suivants étaient gravés sur la porte d'un beau jardin: "Je donne ce parterre à quiconque est content." "Voilà bien mon affaire! dit tout bas un passant; je vais done posséder un terrain!" Là-dessus il court, plein de joie, s'adresser au propriétaire du jardin. "Que désirez-vous? demande celui-ci en le voyant paraître.--Je désire votre jardin. Mon droit à m'y établir me paraît incontestable, car je suis content de mon sort.--Erreur! mon bon ami: quiconque veut avoir ce qu'il n'a pas ne saurait être content. Reprenez votre chemin."

Quelle inscription le passant a-t-il vue sur le mur?--Quelle idée lui est venue?--Chez qui a-t-il couru?--Quelle déception a-t-il eue?

Quelle est la morale de cette histoire?

Formez un ou deux autres mots de: jardin, content, posséder, sort, ami, chemin.

43. UNE DISTRACTION D'ARTISTE

Un peintre célèbre travaillait, sur un échafaudage élevé, à l'une des fresques qui ornent la coupole de Saint-Paul de Londres. La pensée entièrement absorbée par son travail, il oublie sa position, le petit espace où il est resserré, et il recule de quelques pas pour mieux juger de l'effet de son oeuvre. Déjà il a atteint l'extrémité de l'échafaudage; encore un pas en arrière et c'en est fait! il va se briser sur les dalles de la nef, à deux cents pieds au-dessous! Un maçon était là qui vit l'imminence du danger; mais que faire? Appeler l'artiste, l'avertir? Le peintre, absorbé par sa contemplation, ne l'eût pas entendu! Se précipiter vers lui pour le retenir? C'eût[1] été reveiller un somnambule! Par une heureuse inspiration, plus prompt que l'éclair il saisit un pinceau et en barbouille la plus belle figure du chef-d'oeuvre. L'artiste, furieux, s'élance sur lui: "Frappez, vous êtes sauvé!" dit l'ouvrier si heureusement inspiré. Deux mots d'explication changèrent la colère du peintre en une profonde reconnaissance.

[Footnote 1: Why subjunctive?]

Où le peintre travaillait-il?--À quoi pensait-il?--Pourquoi s'est-il reculé?--Qu'est-ce qui serait arrivé s'il avait fait un pas de plus?--Qui s'est aperçu du danger?--Pouvait-il appeler le peintre?--Le peintre l'aurait-il entendu?--Quelle inspiration le maçon a-t-il eue?--Qu'est-ce que le peintre a cru?--A-t-il été facile de lui expliquer la situation?--A-t-il remercié le maçon?

Quels sont, dans cette histoire, les mots les plus usuels? Les plus difficiles?

44. LE MELON DE MAYENNE

Le duc de Mayenne, gros, gras et gourmand, était plutôt bon gastronome qu'habile général. A l'époque où il conduisait les troupes indisciplinées de la Ligue contre l'infatigable Henri IV, son extrême gloutonnerie l'a fait un jour battre à plate couture.

Il avait reçu de fort bons melons, d'apparence succulente, et achevait un copieux repas en faisant largement honneur à ces délicieuses cucurbitacées.

Déjà un nombre considérable de tranches s'étaient succédé dans l'estomac complaisant de ce nouveau Gargantua, quand on vint lui annoncer que la cavalerie de Henri IV, emportée par sa folle audace, s'était engagée dans un taillis inextricable. "Il faut, sans délai, lui courir sus, déclarèrent aussitôt tous les lieutenants du duc.--Attendez au moins que j'aie[1] fini mon melon," répondit Mayenne. Et il fallut attendre. En vain insistait-on; en vain, à chaque minute, un officier accourait-il, la mine inquiète, pour supplier le duc de se hâter. "J'aurai bientôt fini," répétait-il en continuant d'engloutir des bouchées énormes. Quand l'entêté mangeur se fut décidé enfin à quitter la table et qu'il eut donné le signal de l'attaque, le grog de l'armée ennemie s'était rapprochée, l'occasion était perdue. La bataille le fut aussi pour le plus négligent des Guises.

[Footnote 1: Why subjunctive?]

Quel était le faible du duc?--Était-il habile comme général?--Quelles troupes conduisait-il?--Qu'est-ce que c'était que la Ligue?--De quel malheur la gloutonnerie du duc a-t-elle été la cause un jour?--Quel cadeau avait-il reçu?--Y a-t-il fait honneur?--Qu'est-ce qu'on est venu lui dire?--Qu'est-ce qu'il aurait fallu faire tout de suite?--Pourquoi le duc n'est-il pas parti là-dessus?--A-t-il gagné la bataille?--Pourquoi?

Racontez cette anecdote en 200 mots.

Quels mots vous a-t-il fallu chercher dans le vocabulaire?

GRAMMAR REVIEW.--LESSON IX

Compound tenses.--_Avoir_ and _être_ as auxiliaries.--Agreement of past participles: _Avoir_ verbs (all transitives and many intransitives).

EXAMPLES

_Avoir_ verb: J'ai acheté des I have bought some flowers; did fleurs; avez-vous vu les fleurs you see the flowers that I que j'ai achetées? bought?

_Être_ verbs: reflexives, passives, and some intransitives (mainly verbs of motion); see Lessons X, XI, XII.

A. 1. If I had recognized the actors, I would have accosted them. 2. Those rôles are easy, I have played them lots of times. 3. Here are the five louis that[1] I stole from you. 4. I didn't know that you[2] had stolen five. 5. Did you see the words that[1] I carved on the door? 6. If I had possessed a garden, I would have been content. 7. The painter forgot his position. 8. If she had called them, they wouldn't have heard her. 9. They[3] are good troops, but they have been beaten more than once. 10. There are the melons which[1] I received. 11. I have run more than[4] a league.[5] 12. Have you eaten many melons? 13. The melons that[1] I have eaten were good. 14. When he had[6] left the table, the chance was lost. 15. He lost the battle, too, but he wouldn't have lost it if he had finished earlier. 16. When you finish[7] I shall have given the signal to attack. 17. I shall wait until she has[8] finished.

[Footnotes 1: que. 2: _supply_ en _after_ vous. _agreement with_ en? 3: Ce. 4: _what proposition?_ 5: lieue (f.). 6: eut. 7: _tense?_ 8: _subjunctive. Why?_]

B. Use compound tenses, and substitute conjunctive pronouns for words in italics in the following exercise:

1. A ragged man met _the actors_. 2. Didn't he recognize the ladies? 3. The count has found _his servants_ sword in hand. 4. They had stolen the _five louis d'or_. 5. He pulled _the money_ from his pocket. 6. He showed[1] me _his gardens_. 7. I saw _the men_ appear. 8. He has forgotten _his position_. 9. He reached _the end of the scaffolding_. 10. A mason has worked _at it_. 11. The artist didn't hear _the masons_. 12. The mason seized _the brush_. 13. The mason's explanation changed _his wrath_ into gratitude. 14. He would have led _the troops_ against Henry IV. 15. Henry IV's cavalry beat _his troops_. 16. He had received _some good melons_.[2] 17. He left _the table_. 18. He had _lost the opportunity_.

[Footnotes 1: montrer. 2: en, _partitive pronoun._]

45. IMPARTIALITÉ D'UN SOUVERAIN

Gustave III, roi de Suède, était un despote éclairé et aimait à faire justice de tout le monde, sans partialité. Un de ses courtisans lui dit un jour: "Je suis averti que tel forme des projets contre les jours de votre Majesté." Mais le roi ne se laissait pas tromper si facilement. "Je suis averti, répond ce grand homme, que tel est votre ennemi. Allez vous réconcilier ensemble, et j'écouterai ensuite tout ce que vous viendrez me dire de lui." Il est à regretter que les souverains de la trempe de Gustave soient[1] si peu nombreux.

[Footnote 1: Why subjunctive?]

De quelle façon Gustave III a-t-il régné?--Qu'est-ce qu'un de ses courtisans lui a dit un jour?--Le roi l'a-t-il écoute?--Quel conseil a-t-il donné au courtisan?--Dans quel but?--A-t-il bien fait, à votre avis?

Faites ce récit de mémoire. Quelle expression y a-t-il de venir une préposition?

46. LE GÉOGRAPHE ÉGARÉ

L'auteur d'un grand atlas se perdit un jour dans un bois. Après avoir erré pendant quelques heures, il fut tiré d'embarras par un fermier des environs. Ce dernier l'ayant mené sain et sauf à la maison, lui fit observer cependant qu'il était bien extraordinaire qu'un homme qui avait fait la carte du monde entier ne pût pas retrouver son chemin dans un petit bois.

Où l'auteur s'était-il égaré?--A-t-il retrouvé sans difficulté son chemin?--Qui lui est venu en aide?--Quelle observation le fermier a-t-il faite au cartographe?--Comment ce dernier aurait-il pu y répondre?

Quelle réflexion tirez-vous de cet incident? Quels synonymes pour _bois, erré, mené, maison, chemin?_

47. LE POÈTE QUI SE JETTE DANS L'ENFER

Crébillon, poète tragique français, a été l'auteur de pièces, estimables, mais où le tragique touche souvent à l'horreur. On lui demandait un jour, après une représentation d'Atrée, pourquoi il avait adopté le genre terrible: "Je n'avais point à choisir, répondit-ll, Corneille s'était emparé du ciel, Racine, de la terre; et comme il ne restait plus que l'enfer, je m'y suis jeté à corps perdu."

Dans quel genre Crébillon donnait-il?--Ses tragédies ont-elles été goûtées?--Pourquoi dit-il avoir préféré les sujets horribles?--Crébillon valait-il Corneille et Racine?

48. LE JARDINIER À L'OMBRE

Un fermier, se promenant dans son jardin, surprit son jardinier endormi sous un arbre. "N'êtes-vous pas honteux lui dit-il, de vous abandonner ainsi au sommeil, tandis que vous devriez être à l'ouvrage? Un paresseux comme vous est indigne de jouir de la lumière du soleil.--C'est précisément pour cette raison, repartit le jardinier, que je me suis mis à l'ombre."

Où le fermier se promenait-il?--Qui a-t-il trouvé dans le jardin?--Que faisait cet homme?--Quel reproche le fermier lui a-t-il adressé?--Comment l'ouvrier s'est-il justifié de s'être mis à l'ombre?

Nommez les verbes irréguliers dans cette histoire.

49. L'HOMME QUI N'A PAS PU SE NOYER

Un domestique tenta de se noyer; son maitre, qui s'en aperçut, arriva à temps pour le sauver. Le maître, qui allait en ville pour affaires, ordonna à un de ses gens d'avoir l'oeil sur le domestique pendant son absence, et de l'empêcher, dans le cas où il voudrait récidiver. Le malheureux ne pouvant se noyer, prit le parti de se pendre. Le maître, de retour, surpris de ce que l'autre ne l'en avait pas empêché, lui en fit de violents reproches. Celui-ci lui répondit: "Ma foi, monsieur, j'ai cru qu'il s'était mis là pour se sécher."

Qui voulait se suicider?--Qui est-ce qui l'en empêchait?--Quelle précaution le maître a-t-il prise contre une nouvelle tentative?--Et avec quel succès?

50. LE DOMESTIQUE DE L'INVALIDE

Un vieux soldat de l'empire avait laissé sur le champ de bataille ses quatre membres _principaux_, et avait dû les remplacer, tant _bien_ que _mal_, _artificiellement_. Le tourneur de son village s'était chargé de la chose; car l'art d'articuler un membre _artificiel_ n'était pas arrivé à la hauteur qu'il a atteinte de nos jours. Chaque soir, le vieil invalide se débarrassait de ses membres _inutiles_ pour se mettre au lit.

Un jour, il changea de domestique. Le _nouveau_ garçon qui le soignait ne connaissait pas routes les infirmités dont son maître était affligé.

Le soir venu: "Tiens, lui dit-il en lui tendant le bras, tire-moi ce bras." Et le bras resta entre les mains du garçon: c'était un bras de bois. Mais jugez de son étonnement quand l'invalide, présentant tous ses membres l'un après l'autre, ne cessait de lui dire: "Tire-moi cette jambe; tire-moi l'autre." Le _pauvre_ garçon se mit à trembler de se trouver en face d'un homme de bois, qui n'avait que le tronc, et qui semblait posé sur la chaise, devant lui, comme un de ces antiques dieux de pierre, dont le temps avait mutilé les membres.

Mais ce n'est pas tout; le vieux soldat, voulant se réjouir jusqu'au bout de la frayeur qu'éprouvait le garçon, tendit le cou en lui disant: "Maintenant, tire-moi la tête."

Pour le coup, le _malheureux_ domestique, épouvanté, se mit à pousser un cri de terreur, et s'enfuit à toutes jambes.

Où le soldat avait-il laissé ses quatre membres?--Les a-t-il remplacés?--Qui s'est chargé de la chose?--Le soldat se débarrassait-il quelquefois de ses membres artificiels?--Qui lui servait de valet?--Savait-il les infirmités de son maître?--Racontez l'incident qui a eu lieu quand le soldat se disposait à se coucher.

Écrivez cette histoire en 200 mots.

Changez en adjectifs ou en adverbes les mots soulignés.

GRAMMAR REVIEW.--LESSON X

Compound tenses.--Agreement of participles: Reflexive verbs.

EXAMPLES

Elles se sont lavées. They have washed themselves. Elles se sont lavé les mains. They have washed their hands. Ils se sont écrit des lettres. They have written each other letters. Voici les lettres qu'ils se sont Here are the letters that they écrites. wrote each other.

A. 1. We have gotten rid of our servant. 2. She had already gone to bed. 3. I began[1] to tremble. 4. The soldiers had fled. 5. The boys have gotten lost in the woods and have not yet found their way. 6. Corneille and Racine have appropriated heaven and earth, that's[2] why I have cast myself into Hades. 7. We have been taking a walk. 8. I thought she had drowned herself. 9. They became aware of the absence of the servant. 10. The wretches would have hung themselves, if they had been able. 11. She found herself before a wooden man, and she fled. 12. Why have you given yourself up to sleep? 13. Where did you (_plur. fem._) go walking this evening? 14. The two courtiers have become reconciled.[3] 15. We took a walk. 16. She has not been deceived.[4] 17. It is to[5] be regretted[6] that they have[7] not become reconciled.[3] 18. It is extraordinary that you have[7] gotten lost.[8]

[Footnotes 1: se mettre. 2: voilà. 3: se réconcilier. 4: se tromper. 5: à 6: _Active infinitive_. 7: _Subjunctive. Why?_ 8: s'égarer.]

B. Word Study. Use the following words in the proper spaces in the exercise below:

(a) avant, devant, avancer, devancer, avantage, désavantage, avantageux, auparavant, avance, avant-bras, avant-poste, davantage.

1. Il y a un grand arbre ---- notre maison. 2. Le bateau n'---- pas. 3. Régnier a ---- Molière. 4. Il s'approche d'un ---- de l'ennemi. 5. Son père était mort quelques mois ----. 6. Quel ---- n'a pas un discours prononcé sur un ouvrage qui est écrit! 7. C'est assez; ne m'en dites pas ----. 8. On lui a fait des conditions ----. 9. ---- de partir, dites-lui adieu. 10. Il s'est fait mal à l'----. 11. Nous avons le ---- de la position. 12. Pour entrer, il faut payer d'----.

(b) beau, bel, belle, beauté, beaucoup, beau-père, beaux-arts, belle-mère.

1. Ma femme est la fille de mon ----. 2. Ma ---- est la mère de mon mari. 3. Elle n'est pas très ----. 4. La musique et la sculpture sont des ----. 5. Mon frère n'est pas un ---- homme. 6. Mais j'admire la ---- de son caractère. 7. Mon cousin est très ---- mais ma cousine n'est pas ----. 8. Je les aime ----.

(c) connaître, connaisseur, connaissance, reconnaître, se connaître (à).

1. Un ---- est celui qui ---- à quelque chose, à art, par exemple. 2. Je ---- cet homme; il a beaucoup de ----, mais peu de vrais amis. 3. Nos amis sont faciles à ----.

51. LE NEZ ET LES YEUX

Ennuyé de porter lunettes, le ministre de l'odorat dit aux yeux: "C'est pour vous que ces dames sont faites; je me lasse enfin de leur servir de bât." Il vous les jette à ces mots dans la rue. Qu'advient-il? Que les yeux, privés de guides sûrs, donnent contre les murs, où le nez aplati reconnaît sa bévue.

Quelle est la moralité de cette fable?

52. PLUS DE DANGER

Il pleuvait à torrents. Un garçon sortait d'une maison pour aller à la ferme voisine. Un fermier qui rentrait en hâte l'aperçut et lui cria: "N'as-tu pas peur d'aller dans les champs au milieu de cet orage?--Non, pas à présent.--Pourquoi pas à présent?--Parce que le maître d'école dit que, d'après la statistique, la foudre ne frappe qu'une seule personne par an dans ce voisinage, et cette seule personne à déjà été frappée. Par conséquent, je me moque pas mal de la fondle à présent."

Quel temps faisait-il?--Où le garçon se rendait-il?--Qui l'a aperçu?--Qu'est-ce qu'il a demandé au garçon?--Pourquoi le garçon n'avait-il pas peur de la foudre?

53. PROFESSION DANS LAQUELLE LES FAUTES SONT CACHÉES

Un peintre, dont le talent était fort médiocre, embrassa la profession de médecin. Comme on lui en demandait la raison: "Dans la peinture, répondit-il, toutes les fautes sont exposées à la vue; mais dans la médecine, elles sont enterrées avec le malade."

Le peintre avait-il beaucoup de talent?--Quel changement de carrière a-t-il fait?--Quel est l'inconvénient de la peinture?-Ce désavantage s'attachait-il également à la profession de médecin?--Est-ce que vous savez ce que Sganarelle a dit à ce propos dans le "Médecin malgré lui" de Molière?

Faites ce récit de mémoire.

54. LA BÊTE FÉROCE

Deux ménageries arrivèrent, en même temps, dans une ville de province. L'une était dirigée par un nommé Carl Strong, l'autre par sa femme, et chacun, d'habitude, travaillait pour son compte. Mais ayant décidé d'un commun accord de réunir les deux ménageries, le mari se chargea de la rédaction des affiches, qu'il fit placarder sur tous les murs de la ville. En voici une phrase copiée textuellement: "Vu l'arrivée de ma femme, ma collection de bêtes féroces se trouve considérablement augmentée."

Les deux ménageries avait-elles été dès le commencement sous une même direction?--Quelle circonstance a amené la réunion des deux spectacles?--Quelle besogne le mari a-t-il prise sur lui?--Pourquoi les affiches ont-elles excité le rire?--Le mari savait-il l'art de tirer profit d'une habile réclame?

55. VASISTAS

On appelle ainsi une ouverture pratiquée dans une porte, ou une sorte de judas permettant de répondre aux visiteurs sans ouvrir la porte. On dit que ces fenêtres ont été baptisées de la sorte par les soldats français, au cours d'une expédition en Allemagne. Dans les villages traversés à l'improviste par eux, les habitants se précipitaient à ces fenêtres en criant: "Was ist das?" et il n'en fallut pas plus aux troupiers pour inventer un nouveau vocable.

Qu'est-ce qu'un vasistas?--À quoi sert-il?--À quelle époque ce mot a-t-il été forgé?--Par où les soldats passaient-ils?--Quel spectacle s'est présenté à leurs yeux?--Quel cri ont-ils entendu?--Quelle application ont-ils faite de cette phrase?

Inventez une petite histoire à propos du mot: vasistas.

56. LE DÎNER SANS PAIN

Un jour, Louis XII apprit qu'un grand seigneur avait battu un laboureur. Il mande aussitôt le coupable et, sans rien témoigner, le retient à dîner. On sert à ce seigneur un repas splendide, tout ce qu'on pent imaginer de meilleur, excepté le pain, que le roi a défendu de lui donner. Le seigneur s'étonne, il ne peut concevoir un pareil mystère. Cependant le roi vient à passer, et s'adressant à son hôte: "Eh bien! lui dit-il, vous a-t-on bien traité?--Sire, on m'a servi un repas magnifique, mais je n'ai point dîné: pour se nourrir, il faut du pain.--Allez, répond alors le roi avec un front sévère, tâchez de comprendre la leçon que je viens de vous donner: et puis-qu'il vous faut du pain pour vivre, songez, monsieur, à bien traiter une autre fois ceux qui le font venir."

Quelle faute le seigneur avait-il commise?--Qu'est-ce que le roi a fait?--Qu'est-ce qu'il a défendu de donner à son hôte?--Celui-ci s'en est-il étonné?--Comment le roi a-t-il expliqué la chose au seigneur?

Écrivez cette histoire en 150 mots.

57. VENGEANCE INGÉNIEUSE

Beaumarchais, que son talent éleva à une brillante situation, était le fils d'un modeste horloger. Ses ennemis,--et son esprit frondeur lui en avait créé beaucoup à la cour,--se plaisaient, pour le mortifier, à rappeler à tout propos son humble origine. Il fut un jour abordé, au milieu du palais de Versailles, par un seigneur qui se proposait de l'humilier. "Monsieur Beaumarchais, lui dit ce personnage, il faut que je vous demande[1] un service. Vous devez vous connaître en horlogerie, et voici ma montre qui marche d'une façon fort irrégulière. J'ai idée qu'elle ne sera bien réparée que par vous seul.--Oh! monsieur le marquis, répondit le spirituel auteur du "Barbier de Séville," je suis bien maladroit!--Il n'importe, voyez toujours ce bijou, je vous prie.--Mais je regretterais beaucoup qu'il lui arrivât[1] malheur entre mes mains.--Vous vous montrez trop modeste."

Ainsi pressé, Beaumarchais prend la montre, feint de l'examiner, et, par un mouvement de maladresse calculé, laisse tomber à terre le bijou, qui se brise. "Mille pardons, fait alors notre auteur avec un malin sourire. Je vous disais bien que je suis d'une insigne maladresse!" Là-dessus, il tourne les talons, laissant couvert de confusion celui qui voulait le mystifier. On est souvent trompé par ceux que l'on se propose de berner.

[Footnote 1: Why subjunctive?]

Quel rang Beaumarchais a-t-il atteint dans le monde des hommes de lettres?--Quelle était son origine?--S'est-il créé des ennemis?--Comment tâchaient-ils quelquefois de le mortifier?--Qui l'a accosté un jour à la cour?--Quelle faveur-lui a-t-il demandée?--Comment Beaumarchais l'a-t-il reçu?--Quelle allusion le personnage a-t-il faite à l'humble origine de l'auteur?--Comment celui-ci s'est-ii vengé?

Expliquez, en français, les mots les plus difficiles de cette histoire.

Racontez une autre histoire semblable à celle-ci.

GRAMMAR REVIEW.--LESSON XI