Relation d'un voyage dans la Marmarique, la Cyrénaïque, et les oasis d'Audjelah et de Maradèh
Part 40
Ils sont morts sous . . . . ., Maxime . . . . . et y ont été déposés par Callippe, son mari ; par Caïus, fils de ce dernier, et Panybule, son gendre. Accordez-leur un souvenir . . . . . coudées en dedans.
PL. LXIV.
No 1. Tombeau avec deux noms propres estropiés ; il semble que ce soit Κοῖρος ou Κοῖτος Ἀριϛοκλίδα. « Cœrus ou Cœtus, fils d’Aristoclide. »
Au-dessous Ἰάσονος τόπος. « Lieu de sépulture de Jason. »
No 2. Ces inscriptions, trouvées dans un sanctuaire, ont été écrites par les gens qui venaient le visiter : ce sont des noms, ou tout seuls, ou suivis de ἥκω ou de ἦλθε.
Διοσκουρίδης.
Δίων ἥκω.
Ἕλεξ ἥκω.
Πρόθυμος ἥκω.
Ἴασος (?) ἥκω.
Ἀγαθοκλέα. Ἀγαθοκλῆ.
Σωσιϛρατίου. Ἀγαθοκλέους.
Ἰδουμαῖος.
ἦλ θε.
D’autres _Iduméens_ y ont écrit leurs noms, probablement à la même époque ; ce sont :
Κοσβάρακος (?) puis........
Μαλίχου[441]. Κράτερος.
Ἰδουμαῖος. et Σύμμαχος.
Ἰδουμαῖος.
On lit dans une autre : Τιβέριος Κλαύδιος Ἴϛρος τοῖς θεοῖς ἀπέδωκε θυσίαν. « Tibère Claude a fait un sacrifice aux dieux [adorés dans ce sanctuaire]. »
On pourrait à la rigueur lire : πρὸς τοῖς θεοῖς, et entendre ici πρὸς dans le sens de παρὰ, si fréquemment employé dans ces sortes de locutions προσκύνημα παρὰ τῷ θεῷ ἐποίησε. Mais il manque un nom après _Tibère Claude_ ; je ne doute pas que M. Pacho n’ait passé deux lettres, et qu’il faille lire : Ἴστρος.
PL. LXV.
Inscriptions sans intérêt, ne renfermant que des noms propres.
Le No 3 est un fragment de _dédicace_ romaine ; on y distingue PONT. MAX. TRIB. [POTEST.]
Le No 9 seul mérite quelque attention.
Καλῇ τύχῃ. L. ~Ν.~ _à la bonne fortune_. L’an LV. (καλῇ τύχῃ, pour ἀγαθῇ τύχῃ).
Πυραμαῖος Πυραμαίου, Pyramée, fils de Pyramée. Ἰλῖνε καλοκαγαθὲ Σέκονδε..... _Adieu, vertueux..... Ilinus secondus_.
La même un peu plus haut.
Ἀριϛοτέλης Σώσιος Ίαρεὺς Ἀπόλλωνος· μηθένα ἐντίθῃ.
« Aristote, fils de Sosis, prêtre d’Apollon. Qu’on ne mette personne [dans ce tombeau]. »
La formule μηθένα ἐντίθη est elliptique : il faut entendre sans doute la défense, si souvent répétée, d’enterrer dans le tombeau une autre personne qu’Aristote fils de Sosis. ΤΑΡΕΥΣ doit être ΙΑΡΕΥΣ pour ΙΕΡΕΥΣ, dorisme, comme ἱαρὸς pour ἱερὸς dans les tables d’Héraclée, et Ἱάρων pour Ἱέρων dans l’inscription du Casque trouvé à Olympie.
PL. LXVI.
Noms propres.
PTOLÉMAÏS.
PL. LXXIII.
Cette inscription qui commence par ces mots : Αὐτοκράτωρ Καῖσαρ Ἀναϛάσιος ἀνίκητος..... σεβαστὸς Αὔγουστος[442], est un rescript de l’empereur Anastase relatif au service militaire. Ce rescript mérite d’occuper les loisirs d’un philologue exercé : mais la restitution en est bien difficile. (voir le voyage, page 178.)
PL. LXXIV.
Il n’y a sur cette planche que trois inscriptions qui offrent de l’intérêt et méritent quelque attention.
Les deux premières sont intéressantes surtout par la place qu’elles occupent. En effet, les pierres sur lesquelles elles sont gravées font partie du soubassement d’un temple ; l’une d’elles est même dans une situation renversée, et même tronquée, pour donner à la pierre les dimensions dont on avait besoin. Il est évident que ces pierres ont servi comme matériaux dans la construction de l’édifice. Avant de connaître cette particularité, et à la seule vue du dessin représentant les ruines de ce temple (Pl. LXVIII.) j’avais dit à M. Pacho que cet édifice n’était pas antérieur à la domination romaine. La présence de ces inscriptions met le fait hors de doute, comme on va le voir.
Celle qui est dans une situation renversée est disposée ainsi :
+----------------------------+ |ΒΑΣΙΛΙΣΣΑΝ ΑΡΣΙΝΟΗΝΘΕΑ | | | |ΤΗΝ ΠΤΟΛΕΜΑΙΟΥ ΚΑΙ ΒΕΡΕΝΙΚΗΣ| | | | ΗΠΟΛΙΣ | +----------------------------+ [Note du transcripteur : Cette inscription entière est à l'envers dans la source]
Il est facile de voir que les deux premières lignes ont été tronquées, par le motif indiqué plus haut : il serait impossible de les rétablir si l’on ne pouvait savoir quelle a été leur longueur. Heureusement cette circonstance capitale se déduit de la position des mots Η ΠΟΛΙΣ qui forment à eux seuls la troisième leçon, puisqu’on ne peut douter qu’ils n’occupassent à très-peu près le milieu de l’inscription. On en conclut avec certitude qu’il manque seulement de huit à dix lettres aux deux lignes tronquées.
Maintenant, si nous cherchons, dans la série des princes lagides, quelle est la _reine Arsinoë_, fille de Ptolémée et de Bérénice, nous ne trouverons que la seconde femme de Ptolémée Philadelphe, et sa sœur, fille de Ptolémée Soter et de Bérénice. L’inscription entière était donc :
+-----------------------------+ · · · · · · · | Βασιλίσσαν Αρσινόην, θεὰ|ν Ἀδελφὴν · | | · | τὴν Πτολεμαίου καὶ Βερενίκης|θεῶν Σωτήρων · | | · | ἡ πόλις. | · +-----------------------------+ · · · · · · ·
« La ville [de Ptolémaïs honore par ce monument] la reine Arsinoë, déesse sœur, fille de Ptolémée et de Bérénice, dieux sauveurs. » C’est une dédicace qui fut probablement placée entière sur la base d’une statue, érigée peut-être à l’époque et à l’occasion du mariage d’Arsinoë avec son frère, en 276 avant J. C.
L’autre inscription est entière, sauf quelques erreurs de copie faciles à corriger. La voici :
+-----------------------------------+ | ΒΑΣΙΛΕΑ ΠΤΟΛΕΜΑΙΟΝ ΤΟΝ ΒΑΣ...Ε. Σ | | | | ΠΤΟΛΕΜΑΙΟΥ ΚΑΙ ΒΑΣΙΛΙΣΣΗΣΚ.. ΕΟ | | | | ΠΑΤΡΑΣ ΑΔΕΛΦΟΝ,ΘΕΟΝ ΟΙΛΟΜΗΤΟΡΑ | | | | ΗΠΟΛΙΣ | +-----------------------------------+
Βασιλέα Πτολεμαῖον, τὸν βασιλέως
Πτολεμαίου καὶ βασιλίσσης Κλεο
πάτρας ἀδελφὸν, θεὸν φιλομήτορα
ἡ πόλις.
« La ville [de Ptolémaïs honore par ce monument] le roi Ptolémée frère de Ptolémée et de la reine Cléopatre, dieux Philométor. »
C’est la première fois, à ma connaissance, qu’un roi lagide est désigné, dans une inscription, par les mots FRÈRE _de tel et de telle_, au lieu de FILS _de tel roi et de telle reine_. Mais cette désignation s’explique facilement, ce me semble, et sert à donner la date précise de l’inscription.
Le roi dont Philométor est ici qualifié le frère, est Évergète II, fils comme lui de Ptolémée Épiphane. La reine Cléopâtre ne peut être que la Cléopâtre, sœur de tous les deux, d’abord femme de Philométor, et qui, après la mort de son premier mari, en 147, fut épousée, en 146, par son autre frère Évergète II, et partagea le trône avec lui. Il est donc certain que l’inscription est postérieure à la mort de Philométor, en 146. Mais comme on est également sûr que, l’année suivante, Évergète II répudia cette _sœur_ Cléopâtre, pour épouser la fille de cette princesse et de son frère[443], on a l’année précise de la dédicace, c’est-à-dire, l’an 145 avant notre ère. Cette dédicace est donc un hommage rendu à Philométor par les habitants de Ptolémaïs, peu de temps après la mort de ce prince. Sans doute la ville lui avait décrété une statue de son vivant : mais sa mort étant survenue avant qu’elle ne fût terminée, on dut le désigner nécessairement par le titre de _roi_, de _dieu Philométor_, en y ajoutant celui de _frère_ des deux princes qui occupaient alors le trône.
Il est clair que des statues en l’honneur d’Arsinoë Philadelphe et de Ptolémée Philométor n’ont pas été détruites tant qu’a duré la dynastie des Lagides. Ce ne peut être qu’après leur domination que ces statues, ainsi que les dédicaces qui contenaient le nom des princes, ont pu être renversées, et les fragments des piédestaux employés dans la construction d’un édifice. Cette observation, indépendamment du caractère de l’architecture, prouve donc que le temple de Ptolémaïs dont M. Pacho a dessiné les ruines, appartient au temps de la domination romaine.
La troisième est un fragment gravé sur une pierre encastrée dans le mur de Kasr-el-Askar à Ptolémaïs :
· ΕΒΑΣΤΟΣ ΑΝΤΟΝΙΑΚΑΛΥ · · · · ΚΑΙΣΑΡΟΣΘΜ · -----------------------
Ce fragment n’est que le milieu d’une inscription en deux lignes. Il s’agit d’en retrouver le commencement et la fin ; quelque hardie que puisse paraître la restitution que je vais hasarder, je crois cependant que, comme elle satisfait aux conditions qu’exige l’état du monument, elle porte un assez grand caractère de certitude.
D’après ce qui a été dit plus haut, la petite ligne qui commence par ΚΑΙΣΑΡΟΣΘΜ a dû se trouver au milieu de la grande ; c’est la principale condition que devra remplir la restitution de l’une et de l’autre.
Et d’abord, le mot ΚΑΙΣΑΡΟΣ, dans les inscriptions impériales, est toujours suivi du mot ΣΕΒΑΣΤΟΥ, à moins qu’il ne s’agisse d’Auguste, le seul empereur qui ait été désigné par le simple mot ΚΑΙΣΑΡ : or, les lettres ΘΜ qui viennent après prouvent que le mot ΣΕΒΑΣΤΟΣ n’a pu le suivre. Cette dédicace appartient donc certainement au règne d’Auguste.
Il devient vraisemblable que le nom ΑΝΤΩΝΙΑ qu’on lit à la première ligne, désigne _Antonia_, nièce d’Auguste, mère de Germanicus et de Claude, épouse de Drusus l’Ancien. S’il en est ainsi, son nom a dû être suivi de ceux de Claude Drusus, et en effet les lettres ΚΛΑΥ paraissent bien appartenir à ΚΛΑΥ [ΔΙΟΥ], nom qui était suivi de ΝΕΡΩΝΟΣ ΔΡΟΥΣΟΥ..... ΓΥΝΗ ou ΓΥΝΑΙΚΙ. Les noms de ce prince se présentent ordinairement dans un autre ordre (Nero Claudius Drusus) ; mais cette différence ne peut nous arrêter : bien des exemples de ce genre la justifieraient au besoin.
En troisième lieu, les lettres ΕΒΑΣΤΟΣ, qui précèdent et qui proviennent évidemment de ΣΕΒΑΣΤΟΣ, ne peuvent cependant désigner Auguste ; car le nominatif en un tel endroit serait inexplicable. On peut encore regarder comme à peu près certain que c’est le reste du titre de φιλοσέβαστος, titre analogue à celui de φιλορώμαιος, que prennent souvent des particuliers et des villes, comme ceux de Carrhes, sur les médailles, et surtout à ceux de φιλοκαῖσαρ[444], φιλοτιβέριος, φιλοκλαύδιος[445], etc., épithètes de flatterie qui se trouvent sur des monuments écrits de différents genres. Ici φιλοσέβαστος désigne, dans le même sens, le dévouement du peuple de Ptolémaïs envers l’empereur Auguste. Il y avait donc, avant le mot Ἀντωνίᾳ, les mots Πτολεμαιέων ὁ δῆμος ὁ φιλοσέβαστος.
Le mot ΚΑΙΣΑΡΟΣ, de la troisième ligne, doit dépendre de la date exprimée ἔτους ou Γ., selon l’usage : dans ce cas les lettres ΘΜ ne pouvaient être guère autre chose que le commencement d’un des mois égyptiens, les seuls qu’on trouve dans les inscriptions grecques de la Cyrénaïque : ces lettres ne conviennent à aucun autre mieux qu’à ΦΑΜΕΝΩΘ. Ainsi la date était exprimée comme dans ces inscriptions d’Égypte et de Nubie, ἔτους ΛΑ Καίσαρος, Θωϋθ[446], ou bien ἔτους ~ΛΒ~ Καίσαρος, φαωφὶ[447], ou enfin L. ~ΛΑ~ Καίσαρος Παῦνι ΙΒ[448].
Il est impossible de savoir si le quatrième du mois a suivi le nom φαμενὼθ, ce qui importe peu, puisqu’il ne s’agit que d’une seule lettre ou deux au plus. Les mots Καίσαρος φαμενὼθ devant correspondre au milieu de la première ligne, il doit se trouver autant de lettres avant celle qui correspond à la première de Καίσαρος, ou des deux lettres numériques qui ont pu suivre ce mot, c’est-à-dire, après celle qui est au-dessus de la dernière de φαμενὼθ ; or, cette condition importante est exactement remplie par la restitution suivante fondée sur les observations qui précèdent.
· · · · · · · · · · · · · · +--------------------+ · · · · · · · · · · · · ·Πτολεμαιέων ὁ δῆμος ὁ φιλοσ|έβαϛος Ἀντωνίᾳ, Κλαυ|δίου Νέρωνος Δρούσου · · | |Γερμανικοῦ γυναικὶ. L..· · | | · · | Καίσαρος φα|μενὼθ... · · · · · · · · · · · · · · · +--------------------+ · · · · · · · · · · · ·
« Le peuple philosébaste de Ptolémaïs, à Antonia, femme de Claude Néron Drusus Germanicus. L’an... de César, au mois de phaménoth. »
PL. LXXV.
Inscriptions funéraires sans intérêt.
Contentons-nous de citer : Ἰουλία Πρόκλα, ἐπόησεν ἑαυτῇ καὶ τοῖς αὑτῆς.
PL. LXXVI.
Même observation que ci-dessus. On ne peut remarquer que celle-ci.
Γ. Ἰούλιος Στέφανος ἐπόησεν ἐξ ἀρχιδίων τὸν σηκὸν καὶ τὰν ἐξέδραν καὶ τὸν περίβολον ἐξ ἰδιᾶν δαπανᾶν, ἑαυτῷ καὶ τοῖς τέκνοις.
Caius-Julius-Stéphanus a fait construire des fondements ; le sécos, l’exèdre et l’enceinte à ses frais pour lui et ses enfants.
Ἐξ ἀρχιδίων, locution inconnue, doit avoir le sens de ἐξ ἀρχῆς, ἐκ θεμελίων : elle annonce la corruption de la langue.
PL. LXXVII.
Même observation.
PL. LXXIX (_bis_).
Tombeau où l’on distingue les mots L ~ΙΒ~ Φαρμουθὶ ~Δ~ Πραξαγόρα Θεανοῦς. « An XII, 4 de Pharmuti [tombeau] de Praxagoras fils de Théano. »
On remarquera la ligature qui, dans le mot Φαρμουθὶ, représente les deux lettres Φ Α.
Autre tombeau, sur la base duquel on lit cette inscription d’un style qui décèle un très-bas temps.
Κλα. Γαιανῷ καὶ συμβίῳ μου. Ἀπαγορεύω δὲ ἕτερόν τινα μὴ ἀνύξαι, μηδὲ θάψαι, ἐκτὸς εἰ μὴ παιδὶ αὐτοῦ· εἰ δ’ οὐ ἐκτείσει τῷ ταμείῳ ~Χ~ ~Α Φ~.
« A Claude Gaïanus et à mon épouse [ce tombeau appartient] : je fais défense à personne d’ouvrir ce tombeau, ni d’y enterrer quelqu’un, excepté mon fils : si non, il paiera au trésor 1500 deniers. »
Ἀνύξαι, pour ἀνοίξαι. On remarquera la faute ἐκτὸς εἰ μὴ, et le solécisme παιδὶ pour παῖδα. ϹΙΔΟΥΝ ne peut être que εἰ δ’ οὐ : le Ν est une faute du graveur.
No 1. Σήστιος Κάρπος καὶ Σηστία...... υνις ἐποίησαν ἑαυτοῖς καὶ τοῖς ἰδίοις τέκνοις.
« Sestius Carpus et Sestia.... ynis ont fait [ce tombeau] pour eux et leurs enfants. »
No 2. Tombeau d’une jeune fille de deux ans.
. . . . . . . . . . . ἐτῶν δύο ἐνθάδε κεῖται
ταύτης ὁ πατὴρ ἀπαγόρευε ταῦτα λέγων, ὃς ἂν ἀνύξῃ
τὸ λαρνάκιον τοῦ τόπου, καὶ θάψῃ τινὰ, εἰσοίσει τῷ
ἱερωτάτῳ ταμείῳ δηνάρια πεντακόσια· θάρσει
ἡρωΐς ! οὐδεὶς ἀθάνατος.
« . . . . . . . . . . . . . agée de deux ans, repose ici. Son père fait défense à qui que ce soit d’ouvrir la tombelle de cette sépulture, et d’y enterrer quelqu’un, à peine d’une amende de 500 deniers payables au trésor très saint.
Ne t’afflige pas, héroïne : personne n’est immortel. »
ὁ τόπος est le terrain concédé pour la sépulture, et τὸ λαρνάκιον, diminutif de λάρναξ, _la tombe_, comme on dit, le _sarcophage_, où le corps était renfermé. (ce diminutif manque aux lexiques.) ἀνύξη doit être par iotacisme pour ἀνοίξῃ de ἀνοίγειν, _ouvrir_ ; la formule θάρσει...... οὐδεὶς ἀθάνατος, est connue.
No 3. Μ. Οὔλπιος Ἐπίνικος αὑτῷ καὶ τοῖς ἰδίοις· καὶ Ὀλπία Ἀθηναῒς ἑαυτῇ καὶ τοῖς ἰδίοις.
« Μ. Ulpius Epinicus pour lui-même et les siens ; et Ulpia Athénaïs pour elle-même et les siens. »
No 4. ~LΒ~. Παοινὶ ~ΚΒ~. ἐτελεύτησε Κλαύδιος Δράκων. L. Κ Δ μηνῶν ~Γ~ ἁμερᾶν ~ΙΕ~.
L~Ε~ Ἀθὺρ ~ΚΕ~ ἐτελεύτησε Κλαύδιος Ἀχιλλᾶς L. ~ΚΔ~ μηνῶν ~Ι,~ ἁμερᾶν ~Ε.~
« L’an II, le XXII de Payni, est mort Claude Dracon, âgé de 24 ans, 3 mois, 15 jours.
L’an V, le 25 d’Athyr, est mort Claude Achillas, âgé de 24 ans, 10 mois, 5 jours. »
No 5. Δ. Πετρώνιος Ἐπαφρόδιτος ἑαυτῷ καὶ τοῖς ἰδίοις.
« L. Petronius Épaphrodite, pour lui et les siens. »
No 6. Sur le grand tombeau. Τελεσίδοτος Φλαβίου Ἀντωνίου Σύλλας.
« Télésidote Sylla fils de Flavius Antonius (Télésidote.) »
No 7. L’inscription doit se lire : Αὔλου Καττιλίου Καπίτωνος.
« tombeau d’Aulus Cattilius Capiton. »
No 15. Probablement. L ~ΙΕ~ χοιακ ~K~ Γναῖος Σαβεῖνος ἐτῶν ~KB~.
TEUCHIRA OU ARSINOE.
PL. LXXX à LXXXVI.
Les Inscriptions recueillies à Teuchira ne donnent que des noms propres. La seule qui mérite quelque attention est sur la PL. LXXXVI.
C’est un fragment d’un distique funéraire fort mutilé, qu’on pourrait essayer de lire ainsi :
Θευπρόπιος ἐνθάδε κεῖμαι, ὃς ἐν θνητοῖσιν ἄριστος,
ὀκτωκαιδεκέτης, ζῆσεν ἅπαντα σοφός·
Θευπρόπιος pour Θεοπρόπιος, orthographe fréquente dans les inscriptions du pays, reste de dorisme ; nom de trois syllabes par synérése.
Le milieu du vers est bien incertain ; ἐν θνητοῖσιν ou bien ἐν ζωοῖσιν ἄριστος est plus sûr. Dans une adespote on dit d’un jeune homme (ἀκμὴν νέος) qu’il était ἀγαθὸς ἐν ἅπασιν. (no 6956 ou bien _Anthol. Palat._, 11.817.) ὀκτωκαιδεκέτης est certain.
Le reste est problématique ; on pourrait lire ζῆσεν ἅπαντα σοφῶς, dont le sens serait meilleur encore ; ainsi ζήσας ὡς δεῖ ζῆν. (même épigramme.)
FIN.
[Note 394 : Les observations suivantes ont paru dans le Journal des Savans, mars, 1828.]
[Note 395 : CXXV, _Anal._ 1, 38. _Anth. Pal._ VII, 182. Il y en a encore une d’Érinne (no 3), une de Philippe de Thessalonique (no 79), et une de Parménion (no 13), qui ont quelque analogie avec celle-ci.]
[Note 396 : Villois _ad Long._ p. 303.]
[Note 397 : Pollux, III, 39.]
[Note 398 : N. LIV, _Anal._ II, 194. = _Anth. Pal._ tom. II, p. 679.]
[Note 399 : Pollux, III, 37.]
[Note 400 : V. 4.]
[Note 401 : _Adespot._ 703. = _Anth. Pal._ VII, 407.]
[Note 402 : No VI. _Anal._ II, 5. = _Anth. Pal._ VII, 487.]
[Note 403 : _Adesp._ 710, a. = _Anth. Pal. append._ 229. = Jacobs, _ad Anthol._ XII, p. 286.]
[Note 404 : _Anth. Pal._ VII, 567.]
[Note 405 : CXXIV, 6. _Anal._ I, 36. = _Ant. Pal._ VII, 468.]
[Note 406 : LXXVIII. _Anal._ II, 234. = _Anth. Palat._ VII, 554.]
[Note 407 : I, p. 13, l. 20. = III, p. 66, l. 8. Lips.]
[Note 408 : Pouqueville, _Voyage de la Grèce_ ; II, p. 53, 2e édit.]
[Note 409 : _Aves_, 1692.]
[Note 410 : _Alcest._ 925.]
[Note 411 : D’Orvill. _ad Chariton_. p. 258. Lips.]
[Note 412 : _Ap._ Plut. _in Agesil._ § 36. Athen. XV, p. 676, D. Conf. Boettiger’s _Sabina_, I, p. 228. Leipz. 1806.]
[Note 413 : _Mithrid._ § III.]
[Note 414 : _Anal._ I, p. 38 ; et Jacobs, t. VI, p. 139.]
[Note 415 : _Troad._ 544. = _Helen._ 170.]
[Note 416 : _Alcest._ 347. = _Herc. fur._ 684.]
[Note 417 : _Plut._ 528.]
[Note 418 : _Adespot._ 715. = _Anth. palat. app._ no 310. Agathias, à propos d’un enfant mort dans le ventre de sa mère, joue sur cette expression : χούφη σοι τελέθει γαϛὴρ, τέκος, ἀντὶ κονίης (ep. 78).]
[Note 419 : _Adesp._ 722. = _Anth. palat. app._ no 212.]
[Note 420 : _Alcest._ 462.]
[Note 421 : _Helen._ 860.]
[Note 422 : Hermann, _Elem. doctr. metr._ p. 28. = Neue _ad_ Sapph. _fragm._ p. 80, Berol. 1827.]
[Note 423 : _Adespot._ 692.]
[Note 424 : _Troad._ 335-337. Barn. = _Cf._ Seidler ad h. I.]
[Note 425 : I, 13, p. 74, édit. Boden.]
[Note 426 : No XIII, _Anal._ II, p. 203. = _Anth. Palat._ VII, 183.]
[Note 427 : No LXXIX, _Anal._ II, p. 234. = _Anth. Palat._ VII, 186.]
[Note 428 : Xénoph. Ephes. I, 8, p. 13, l. 14 : ἦγον τὴν κόρην εἰς τὸν θάλαμον, μετὰ λαμπάδων, τὸν ὐμέναιον ᾄδοντες.]
[Note 429 : _Adespot._ 703. = _Anth. Pal. app._ 225.]
[Note 430 : _Epigr. suprà laud._]
[Note 431 : _Anth. Palat._ VIII, 229.]
[Note 432 : Euripid. _Alcest._ 925.]
[Note 433 : V. 945.]
[Note 434 : Forme inconnue pour ἱερατεύω : on connaît déjà ἱερείτης et ἱερεῖτης.]
[Note 435 : Thrige, _Res Cyren._ p. 95. Hafn. 1828. — Pacho, _Voyage_, p. 217, 218.]
[Note 436 : _Rech. pour servir à l’hist. de l’Égypte_, etc., pag. 414.]
[Note 437 : Burckhardt, _Trav. in Syria_, pag. 115.]
[Note 438 : _Marm. Oxon._, no IX, l. 2.]
[Note 439 : Ap. Jos. _Ant. Jud._, XIV, 10, 23.]
[Note 440 : Vandale, _Dissert._, p. 627.]
[Note 441 : C’est le _Malchus_ syriaque ; l’autre nom est-il dans le même cas ?]
[Note 442 : Sur la réunion des mots σεβαστός et Αὔγουστος, voyez ce que j’ai dit dans l’analyse des Inscriptions de Vidua, p. 8.]
[Note 443 : Recherches pour servir à l’histoire de l’Égypte, p. 153.]
[Note 444 : Philo _ad Caïum_, p. 772 D, 778 D. — Inscr. dans Koehler, _Mon. de la reine Comosarye_, p. 68, 69.]
[Note 445 : Spanh. _Præst. num._ p. 52, 477, 520, 524.]
[Note 446 : Recherches, etc., p. 162.]
[Note 447 : Les mêmes, p. 164.]
[Note 448 : Les mêmes, p. 166.]
VOYAGE DANS LA MARMARIQUE, LA CYRÉNAÏQUE ET LES OASIS D’AUDJELAH ET DE MARADÈH,
=PAR M. J.-R. PACHO.=
* * * * * Planches. * * * * *
* * * * *
PARIS, LIBRAIRIE DE FIRMIN DIDOT, PÈRE ET FILS, RUE JACOB, No 24. * * * * * 1828.
[Décoration]