Œuvres de Voltaire Tome XIX: Siècle de Louis XIV.—Tome I
Part 35
[197] M. de La Motte avait une famille nombreuse dont il était aimé, et qui lui rendait beaucoup de soins par devoir et par goût. Ses infirmités ne lui avaient rien ôté de sa gaîté et de son amabilité naturelles. Mais M. de Voltaire ne parle ici que des amis de M. de La Motte. K.
[198] La fin de cet article, sauf quelques corrections et additions, est de 1752. Au moment où l’on imprimait l’édition de 1752, «on publiait, dit M. Clogenson, le _Mémoire pour servir à l’histoire des couplets de 1710, attribués faussement à Rousseau_. Voilà pourquoi l’article de La Motte-Houdar est plus long que la plupart des autres.» B.
[199] Ou Nocei, gendre de madame de la Sablière. B.
[200] Voyez ma note, tome XXXVII, page 529. B.
[201] Jean-François-Leriget de La Faye, mort en 1731, est l’auteur des vers cités par Voltaire, tome II, page 63; c’est pour son portrait que Voltaire fit les vers qui sont dans les _Poésies mêlées_, tome XIV. Il était frère cadet de Jean-Élie, capitaine aux gardes, mort en 1718: voyez tome XXXVII, pages 491-92. B.
[202] Cet alinéa fut ajouté en 1768. Le précédent fut alors retouché. B.
[203] Voyez ma note, tome XXXVII, page 491. B.
[204] Voyez ma note, tome XXXVII, page 493. B.
[205] Guillaume Arnoult: voyez tome XXXVII, pages 505 et 525; et ci-après, page 142. B.
[206] Voyez tome XXXVII, pages 506 et 508. B.
[207] 1751, deux volumes in-12, recueil de mauvaises pièces, dont la plupart ne sont point de Rousseau, dit Voltaire lui-même, dans le fragment conservé de sa lettre du 15 avril 1752: voyez la _Correspondance_. B.
[208] En 1756, l’article se terminait ainsi: «Il se pourrait que Saurin eût été l’auteur des derniers couplets attribués à Rousseau. Il se pourrait que Rousseau, ayant été reconnu coupable des cinq premiers, Saurin eût fait les autres pour le perdre, quoiqu’il n’y eût point de rivalité entre ces deux hommes; mais il n’y a aucune raison d’en accuser La Motte. Le but de cet article est seulement de justifier La Motte, que je crois innocent. Il sera difficile, après tout, de savoir qui de Joseph Saurin ou de Rousseau était le coupable; mais La Motte ne l’était pas.»
Lorsqu’en 1757 Voltaire fit les cartons dont j’ai parlé dans ma _Préface_, il avait changé la rédaction de ce passage, qu’on lisait ainsi: «Il se pourrait, à toute force, que Saurin eût été l’auteur des derniers couplets attribués à Rousseau. Il se pourrait que Rousseau ayant été reconnu coupable des cinq premiers, Saurin eût fait les autres pour le perdre, quoiqu’il n’y eût point de rivalité entre ces deux hommes. Rousseau l’en accusa toute sa vie; il l’avait même chargé encore de ce crime par son testament; mais le professeur Rollin l’engagea à rayer cette dernière imputation. Rousseau n’osa jamais accuser La Motte pendant le cours du procès, ni pendant le reste de sa vie, ni à la mort: voyez l’article SAURIN.»
B.-J. Saurin, fils de Joseph, réclama contre cette version, que Voltaire modifia en 1763 et en 1768. B.
[209] Et aussi l’article J.-B. ROUSSEAU. B.
[210] Né en 1603, mort en 1680. CL.
[211] La Quintinie, né à Chabanais, petite ville de l’Angoumois, en 1626, est mort à Versailles en 1688. B.
[212] Sur cette _Bibliothèque_, voyez ma note, tome XXX, page 200. B.
[213] _Saint Louis, ou la sainte couronne reconquise_, 1658, in-8º; et dans les _Œuvres poétiques du P. Pierre Le Moyne_, 1672, in-folio. B.
[214] A Sarzeau, à quatre lieues de Vannes, le 8 mai 1668. B.
[215] Cette opinion est combattue et détruite par François de Neufchâteau, dans son _Examen de la question de savoir si Le Sage est l’auteur de Gil Blas, ou s’il l’a pris de l’espagnol_. B.
[216] 1710-11, dix tomes reliés en vingt volumes in-12; 1757, sept volumes in-4º. B.
[217] _Médée_ est de 1694; _Électre_, de 1703. Entre ces deux pièces Longepierre, né à Dijon, le 18 octobre 1659, avait donné, en 1695, _Sésostris_, connu par l’épigramme de Racine. B.
[218] Cet article est de 1751. Le P. Fontenay, mort le 15 octobre 1742, a fait les tomes IX, X, et une partie du XIᵉ. Brumoy acheva le XIᵉ, et fit le XIIᵉ. Berthier a fait et publié les tomes XIII à XVIII, 1745-49, in-4º. B.
[219] Née en 1635; femme de Scarron en 1652, de Louis XIV en 1685: voyez tome XXXIX, page 385. B.
[220] 1752, deux volumes petit in-12; 1755, huit volumes in-12; 1756, neuf volumes in-12. L’éditeur fut La Beaumelle. L’article de Voltaire est de 1756. B.
[221] Cet alinéa fut ajouté en 1768. B.
[222] Voyez, dans le tome XLII, la _Lettre à l’auteur des honnêtetés littéraires_ (à la fin de ces _Honnêtetés_). B.
[223] Voyez, tome X, une note du chant X de _la Henriade_. B.
[224] C’est le nombre donné dans le tome XXXII des _Mémoires_ de Nicéron. B.
[225] Ce n’est point un sonnet; la pièce a vingt vers, et est intitulée: _Épigramme_, à la page 204 de l’édition des _Œuvres de Maynard_, 1646, in-4º. B.
[226] Ces vers sont intitulés: _Sonnet_, page 31 de l’édition des _Œuvres_, citée dans ma note précédente; mais c’est un sonnet irrégulier. En voici le texte, qui est bien différent de celui que donne Voltaire:
Par vos humeurs le monde est gouverné; Vos volontés font le calme et l’orage; Et vous riez de me voir confiné, Loin de la cour, dans mon petit village.
Cléomédon, mes désirs sont contents; Je trouve beau le désert où j’habite, Et connais bien qu’il faut céder au temps, Fuir l’éclat, et devenir ermite.
Je suis heureux de vivre sans emploi, De me cacher, de vivre tout à moi, D’avoir dompté la crainte et l’espérance.
Et si le ciel, qui me traite si bien, Avait pitié de vous et de la France, Votre bonheur serait égal au mien.
Il paraît que cette pièce de Maynard circula en 1756, sous le titre de _Compliment à la chèvre_, et qu’on l’attribua à Voltaire: voyez sa lettre à madame de Lutzelbourg, du 13 août 1756. B.
[227] Voltaire cite et traduit ce vers dans le chapitre LVII de son _Histoire du parlement_; voyez tome XXII, page 276. B.
[228] A Ry, ou Rye, près d’Argentan. B.
[229] Jacques-Louis Valon, marquis de Mimeure, né à Dijon le 19 novembre 1659, est mort à Auxonne, le 3 mars 1719. B.
[230] Dalembert a imprimé l’_Ode à Vénus_ à la suite de l’éloge qu’il a fait de Mimeure: voyez aussi, page 134, l’article LA MOTTE-HOUDAR. B.
[231] Voyez tome XXXVIII, page 385 et suivantes, la _Vie de Molière_, par Voltaire. B.
[232] Voyez ma note, tome XXXIII, page 436. B.
[233] Nicolas-Hubert Mongault, fils naturel de Colbert-Pouanges, naquit en 1674, et mourut le 15 août 1746. B.
[234] Voyez, tome XLII, mes notes sur la seconde des _Honnêtetés littéraires_. B.
[235] Voltaire est le seul auteur qui parle de cette édition, faite spécialement pour le cardinal, et que personne encore n’a pu se procurer. Mais il ne faut pas se hâter d’en conclure que l’anecdote soit fausse. Voltaire a eu, sur beaucoup de faits contemporains, des renseignements particuliers. B.
[236] Voyez ma note 2, tome XXXI, page 86. B.
[237] Voyez tome XXVII, page 5; et tome XXXI, page 97. B.
[238] Le premier ouvrage imprimé de Montesquieu est de 1721; ce sont les _Lettres persanes_: Louis XIV était mort en 1715. Montesquieu, Voltaire, J.-J. Rousseau, et Buffon, sont les quatre grands hommes du dix-huitième siècle. B.
[239] Voyez tome XXX, pages 433-34; et, tome XLIII, la septième des _Lettres à son altesse monseigneur le prince de ***_. B.
[240] Son vrai nom est _Montereul_; mais celui de _Montreuil_, que Boileau lui donna (dans sa satire VII) pour la mesure d’un vers, et pour mieux rimer avec _recueil_, lui est resté. Né en 1620; mort à Valence. CL.
[241] Juigné-Broissinière, sieur de Molière, avait fait imprimer, dès 1627, son _Dictionnaire théologique, historique, poétique, cosmographique et chronologique_, in-4º. La première édition du _Dictionnaire de Moréri_ est de 1673, un volume in-folio. La dernière édition, en dix volumes in-folio, est de 1759. B.
[242] Voyez, tome XLII, l’_Histoire de Simon Morin_, qui forme le paragraphe VIII du _Commentaire sur le livre des délits et des peines_. B.
[243] Nièce de Jean Bertaut, évêque de Seez; elle signait _Mauteville_. CL.
[244] Tout cet article est de 1756. Louis-Jules-Barbon, duc de Nivernais, petit-fils du duc de Nevers, mort le 25 février 1798, a survécu quarante-deux ans à son éloge par Voltaire. B.
[245] En 1692. B.
[246] La Chaussée est mort le 14 mai 1754. C’est en 1757 que Voltaire lui donna place dans le _Siècle de Louis XIV_. Voltaire a depuis revu son article. La première pièce de La Chaussée est de 1733. B.
[247] Tacite, _Annales_ XVI, 19. Voltaire revient sur le Pétrone de Nodot, dans le quatorzième chapitre de son _Pyrrhonisme de l’histoire_; voyez tome XLIV. B.
[248] L’ouvrage de Pardies parut à Paris en 1672, in-12, sous le titre de _Discours sur la connaissance des bêtes_. Le petit volume intitulé: _De l’ame des bêtes_, Lyon, 1766, est de A. Dilli, prêtre d’Embrun. CL.
[249] Voyez, tomes XXXVII et L, les _Remarques_, et les _Dernières remarques de_ Voltaire _sur les Pensées de Pascal_. B.
[250] Voyez page 64. B.
[251] Le 12 janvier 1628, suivant ses _Mémoires_, publiés par Patte, 1769, in-12. B.
[252] Voyez page 71. B.
[253] A Châlons-sur-Marne. CL.
[254] Cet ouvrage est de son père François Petis, mort en 1695, et il n’en fut que l’éditeur au commencement du dix-huitième siècle. CL.
[255] Voyez SAINT-PIERRE. B.
[256] Pontis n’est point un personnage imaginaire. Né en 1583, il est mort en 1670. P. Thomas Dufossé fut le rédacteur de ses _Mémoires_; voyez ma note, tome XXXIX, page 283. B.
[257] C’est le _Dictionnaire de Barral et Guibaud_: voyez ma note, t. XXVIII, page 348. B.
[258] A Vendes, près de Caen. B.
[259] Cet article est dans l’édition de 1751. Le roi de Prusse n’a publié qu’en 1760 son _Art de la guerre_, poëme en six chants. Puységur, né à Paris en 1655, est mort en 1743. B.
[260] Par Raynal: voyez page 70. B.
[261] L’_Alcyonée_ de Du Ryer est de 1639; la _Mariamne_ de Tristan est de 1636; c’était le _Cléomédon_ de Du Ryer qu’on opposait au _Cid_: voyez tome XXXV, page 98. B.
[262] Fontenelle donna le même conseil à M. de Voltaire, après la tragédie de _Brutus_. Tous deux étaient de bonne foi. Corneille trouvait Racine trop simple, et Fontenelle trouvait Voltaire trop brillant. K.
[263] Cet article est de 1768. Louis Racine, né le 6 novembre 1692, est mort le 29 janvier 1763. B.
[264] Voyez tome XXXVII, page 262. B.
[265] Le 27 octobre, selon la plupart des biographes; mais le 31, selon une note apposée par un trappiste sur un manuscrit autographe de Rancé, intitulé: _De trinitate_, que possède la bibliothèque publique d’Alençon. CL.
[266] Né à Paris le 8 février 1655, Regnard fut inhumé à Dourdan le 5 septembre 1709. B.
[267] Il avait écrit contre Boileau avant de publier les _Ménechmes_, qu’il lui dédia en 1705. Leur raccommodement est de 1698 environ. B.
[268] Ou des suites d’une indigestion. B.
[269] La _Gazette de France_, créée par Renaudot et D’Hosier, commença à paraître en mai 1631. Les cinq premières feuilles sont sans date; la sixième est du 4 juillet 1631. L’article de T. Renaudot existe dès 1751. B.
[270] Cet article fut ajouté en 1768. B.
[271] _Traité qui contient la méthode la plus facile et la plus assurée pour convertir ceux qui se sont séparés de l’Église_, 1651, in-folio. B.
[272] Voyez, tome XXXV, pages 6 et 7, la _Préface du commentateur_. B.
[273] Voyez, tome XXVI, page 323; tome XXXVII, page 384; t. XXXIX, page 282; tome XLII, les _Doutes nouveaux_, et l’_Arbitrage_. B.
[274] C’est-à-dire les _Doutes nouveaux sur le testament attribué au cardinal de Richelieu_: voyez tome XLII. B.
[275] Il est difficile de ne pas regarder cette histoire comme un ouvrage du cardinal de Richelieu. Elle renferme des anecdotes curieuses sur les premières années de Louis XIII, des détails particuliers au cardinal, écrits avec un air de naïveté et de franchise que Mézerai n’aurait pas saisi, et des opinions absolument opposées à celles de cet historien. Il n’en a paru que deux volumes; le reste est demeuré entre les mains du gouvernement, ou chez les héritiers du cardinal. K.--Voyez, sur l’_Histoire de la mère et du fils_, ma note, tome XXII, page 232. B.
[276] J.-B. Rousseau est né à Paris le 6 avril 1671: voyez, tome XXXVII, page 483, la _Vie de M. J.-B. Rousseau_. B.
[277] Le 17 mars 1741. B.
[278] Voyez tome XXXVII, page 488. B.
[279] C’est l’ode 3 du livre II, en tête de laquelle on lit: _A M. de Caumartin_, mais que Rousseau avait d’abord adressée à M. Rouillé du Coudray. B.
[280] Voyez tome XXXVII, pages 521-22; et, dans la _Correspondance_, la lettre à Rousset de Missy, du 9 février 1754. B.
[281] On pourrait ajouter que Rousseau, ayant été maltraité en public par La Faye, insulté dans les couplets, consentit à recevoir de l’argent, et renonça aux poursuites qu’il avait commencées; cet excès de bassesse le rend indigne de toute croyance. K.--Voyez tome XXXVII, page 504. B.
[282] C’est dans la préface des _Acta primorum martyrum sincera et selecta_, 1689, in-4º; 1713, in-folio; 1731, in-folio. Les _Actes sincères_, que Voltaire cite fréquemment dans plusieurs de ses ouvrages (voyez, entre autres, tome XXXI, pages 144-158), ont été traduits en français par Drouet de Maupertuy, et plusieurs fois imprimés. B.
[283] Edmond Martène, bénédictin, né en 1654, mort le 20 juin 1739, est auteur du traité _De antiquis Ecclesiæ ritibus libri tres_, 1700-1702, trois volumes in-4º, et de beaucoup d’autres écrits. B.
[284] Dom Vincent Thuillier, né en 1685, mort le 12 janvier 1736, traducteur de Polybe. B.
[285] Le Maistre de Saci aida seulement Fontaine dans la composition connue sous le nom de _Bible de Royaumont_. B.
[286] Né en 1608, mort en 1658. B.
[287] Louis de Saci, né à Paris en 1651, mort le 26 octobre 1727. B.
[288] Né le 24 mai 1650. B.
[289] C’est-à-dire qu’il en commença une nouvelle édition refondue, dont il publia les trois premiers volumes de 1715 à 1725. On a mis au jour, en 1785, le treizième volume de cette nouvelle édition, qui ne se trouve pas terminée. B.
[290] Né en 1618, il était, non le frère, mais le fils aîné du Scévole mort en 1650. B.
[291] Voyez, page 79, l’article CHARLEVAL. Voltaire parle de Saint-Évremond dans la septième de ses _Lettres à son altesse monseigneur le prince de ***_; voyez tome XLIII. B.
[292] Boileau a fait contre lui une épigramme, et lui a consacré un hémistiche du vers 128 de la satire première. Mais il ne parle que de son irréligion, et nullement de son talent poétique, que Voltaire vante peut-être trop. B.
[293] Gaspard de Fieubet, né à Toulouse, en 1626, mort au couvent des camaldules, à Grosbois, le 10 septembre 1694, est celui dont Voltaire a déjà parlé avec éloge, tome XXXVII, page 374. B.
[294] Dans l’édition de 1751, cet article n’avait que quatre lignes: «Saint-Pierre (l’abbé de) a contribué, par ses écrits, à faire établir la taille proportionnelle; ses idées politiques n’ont pas toujours été des rêves.» Le texte actuel du premier alinéa formait, à quelques mots près, tout l’article en 1752. Le second alinéa fut, comme on le verra, ajouté en 1763 et 1768. B.
[295] L’exclusion fut unanime, à une voix près, celle de Fontenelle. Il raconta depuis qu’il avait entendu plus d’une fois un homme de la cour, membre de l’académie, s’attribuer, devant l’abbé de Saint-Pierre, et devant lui-même, le mérite de cette action de justice.
L’exemple de l’abbé de Saint-Pierre prouve qu’en France il est également dangereux pour un homme de lettres, qui ne veut que dire la vérité, de soutenir les opinions du gouvernement, ou de les combattre. K.
[296] Ce qui précède est de 1763. La phrase dernière de l’alinéa fut ajoutée en 1768. B.
[297] Toute la fin de l’article fut ajoutée en 1775. B.
[298] Voyez, tome XLVII, le treizième des _Fragments sur l’histoire_, intitulé: _Défense de Louis XIV contre les Annales politiques de l’abbé de Saint-Pierre_. B.
[299] La première édition des _Trois siècles de la littérature française_, par Sabatier de Castres, est de 1772, trois volumes in-8º. B.
[300] Dans sa lettre à Thieriot, du 31 octobre 1738, Voltaire lui recommande de tâcher d’obtenir de l’abbé de Saint-Pierre communication de son manuscrit. Il paraît que, entre la première édition du _Siècle de Louis XIV_ (1751) et 1756, Voltaire eut communication du manuscrit de l’abbé de Saint-Pierre; car il le cite plusieurs fois dans des notes imprimées cette année. Voyez, tome XX, les chapitres XXVIII, XXIX, XXX. B.
[301] Voltaire parle encore de l’abbé de Saint-Pierre dans la septième de ses _Lettres à son altesse monseigneur le prince de ***_: voyez tome XLIII. B.
[302] L’article SALLO est de 1751. Voltaire avait déjà nommé Th. Renaudot (voyez son article) _premier auteur des gazettes en France_. Le _Journal des savants_, commencé par Sallo, ne date que de 1665. B.
[303] En 1652. B.
[304] Guillaume, mort le 15 mai 1703; Adrien, mort le 7 septembre 1718. B.
[305] A Hermanville. B.
[306] L’ouvrage de Saumaise est intitulé: _Defensio regia, pro Carolo primo_, 1649, in-4º. B.
[307] Il en est de même de la réplique de Saumaise, qui ne fut imprimée qu’après sa mort, sous ce titre: _Ad Joannem Miltonum responsio_, Dijon, in-4º; Londres, 1660, in-8º. B.
[308] Voyez ma note, page 57. B.
[309] La fin de cet alinéa fut ajoutée lorsqu’en 1763 Voltaire supprima le morceau que je donne ci-après en note. B.
[310] Il est bon de remarquer que ce certificat est de 1757, vingt ans après la mort de Saurin; cependant les prédicants suisses voulurent déposer les trois dignes pasteurs qui avaient signé suivant leur conscience: tant la haine théologique est implacable, et tant l’hypocrite intolérance de Calvin a jeté de profondes racines dans les pays qu’il a infectés de son esprit. K.
[311] Le 29 décembre. B.
[312] Dans l’édition de 1757 (voyez ma _Préface_), l’article se terminait ainsi:
«Depuis que cet article a été composé, j’ai en main la déclaration suivante; elle doit fermer la bouche à ceux qui ont voulu décrier un philosophe:
«Nous, les pasteurs de l’église de Lausanne, canton de Berne, en Suisse, déclarons que, requis de dire ce que nous pouvons savoir d’une accusation intentée contre feu M. Joseph Saurin, ci-devant pasteur de la baronnie de Bercher, au bailliage d’Yverdun, et touchant une lettre imputée audit sieur Saurin, dans laquelle il paraît s’accuser d’actions criminelles et honteuses; ladite lettre et ladite imputation étant imprimées dans les _Suppléments aux Dictionnaires de Bayle et de Moréri_, nous déclarons n’avoir jamais vu l’original de cette prétendue lettre, ni connu personne qui l’ait vue, ni ouï dire qu’elle ait été adressée à aucun pasteur de ce pays; en sorte que nous ne pouvons qu’improuver l’usage qu’on a fait de ladite pièce. En foi de quoi nous nous sommes signés. Ce 30 mars 1757, à Lausanne.
_Signés_: ABRAHAM DE CROUSAZ, premier pasteur de l’église de Lausanne, et doyen.
N. POLIER DE BOTTENS, premier pasteur de l’église de Lausanne.
DANIEL POVILLARD, pasteur.»
Ce certificat fut attaqué dans le _Journal helvétique_; et Voltaire publia la _Réfutation d’un écrit anonyme_, etc., qui est à la fin du tome XXXIX. Voltaire ne reproduisit pas le certificat en 1763; ce fut alors qu’il ajouta l’alinéa sur l’auteur de _Spartacus_. B.
[313] Bernard-Joseph Saurin, auteur de _Spartacus_, né en 1706, est mort le 17 novembre 1781. B.
[314] Le _Dictionnaire de commerce_ n’est pas de Jacques Savari, mort en 1690, mais de Jacques Savari, son fils, mort en 1716, et connu sous le nom de Savari des Brulons. Ce ne fut qu’en 1723 que parut la première édition, par les soins de l’abbé Savari, qui avait été le collaborateur de son frère, et qui, lors de sa mort, en 1727, laissa un volume de supplément, qui fut publié en 1730. B.
[315] Le 3 auguste. B.
[316] C’était l’opinion générale du temps de Voltaire; mais madame de Sévigné est née le 5 février 1627. B.
[317] Ce qui précède est de 1756, et conséquemment antérieur à la _Nouvelle Héloïse_ de J.-J. Rousseau; Voltaire a eu en vue les _Lettres diverses du chevalier d’Herm..._ (par Fontenelle): voyez tome XXXIX, page 243. Ce qui suit est de 1768. B.
[318] Madame de Sévigné, dans sa lettre du 6 novembre 1675, dit que Mascaron _a surpassé tout ce qu’on attendait de lui_. Dans sa lettre du 10 novembre, elle appelle l’oraison funèbre _admirable_; mais dans la lettre du 28 mars 1676, elle met l’oraison funèbre de Turenne, par Fléchier, au-dessus de celle par Mascaron. B.
[319] Silva, dont le nom se trouve dans des vers des second et quatrième _Discours sur l’homme_ (voyez tome XII), est mort le 19 août 1742. B.
[320] Fille du maréchal de Coligni, tué à la Marfée, en 1646, et, par conséquent, arrière-petite-fille de l’amiral. CL.
[321] Boileau (vers 90 de son épître VII) avait appelé Tallemant
... le sec traducteur du français d’Amyot. B.
[322] Voyez tome XXXV, pages 193-94. B.
[323] Jean Terrasson est né à Lyon en 1670. Matthieu Terrasson, son cousin, avocat à Paris, né à Lyon, le 13 août 1669, est mort en 1734. B.
[324] Voyez, tome XIV, dans les _Poésies mêlées_ (année 1731), une épigramme de Voltaire sur _Séthos_. B.
[325] Le 11 novembre 1636, auteur de l’_Histoire des perruques_, de _La Sauce-Robert_, de la _Dissertation sur la sainte larme de Vendôme_, etc. B.
[326] Le 11 octobre 1714. Son successeur à l’académie française fut Malet, dont la réception est du 29 décembre 1714. B.
[327] Voltaire a déjà parlé de Ramsay, pages 183 et 184; voyez aussi, dans la lettre à Formont, du 25 juin 1735, ce que Voltaire dit de la _Vie de Turenne_, par Ramsay. B.
[328] C’est la satire XI, _Sur l’honneur_; elle a forme d’épître. CL.
[329] _Gesta Francorum_, 1646-58, trois volumes in-folio. B.
[330] Vauban est l’auteur du _Projet de dixme royale_; voyez ma note, tome XXXIV, page 40. B.
[331] Vergier est né à Lyon, le 3 janvier 1655. B.
[332] Vergier n’est pas l’auteur de la parodie d’une scène de _Mithridate_, dirigée contre le prince de Condé, que la calomnie accusa d’avoir fait assassiner Vergier. Ce furent des voleurs de la bande de Cartouche qui assassinèrent Vergier, dans l’intention de le voler. B.
[333] Au château de Bernetot, arrondissement d’Ivetot. CL.
[334] Les _Mémoires du duc de Villars, maréchal de France_, 1734, trois volumes in-12, ont été publiés par l’abbé Margon, qui fabriqua les deux derniers volumes; c’est le même qui, trois ans après, donna les faux _Mémoires de Berwick_: voyez page 20. B.
[335] Née en 1632, à Alençon. CL.
[336] Marc-Antoine-Gérard, sieur de Saint-Amant, né à Rouen, en 1594, ne mourut qu’en 1660, la dix-septième année du règne de Louis XIV, alors âgé de vingt-deux ans. B.
[337] Sur sa _Lettre de la carpe au brochet_, voyez tome XXXIX, page 241. B.
[338] Alors on était dans l’usage de retrancher, dans les vers, les lettres finales qui incommodaient; _vous ête_ pour _vous êtes_. C’est ainsi qu’en usent les Italiens et les Anglais. La poésie française est trop gênée, et très souvent trop prosaïque.
[339] Voiture, valet de chambre de la reine-mère, rêvant à la fontaine de Belle eau, la reine vint par derrière, lui donna un coup sur l’épaule, et lui demanda le sujet de sa rêverie. Sur quoi il lui répondit qu’il aurait l’honneur de le lui donner par écrit à son coucher; et voici les vers qu’il fit: