Missions au Sahara, tome 1

Part 14

Chapter 143,627 wordsPublic domain

Il est évident aussi que dans ce domaine très étendu, où se rencontre épars sur le sol le matériel à moudre néolithique, les régions où il est resté en usage sont d’étendue insignifiante. Sur les bords du Niger par exemple, il me semble bien que son usage a presque tout à fait disparu. A Tombouctou on m’a bien montré deux pierres plates, qu’on frotte l’une contre l’autre et qui servent à parachever la fabrication de la farine, mais elles sont frustes, à peu près telles que la nature les a faites, un accessoire domestique sans importance, bien éloignées du fini et de l’élégance des rouleaux et des augets qu’on trouve dans la brousse.

On a dit que les rouleaux et les augets se retrouvaient aujourd’hui dans les cimetières ; j’ai rapporté une meule dormante brisée, qui porte une inscription arabe funéraire. M. Desplagnes en a publié une fort belle[107].

Si les rouleaux à moudre et les augets n’étaient tombés en désuétude on s’expliquerait difficilement leur accumulation sur les tombes en grandes quantités ; non seulement ces beaux outils intacts, finement travaillés, auraient trop de valeur pour être ainsi abandonnés si on en avait l’emploi, mais encore leur association sur les tombeaux avec des haches néolithiques suggère l’idée d’une sorte de vénération religieuse, s’attachant à des restes un peu mystérieux du passé. Au reste j’ai recueilli une petite légende touareg qui confirme cette manière de voir. Au puits de Meniet (sud du Mouidir) mourut la chamelle d’Élias (personnage du folklore touareg) ; de ce point précis Elias lança sa sagaie qui tomba à dix kilomètres de là ; au point où elle est tombée, à côté d’un redjem on voit des pilons en pierre. Ainsi les pilons en pierre sont associés à la sagaie d’Elias, ce serait faire beaucoup d’honneur à un ustensile actuel de ménage parfaitement identifié.

En résumé l’usage du matériel à moudre néolithique a partiellement disparu, mais il s’est maintenu partiellement, et nous saisissons ici sur le fait combien toute cette zone est encore incomplètement dégagée du néolithisme.

Aussi bien il n’est pas difficile d’en donner d’autres preuves.

La hache touareg est en fer, mais à emmanchure néolithique.

On sait que les Touaregs et les Nigériens portent au-dessus du coude un bracelet de pierre (l’_abedj_). C’est un produit de l’industrie locale, j’ai trouvé dans les hauts de l’O. Taoundrart (Adr’ar des Ifor’ass) sur un affleurement de chloritoschistes un atelier d’abedj. Ainsi les Touaregs ont conservé la tradition du travail de la pierre.

=Conclusion.= — Il paraît évident que dans toute la Berbérie l’usage des outils et des armes en pierre s’est maintenu jusqu’à une époque récente. Dans les tombeaux on trouve le cuivre et le bronze toujours mélangés avec le fer ; pas trace d’époques indépendantes du cuivre et du bronze ; des silex taillés en petit nombre ont été trouvés dans des tombeaux qui contenaient aussi des objets en fer. Tout indique que le néolithisme rejoint ici l’âge du fer.

D’autre part, il n’y a aucune raison d’admettre que l’introduction du fer ait eu lieu ici de meilleure heure qu’en Europe. Au contraire, on trouve des stations de silex taillés dans des ruines historiquement datées comme celles de Mzaourou. Des dessins rupestres libyco-berbères, datés eux aussi par les animaux d’introduction récente qu’ils représentent (chameaux), n’ont pu être gravés qu’avec un outil néolithique. Tous ces vestiges du passé, outils néolithiques (les pilons à tout le moins), gravures, redjems sont rattachés par les Touaregs à des personnages mythiques, Elias et Amamellé, au sujet desquels le folklore fourmille d’anecdotes. Chez les Berbères d’Algérie, _a fortiori_ chez ceux du Sahara, encore plus illettrés, l’histoire a vite fait de dégénérer en mythe. Pour que les souvenirs rattachés à Elias et Amamellé soient restés aussi vivants il faut qu’ils ne remontent pas à une époque reculée.

Au reste ce sont là les conclusions auxquelles on s’arrête généralement, ce sont celles de Foureau.

On peut affirmer encore que le néolithisme descend à une époque d’autant plus rapprochée de nous qu’on s’enfonce davantage dans l’intérieur du continent ; comme en témoigne non seulement l’emmanchure néolithique des haches touaregs et soudanaises, et l’usage de l’abedj, mais encore le fini des dessins rupestres sahariens représentant le chameau, ou encore la beauté des pointes d’Ouargla.

Nous sommes en état, semble-t-il, de distinguer des provinces. Celle du nord-ouest (Zousfana) est la moins intéressante, en ce sens du moins qu’elle est un simple prolongement de l’algérien néolithique. Mais les deux autres sont bien individualisées, aussi bien vis-à-vis de l’Algérie qu’entre elles.

Elles sont on ne peut plus distinctes ; d’une part, dans l’erg oriental entre Ouargla et Radamès, énorme prédominance des flèches en silex ; — de l’autre, dans tout le Sahara central, prédominance non moins énorme des haches en roches cristallines.

Cette province Saharienne centrale semble un simple prolongement de la Soudanaise, telle que je l’ai entrevue et que M. Desplagnes l’a étudiée. Je ne saurais pas assurément où fixer une limite entre les deux et sur quels arguments baser une distinction. Notons même que les flèches nigériennes assez rares trouvées par M. Desplagnes sont exactement du type d’Ouargla[108]

Au contraire, du côté de l’Algérie l’hiatus est évident. Non seulement les rouleaux écraseurs d’âge récent font défaut en Algérie, mais les pointes d’Ouargla ne s’y trouvent que dans les vieux dépôts de cavernes.

Il reste bien entendu, naturellement, que toutes ces formes néolithiques, algériennes, sahariennes et soudanaises, ont des affinités communes avec le néolithique égyptien. Que l’Égypte soit pour toutes les civilisations nord-africaines le centre le plus ancien de diffusion, c’est un point acquis et d’ailleurs trop évident. Mais à cette restriction près le néolithique saharien tout entier a ses affinités bien plutôt avec le Soudan qu’avec l’Algérie. C’est un fait qui n’a jamais été signalé, et qui paraît incontestable.

Il semble bien aussi qu’il y ait entre les deux provinces, d’Ouargla et Saharienne centrale, un autre point très important de ressemblance. Qu’on jette un coup d’œil sur la carte des gisements de silex à la fin du deuxième volume des _Documents de la Mission saharienne_[109], on sera frappé de voir combien ces stations se pressent dans la cuvette de l’Igargar. Elles sont beaucoup plus rares non seulement au Tassili, mais aussi au Tadmaït, dans le haut pays, dans la section amont des fleuves.

C’est absolument ce que nous avons observé dans le Sahara central, les montagnes, Hoggar, Aïr, Mouidir, Ahnet sont très pauvres en industrie néolithique. Nous la trouvons concentrée dans le Tanezrouft et dans le Tiniri, c’est-à-dire dans les plaines d’alluvions des bas fleuves. Évidemment c’est là que vivaient les néolithiques, dans des régions qui sont aujourd’hui parfaitement inhabitables et inhabitées. Car la cuvette de l’Igargar, elle aussi, est dans son ensemble un désert redoutable, quoiqu’un peu de vie se soit conservée en son point le plus bas, au voisinage de l’Atlas (Ouargla, l’oued R’ir).

Tout au rebours la vie actuelle au Sahara s’est réfugiée aux extrêmes radicelles des réseaux fluviaux dans les massifs montagneux qui arrêtent au passage quelque humidité. Les redjems et les gravures rupestres lui font cortège ; nous n’en avons pas vu dans les plaines désertes, Foureau n’en signale pas dans la cuvette de l’Igargar et pour les redjems en particulier cette lacune ne peut pas être fortuite. Quand nous disons gravures rupestres, nous entendons les plus récentes, les libyco-berbères frustes ou soignées, dépourvues de patine, puisque les anciennes font à peu près défaut. En un mot tout ce qui est actuel ou moderne en fait d’humanité ou de vestiges humains, tout ce qui se rattache à l’âge du fer est concentré dans les montagnes : tout le néolithique dans les plaines en contre-bas. Et notons que les seules gravures rupestres dont je puisse garantir l’ancienneté sont à Timissao, au cœur du Tanezrouft (?)

Cette répartition inverse des deux populations successives, néolithique et moderne, atteste évidemment qu’il s’est produit entre les deux un changement profond dans les conditions d’habitabilité, j’évite à dessein de dire un changement de climat.

Les néolithiques avaient d’ailleurs un matériel très compliqué à moudre le grain. Est-il incorrect d’en inférer qu’ils étaient grands consommateurs, et par conséquent producteurs de céréales, c’est-à-dire sédentaires ? Sans doute les Touaregs actuels, qui ne sont rien moins que cultivateurs, ont conservé dans une certaine mesure ce matériel néolithique ; et sans doute aussi ils consomment des grains, le peu de blé, orge, sorgho, qui pousse dans les ar’rem du Hoggar, et les graines de graminées sauvages (comme le drinn). Pourtant il n’est pas douteux que les céréales ne constituent pas pour eux, comme pour les peuples sédentaires, la base de l’alimentation : ils vivent surtout de lait, de viande et de dattes. Et c’est peut-être précisément parce que les grains sont pour eux une alimentation accessoire, qu’ils se contentent du matériel néolithique, d’ailleurs appauvri et dégénéré. En tout cas, ils laissent inutilisés à la surface du Sahara des milliers de rouleaux et de meules dormantes, en parfait état de conservation, et dont ils semblent même, pour peu que la forme en soit aberrante du type familier, ne pas soupçonner l’usage, avec cette incuriosité du Touareg pour tout ce qui n’est pas l’auxiliaire pratique et immédiat de sa rude existence.

Notons encore que la grande prédominance des haches dans tout le Sahara central suggère bien en effet l’idée d’une population agricole et sédentaire. On imagine qu’une population de nomades, pasteurs, chasseurs et guerriers, aurait eu un outillage militaire plus compliqué, où les armes de jet, les pointes auraient tenu une grande place.

Tout cela concorde, et je ne crois pas interpréter abusivement le témoignage des faits en affirmant que, pendant toute la durée de l’époque néolithique, les cuvettes alluvionnaires du Sahara les plus désolées aujourd’hui ont été peuplées et susceptibles de culture à quelque degré. Il serait désirable assurément d’appuyer cette théorie sur des documents, je ne dis pas plus probants, mais plus nombreux. Il est clair que les plaines sahariennes défendues contre l’exploration par leur aridité, et par l’accumulation des dunes, sont tout particulièrement inconnues. Elles recèlent probablement, de l’homme néolithique, d’autres vestiges que des haches éparses et des meules dormantes. D’ores et déjà pourtant, l’idée paraît s’imposer, étayée sur un nombre respectable de faits négatifs et positifs, tous concordants. Mais ici nous nous heurtons à une difficulté intéressante. Le néolithique est d’hier dans le monde entier, et tout particulièrement dans l’Afrique du nord ; il est par définition post-quaternaire, et dans le Sahara il paraîtrait déraisonnable de reculer l’introduction du fer à beaucoup plus de deux mille ans. S’il s’était produit un changement de climat à une époque aussi récente, déjà historique, et dans un pays aussi proche de la Méditerranée, à coup sûr nous en serions informés.

Il faut donc que la modification constatée dans les conditions d’habitabilité soit indépendante du climat ; disons donc que les grands fleuves sahariens ont conservé, jusqu’à la fin du néolithique, assez de vie et d’humidité pour alimenter, par exemple, des oasis, aussi longtemps que les progrès du décapage éolien, et la formation des dunes qui en est la conséquence, n’avaient pas interrompu la continuité du tapis alluvionnaire.

Notre étude ethnographique nous conduit donc à des conclusions déjà formulées à la fin du chapitre précédent ; par des voies différentes nous sommes conduits à la même hypothèse, qui en devient plus vraisemblable.

On pourrait aller plus loin et aborder incidemment une question un peu dangereuse. Qu’étaient ces néolithiques sahariens, agriculteurs et riverains des grands oueds ? des Berbères ? ou des Soudanais ? c’est la vieille question garamantique, soulevée par Duveyrier.

On a dit que l’outillage néolithique saharien est soudanais bien plus qu’algérien.

On sait d’autre part que le climat, au Sahara, aux oasis par exemple, interdit aux hommes de race blanche l’agriculture, qui, jusqu’aux portes de Biskra, reste réservée aux Noirs.

La question des bœufs porteurs est de nature à jeter quelque jour sur la question. Des bœufs bâtés sont fréquemment représentés dans les dessins rupestres, et cela jusqu’à Barrebi, au pied de l’Atlas. Nous savons d’ailleurs par les auteurs anciens que les Garamantes avaient des bœufs porteurs, et que ces animaux jouaient à peu près au Sahara le rôle actuellement dévolu aux chameaux. D’ailleurs, quoiqu’on l’ait trop souvent oublié, en traitant la question si controversée des Garamantes, on n’ignore pas que le bœuf porteur est actuellement encore d’un usage courant au Soudan, sur les bords du Niger. Les Touaregs de la boucle connaissent et emploient le bœuf porteur. Le bœuf soudanais est d’ailleurs beaucoup moins exclu du Sahara qu’on ne l’imagine : Duveyrier le signale à R’at[110].

Dans l’Adr’ar des Ifor’ass il est abondant, et il se retrouve au Hoggar même ; les Touaregs du Hoggar ont un cheptel de zébus qu’ils renouvellent facilement chez les Ifor’ass, leurs clients. Cela revient à dire qu’il ne serait pas impossible aujourd’hui encore de faire traverser le Sahara à une charge portée par un bœuf. Les zébus du Hoggar, pour peu qu’on choisisse la saison et la route, atteindraient sans difficulté insurmontable le Tidikelt (où les moutons et les chèvres arrivent tous les hivers), et le long des oasis, qui forment un chapelet continu, le voyage se continuerait jusqu’en Algérie. Ce voyage serait une absurdité économique, le bœuf ne pouvant évidemment soutenir la concurrence du chameau, il ne serait pas une impossibilité pratique.

Lors donc que nous constatons l’existence de bœufs porteurs garamantiques dans les postes romains de la Tripolitaine, il est difficile de se soustraire à la conclusion que les caravanes transsahariennes disposaient il y a deux mille ans d’un outillage, et peut-être d’un personnel soudanais.

Rappelons que dans le nom des Garamantes on a voulu retrouver celui des Haratins, cette tribu ou plutôt cette caste de Noirs qui peuplent les oasis de l’O. R’ir, d’Ouargla, du Touat, de l’O. Draa ; il est vrai que le sang des Haratins est incessamment renouvelé par les Nègres soudanais affranchis, mais si la traite a contribué à maintenir cette caste, il ne s’ensuit pas qu’elle l’ait créée. Il pourrait bien y avoir là un résidu d’une ancienne tribu soudanaise aborigène. La thèse a été soutenue et elle l’est encore.

Les Touaregs eux-mêmes sont sans doute des Berbères et par suite des Blancs. La couleur de la peau est assez claire en général, les traits du visage sont caucasiques, l’allure générale est méditerranéenne. Beaucoup d’entre eux pourtant sont de taille gigantesque, et ils sont en moyenne bien plus grands que les Berbères du nord ; dans leur voisinage on ne voit guère que certaines races soudanaises, les Yoloffs, par exemple, qui soient d’aussi haute stature. Les femmes touaregs ont une tendance marquée à la stéatopygie, qui n’est certes pas un trait caucasique. Une grande partie de leur outillage, et de ce qui paraît chez eux, à qui vient du nord, le plus national est incontestablement soudanais ; le bracelet en pierre, par exemple (l’abedj), est porté par tout le monde au Niger, on en fabrique de superbes au Hombori. Nous avons déjà dit qu’ils ont le matériel à moudre soudanais (mortier et pilon de bois, écraseur en pierre) ; la hache de fer à emmanchure néolithique est commune aux Touaregs et aux Nègres.

Ils partagent également avec les Nègres du Soudan leurs institutions les plus vénérées ; par exemple un reste de matriarcat ; la transmission de l’héritage de l’oncle maternel au neveu, et non pas de père en fils, forme la base du droit successoral aussi bien chez les Sonr’aï que chez les Hoggar. Et des restes très visibles de totémisme unissent encore les Touaregs aux Nègres ; par exemple, un Touareg ne mange pas de lézard de sable « parce qu’il est, dit-il, son oncle maternel ». Il s’abstient aussi de poisson et d’oiseaux[111].

Il semble que, en grattant un peu le Berbère touareg, on retrouve le nègre auquel il s’est récemment substitué.

Qu’il y ait eu à une époque récente, celle peut-être de la conquête romaine, un Sahara encore néolithique et peuplé tout autrement que le nôtre, de Nègres agriculteurs qui s’étendaient jusqu’aux confins de l’Algérie, c’est donc une hypothèse commode, groupant en un faisceau tous les faits observés.

[Note 43 : Duveyrier, _Les Touaregs du nord_, p. 279, pl. XV, et Capitaine Bernard, Observations archéologiques..., dans _Revue d’Ethnographie_, 1886.]

[Note 44 : Foureau, _Documents scientifiques de la Mission saharienne_. Figure 377.]

[Note 45 : Benhazera, _Six mois chez les Touaregs du Ahaggar_. Société de Géographie d’Alger, 1906, p. 327-328.]

[Note 46 : _Bulletin du Comité de l’Afrique française_, supplément d’octobre 1907, p. 257, etc.]

[Note 47 : _Cités et nécropoles berbères de l’Enfida_, par M. E.-T. Hamy. Extrait du _Bulletin de Géographie historique et descriptive_, no 1, 1904.]

[Note 48 : Voir dans _Recherche des Antiquités dans le nord de l’Afrique_ (Instructions adressées aux correspondants du ministère de l’Instruction publique). Paris, Leroux, 1890, p. 42, 43.]

[Note 49 : Edmond Doutté, _Merrakech_, p. 58.]

[Note 50 : Signalé au Dr Hamy par M. le comte Jean de Kergorlay (_Comptes rendus_ des séances de l’Académie des Inscriptions, 1903).]

[Note 51 : Desplagnes, _Le Plateau central nigérien_, p. 46 bis, Pl. XXVI.]

[Note 52 : Rapport inédit.]

[Note 53 : _L. c._, p. 331, etc.]

[Note 54 : Deux font partie de la même charnière (?) qu’elles constituent par leur association (27 mm. de long sur 14 et 19 mm. de large). La troisième a 40 mm. sur 25 ; elle est repliée sur elle-même de façon à former à elle seule une charnière complète. Les clous sont en cuivre. On n’en donne pas de reproduction photographique parce que l’identité est complète avec l’échantillon d’Aïn Sefra. Tous ces objets sont en cuivre et non en bronze. Voir appendice VII, p. 354.]

[Note 55 : Bourguignat, qui a observé la présence de ces cratères ou cupules d’effondrement dans les redjems du Nahr Ouassel, croit à tort que les redjems cratériformes ont été « violés ».]

[Note 56 : Voir coupe et plan dans _Cités et Nécropoles berbères de l’Enfida_, par M. E.-T. Hamy, extrait du _Bulletin de Géographie historique et descriptive_, no 1, 1904, p. 29.]

[Note 57 : Motylinski, Voyages à Abalessa et à la Koudia, dans le supplément du _Bulletin du Comité de l’Afr. fr._, octobre 1907 ; voir les phot. p. 262 et 266.]

[Note 58 : Supplément au _Bulletin du Comité de l’Afrique française_ de janvier 1904 et octobre 1904.]

[Note 59 : Cette dernière (387) est la seule de ce genre qui ne se trouve pas rigoureusement au Tassili des Azguers, mais elle en est peu éloignée.]

[Note 60 : Crâne d’enfant trouvé à Aïn Sefra par le capitaine Dessigny (E.-T. Hamy, _Les Ardjem d’Aïn Sefra, l. c._). — Crâne d’enfant trouvé à Taloak et rapporté au Muséum. — Crâne d’Ouan Tohra retiré à peu près intact du redjem mais si fragile qu’il n’a pas supporté le voyage.]

[Note 61 : Foureau, _l. c._, p. 1091.]

[Note 62 : A ce point de vue le Tombeau de la Chrétienne est remarquable ; on le voit de partout dans l’arrondissement d’Alger.]

[Note 63 : _L. c._, p. 43 et s.]

[Note 64 : Pomel, Carte géologique de l’Algérie, Notices explicatives. — Paléontologie ; _passim_.

Flamand, Note sur des stations nouvelles ou peu connues de pierres écrites, _L’Anthropologie_, mars-avril 1892.

Id., Note sur deux pierres écrites... d’El Hadj Mimoun, _Académie des Inscriptions et Belles-Lettres_, 16 mars 1897.

Id., Congrès international d’Anthropologie de 1900 (_Comptes rendus_, p. 267).

Id., Les pierres écrites, _Société d’Anthropologie de Lyon_, 29 juin 1901.]

[Note 65 : Communication de M. le Dr Hamy à l’_Académie des Inscriptions_, séance du 5 septembre 1902, d’après des dessins du capitaine Normand.]

[Note 66 : _L. c._]

[Note 67 : Gsell, _Monuments antiques de l’Algérie_, t. I, p. 46 et Gaillard, _Le Bélier de Mendès_, Société d’anthropologie de Lyon, 4 mai 1901.]

[Note 68 : Ils paraîtront dans le _Corpus_ des gravures rupestres que M. Flamand prépare.]

[Note 69 : Signalée pour la première fois d’après le lieutenant Barthélemy par Capitan, _Revu. de l’École d’anthropologie de Paris_, XII, 1902, p. 300-311.]

[Note 70 : Pomel, _Carte géologique de l’Algérie. Paléontologie, monographies. Les Bosélaphes Raye_]

[Note 71 : _L. c._ _Antilopes Pallas_, p. 38 et pl. XV, fig. 12.]

[Note 72 : Foureau, _Documents scientifiques_, t. II, p. 1013, fig. 359.]

[Note 73 : _Anthropologie_, XVI, 1905, p. 119-120.]

[Note 74 : _L. c._, _Antilopes Pallas_, pl. XV, fig. 8, 9.]

[Note 75 : Pomel, _l. c._ _Bubalus antiquus_, Pl. X, p. 83.]

[Note 76 : _Instructions adressées par le Comité des travaux historiques. — Recherche des antiquités dans le nord de l’Afrique_, p. 60, fig. 21.]

[Note 77 : On le retrouve dans une inscription du Gourara copiée par le commandant Deleuze (Flamand, Note sur quelques stations nouvelles, etc., pl. V).]

[Note 78 : Cette station est la même que celle qui a été étudiée par ouï-dire par M. Flamand sous le titre _Gravures et inscriptions rupestres relevées entre Beni Abbès et le ksar d’el Ougarta_ (Note sur quelques stations nouvelles, etc., _Bulletin de géographie historique et descriptive_, no 2, 1905). El Ougarta est une lecture fautive pour el Ouata.]

[Note 79 : _La Géographie_, 1900, p. 362.]

[Note 80 : G.-B.-M. Flamand, Note sur quelques stations nouvelles, etc., _Bulletin de Géographie historique et descriptive_, no 2, 1905, p. 283.]

[Note 81 : _Ibid._, et _Congrès international d’Anthropologie_, Paris, 1900. _Bull. Soc. anthr. de Lyon_, juin 1901 et juin 1902.]

[Note 82 : Flamand, _l. c._, et Rimbaud, Supplément du _Bulletin du Comité de l’Afrique française_, no 5, septembre 1901.]

[Note 83 : Supplément au _Bulletin du Comité de l’Afrique française_ d’octobre 1904, p. 250, 251. M. Flamand (_l. c._, Notes sur quelques stations nouvelles, etc.) a publié d’après des dessins de M. le maréchal des logis Paté des inscriptions et grafitti provenant de deux localités ainsi orthographiées : oued Tiratanin et roche Takount dans l’oued Tougoulgoult. Tiratanin est sûrement une faute de lecture pour Tir’atimin ; la seconde station me paraît identique à Tahount Arak.]

[Note 84 : Notes manuscrites encore inédites de M. Motylinski.]

[Note 85 : P. 1071, fig. 380.]

[Note 86 : Voir la bibliographie de la question dans Flamand : Pierres écrites. _Société d’anthropologie de Lyon_, 29 juin 1901, p. 34. Voir aussi : Flamand, De l’Introduction du chameau dans l’Afrique du Nord, XIVe Congrès des orientalistes. — Lefébure, Le chameau en Égypte, _ibid._, et particulièrement R. Basset : Le nom du chameau chez les Berbères (ce nom est dérivé de l’arabe).]

[Note 87 : Je sais naturellement que cette appellation de dromadaire est la seule exacte ; mais la distinction entre chameau et dromadaire n’est maintenue que dans les dictionnaires ; elle n’est pas de langue courante.]

[Note 88 : Cela ressort surtout des notes manuscrites de Motylinski.]

[Note 89 : Pomel, _Monographies. Le Singe et l’Homme_. Planches _passim_.]

[Note 90 : Journal de voyage de... Traduit et annoté par Schirmer. Paris, Fischbacher, 1898, p. 115.]

[Note 91 : _L. c._, _Les Antilopes Pallas_, p. 34, et fig. 1, 2, 3, 4 de la pl. XV.]

[Note 92 : Notes manuscrites, qui seront publiées intégralement.]

[Note 93 : Foureau, _Documents scientifiques de la mission saharienne_.]

[Note 94 : D’après Desplagnes, _l. c._]