Les protestants à Nîmes au temps de l'Édit de Nantes
Part 17
[692] Instructions du sieur de Saint-Germain citées (_Pièce_ n^o 4).
[693] «Extrait des actes du conseil de Bas-Languedoc» (B. N., ms. franç. 15814, f^o 121 v^o).
[694] Instructions de Chamier citées (_Pièce_ n^o 6).
[695] Id.
[696] Car elle considérait bien l’édit comme un insuccès, v. _pièce_ n^o 6.
[697] _Pièce_ n^o 6.
[698] Voy. les cahiers de remontrances des catholiques et des réformés cités au chap. VI.
[699] Les protestants de Languedoc s’empressèrent de distribuer sur le papier la «bénéficence royale». On peut voir dans les dires par écrit avec pièces et notes à l’appui de Peiremales, commissaire protestant député pour l’exécution de l’édit de Nantes en la province de Languedoc et Pays de Foix par Louis XIV: «Extrait de la bénéficence accordée par le roy Henry IV aux églises et en l’année 1591»; «Estat de la bénéficence faite par le roy Henry IV aux ministres en l’année 1592»; «Acte ou patente de la bénéficence du roy Henry le Grand en faveur des églises» (1592), etc. (Arch. de la Cour d’appel de Nîmes, 9^e division, n^o 502, dont, à la B. P. F., copie par M. Ferd. Teissier).
[700] Les passages cités sont d’Anquez, _Assemblées politiques_, pp. 109-110.
[701] B. N., Brienne 208, f^o 479.—Le brevet est publié dans Anquez, _Assemblées politiques_, p. 497, avec la date du 13 avril par erreur.—P. de Felice, _Protestants d’autrefois_, 3^e série, p. 149, note 2, se basant sur le ms. franç. 20965 de la B. N., le date du 3 avril.—C’est par erreur que G. de Felice, _Hist. des syn. nat._, pp. 126-8, d’après Aymon, _Syn. nat._, t. I, p. 225, parle de 43.000 écus. Le brevet du 3 avril 1598 mentionne 45.000 écus, de même que les comptes du receveur Palot (B. N., ms. franç. 15816, f^o 35 v^o).
[702] Instructions de l’assemblée de Chatellerault au pasteur Chamier, député par elle au synode de Montpellier (_Pièce_ n^o 6).
[703] Ce qui ne veut pas dire 116 pasteurs. Jusqu’au syn. nat. de Jargeau (1601) deux églises desservies par un seul pasteur comptaient pour deux dans la répartition des deniers, au lieu qu’une église desservie par plusieurs pasteurs comptait pour une. Le synode ordonna que le département se ferait, désormais, non par églises, mais par pasteurs (Aymon, _Syn. nat._, t. I, p. 252).
[704] «Distribution des 45 mil escus octroyés par le Roi.., faite au synode de Montpellier» (B. N., ms. franç. 15815, f^o 75 r^o; et ms. Brienne 208, f^o 473 r^o).
[705] B. N., Brienne 208, f^o 475.
[706] Aymon, t. I, pp. 226 et 227.
[707] Aymon, t. I, p. 227.
[708] Brevet du 3 avril 1598 cité.
[709] _Pièce_ n^o 6.
[710] Le 30 avril 1598, le roi avait signé un brevet qualifié d’«articles secrets», par lequel il promettait aux réformés 180.000 écus par an pour entretenir les garnisons de leurs places de sûreté, «sans y comprendre celle de la province de Dauphiné» qui seraient entretenues «d’ailleurs». Ce brevet est publié dans Anquez, pp. 498 et suiv.
[711] Clôture des comptes du sieur Palot, «conseiller et secrétaire du Roy, et commis à faire la recepte et distribution des deniers que Sa Majesté a accordés à ceux de la religion réformée de ce royaume», faite à l’assemblée de Saumur le 20 juin 1600 (B. N., ms. franç. 15816, f^{os} 30 et suiv.).
[712] «Pour laquelle somme de 31.599 écus 9 sols 2 deniers, il [Palot] a par devers luy des rescriptions jusques à la concurrance d’icelle somme, dont le recouvrement est encore à faire, à cause des difficultés et impossibilités qui s’y présentent, et lesquelles led. sieur Palot a fait voir en lad. assemblée si grandes, qu’après les avoir examinées....., se trouve qu’il ne peut estre fait estat que de la somme de 18.443 escus, et que le surplus, montant à la somme de 13.156 escus 9 sols 2 deniers, tombent en faute de fonds et non valoirs qui est autant à dire que perte» (Comptes du sieur Palot, _ibid._, f^o 31 r^o).
[713] Comptes du sieur Palot, _ibid._, f^o 35 v^o.—En juin 1600, Palot n’avait encore rien pu toucher des deniers de l’année 1600, car il n’avait pu retirer les rescriptions qu’au mois de mai (_Ibid._, f^o 36 r^o).
[714] Cahier des plaintes de l’assemblée de Saumur, répondu par le roi en janvier 1601 (B. N., ms. Brienne 209, f^{os} 238 v^o-239 r^o).
[715] Ainsi, pour l’année 1599, Palot ayant touché 42.020 écus, paye 37.000 écus aux garnisons et seulement 5.020 écus aux églises et académies (Clôture de ses comptes à l’assemblée de Chatellerault; B. N., ms. franç. 15816, f^o 35 v^o).
[716] Le synode de Montpellier, en 1598, accordait au collège de Nîmes 611 l. 6 sols 8 deniers et à celui de Montpellier 500 l. («Distribution de 45.000 escus octroyés par le Roy», B. N., ms. franç. 15815, f^o 75 r^o, et Brienne 208, f^o 473 r^o).
[717] _Pièce_ n^o 6.
[718] Le synode national de Saumur (1596) engage les provinces à établir chacune un collège et deux académies de théologie pour le moins (Aymon, _Syn. nat._, t. I, p. 197).
[719] Synode national de Jargeau en 1601 (Aymon t. I, p. 252).
[720] «Pour faire face aux despenses des voyages ordonnés vers le roy... on ne touchera pas à l’argent affecté au payement des universités» (Actes de l’assemblée provinciale de Castres, analysés par M. de France dans le _Bull. de la Soc. de l’hist. du protestantisme_, t, XXXI, p. 307).
[721] Syn. prov. de Nîmes, séance du 10 mars 1601 (B. P. F., copie Auzière).
[722] V. ci-dessus, p. 17, note 2.—Malgré tout, on eut de la peine à faire prospérer les académies de théologie en Bas-Languedoc. En 1601, il n’y a que 8 écoliers inscrits à la matricule des proposants de l’académie nîmoise (Borrel dans _Bull. de la Soc. de l’hist. du protestantisme fr._, t. III, p. 46). Au syn. prov. de Nîmes en 1601, on propose de distribuer aux pasteurs la part réservée aux académies de Nîmes et de Montpellier, attendu «qu’il n’y a point de professeurs en théologie ny aucun exercice, et ce, jusqu’à ce que les professeurs servent actuellement». Mais le synode n’y consent point et décide que les églises de Nîmes et Montpellier devront s’être pourvues de professeurs pour leurs académies avant le prochain synode. Il ajoute qu’«aucuns de ceste compagnie qui peuvent estre propres pour lire en théologie» seront examinés «par deux textes du Vieulx Testament et du Nouveau à rendre d’un jour à l’aultre, comme aussy respondre aux thèses» (Séance du 10 mars, B. P. F., copie Auzière). En 1603, Gigord et Ferrier se présentent pour passer cet examen; le syn. prov. d’Uzès les en dispense vu leur notoriété et les «reçoit et authorize pour docteurs et professeurs en théologie, M. Gigord pour l’Académie de Montpellier et M. Ferrier pour l’Académie de Nismes» (Séance du 23 avril).
[723] L’assemblée de Castres, en avril 1599, décide que «pour faire face aux despenses des voyages vers le Roy, l’assemblée de Chatelleraut et M. de Ventadour», on prendra de l’argent des deniers du ministère (Actes publ. par de France dans le _Bull. de la Soc. de l’hist. du protestantisme_, t. XXXI, p. 307).—Cf. aussi le syn. prov. de Saint-Germain de Calberte, séance du 14 mai «au matin» (B. P. F., copie Auzière), et une délib. du synode d’Uzès (séance du 24 avril 1603) pour réfréner «le grand abus, tant de M. Palot à bailler l’argent à quiconque luy en demande que des villes et assemblées politiques qui font leur députation à ces fraiz-là» (B. P. F., copie Auzière).
[724] «Tarife des colloques» de 1600 ou 1601. Elle se trouve, en effet, entre un rôle de 1600 et un autre de 1601, dans le «Livre des actes des synodes provinciaux» (Arch. du consist. de Nîmes, A, 10, f^o 71 r^o).
[725] En 1598 (Aymon, _Syn. nat._, t. I, pp. 226 et 227).
[726] Cahiers de remontrances de l’assemblée de Castres, faits le 1^{er} février 1600 et répondus par le roi le 7 mai; art. 9^e (B. N., ms. Brienne 209, f^o 129 v^o).
[727] Arch. du consist. de Nîmes, B. 90, t. VII, f^o 249.
[728] Séance de mars 1600 (B. P. F., copie Auzière).
[729] Syn. prov. d’Alais, séance du 27 avril 1602 (_Ibid._).
[730] _Pièce_ n^o 8.
[731] V. ci-dessus, pp. 14 et suiv.
[732] V. ci-dessus, p. 2.
[733] V. ci-dessus, pp. 25-26.
[734] P. de Felice, _Protestants d’autrefois_, 2^e série, p. 12.
[735] V., sur les pasteurs Jean de Falguerolles, Jean Moynier et Pineton de Chambrun, Puech, _Le pamphlétaire Guillaume de Reboul_, pp. 81 sq., et la _France protestante_. Puech dit que Jean de Falguerolles était mort en octobre 1599, sans doute à Cologne, âgé de 39 ans (p. 84). Mais il préside encore le consistoire le 11 novembre 1599 (Arch. du consist., B, 90, t. VII, f^o 312).
[736] «M. Moynier et M. Falgayrolles se régleront pour les prédications... affin que M. Chambrun n’en soyt plus en peyne» (Délib. du consist. du 16 juin 1599, _loc. cit._, f^o 291). Il avait pourtant conservé assez de vigueur pour contracter un troisième mariage dont lui naquit un fils (Puech, _op. cit._, p. 91).
[737] «Sur la lettre mandée par M. de Falguerolles.... à cause sa malladie et indisposition qui empêche l’exercice de sa charge» (Délib. du consist. du 31 mai 1596, _loc. cit._, f^o 93).
[738] Elle se nommait Suzanne Dutour. Falguerolles était agréé par la mère, mais refusé par les oncles et le tuteur qui protégeaient d’autres prétendants. L’affaire alla en justice (Arch. du Gard, E, 207, f^o 47, cité par Puech, p. 83. Arch. du Gard, E, 629). Tout finit par s’arranger en décembre 1596, et Falguerolles épousa Suzanne Dutour (_Ibid._, E, 313, f^o 1089).
[739] Cf. aux arch. du consist. de Nîmes, B, 90, t. VII, f^{os} 95 et 96, deux délib. du 12 juin 1596.—En octobre 1596, on continue encore de négocier avec Goulard (_Ibid._, f^o 131, délib. du 16 octobre, et f^o 132, délib. du 18 octobre). Mais on ne put s’arranger, car on ne les voit plus mentionnés.
[740] V. sur ce Jean Terond, ci-dessus, pp. 20 et suiv.
[741] Syn. prov. de Saint-Germain de Calberte, séance «du 14^e may au matin» 1599 (B. P. F., copie Auzière).
[742] Délib. du 1^{er} septembre 1599 (f^o 300). L’église avait, en effet pensionné Jean Terond alors qu’il étudiait comme proposant.
[743] Délib. du 11 décembre 1599 (f^o 312).
[744] Délib. du 15 décembre 1599 (f^o 313).
[745] Délib. du 11 novembre 1599 (f^o 309).
[746] _France protestante_, 2^e éd., t. VI, p. 492, d’après E. Benoist, _Hist. de l’édit de Nantes_, et Tallemant des Réaux, _Historiettes_.
[747] _Loc. cit._
[748] L’abjuration de Jérémie Ferrier lui a fait du tort dans l’esprit de ses historiens.—Il naquit vers 1570, fut ministre à Aumessas, puis, quelques mois plus tard, à Alais (1596), enfin à Nîmes. Il était fort savant, car il fut reçu sans examen comme lecteur en théologie à l’acad. de Nîmes (v. ci-dessus, p. 167, note 2). Il fut déclaré indigne du ministère pour désobéissance aux colloques et synodes. Il obtint du roi la place d’assesseur criminel, puis de conseiller au présidial de Nîmes (1613); il fut alors excommunié (14 juillet 1613), ce qui provoqua à Nimes une émeute où il faillit perdre la vie (15 et 16 juillet). Enfin, il revint à Paris, se convertit au catholicisme, obtint la faveur de Richelieu, fut nommé conseiller d’État et privé en 1626, et mourut le 26 septembre de la même année.—V. sa vie et une bibliographie de ses ouvrages dans la _France protestante_ (_loc. cit._). On trouve de nombreux renseignements sur sa vie dans les actes des syn. prov. de Bas-Languedoc (B. N., ms. franc. 8669, f^o 196, et Arch. du consist. de Nîmes, A, 10, pass.).—L’émeute qui eut lieu à Nîmes en 1613 est rapportée dans _Émotion arrivée en la ville de Nîmes en Languedoc le 15^e de juillet de l’an 1613_ (B. N., impr. Ld^{176}53).—V. encore à ce sujet: _Considérations d’état sur les mémoires envoyés par les consuls de Nismes_.... (B. N., impr. Lb^{36} 187); et _Le procès de la ville de Nismes_... (B. N., impr. Lb^{36} 190).—V. sur les négociations qui eurent lieu afin d’obtenir de Louis XIII l’abolition de ses ordres pour la répression de l’émeute de 1613, aux Arch. comm. de Nîmes: DD, 1, deuxième partie; et DD, 4.—Ferrier fut mis sur la liste des apostats au syn. nat. de Tonneins (Aymon, _Syn. nat._, t. II, p. 49).—V. sur sa fortune. Arch. nat., TT, 450.—Sur ses enfants, v. les registres de baptêmes et de décès de l’église réformée de Nîmes aux Arch. comm. de cette ville, UU, 94; UU, 118.
[749] Arch. du consist. de Nîmes, B, 90, t. VII, f^o 312. Délib. du 11 décembre 1599.
[750] _Ibid._, f^o 314. Délib. du 22 décembre 1599.
[751] _Ibid._, f^o 318. Délib. du 5 janvier 1600.
[752] _Ibid._, f^o 319. Délib. du 12 janvier. On décide que «M. Ferrier demeurera icy.»
[753] _Ibid._, f^o 319. Délib. du 12 janvier 1600. «A esté propozé par M. Chambrun que le colloque s’assemblera extraordinairement demain à Allès pour raison de M. Ferrier que ceulx d’Allès préthendent encores avoir en leur églize.»
[754] _Ibid._, f^o 321. Délib. du 19 janvier 1600.
[755] _Ibid._, f^o 331. Délib. du 5 mars 1600.
[756] Syn. prov. d’Uzès. Séance du «vendredy 17 mars» 1600 (Arch. du consist., A, 10, f^{os} 45 v^o sq.). A ce synode, le 19 mars, l’église de Nîmes rappelle ses droits sur le pasteur Terond pour l’avoir pensionné comme proposant. Mais elle ne le réclame pas, ce qui montre bien que c’est Ferrier qu’on voulait (B. P. F., copie Auzière).
[757] Délib. du 22 mars 1600 (f^o 335). «M. Moynier a remonstré qu’il seroit besoing escripre de surcharge à M. Ferrier de s’en venir le plus promptement que faire se pourra.... et qu’il n’a moien survenir à l’entier menistère de lad. esglize.»
[758] Délib. du 5 avril 1600 (f^o 339).—Il semble que M. Baille ait été à ce moment fort mal disposé à l’égard de Ferrier. En effet, au syn. de Nîmes, séance du 9 mars 1601, «après disner», Ferrier se plaint qu’on l’ait calomnié dans la maison de Baille, de qui l’ancien d’Alais invoque le témoignage contre Ferrier (_loc. cit._, f^{os} 59 v^o sq.).
[759] Délib. du 10 mai 1600 (f^o 347).
[760] Délib. du 24 mai 1600 (f^o 351).
[761] Délib. du 24 mai 1600 (f^o 350).
[762] Délib. du 10 mai 1600 (f^o 347).
[763] Délib. du 24 mai 1600 (f^o 350).
[764] Il se plaint, le 22 mars, au consist. de ne pouvoir «survenir à l’entier menistère de lad. esglize» (f^o 335).
[765] Délib. du 19 juillet 1600 (f^o 356).
[766] Délib. du 23 août 1600 (f^o 361).
[767] Délib. du 13 septembre 1600 (f^o 366).
[768] Délib. du 8 novembre 1600 (f^o 371). On annonce qu’il est arrivé une lettre de M. Gigord, et l’on décide de convoquer une assemblée extraordinaire, le 11, pour en entendre la lecture. Cette délib. du 11 ne s’est pas conservée.
[769] V. p. 172.
[770] Cf. pp. 172-3.
[771] Il faut voir sur Daniel Chamier les deux ouvrages de Ch. Read, _Henri IV et le ministre Daniel Chamier_ et _Daniel Chamier, journal de son voyage à la cour en 1607_.
[772] Sur le pasteur Gigord, voir, outre la _France protestante_: Corbière, _Académie protestante de Montpellier_ dans _Mémoires de l’Académie des sciences et lettres de Montpellier, Lettres_, VIII (1888-9), p. 429 et suiv.
[773] V. le syn. prov. de Nîmes, séance du 10 mars 1601; celui d’Alais, séance du 20 avril 1603; et celui d’Uzès, séance du 23 avril 1603 (B. P. F., copie Auzière).
[774] Syn. prov. de Nîmes, séance du 9 mars «après disner» (Arch. du consist. de Nîmes, A, 10, f^o 61 v^o).
[775] Même syn., séance du 13 mars «après disner» (f^o 66 v^o).
[776] V., outre la délib. du syn. prov. de Nîmes citée ci-dessus, celle du 11 mars 1601 (Arch. du consist. de Nîmes, A, 10, f^{os} 63 et suiv.).
[777] Syn. prov. de Nîmes, séance du 9 mars 1601 «après disner» (_Ibid._, f^{os} 59 v^o et suiv.).
[778] Même syn.
[779] L’église d’Alais obtint le pasteur «de Marity» au syn. prov. d’Uzès, séance du 21 avril 1603 «après disner» (f^o 94 r^o).
[780] _Hist. des assemblées politiques des réformés de France_ (1573-1622). On regrette que M. Anquez n’ait pas corroboré cette étude impartiale et consciencieuse par des notes plus abondantes et précises.
[781] _Le P. Joseph et Richelieu_ dans _Revue hist._, t. XLVIII (1890), p. 472.
[782] _Difficultés et obstacles que rencontra l’édit de Nantes_ dans _Troisième centenaire de l’édit de Nantes_, p. 120.
[783] Cf. _Études historiques sur le XVI^e et le XVII^e s._
[784] _Histoire de France_, t. X; v. notamment pp. 190 sq.
[785] Instruction de l’assemblée de Chatellerault à Chamier, son député au syn. nat. (_Pièce_ n^o 6).
[786] Il semble qu’il ne croyait pas pouvoir rendre un tel édit sans provoquer une véritable révolution parmi les catholiques. V. le passage de Sully cité ci-dessous.—Plus tard, Henri IV cite comme une chose remarquable de sa part d’avoir accordé aux huguenots des conditions plus libérales que celles qu’ils avaient obtenues de ses prédécesseurs: «Le roy ayant de sa grâce specialle accordé aux supplians un second baillage pour l’exercice de leur relligion, outre ce qui estoit porté par les précédans édits...... les supplians n’ont aucun sujet de se plaindre, puisque ces exceptions ne diminuent en effet la gratification de S. M. qui leur a permis, en ce faisant, _plus qu’ils n’ont jamais obtenu des Roys ses prédécesseurs_» (Réponse aux cahiers de l’assemblée de Chatellerault, août 1599; B. N., ms. Brienne, 209, f^o 151).
[787] _Mémoires_, p. 666.
[788] Duplessis-Mornay, cité par Anquez, _Assemblées politiques_, p. 93.
[789] Anquez, _op. cit._, pp. 52 et 93.
[790] Anquez, p. 94.
[791] Le règlement qu’ils se donnèrent est assez nettement résumé dans Anquez, p. 62 et suiv.
[792] L’édit ne fut enregistré qu’en février 1595 par le Parlement de Paris (Cf. Anquez, pp. 55-56 et 69).
[793] Sully, _Œconomies royales_, t. II, p. 252, col. 1.—V. aussi _Ibid._, les _Remarques_, t. II, pp. 42-47. Sully est en général suspect. Mais les faits qu’il avance ici sont vraisemblables; voy. ci-dessous, les hésitations du roi à cette époque.
[794] Benoist, _Hist. de l’édit de Nantes_, t. I, p. 154.
[795] Benoist, _op. cit._, t. I, pp. 167-68.
[796] Anquez, p. 69.
[797] Anquez, p. 97.
[798] Sur l’état d’esprit des protestants à partir de ce moment, v. plus loin, p. 187.
[799] Ils lui expliquèrent que si le roi avait ordonné sa dissolution, c’est parce qu’il avait été blessé qu’elle lui eût fait «des demandes contraires au respect qu’elle lui devait». Mais le roi «lui permettait maintenant de subsister» (Anquez, p. 70).
[800] Bien longtemps après, de Vic déclare sur son ordre que les demandes de l’assemblée sont «injustes» (Anquez, p. 71).
[801] Toutes ces négociations sont exposées dans Anquez, pp. 71-75.
[802] On sait qu’on entend par les mots d’_édit de Nantes_: 1^o l’édit même, daté du 13 avril; 2^o 56 articles _secrets_ du 30 avril; 3^o un brevet du 3 avril accordant aux protestants une subvention (V. l’appendice sur les _deniers du roi_); 4^o 24 articles _secrets_ du 30 avril. L’édit du 13 avril et les 56 articles secrets du 30 furent vérifiés au Parlement le 25 février 1599, mais avec des modifications de texte contre lesquelles protesta l’assemblée de Chatellerault (V. p 188).—On avait dressé deux expéditions de l’édit, l’une pour le roi, l’autre pour les églises. Ce dernier exemplaire qui était conservé à La Rochelle a disparu. Nous n’avons plus aujourd’hui que l’exemplaire dressé pour le roi qui est aux Arch. nat. sous la cote J 943, n^o 2 (N. Weiss et A. Bernus dans le _Bulletin de la Soc. du protestantisme_, XLVII (1898), p. 305). On trouvera l’édit dans Anquez, pp. 456 et suiv. Cette édition donne, outre le texte primitif, les modifications qu’on y avait apportées lorsqu’il fut vérifié au Parlement. Elle attribue à tort au brevet du 3 avril la date du 13 avril.—On pourra voir à la B. N., dans le ms. Brienne 209, différents mémoires «sur les difficultés qui se trouvent en l’édit», tous de l’année 1598.
[803] _Journal_ à la date du 31 décembre 1598, t. VII, pp. 159-160.
[804] _Œconomies._
[805] «Quelques-uns furent d’avis de se loger à Tours.... mais le plus de voix et les plus saines réduisirent les autres à la patience» (_Histoire universelle_, Amsterdam, 1626, t. II, fol. 624).
[806] Poirson, _Hist. de Henri IV_, t. I, p. 364.
[807] _Mémoires_, passim.
[808] Anquez, pp. 76-78.
[809] Anquez, p. 491.
[810] V. les cahiers de l’Assemblée de Chatellerault, art. 7^e, dans Anquez, p. 190.
[811] Id.
[812] Voy. Réponses aux cahiers précédents (Anquez, p. 191).—Le brevet fut donné en août 1599. M. P. de Felice (_Protestants d’autrefois_, 3^e série, p. 252) le reproduit d’après le ms. de la B. N., franç. 20965, f^o 68, qui le date du 23 août 1599. Le ms. de la B. N., Brienne 209, f^o 161 r^o, le date du 21 août 1599.
[813] V. dans _Troisième centenaire de l’édit de Nantes_, l’art. de M. Paul de Felice, pp. 40-41.
[814] L’édit sous sa dernière forme constitue ce que M. Anquez appelle le «second édit de Nantes» (pp. 188 sq.).
[815] V. leurs instructions dont une copie se trouve à la B. N., ms. Brienne 209, f^{os} 131 r^o-136 r^o.
[816] Arch. du consist., B, 90, t. VII, f^o 25.
[817] Arch. du consist., B, 90, t. VII, f^o 159.
[818] Arch. du consist., B, 90, t. VII, f^o 203.
[819] Arch. du consist., B, 90, t. VII, f^o 258.
[820] C’est-à-dire Jean André, dit Radel: voy. ci-dessous la liste de l’année 1600, et Puech, _Une ville au temps jadis_, p. 257.
[821] Arch. du consist., B, 90, t. VII, f^o 317.
[822] Arch. du consist., B, 90, t. VII, f^o 445.
[823] Les deux receveurs sont nommés le 2 janvier 1602 (_Ibid._, f^o 452).
[824] Délib. du consist. de Nîmes, du «lundi 26^e octobre» 1562 (B. N., ms. franc. 8666, f^{os} 169-170).
[825] C’est le ministre Mauger.
[826] Délib. du consist. de Nîmes du 17 avril 1596 (Arch. du consist. de Nîmes, B, 90, t. VII, f^o 58).
[827] Délib. du 15 mai 1596 (_Ibid._, f^o 74).
[828] Délib. du 22 mai 1596 (_Ibid._, f^o 78).
[829] Délib. du 22 mai 1596 (_Ibid._, f^o 80).
[830] Délib. du 31 mai 1596 (_Ibid._, f^o 89).
[831] Délib. du 19 juin 1596 (_Ibid._, f^o 99).
[832] Délib. du 10 juillet 1596 (_Ibid._, f^o 105).
[833] Délib. du 17 juillet 1596 (_Ibid._, f^o 109).
[834] Délib. du 30 août 1596 (_Ibid._, f^o 122).
[835] B. N., ms. franç. 15814, f^{os} 106 v^o-117 v^o.
[836] Arch. du consist., B, 90, t. VII, f^{os} 220 sq.; délib. du 11 avril 1598.
[837] B. N., ms. franç. 15814, f^{os} 130 v^o-132 v^o.—Il existe une autre copie de ces instructions à la Bibl. Mazarine, ms. J 1504 F, in-f^o.
[838] Arch. du consist., A, 10, f^o 70 r^o. «Livre des actes des synodes provinciaux....», 1596-1609.
[839] On a biffé _Massouverain_ et écrit à côté _Terond_.
[840] On a biffé _Maurice_ et écrit à côté _Justamond_.
[841] Arch. du consist., B, 90, t. VII, f^o 361; délib. du 23 août 1600.
[842] Arch. du consist., B, 90, t. VII, f^o 395 sq.; délib. du 28 février 1601.