Reconnaissance au Maroc, 1883-1884 (Texte)

Part 47

Chapter 472,721 wordsPublic domain

de Tazalaṛt à Semlal comme de Mellaḥ Tiallalin à Aït Çaleḥ.

Désert entre ces deux points.

de Semlal à Tiffitra comme de Mellaḥ Tiallalin à Aït ou Alil.

Désert entre ces deux points.

de Tiffitra à Nezala comme de Mellaḥ Tiallalin à Aït Ọtman.

Désert Taqqat Nezala entre ces deux points.

de Nezala à Ibabaḥen comme de Mellaḥ Tiallalin à Aït ou Alil.

3o OUAD TODRA. — L’Ouad Todṛa, d’une grande importance, et par lui-même, et par son affluent l’Ouad Ṛeris, fera l’objet d’un article spécial.

2o. — OUAD TODRA.

=I. Ouad Todra.=

L’Ouad Todṛa prend sa source à peu de distance de l’oasis du Todṛa, dans les hauts massifs qu’on en aperçoit vers le nord-ouest. Le mont d’où il sort s’appelle Aqqa Tizgi ; c’est une muraille rocheuse du pied de laquelle jaillissent des sources abondantes qui forment l’Ouad Todṛa. De là il va arroser la longue bande du Todṛa, où il a toujours de l’eau, été et hiver. Au sortir de cette oasis, le lit s’en dessèche et les bords en deviennent déserts jusqu’au Ferkla. Il arrose le Ferkla, puis rentre dans le désert : du point où il sort du Ferkla à celui où il se jette dans le Ziz, on ne trouve plus sur ses rives aucune grande oasis, mais seulement de loin en loin quelque qçar isolé entouré de dattiers, simple tache dans la plaine. Dans la portion inférieure de son cours, il porte souvent le nom d’Ouad Ferkla.

Nous allons étudier successivement le Todṛa, le Ferkla et les qçars au-dessous de Ferkla.

1o _TODRA_. — L’oasis du Todra se compose de deux parties : d’abord le Todṛa proprement dit, formé des qçars appartenant à la tribu chleuḥa des Todṛa, en second lieu une série de qçars appartenant aux Berâber. Tous sont sur le cours même de l’Ouad Todṛa, ceux-ci au-dessous des premiers. Une longue bande de palmiers, courant sans interruption sur les bords de la rivière, enveloppe les uns et les autres ; aucune frontière apparente n’existe entre ceux des Todṛa et ceux des Berâber.

TODRA PROPREMENT DIT. — Voici les noms des qçars qui le composent, dans l’ordre où on les rencontre en descendant l’Ouad Todṛa :

Aït Baḥa } rive 20 fusils. } gauche, } Aït Ousal (Zaouïa Sidi } Tizgi rive 120 Ạbd el Ạli) } droite, } Tabia } rive 30 } gauche,

Aït Ạchcha rive 25 droite,

Aït Sidi ou Brahim rive 100 gauche,

Aït Zakri } rive } } gauche, } } } Aït Segmounni } rive } } gauche, } } } Aït Ismen } rive } } gauche, } } Aït Senan } 300 Aït Çaïb ou Ọtman } rive } } gauche, } } } Iḥedzamen } rive } } gauche, } } } Zaouïa Iḥedzamen } rive } } gauche, }

Aït Ạriṭan rive 100 droite,

Aït Ijjou rive 15 droite,

Aït Barra rive 40 droite,

Aït Ouzana rive 100 droite,

Asfalou rive 50 gauche,

Aït Zilal rive 30 gauche,

Tagounsa rive 35 gauche,

Aït Bou Oujjan rive 120 gauche,

Ismarin rive 40 droite,

Tikoutar rive 100 gauche,

Tiidrin rive 80 gauche,

Taourirt rive 150 droite,

Aït Ourjedal rive 40 droite,

Afanour rive 200 gauche,

Tiṛremt rive 50 droite,

Tinṛir rive 200 droite,

Imousas rive 30 gauche,

Ilougan (Zaouïa Oulad rive 30 Sidi Ḥamed Ben Ạbd eç gauche, Çadoq)

Ḥelloul rive 70 gauche,

Tamasint rive 50 gauche,

Aït b Oulman rive 25 droite,

Azrou rive 25 droite,

Tagoummast sur les 200 deux rives,

Ifri rive 20 gauche,

Aït El Ḥasen ou Ạli rive 30 droite,

Aït El Qaṭi rive 20 droite,

Iạdouan rive 60 droite,

Aït Iaḥia rive 10 droite,

Aït Moḥammed rive 150 gauche,

Aït Iạla rive 50 droite,

Ikhba } } Aït Bou Iaḥia } Amzaourou rive 200 } gauche, } Aït Ḥammi }

Ḥara Imziouan } } El Ḥara rive 600 } droite, Ḥara Mrabṭin (Zaouïa } Sidi el Ḥadj Ạmer) }

Les qçars que nous venons d’énumérer composent toute la tribu des Todṛa. Les Todṛa sont Chellaḥa ; ils se subdivisent en deux fractions, Aït Çaleḥ et Aït Genad : tel qçar appartient à telle fraction ; dans certains, les deux fractions sont mélangées. Chaque qçar a son gouvernement à part et vit isolé des autres, ne s’en rapprochant qu’en cas de guerre ; leur organisation à tous est identique : ils se nomment chacun un chikh el ạam tous les premiers de l’an. En temps ordinaire, aucun lien entre les différents qçars : on ne se concerte, on ne se réunit que s’il y a guerre. Les Todṛa sont indépendants. Ils n’ont de debiḥa sur personne, pas même sur leurs puissants voisins les Berâber. Leur nombre et surtout leur caractère belliqueux ont sauvé leur indépendance.

Les Todṛa ont un qaḍi, Sidi Ḥamed d Aït Sidi Ạïssa, habitant Tinṛir.

Langue tamaziṛt.

Deux marchés, tenîn et khemîs de Tinṛir.

Quatre mellaḥs.

Distances : de Tinṛir à El Ḥara comme de Tinṛir à Tizgi, ou quelques centaines de mètres de plus.

de Taourirt à Asfalou 2 fois 1/2 comme de Taourirt à Tinṛir.

d’Asfalou à Tizgi 4 fois comme de Taourirt à Tinṛir.

De Tizgi à El Ḥara, tout l’ouad n’est que cultures et dattiers (bou feggouç et bou souaïr) ; pas de désert.

QÇARS DES BERABER FAISANT PARTIE DE L’OASIS. — Voici leur énumération, dans l’ordre où on les rencontre en descendant l’ouad ; ils font suite immédiatement aux précédents :

Taria Ilemsan rive 40 fusils droite,

Tiṛremt Aït b ou Iknifen rive 20 droite,

Ignaouen rive 50 droite,

Tiṛremt Aït Iạzza rive 50 gauche,

Aït el Miskin (zaouïa) rive 30 gauche,

Tiṛrematin Aït Aïssa ou Brahim (2 qçars : rive 100 Tiṛremt Fouqania, Tiṛremt Taḥtania) gauche,

Tachbacht Aït Isfoul rive 50 gauche,

Ces qçars, bien que se touchant, sont indépendants les uns des autres ; ils appartiennent, l’un à telle fraction des Berâber, l’autre à telle autre, et suivent le sort de leurs propriétaires.

Distances : de El Ḥara à Taria Ilemsan comme de Taourirt à Asfalou.

de Taria à Tiṛremt Aït b ou Iknifen comme de Taourirt à Asfalou.

de Tiṛremt Aït b ou Iknifen à Ignaouen comme de Taourirt à Asfalou.

de Tiṛremt Aït Iạzza à T. Aït Aïssa ou Brahim comme de Taourirt à Tinṛir.

de T. Aït Aïssa ou Brahim à Tachbacht Aït Isfoul comme de Taourirt à Asfalou.

Ignaouen et Tiṛremt Aït Iạzza se font face.

2o _FERKLA_. — L’oasis du Ferkla se compose d’un certain nombre de qçars, échelonnés sur les deux rives de l’Ouad Todṛa, au milieu d’une bande de palmiers qui les enveloppe tous. Voici l’énumération de ces qçars, dans l’ordre où on les rencontre en descendant l’ouad :

RIVE DROITE :

El Khorbat (Aït Melṛad). 400 fusils.

Chạt (2 qçars) (Aït Melṛad). 200

Aït Ben Nacer (marabouts). 30

Aït Ạsem (Aït Melṛad). 200

Tirdouin (Ahel Ferkla). 120

Gardmit (Aït Melṛad). 200

RIVE GAUCHE :

Asrir (Ahel Ferkla). 600 fusils.

Cheurfa Taïrza (cherifs). 50

Talalt (Ahel Ferkla). 50

Tiṛfert (Ḥaraṭîn). 200

Aït Sidi El Houari (marabouts). 400

Oulad Mạmmer (Ahel Ferkla). 150

La population du Ferkla est composée partie d’Aït Melṛad, partie d’Ahel Ferkla, partie de Ḥaraṭîn, partie de marabouts. Les uns et les autres sont indépendants. Les Ahel Ferkla sont des Chellaḥa ; les qçars que nous venons de mentionner comme leur appartenant, forment toute leur tribu ; ils sont libres et n’ont de debiḥa sur personne : les Aït Melṛad mêmes, leurs puissants voisins, ne sont pas plus indépendants qu’eux. Les Ḥaraṭîn et les marabouts ont su également conserver leur liberté.

Les divers qçars du Ferkla vivent isolés les uns des autres, chacun avec son gouvernement particulier ; ce gouvernement est le même dans tous : celui d’un chikh el ạam. Aucun lien commun n’unit les qçars entre eux.

Les dattes du Ferkla sont des bou feggouç et des bou souaïr.

Langue tamaziṛt.

Deux marchés, ḥad et khemîs d’Asrir.

Un mellaḥ.

Distances : d’El Khorbat à Oulad Mạmmer comme de Tinṛir (Todṛa) à Aït Moḥammed.

Gardmit est en face d’Oulad Mạmmer.

3o _QÇARS AU-DESSOUS DU FERKLA_. — Il existe un chemin direct du Todṛa au Tafilelt, par le cours de l’Ouad Todṛa. Le voici :

On quitte le Ferkla et l’on s’engage dans le désert en descendant la rive droite de l’Ouad Todṛa. On arrive d’abord à :

_Izelf Aït Melrad_, qçar de 50 fusils, entouré de dattiers ; il est à quelque distance de l’Ouad Todṛa et n’est alimenté que par des sources.

Distance : du Ferkla à Izelf comme d’Imiṭeṛ à Timaṭṛeouin.

De là on gagne :

_Igli Aït Khelifa_, grand qçar de 300 fusils, entouré de dattiers, habité par une population de marabouts (Oulad Sidi El Houari), de Ḥaraṭîn et d’Aït Khelifa (Aït Atta). Il est aussi à quelque distance de la rivière, sur sa rive droite ; il est arrosé par des sources.

Distance : d’Izelf à Igli comme 2 fois de Taourirt (Todṛa) à Asfalou.

Puis on passe à :

_Mellạb Aït Iạzza_, qçar de 100 fusils, entouré de dattiers. Mellạb se trouve sur la rive gauche de l’Ouad Todṛa. Chemin faisant, on a traversé la rivière à mi-route entre Igli et Mellạb.

Distance : d’Igli à Mellạb comme deux fois de Taourirt à Asfalou.

On continue à descendre la rive gauche du cours d’eau et on arrive à :

_Oul Touroug_, qçar de 150 fusils, entouré de dattiers, appartenant aux Aït Iạzza et aux Aït Khelifa. Il est situé sur le bord même de l’ouad (rive gauche).

Distance : de Mellạb à Oul Touroug comme de Taourirt (Todṛa) à Foum el Qous n Tazoult.

De là on continue à descendre l’Ouad Todṛa, qui, peu au-dessous d’Oul Touroug, reçoit sur sa rive gauche l’Ouad Ṛeris. Puis on parvient à :

_Tilouin_, grand qçar, entouré de dattiers, situé sur le bord de la rivière (rive gauche). C’est auprès de Tilouin qu’eut lieu, en 1883, une grande bataille entre les Aït Atta et les Aït Melṛad. Le qçar appartient actuellement aux Aït Melṛad.

Distance : d’Oul Touroug à Tilouin comme de Mellạb à Oul Touroug.

De Tilouin, en descendant toujours l’Ouad Todṛa, on arrive à :

_Fezna_, qçar de 300 fusils, entouré de dattiers, s’élevant au bord du cours d’eau (rive gauche). Il appartient aux Aït Iafelman.

Distance : de Tilouin à Fezna comme de Taourirt (Todṛa) à Imiṭeṛ.

Peu au-dessous de Fezna, l’Ouad Todṛa se jette, dit-on, dans l’Ouad Ziz : ce confluent se trouverait non loin d’El Djerf sur le Ziz.

=II. — Ouad Imiter.=

L’Ouad Todṛa reçoit deux affluents importants : l’Ouad Imiṭeṛ, se jetant sur sa rive droite dans la portion inférieure de l’oasis du Todṛa, au-dessous du qçar d’Aït Iaḥia, en face de celui d’Aït Moḥammed ; l’Ouad Ṛeris, se jetant sur sa rive gauche à quelque distance au-dessous d’Oul Touroug.

Nous allons les étudier l’un après l’autre.

L’Ouad Imiṭeṛ prend sa source dans les massifs qui s’élèvent au nord de la plaine d’Anbed. Il arrose successivement sur son cours :

Imiṭeṛ (groupe de quatre qçars contigus : Aït Brahim, Iṛir, Taouaḥmant, Aït Moḥammed, appartenant tous aux Aït b ou Iknifen). 150 fusils.

Timaṭṛeouin Ignaouen. 50

Qcîba Aït Moulei Ḥamed rive } gauche } } Qcîba Moulei Brahim rive } 50 droite } } Qcîba Imougar rive } gauche }

Les jardins de ces trois derniers qçars se touchent ; ceux-ci ne forment qu’un seul groupe ; deux d’entre eux appartiennent à des cherifs, le dernier à des Aït Atta (les Imougar sont une subdivision des Aït Isfoul).

De là, l’Ouad Imiṭeṛ passe à

Tilouin Aït Isfoul rive droite, 20 fusils.

Puis il va se jeter dans l’Ouad Todṛa, en face d’Aït Moḥammed.

Des trois qcîbas à Tilouin, comme de Tilouin à Aït Moḥammed, il n’y a que le désert.

Distances : de Qcîba Imougar à Tilouin comme de Timaṭṛeouin à Foum el Qous.

de Tilouin à Aït Moḥammed comme de Timaṭṛeouin à Foum el Qous.

=III. — Ouad Reris.=

L’Ouad Ṛeris prend sa source sur le versant méridional du Grand Atlas. Le premier endroit habité qu’il arrose est le district d’Amtrous. Après l’avoir traversé, il rentre dans le désert ; puis on trouve successivement sur son cours, en le descendant : une réunion de 5 qçars appartenant aux Aït Melṛad, un désert, le district de Semgat, un désert, un groupe de 4 qçars des Aït Melṛad, un désert, l’oasis de Taderoucht, un désert, le Ṛeris. Au sortir du Ṛeris, il rentre dans le désert et y demeure jusqu’à son confluent avec l’Ouad Todṛa, à peu de distance d’Oul Touroug.

_AMTROUS_. — Le district d’Amtrous se compose d’un certain nombre de qçars, situés sur l’Ouad Ṛeris ; en voici les noms, dans l’ordre où on les trouve en descendant la rivière :

Toumlilin rive droite, 30 fusils

Aït Daoud ou Ạzzi rive gauche, 70

Taadadats rive gauche, 50

Timoula rive gauche, 50

Igedman rive droite, 40

Aït Hani rive gauche, 50

Tizeggarin rive gauche, 30

Asing rive gauche, 100

Tiidrin rive gauche, 100

Le district d’Amtrous est habité partie d’Aït Melṛad, partie d’Aït Ḥediddou. Ces deux fractions se partagent les différents qçars.

Ni marché, ni Juifs.

Distance : d’Aroraï à Tiidrin comme de Taourirt à El Ḥara (Todṛa).

_AIT MELRAD_. — Au-dessous de ce district, se trouvent, séparés de lui par un désert assez court, 5 qçars unis en un seul groupe, appartenant aux Aït Melṛad ; ce sont, dans l’ordre où on les trouve en descendant la rivière :

Aroraï. 100 fusils.

Achoul Sidi Bou Iạqob. 100

Aït Sidi Moḥammed ou Iousef. 20

Aït er Riban. 30

Amougger. 100

Ni marché, ni Juifs.

Distance : d’Imiṭeṛ à Amougger comme de Tinṛir à El Ḥara.

Les cinq qçars se touchent.

_SEMGAT_. — Au-dessous de ces cinq qçars, sur le cours de l’Ouad Ṛeris, se trouve, séparé d’eux par un court désert, le district de Semgat. Il se compose des qçars suivants, échelonnés sur les bords de la rivière ; les voici, dans l’ordre où on les rencontre en la descendant :

Imiṭeṛ (2 qçars : Aït Brahim, El Qçar el rive 100 fusils. Kebir) gauche,

Aït Ouahi rive 30 gauche,

Aït Selîman rive 50 gauche,

Aït Ioub rive 80 gauche,

Aït Bou Izzem rive 30 droite,

Imelouan rive 50 gauche,

Amellagou rive 40 gauche,

Le district de Semgat appartient aux Aït Melṛad et n’est peuplé que d’eux.

Ni marché, ni Juifs.

Distances : de Taḥamdount au Semgat comme de Tizgi à El Ḥara (Todṛa).

d’Amellagou à Imiṭeṛ comme de Taourirt à Tinṛir.

_AIT MELRAD_. — Au-dessous du Semgat, séparé de lui par un désert assez court, se trouve, sur l’Ouad Ṛeris, un groupe de 4 qçars appartenant aux Aït Melṛad. Ce sont, dans l’ordre où on les voit en descendant la rivière :

Taḥamdount rive droite, 30 fusils.

Qçar Kebir Aït Brahim rive droite, 30

Qçar Aït Brahim rive gauche, 30

Timzgit (2 qçars) sur les deux rives, 50

Ces localités sont toutes entourées de dattiers ; ce sont les premières de l’Ouad Ṛeris qui en possèdent ; plus haut, cet arbre ne croît pas : au-dessus de Taḥamdount, les oliviers, les grenadiers, les figuiers sont les seules essences qui poussent sur les bords de la rivière : au-dessous de ce qçar, pas un lieu habité où il n’y ait des palmiers.

Ni Juifs, ni marché.

Distances : de Timzgit au Taderoucht comme d’Asfalou à Aït Moḥammed.

de Timzgit à Aït Brahim comme de Taourirt à Tinṛir.

Qçar Kebir Aït Brahim fait face à Qçar Aït Brahim.

De Qçar Kebir Aït Brahim à Taḥamdount, 400 mètres.

_TADEROUCHT_. — Au-dessous de ces 4 qçars, séparée d’eux par un court désert, se trouve, sur l’Ouad Ṛeris, l’oasis de Taderoucht ; elle se compose d’un certain nombre de qçars échelonnés sur les deux rives du cours d’eau, au milieu d’une bande continue de palmiers. Voici les noms de ces localités, dans l’ordre où on les trouve en descendant la rivière :

Moui (Qebala) rive droite, 200 fusils.

Aourir (marabouts) rive gauche, 50

Iṛerm n Cherif (Qebala) rive gauche, 20

El Ḥara (marabouts et Qebala) rive gauche, 60

Qcîrat Sidi Ạbd Allah ou Ạli (marabouts) rive gauche, 10

Taziat (Berâber) rive gauche, 80

Zenba (marabouts) rive gauche, 30

El Bordj (marabouts) rive gauche, 50

Aucun lien n’existe en temps habituel entre les divers qçars du Taderoucht. Chacun vit isolément, administré par son chikh el ạam.

Langue tamaziṛt.

Pas de marché.

Un mellaḥ.

Distances : du Ṛeris au Taderoucht comme de Tinṛir à El Ḥara (Todṛa).

d’El Bordj à Moui comme de Taourirt à Tinṛir.

_RERIS_. — Au-dessous du Taderoucht, séparée de lui par un court désert, se trouve, sur le cours de la même rivière, la grande oasis du Ṛeris. C’est une longue ligne de qçars échelonnés sur les bords de l’Ouad Ṛeris, au milieu d’un ruban d’épaisses plantations de dattiers. Voici l’énumération de ces qçars, dans l’ordre où on les trouve en descendant le cours d’eau ; ils sont tous sur la rive droite :

Maggaman (Berâber). 30 fusils.

Aït Iaḥia ou Ọtman (Berâber). 400

Gelmima (Berâber). 250

Kherraza (Berâber). 50

Aït Mouch (Chellaḥa indépendants). 50

Takatirt (Berâber). 40

Bou Tnefit (Chellaḥa indépendants). 150

Sidi Moḥammed ou El Ḥasen (marabouts). 30

Gaouz Aït Sidi Ạmer (marabouts). 25

Aït Sidi Ạmer (marabouts). 50

Cheurfa Aqqa (cherifs). 50

Ifsaḥen (Chellaḥa indépendants). 100

Aït Iạqob (Chellaḥa indépendants). 40

Aït Sidi Ạli (marabouts). 30

Aït Sidi Ạmer (marabouts). 30

Amtoz (Chellaḥa indépendants). 40

Aït Mouḥ ou Iaḥia (Chellaḥa indépendants). 80

Khelil (Chellaḥa indépendants). 50

Tourza (marabouts).

Tous ces qçars sont au bord même de l’ouad, arrosés par la conduite dite sagia taḥtia, « canal inférieur ». Il y a encore 5 localités, situées à quelques centaines de mètres du cours d’eau, sur la même rive, alimentées par un autre canal, sagia fouqania, « canal supérieur ». Elles sont unies en un seul groupe et fort rapprochées les unes des autres ; elles se trouvent vis-à-vis d’Aït Iaḥia ou Ọtman et de Gelmima. En voici les noms :