Les protestants à Nîmes au temps de l'Édit de Nantes

Part 16

Chapter 164,021 wordsPublic domain

[555] Syn. prov. de Nîmes, séance du 9 mars 1601 (B. P. F., copie Auzière).

[556] Voy. p. 55, note 2.

[557] Syn. nat. de Montpellier (1598), dans Aymon, _Syn. nat._, t. I, p. 218.—Cet article est le développement d’un règlement donné au syn. prov. de Montpellier en 1598 (V. Frossard, n^o 61).

[558] Syn. prov. de Nîmes, séance du 13 mars 1601 (B. P. F., copie Auzière).

[559] Délib. du 19 juin 1596 (_loc. cit._, f^o 99).

[560] Ci-dessus, pp. 44 et suiv.

[561] Délib. du 18 septembre 1596 (f^o 127).

[562] Délib. du 5 mars 1597 (f^o 169).

[563] Délib. du 12 mai 1599 (f^o 280).

[564] Délib. du 26 novembre 1597 (f^o 199).

[565] Syn. prov. d’Alais, séance du 20 avril 1602 (B. P. F., copie Auzière).

[566] Voy. le chap. IV et la 1^{re} partie de celui-ci.

[567] _Pièce_ n^o 2.

[568] «Demain sera pourveu sur le logement des pouvres à l’heure de midy»; on priera le juge criminel, l’avocat du roi et celui des pauvres d’assister à la séance (Délib. du 11 décembre 1596, f^o 144).

[569] «M. Moynier et M. Boschier sont chargés de parler à M. le juge criminel de ne plus longuement tenir Mazel aux prisons, ou, sy ainsin est, qu’il luy balhe alhimens pour sa norriture, atandu sa pouvreté et disette» (Délib. du 17 juillet 1596, f^o 110).

[570] Frossard, _Recueil de règlements_, art. 24.

[571] Délib. du 19 avril 1600 (_loc. cit._, f^o 344).

[572] Voy. Dom Vaissète, _Hist. du Languedoc_, t. V, _passim_.

[573] 1602, 13 août. Lettre du roi aux consuls de Nîmes (B. N., ms. franç. 3564, f^o 65).

[574] 1614, 27 mai. Plainte d’un prêtre servant en l’église de Nîmes par devant Jacques Leblanc, «juge roial de Nymes» (Arch. du Gard, G, 446).

[575] Le 19 avril 1600 (Arch. du consist., B, 90, t. VII, f^o 344).

[576] Délib. du conseil de ville des 19 et 27 avril 1600 (Arch. communales, LL, 15, f^{os} 108 et 109).

[577] Délib. du consist. de Nîmes du 3 mai 1600 (Arch. du consist., B, 90, t. VII, f^o 346).—Saint-Gilles, Gard, arr. Nîmes; colloque de Nîmes.

[578] Délib. du 19 avril 1600 (Arch. comm., LL, 15, f^o 108).

[579] Délib. du conseil de ville du 11 novembre 1600 (_Ibid._, f^{os} 151 v^o-152 r^o); etc.

[580] Ils envoient au roi une députation de 10 ou 12 personnes pour réclamer leur admission aux consulats; il faut bien, pour nommer cette députation, qu’ils se soient assemblés (Délib. du conseil de ville du 26 décembre 1600, f^o 158).

[581] V. par exemple, aux Arch. du Gard, G, 446, leur cahier présenté aux commissaires et répondu le 22 février 1601. Je ne tiens compte que des faits précis allégués dans ces cahiers, tant des catholiques que des protestants, et je néglige totalement tout ce qui n’est pas justifié par des faits.

[582] V. les délib. des 6 novembre, 31 décembre 1599, etc. (Arch. du Gard, G, 1118, f^{os} 10 r^o, 16 r^o, etc.).—Des procès de ce genre étaient très fréquents, même dans des régions toutes catholiques, du XVI^e au XVIII^e siècle.

[583] Cahier des états de Pézenas, «présentés au roy le 12 aoust 1596», art. XVII^e (Arch. du Gard, C, 925, f^o 6).

[584] Cahier des états de Pézenas cité, art. XIX^e (f^o 7 r^o).

[585] Voici ces recommandations: «Durant le saint sacrifice de la messe, que chacun demeure debout despuis le commencement d’iceluy jusques que le célébrant monte à l’autel, comme aussy à toutes les oraisons qu’il dict et preffaces; demeurer à genoux un peu avant la consécration du corps et du sang précieux de Nostre Seigneur jusques que le prebstre dict ces mots: _Omnis honor et gloria_. Là, aiant un peu incliné le chef, se mettre droit pour la préface du _Pater_ jusques à _Domine non sum dignus_, où faut estre de genoux et y demeurer jusques à la communion, puis se lever aux oraisons, et prendre la bénédiction à genoux. Pour les autres heures,... demeurer debout lorsqu’on les commence jusques à _Alleluia_ ou _Laus tibi_, à chacun _Gloria Patri_ jusques à _Amen_, aux capitules, derniers vers de chacun hymne, aux commémorations à cause des oraisons, et, quand on lit à matines l’Évangile, jusques à _Et reliqua_». Ce règlement commence ainsi: «M. Maistre Estienne Cortois, archidiacre second en l’église collégiale de Saint-Gilles, vicaire de M. l’abbé dud. lieu, exorte Mess^{rs} du chapitre... vouloir fere ce qui est contenu aux articles soubscrits.» Il est intercalé entre deux délibérations dud. chapitre, l’une du 3 novembre 1600, et l’autre du 3 avril 1601 (Arch. du Gard, G, 1118, f^o 35).

[586] Cahier des catholiques de Nîmes présenté aux commissaires exécuteurs de l’édit de Nantes, répondu le 22 février 1601; art. 2^e (Arch. du Gard, G, 446).

[587] Même cahier, art. 3^e et 5^e.

[588] V. même cahier, art. 5^e.—Cahier présenté au roi par les réformés du Bas-Languedoc, répondu le 17 avril 1601, art. X et XI (Arch. du Gard, G, 446). Cahier des états de Pézenas présenté au roi le 12 août 1596, art XVI (Arch. du Gard, C, 925, f^{os} 5 v^o-6 r^o).

[589] Cahier des catholiques de Nîmes, cité p. 122, note 2: art. 6^e.

[590] Même cahier, art. 7^e.

[591] Même cahier, art. 11^e.

[592] Même cahier, art. 29^e et 30^e.

[593] Germain, _Hist. de l’Église de Nîmes_, t. II, p. 194.—V. même cahier, art. 22^e, 23^e, 24^e, 25^e, 26^e.—Cahier des réformés de Bas-Languedoc au roi, répondu le 17 avril 1601, art. I (Arch. du Gard, G, 446).—Etc.

[594] Cahier des états de Pézenas, présenté au roi le 12 août 1596, art. XXX (Arch. du Gard, C, 925, f^o 7).

[595] Cahier des catholiques de Nîmes, présenté aux commissaires de l’édit de Nantes, répondu le 22 février 1601, art. 9^e (Arch. du Gard, G, 446).

[596] V. ci-dessus, p. 20 et chap. V.

[597] Cahier des catholiques de Nîmes, cité p. 122, note 2, art. 31^e.—V. ci-dessus, p. 46, note 1.

[598] Il n’y a pas de raisons pour accuser les huguenots d’avoir plus contribué que les catholiques à dépouiller les rentiers ecclésiastiques; mais il n’y en a pas moins. A la faveur des troubles, s’était levée une foule d’aventuriers, tant huguenots que papistes, qui ne songeaient qu’à s’enrichir. Je mentionne les faits qui suivent pour donner une idée du désarroi régnant en général dans le parti catholique.

[599] Cahier présenté au roi par «les états du Languedoc», répondu le 7 septembre 1595; art. IV (Arch. du Gard, C, 925). V. aussi le cahier des états de Pézenas, présenté au roi le 12 août 1596, art. X (Arch. du Gard, C, 925, f^o 3 v^o).

[600] Cahier des «états de Languedoc» cité, art. V.—Voy. aussi cahier des états de Pézenas, cité p. 126, note 2; art. XI.

[601] Même cahier des états de Pézenas (f^o 4 v^o-5 r^o).

[602] Même cahier, art. XV (f^o 5).

[603] V. ci-dessus, pp. 70 et 127.

[604] Palma Cayet, _Chronologie septennaire_, éd. Buchon, t. XVI, pp. 209-210.

[605] «Cahier de ceulx de la Religion Prétendue réformée, assemblés à Saumur 1611», art. IX, avec le sommaire suivant en marge: «De l’exemption des tailles pour les ministres comme pour les ecclésiastiques» (B. N., ms. Brienne, 222).

[606] V. ci-dessous l’appendice _A_ sur les _Deniers du roi_.

[607] Cahier de remontrances des catholiques de Nîmes aux commissaires, répondu le 22 février 1601, art. 13^e (Arch. du Gard, G, 446).

[608] Arrêt du Parlement de Toulouse interdisant aux consuls, syndics et autres de saisir les fruits décimaux «soubs prétexte de la norriture desd. pouvres» (Arch. du Gard, G, 437).

[609] Arrêts de la cour des Aides contre les consuls de Nîmes exemptant des tailles les Carmes de lad. ville (_Ibid._, H, 297).

[610] Requête du chapitre de Nîmes au Parlement de Toulouse pour qu’il interdise aux protestants de lever aucune imposition sur les rentiers des dîmes pour l’entretien des ministres (_Ibid._, G, 177).

[611] Arrêt de la cour des Aides exemptant de tous les impôts l’église, le couvent et l’enclos des Carmes de Nîmes (_Ibid._, H, 296).

[612] _Ibid._, G, 1105.

[613] Voy. la _Conclusion_.

[614] _Hist. de Nismes_, t. V, p. 148.

[615] V. ci-dessus, p. 120.

[616] Syn. prov. de Nîmes, séance du 9 mars 1601 (B. P. F., copie Auzière).

[617] Le syn. prov. de Montpellier, séance du 23 août 1596, décide que Falguerolles continuera de répondre à l’_Apostat_ de Reboul «avec l’advis et assistance de MM. de Chambrun et Moinier, aussy ministres de Nîmes», et communiquera sa réponse aux pasteurs Bertrand et Gigord (B. P. F., copie Auzière).—Moynier est censuré par le colloque de Nîmes pour n’avoir montré son livre au ministre Baille que «après qu’il s’imprimoit» (Syn. prov. de Nîmes (1601), _loc. cit._).—Souvent c’est le colloque (ou au moins trois ou quatre de ses pasteurs) qui est chargé de revoir l’ouvrage (Frossard, _Recueil de règlements_, n^o 67).

[618] Aymon, _Syn. nat._, t. I, p. 219.

[619] Ainsi, Sébastien Jaquy, imprimeur nîmois, «examiné sur le livre qu’il a imprimé intitulé: _Très humble supplication à Monsieur le conte Maurice par la suivante d’Orange_, a respondu que c’est M. Julien, ministre dud. Orange, et le consul de lad. ville qui l’ont prié l’imprimer et luy ont délivré 10 escus 2 livres pour le pris, et, de lad. impression, il auroyt délivré cent exemplaires auxd. sieurs, et n’auroyent en son pouvoir que deux siens, en ayant donné à quelques particuliers seulement troys. Et... a dict et préthandue avoyr remis entre les mains desd. sieurs la coppie sur laquelle il a faict lad. impression, ayant déclairé avoyr cogneu qu’une partie de la coppie et jugé escripte de la main de M. de Serres.....» (Délib. du consist. de Nîmes du 1^{er} juillet 1598; arch. du consist., B, 90, t. VII, f^o 233).—Plus tard, le 29 novembre 1600, il est _accusé_ dans led. consistoire d’avoir édité un pamphlet intitulé: _La teste du ministre Caille_ (_Ibid._, f^o 374). V. sur l’imprimeur Sébastien Jaquy, Puech, _Une ville au temps jadis_, p. 363.

[620] Cf. ci-dessus, p. 135, note 2.

[621] Le syn. prov. de Saint-Germain de Calberte (1599) décide que Falguerolles pourra envoyer à Genève sa réponse au jésuite Porsan pourvu que, revue par les pasteurs de cette ville, elle y soit imprimée, ou bien simplement la montrer aux pasteurs de Nîmes, d’Uzès et du Vigan et l’éditer à Nîmes ou à Montpellier; le tout aux frais de son colloque (B. P. F., copie Auzière).

[622] V. délib. du consist., 25 septembre 1596 (Arch. du consist., B. 90, t. VII, f^o 128).—Sur Reboul, v. Puech, _Guillaume de Reboul_.

[623] Cahier de remontrances des réformés de Bas-Languedoc, présenté au roi, répondu le 17 avril 1601; art. XVI^e (Arch. du Gard, G, 446).

[624] Le syn. prov. de Nîmes, séance du 12 mars 1601, «conclud que..... les frais qui seront faicts par lesd. pasteurs [pour leurs procès] seront mis sur le général» (B. P. F., copie Auzière).—Celui d’Alais (séance du 21 avril 1602) rembourse au ministre d’Aigues-Mortes, Bansillon, «ses fraiz faictz à la poursuite du procez qu’il a heu à raison de son livre contre le Jésuite» (_Ibid._).

[625] V. le syn. prov. d’Alais, séances des 19 et 21 avril 1602 (_Ibid._).—Ch. Read, _Henri IV et le ministre Daniel Chamier_ (1854), pp. 23 et suiv.—Syn. nat. de Gap, dans Aymon, _Syn. nat._, t. I.—Sully, _Oeconomies_, pp. 516 et suiv.—Etc.

[626] Syn. prov. d’Uzès, séance du 24 avril 1603 (B. P. F., copie Auzière).

[627] Même syn., séance du 21 avril 1603 (_Ibid._).

[628] C’est le motif qu’invoque le président de la chambre de l’édit de Castres, de Fresne-Canaye, pour interdire la continuation de la controverse entre le ministre Chamier et le jésuite Coton, dont je parle ci-après (Ch. Read, _Daniel Chamier_, pp. 338-9).

[629] Requête des protestants au sénéchal pour lui remontrer que, Ferrier ayant été provoqué par Coton, son conseil aurait refusé l’autorisation nécessaire pour qu’ils pussent se livrer à leur controverse, malgré les précédents; or, son conseil n’était alors composé que de catholiques, ce qui est contraire aux édits qui ordonnent qu’en pareil cas, il doit se composer du même nombre de juges protestants et catholiques; que le sénéchal accorde donc lad. permission, ou ils en appelleront à la chambre de l’édit (Ménard, _Hist. de Nîmes_, t. V, _Preuves_, 222).—Une copie conforme de cette requête se trouve aux Arch. du consist. de Nîmes, sous la cote B, 1.

[630] _Recherches sur la Compagnie de Jésus_, t. I, p. 444. Ce livre, publié en 1875-78, est soit un pamphlet, soit une œuvre d’édification, comme on voudra. En tout cas, il n’a pas le minimum d’impartialité nécessaire pour qu’on puisse le qualifier d’historique.

[631] Le syn. nat. de Jargeau (1601) décide que les ministres «ne seront point agresseurs.... Ils n’entreront jamais en dispute réglée que par des écrits respectifs, donnés et signés de part et d’autre. Et pour ce qui est des disputes publiques, ils n’y entreront que par l’avis de leur consistoire et celui de quelque nombre de pasteurs qui, pour cet effet, seront choisis par les coloques et synodes provinciaux. Ils n’entreront point aussi en aucune dispute ou conférence générale sans l’avis de toutes les églises assemblées au synode national, sous peine aux ministres qui y entreront autrement d’être déclarés apostats et traités comme violateurs des loix fondamentales de nos églises» (Aymon, _Syn. nat_., t. I, pp. 237-8).—V. aussi G. de Felice, _Syn. nat._, pp. 232-3.—Cet art. du syn. de Jargeau passa dans la _Discipline_ (chap. VI, art. 4).

[632] Le 10 novembre 1599, le consistoire fait mandement à sire Cheyron de 3 écus 13 sols qu’avait coûtés l’entretien de Ferrier durant son séjour «pour la conférence avec le P. Couton», et de 4 l. «pour le voyage des chevaulx» (Arch. du consist., B, 90, t. VII, f^o 309).

[633] V. ci-dessous, p. 148.

[634] Le 23 mai 1599 (f^o 306).

[635] _Recherches sur la Compagnie de Jésus_, t. I, p. 444.

[636] Lisez _Chalas_.

[637] Ferrier dit au synode prov. d’Uzès, séance du 17 mars 1600, que la dispute avec Coton «ne luy aurait été permise par le Magistrat» (Arch. du consist. de Nîmes, A, 10, f^{os} 45 v^o-46). C’est donc à tort que M. Germain, _Hist. de l’égl. de Nîmes_, p. 193, écrit qu’elle eut lieu.

[638] C’est ce que dit le consist. au même synode, même séance.

[639] Après la conférence, le P. Coton publia ou fit publier: 1^o «_Discours envoyé à Mgr. l’illustrissime cardinal de Sourdis, archevesque de Bourdeaux et primat d’Aquitaine, contenant succinctement et au vray le narré de la conférence commencée à Nismes, dans la Maison du Roy, le 26 septembre et finie par ordonnance de la Cour le 3 d’octobre 1600, entre le R. P. Coton, de la Compagnie de Jésus, et M. Chamier, ministre_.—En Avignon, de l’imprimerie Jacques Bramereau, 1600, in-8 de 175 pp. (d’après le P. Prat, _Recherches sur la compagnie de Jésus_, t. I, p. 612). 2^o _Actes de la conférence tenue à Nismes entre le R. P. Pierre Coton, de la Compagnie de Jésus, et M. Chamier, ministre, commencée le 26 septembre 1600 et interrompue le 3 octobre dudict an, sur certains passages citez par ledict Pierre Coton en son livre de la Messe, et impugnez de faux par ledict Chamier_.....—A Lyon, par Estienne Tantillon, MDCI, in-8 de 296 pp. sans les préliminaires. Cet ouvrage est à la bibl. de Grenoble (d’après Ch. Read, _Daniel Chamier_, pp. 450 et suiv.).—De son côté, Daniel Chamier publia postérieurement aux deux ouvrages précédents: _Les actes de la Conférence tenue à Nismes entre Daniel Chamier, ministre du Saint Évangile, pasteur de l’église de Montélimar, et Pierre Coton, jésuite, prédicateur aud. Nismes, publiez maintenant par led. Chamier, pour faire voir les faussetés de ceux que Coton a fait imprimer à Lyon par Estienne Tantillon sous le nom de P. Demezat_.—Genève, Gabriel Cartier, 1601, in-8 de 256 pp. (Ch. Read, _op. cit._, p. 229).

[640] E. Arnaud, _Notice sur les controverses religieuses en Dauphiné_ (1872), pp. 15-16, ignore la seconde publication du P. Coton.

[641] Dans ses _Actes de la conférence_, cités par Ch. Read, _Daniel Chamier_, p. 234, d’où je tire également ce qui suit.

[642] Le P. Prat, _Recherches sur la Compagnie de Jésus_, t. I, pp. 543 et suiv., donne une analyse des arguments théologiques des deux adversaires; mais Coton a trop continuellement raison pour qu’on ne suspecte pas l’impartialité du P. Prat sur ce point comme sur les autres.

[643] D. Chamier, _Les actes de la conférence_, cité par Ch. Read, _Daniel Chamier_, p. 235.

[644] Id., _Ibid._, pp. 236-237.

[645] C’est-à-dire la preuve par Chamier que les passages allégués par Coton pour établir la légitimité de la messe étaient faux ou controuvés (V. p. 141, note 1).

[646] D. Chamier, cité par Read, _op. cit._, pp. 238-9.

[647] V. les deux copies conformes d’actes de réquisitions faits par M^{re} Annibal d’Aymin, chanoine de Nîmes, et procureur du P. Coton, des 15 décembre 1600 et 22 janvier 1601 citées (Arch. du consist. de Nîmes, B, 1).—Ch. Read, _op. cit._, pp. 239 et suiv.

[648] Ch. Read, _op. cit._, p. 230.

[649] Délib. du 19 avril 1600 (_loc. cit._, f^o 344).

[650] Le 5 avril 1600, il prévient le consist. qu’il a «dressé» ses disputes avec Coton et lui demande s’il «trouve bon qu’il les parachève et en communique» (f^o 339).

[651] Délib. du 29 mai 1596 (f^o 85).

[652] Délib. des 8 et 15 juillet 1598 (f^{os} 234-5).—Antoine Poursan ou Porsan occupait une assez importante place dans la Compagnie de Jésus. Un arrêt du Parlement lui avait enlevé la direction du collège de Lyon que le prévôt des marchands et les échevins lui avaient confiée sur l’assurance qu’il leur avait donnée d’avoir quitté la Société de Jésus (De Thou, _Hist. sui temporis_, trad. 1734, t. XIII, pp. 159-161).—Il est l’auteur des _Advertissements d’Antoine Poursan contre Falguerolles et contre Salvay_, d’après D. Chamier: _Confusion des disputes papistes_, cité par Ch. Read, _Daniel Chamier_, p. 226.—Falguerolle répondit à ces _Advertissements_ (Délib. du syn. prov. de Saint-Germain de Calberte (1599) intitulée: «De la responce faicte par M. de Falgueroles à Porsan, prêcheur jésuite»; B. P. F., copie Auzière).—Enfin, Chamier lui-même répondit aussi par ses _Considérations sur les Advertissements de A. Porsan par Daniel Chamier, Dauphinois_ (s. l., Pierre de la Rovière, 1600, in-8 de 266 pp.).

[653] Délib. du consist. du 29 mars 1600 (_loc. cit._, f^o 337).

[654] V. ci-après, p. 148.

[655] D. Chamier, _Actes de la conférence_, cité par Ch. Read, _D. Chamier_, pp. 235-6.

[656] V. Ch. Read (_Henri IV et le ministre D. Chamier_, pp. 39-40 et pass., et _Daniel Chamier_, p. 35, note 1, p. 49, note 1, et pass.) qui donne une série de jugements contemporains.—Le P. Prat, _Recherches sur la Compagnie de Jésus_, t. I, p. 240 et pass., nous donne son itinéraire alors qu’il se trouvait dans le Midi et un récit de ses controverses religieuses en se basant sur l’_Apologétique par Pierre Coton, Forésien, de la Compagnie de Jésus_....—Sur la conversion de la fille de Lesdiguières qu’il opéra, v. E. Benoist, _Hist. de l’éd. de Nantes_, t. I, p. 260.—Sur les Questions Cotoniennes, v., notamment, un art. de Ch. Read dans le _Bull. de la Soc. de l’Hist. du protestantisme franç._, t. XXXIX (1890), pp. 210 et suiv.

[657] _Hist. de l’égl. de Nîmes_, p. 193.

[658] P. Prat, t. I, pp. 240-605.

[659] Délib. du chapitre de Saint-Gilles du 13 novembre 1600 (Arch. du Gard, G, 1118, f^o 28 r^o).

[660] En janvier 1600 (Arch. du Gard, G, 1336, d’après l’_Inventaire_).

[661] V. délib. des 3 février, 16 février, 23 février, 8 mars, 15 mars 1600 (f^{os} 325, 327, 329, 333, 334).

[662] «M. Pacius sera pryé..... de ne permettre que aulcung escolier n’aille ouyr ni communiquer avec led. Coton» (Délib. du consist. du 3 février 1600, f^o 325).—Le 23 février 1600, Myrman, écolier, est appelé pour y avoir été (f^o 329).

[663] Délib. du 8 mars 1600 (f^o 333).

[664] Délib. du 15 mars 1600 (f^o 334).

[665] Frossard, _Rec. de règlements_, art. 154.

[666] Délib. du consistoire du 22 mars 1600 (f^o 335).

[667] C’est le cas de «M^{lle} la conterollesse de Baudan» dont la fille est «en Arles, chez les nonnains» (Délib. du 29 novembre 1600, f^o 374).

[668] V. ci-dessus, pp. 98-99 et 102.

[669] Délib. du 14 novembre 1601 (f^o 439).

[670] V. à ce sujet Perrens, _L’Église et l’État en France sous Henri IV_, t. I, p. 181.

[671] Crétineau-Joly, _Histoire de la Compagnie de Jésus_, t. III, p. 26.

[672] Ils n’avaient lors de leur expulsion que deux collèges en Languedoc, à Toulouse et à Tournon, d’après Lafaille, _Annales de Toulouse_, t. II, p. 517.

[673] V. ci-dessus, pp. 80 et suiv.

[674] Délibération du chapitre de Saint-Gilles du 6 septembre 1599 (Arch. du Gard, G, 1118, f^o 5 r^o).

[675] Syn. prov. de Nîmes, séance du 13 mars 1601 (Arch. du consist. de Nîmes, A, 10, f^o 66 v^o).

[676] Anne de Levis, duc de Ventadour, pair de France, chevalier des ordres du roi, lieutenant-général du Languedoc, était le deuxième fils de Gilbert III de Lévis et de Catherine de Montmorency (Moreri, _Dictionnaire_, VI, pp. 280 et suiv.). Il épousa, le 28 juin 1593, Marguerite de Montmorency, fille de Henri de Montmorency-Damville (son contrat de mariage se trouve au château de Léran - fonds Lévis-Ventadour, A, I, n^{os} 57¹ et ²). Ses armoiries sont dans l’_Hist. chronologique_ du P. Anselme, éd. Potier de Courcy, t. IV, p. 1.—M. A. Tardieu a fait reproduire une gravure de Grégoire Huret représentant Marguerite de Montmorency, dans le _Bulletin de la Soc. scientifique, historique et archéologique de la Corrèze_ (Brives, 1889, pp. 119-124), et un portrait à l’encre de Chine d’Anne de Ventadour, tiré du fonds Clairambault de la B. N., dans le même _Bulletin_ (Brives, 1891, pp. 21-22). Ventadour mourut âgé de 53 ans. Sa mort est rapportée dans les Mémoires mss. du chanoine de Banne, cités par M. Mazon dans une _Notice sur le Cheylard_ que l’on ne trouve pas à la B. N.—Ses lettres à Montmorency intéressant l’administration du Languedoc sont à la B. N. (V. ci-dessus l’introduction). Les arch. du château de Léran, récemment classées par M. J. Poux, contiennent quelques contrats sans importance le concernant.

[677] Syn. prov. de Saint-Germain de Calberte, séance du 12 mai 1599 (B. P. F., copie Auzière).

[678] «Cahier présenté au roy par ceux de la R. P. R. de Languedoc, répondu à Lyon, le 13 d’aoust 1600»; art. 4^e (B. N., Brienne, 209, f^{os} 216 v^o-217 r^o).—«Cahier présenté au roy par ceux de la R. P. R. du Bas-Languedoc, répondu à Paris le 17^e avril 1601»; art. 6^e (Arch. du Gard, G, 446).

[679] V. ci-dessus, p. 59.

[680] Faurin, _Journal_, à la date du 15 décembre 1596 (Ménard et d’Aubais, _Pièces fugitives_, t. III, p. 140).

[681] Aymon, _Syn. nat._, t. I, p. 200.

[682] Aymon, _op. cit._, t. I, p. 202.

[683] Arch. comm. d’Aimargues, GG, 54.

[684] Sa plainte et l’instruction à laquelle elle donna lieu sont de juillet 1602 (Arch. du Gard, G, 446).

[685] Lafaille, _Annales de Toulouse_, t. II, p. 545.

[686] Voy. D^r A. Puech, _Le pamphlétaire Guillaume de Reboul_. On pourrait ajouter à cette brochure quelques renseignements inédits tirés des arch. du consistoire.—D’après M. Puech, Reboul serait né en 1564 ou 1565; il abjura le calvinisme en 1596, composa contre les ministres des pamphlets qui eurent du succès, fut protégé par le cardinal Baronius, et mourut pendu, le 25 septembre 1611, à Rome, pour un libelle qu’il avait écrit soit contre le pape, soit contre le roi d’Angleterre.—V. sur Reboul, outre l’ouvrage de Puech cité, Roverius, _De vita P. Petri Cotoni libri tres_, lib. I, cap. 70; _France protestante_, 1^{re} éd., à son nom; Borrel, _Hist. de l’égl. réf. de Nîmes_, p. 114.—La bibliographie de ses ouvrages dans la _France protestante_, et plus complète dans Puech, _op. cit._, p. 93 ss.

[687] Voy. l’Appendice C sur _l’édit de Nantes_.

[688] Aymon, _Syn. nationaux_, t. I, p. 223.

[689] Séance du 22 mai 1598 (B. P. F., copie Auzière).

[690] Instructions données par l’assemblée de Chatellerault à Chamier, son député au syn. national (B. N., ms. franç. 15814, f^o 131 v^o. _Pièce_ n^o 6). Ces instructions sont très intéressantes.

[691] V. les instructions de l’assemblée à Chamier citées, et aussi celles qu’elle donna au sieur de Saint-Germain envoyé en Bas-Languedoc (B. N., ms. franç. 15814, f^o 106 v^o-107 r^o. _Pièce_ n^o 4).