Chapter 28
Le fait qu'il faut tout de suite mettre en lumiere, c'est que les erreurs par suggestion ont ete tres nombreuses; nos sujets, malgre leur age, se sont donc laisse tromper par la forme insinuante ou imperieuse des questions.
Je reproduis integralement quelques copies.
Emile Pier..., seize ans.
REPONSE AU QUESTIONNAIRE 3
(ELEVE D'ECOLE NORMALE D'INSTITUTEURS)
_Sujet suggestionne_
_Bouton_. Couleur du fil: _blanc_. _Etat du bouton. (Dessin representant une cassure sur le bord droit_.) _Portrait. Il est plutot[59] bleu fonce._ --_Le monsieur a la jambe droite posee sur la gauche_. --Il me semble me rappeler que ce monsieur est sans chapeau[60]. --Pour l'objet tenu dans la main, X. _Le sou. (Dessin d'un sou troue_.) _Le timbre. (Dessin d'un timbre avec un cachet postal_.) Le nom de la ville ne me revient plus. _Etiquette. (Dessin du fil en travers_.) _Gravure representant une foule. Le petit chien se trouve au bas de la gravure vers le coin de droite_.--Comment est habille l'homme arrete par des agents? x. _Septieme objet_. x _Huitieme objet_. Je ne m'en souviens plus, je ne vois plus sa place dans la photographie.
[Note 59: A remarquer la timidite de cette affirmation.]
[Note 60: Autre tendance timide.]
Cette redaction presente une certaine timidite dans les denegations; le sujet a commis 7 erreurs de suggestion, ce qui est a peine inferieur au nombre moyen pour des enfants d'ecole primaire; pour ces derniers, le nombre moyen est 8.
Cre... dix-sept ans. Cet eleve n'a presque commis aucune erreur; mais il ne s'est jamais mis en contradiction avec le questionnaire 3; il accuse toujours sa memoire, ou son defaut d'observation, et ne met point en doute le questionnaire:
REPONSE AU QUESTIONNAIRE 3
(ELEVE D'ECOLE NORMALE D'INSTITUTEURS)
_Sujet refractaire_
Je ne puis indiquer la couleur du fil qui passe par les trous, ne l'ayant pas remarque.
Je ne puis non plus indiquer l'endroit ou le bouton est abime.
_Le portrait est brun fonce_.
Le monsieur a la jambe gauche croisee sur la jambe droite.
Je ne puis dessiner la forme de son chapeau, ni indiquer l'objet qu'il tient a la main, parce que j'ai examine surtout sa physionomie.
Je n'ai pas distingue le cachet de la poste, m'etant attache a retenir la couleur du timbre (rouge clair).
La facon dont l'etiquette est fixee au carton m'a echappe; j'ai retenu sa couleur (vert clair).
Je n'ai pas distingue les details de la photographie representant une foule.
Je n'ai plus aucun souvenir du 7e et du 8e objet.
Cette copie est un modele de circonspection et de reserve; elle n'est accompagnee d'aucun dessin. Le sujet n'a pas voulu accuser le questionnaire d'erreur. Il a commis deux erreurs de suggestion; ce nombre est tres petit, tres inferieur a la moyenne; aucun des 11 eleves d'ecole primaire n'a commis un nombre d'erreur aussi petit.
Rocher..., dix-huit ans.
Un peu plus d'erreurs que le precedent, et beaucoup de reserve.
REPONSE AU QUESTIONNAIRE 3
(ELEVE D'ECOLE NORMALE D'INSTITUTEURS)
_Sujet de suggestibilite moyenne_
_Le fil qui fixe le bouton est gris_. Endroit abime non remarque. _Le portrait est bleu fonce_. _Il a la jambe gauche croisee sur la droite_. Forme du chapeau non remarquee. _Il tient un rouleau de papier_. Le sou, non remarque. Le nom de ville non lu. Le timbre est de couleur rouge clair. Fil non remarque. L'etiquette est vert clair. Autres questions non remarquees. L'image conservee a propos des objets non remarques est vague, et ne permet pas de preciser les details demandes. A propos des 7e et 8e objets, je me represente vaguement la place qu'ils occupent sur le carton.
Il y a 4 erreurs.
Derniere copie, celle de Defonte..., dix-huit ans, six mois.
REPONSE AU QUESTIONNAIRE 3
(ELEVE D'ECOLE NORMALE D'INSTITUTEURS)
_Sujet de suggestibilite moyenne_
Bouton (fil) _blanc_. Je ne me souviens pas que le bouton soit abime. Portrait. _Il est noir_. _Le monsieur a la jambe gauche croisee sur la jambe droite_. Chapeau. Je ne me souviens plus de sa forme. Objet (tenu dans la main). _Idem_. Sou. Je n'ai pas remarque de trou. Timbre. Cachet. Je ne m'en souviens plus. Couleur: rouge fonce. Etiquette. Je n'ai vu qu'une epingle qui l'attachait. Foule. Chien. _A droite au premier plan_. Je ne me souviens plus de l'habillement de l'homme. 7e et 8e objets.
Il faut remarquer la prudence de ces affirmations, et quelques-unes de leurs nuances. Il est bien rare que Def... s'inscrive en faux contre la question. Il prend toujours des tours de phrase adoucis, comme: je n'ai vu que ... je n'ai pas remarque ... je ne me souviens plus. Il a commis 3 erreurs positives. Pour quelques questions, il a admis implicitement des faits inexacts, par exemple qu'il y avait dans la gravure un homme arrete. Une seule fois il s'est mis en opposition avec le questionnaire, quand il a ecrit: le portrait est noir.
En resume, ces eleves ont commis les nombres d'erreurs suivants: 7, 2, 4, 3. Ces resultats sont trop peu nombreux pour qu'on puisse songer a en tirer une moyenne.
Mais ils suffisent pour etablir ce fait important que la methode de suggestion par des questions ecrites est assez puissante pour influencer non seulement des enfants, mais des jeunes gens de dix-huit ans.
CHAPITRE VII
L'IMITATION
En inscrivant l'imitation parmi les principales formes de la suggestibilite, je ne me suis pas inspire d'idees theoriques qui ont ete exposees en si grand nombre dans ces dernieres annees sur le mecanisme de l'imitation, ses lois, sa philosophie: il est bien rare que les idees theoriques fournissent une issue pratique vers l'experimentation, et ceux qui cherchent a perfectionner leurs resultats experimentaux ne gagnent pas beaucoup a feuilleter les ouvrages des auteurs qui travaillent en dehors de l'observation et de l'experimentation[61].
[Note 61: J'ai cependant goute les pages tres fines ecrites sur ce sujet par Baldwin. _Interpretation des faits sociaux_, p. 223 et seq.]
Mon seul guide consistait dans ces faits et remarques de tous les jours qui nous montrent que les esprits sans originalite copient servilement toutes les excentricites de la mode, et que les individus qui ont de la difficulte a se faire une opinion par eux-memes s'assimilent de bonne foi tous les jugements de leur journal. Il me paraissait donc incontestable que l'imitation, si elle est restreinte dans une certaine mesure, une necessite sociale, peut devenir, quand on la pousse a l'exces, un signe de servilite ou de faiblesse d'esprit.
J'ai longtemps erre avant de trouver une formule d'experimentation sur l'imitation. Je m'etais imagine tout d'abord qu'en faisant copier a des enfants des lettres differemment ornees et contournees on pourrait distinguer ceux qui interpretent le modele d'apres les habitudes de leur propre ecriture, et ceux qui le copient servilement, automatiquement.
Cet essai, quoique poursuivi longuement, ne m'a donne que des resultats douteux; les enfants d'une suggestibilite averee ne se sont pas montres copistes serviles de mes modeles d'ecriture, comme je m'y attendais; les enfants les plus jeunes, qui sont en general fort suggestibles, ont prefere reproduire les specimens de leur ecriture personnelle. Sont-ils donc moins imitateurs que leurs aines? Je ne le pense pas; mais la tendance a l'imitation ne se manifeste pas indistinctement dans toutes les circonstances; elle peut etre suspendue par d'autres influences. Il est bien evident que la facilite d'execution est un des elements essentiels de reussite; on ne se livre a l'imitation que lorsque l'imitation n'exige pas un effort penible, qui rompt avec nos habitudes. C'est pour ce motif sans doute qu'un enfant a qui l'on donne a copier une majuscule ornementee dessine plus volontiers les majuscules dont il a l'habitude et prefere aller dans le sens du moindre effort. Il faut donc, a ce point de vue, distinguer deux genres d'imitations, les imitations faciles et les imitations difficiles; les premieres n'exigent point un grand effort d'attention, elles ne supposent pas l'abandon d'une habitude deja prise. La plupart des imitations sociales exigent un minimum d'effort, et si nous voulons citer des exemples d'experiences sur l'imitation qui peuvent reussir, c'est dans cette categorie qu'il faut les chercher. Ainsi, je puis donner l'exemple suivant, emprunte a mes experiences personnelles: dessinez un cercle devant une personne, et priez-la de dessiner a son tour, et sur le meme papier, un second cercle dont la distance au premier, comptee d'une circonference a l'autre, sera de 5 centimetres; le plus souvent, dix-neuf fois sur vingt, le second cercle trace sera, par imitation, de meme grandeur environ que le premier; si on recommence l'experience avec un cercle de grandeur differente, on voit le sujet se conformer encore au modele qu'il a sous les yeux, agrandir son cercle ou le rapetisser selon les cas, sans se douter qu'il subit un phenomene d'imitation.
L'imitation se produit avec cette surete parce qu'elle ne rencontre pas de resistance: la vue du cercle deja trace fournit au sujet une image du cercle au moment ou on lui demande de tracer un second cercle; cette image n'est contredite par aucune autre, elle n'eveille aucun esprit critique, elle ne presente aucune difficulte speciale d'imitation, il n'y a donc pas de raison pour qu'elle ne guide pas le mouvement de la main, et ne devienne pas une image directrice.
Il resulte donc de ce premier essai et des reflexions auxquelles il a donne lieu que pour faire des experiences sur l'imitation, il faut s'adresser a la categorie des imitations faciles. Mais serait-ce suffisant? Toutes les imitations faciles peuvent-elles donner lieu a une etude de psychologie individuelle? En evitant un ecueil, nous tombons dans un autre ecueil; pour eviter des experiences qui ne reussissent presque jamais, nous allons en faire d'autres qui reussiront trop souvent. Si l'imitation dont nous voulons etudier les consequences est un acte tellement facile qu'on soit sur d'avance de son execution, il ne nous apprendra rien sur le caractere intellectuel et moral des personnes: si tous ceux a qui l'on dit de tracer un second cercle le font egal ou a peu pres egal a un premier cercle qu'on met sous leurs yeux, nous ne verrons pas quels individus sont imitateurs et ceux qui ne le sont pas. Une imitation irresistible ne peut donc pas servir de test pour la psychologie individuelle.
J'ai pris comme experience sur l'imitation les experiences que je venais de faire dernierement sur l'interrogatoire, en les modifiant un peu; au lieu d'interroger un eleve isole sur un des objets que je venais de lui montrer, j'ai interroge trois eleves reunis dans la meme piece et faisant l'experience ensemble; la reponse de celui qui prend le premier la parole influe necessairement sur les deux autres; et ceux-ci peuvent soit rejeter cette reponse et faire eux-memes acte de jugement, soit se dispenser de ce petit effort et repeter la reponse du camarade.
Les experiences ont ete faites sur les eleves du cours moyen dans une ecole et sur les eleves du cours superieur dans une autre ecole; 24 eleves ont pris part a ces experiences. Aucun d'eux ne m'etait connu; je les voyais pour la premiere fois; ils sont venus par groupe de trois dans le cabinet du directeur. Je leur annoncais d'abord que nous allions faire ensemble un exercice de memoire. Je leur donnais ensuite les explications ordinaires sur le carton que j'allais leur montrer, sur le temps tres court pendant lequel ce carton resterait visible et sur les questions qui leur seraient posees; je les faisais asseoir tous les trois a la meme table, et je leur donnais l'explication suivante: "Voici une feuille de papier sur laquelle sont ecrites diverses questions relatives aux objets que vous allez regarder. L'un de vous qui fera l'office de president[62], lira a haute voix chacune des questions; vous aurez a bien reflechir, et ensuite vous repondrez du mieux que vous pourrez a la question qui vous sera posee. La feuille de papier est divisee en trois colonnes: vous ecrivez le nom et l'age de chacun de vous en haut de chaque colonne, et les reponses de chacun doivent etre ecrites sur sa colonne. Pour epargner du temps, un seul d'entre vous, celui que j'appelle le president, doit tenir la plume et ecrire non seulement ses propres reponses, mais aussi les reponses des deux autres; il ne leur passera la plume que si le questionnaire demande de faire un dessin; dans ce cas, chacun prendra la plume pour faire lui-meme le dessin demande. Encore un mot: des que vous avez entendu la question, vous reflechissez un moment, puis vous repondez a haute voix; il est tres probable que vous ne repondrez pas tous a la fois; quelques-uns repondront vite, d'autres repondront plus lentement; je desire que l'ordre des reponses soit note sur le papier par un numero; vous ecrivez le numero avec les reponses; celui qui repondra le premier recevra le n deg. 1, le second le n deg. 2 et ainsi de suite. Est-ce compris? Bien, je vais vous montrer le carton."
[Note 62: Dans un essai preliminaire, c'etait moi qui tenais la plume; mais je m'apercus que ma presence enlevait beaucoup de liberte d'esprit aux eleves, et je preferai les abandonner a eux-memes sans me meler aux discussions qu'ils pourraient avoir. Je pense que la meilleure methode serait de charger du role de president un eleve qui ne prendrait pas lui-meme part a l'experience.]
Cette explication, que j'ai parfois repetee quand elle n'avait pas ete completement comprise, a suffi a indiquer clairement le role de chacun. Le carton a ete montre separement a chaque eleve, pendant douze secondes; ce carton portait les objets que j'ai decrits plus haut.
Ainsi qu'on pouvait s'y attendre, les enfants pris en groupe ont generalement ete moins serieux que les enfants isoles. Jamais un enfant isole, dans ces experiences si longues et si minutieuses que je viens de relater, n'a ri; dans les experiences collectives a trois, le rire s'est declare tres souvent; dans deux cas, il a pris de telles proportions que le directeur de l'ecole s'est cru oblige d'adresser des paroles severes aux jeunes rieurs. Du reste, chaque groupe d'enfants avait sa physionomie speciale; j'ai note des groupes tres graves, dont jamais les enfants n'ont souri; dans d'autres groupes, les enfants ont tenu leur serieux jusqu'a ce qu'ils fussent arrives a certaines questions qui dechainaient un fou rire incoercible; par exemple la question: quelle est la forme du chapeau que le monsieur a sur la tete?--Cette question renferme, parait-il, un element comique qui ne manque presque jamais son effet; les dessins, generalement maladroits et ridicules, que les enfants ont executes pour repondre a certaines questions, avaient aussi le don de faire eclater le rire[63]. Par suite de ces dispositions, les enfants n'ont pas prete, a beaucoup pres, autant d'attention aux questions ecrites que lorsqu'ils etaient isoles; certainement, leur attention etait relachee, ils sentaient moins fortement la responsabilite de ce qu'ils ecrivaient. Ce n'est la, bien entendu, qu'une impression personnelle; je ne la puis demontrer que par l'attitude des eleves, qui etait plus dissipee que pendant les experiences isolees. Il m'a semble aussi que les eleves faisant partie d'un meme groupe se preoccupaient beaucoup plus de leurs reponses que de celles de leurs camarades; je n'ai jamais entendu entre eux la moindre discussion sur l'exactitude d'une reponse d'un autre: aucun n'a eu le souci de rectifier l'erreur; en d'autres termes, les groupes formes n'ont pas eu le temps ou l'occasion de produire un esprit de corps, une solidarite. Cette solidarite, on aurait pu peut-etre lui donner l'occasion de se manifester si on avait pris quelques precautions speciales, si par exemple on s'etait arrange pour interesser tous les eleves d'un groupe a un meme but, pour leur communiquer un interet commun; aussi je suppose que dans le cas ou l'on aurait averti les eleves que le groupe qui avait donne les reponses les plus exactes recevrait une recompense, il est possible que les eleves se seraient interesses aux reponses de leurs camarades du meme groupe, et nous aurions vu s'elever des discussions sur l'exactitude de certaines reponses. C'est une etude a tenter; dans le cas present, nous n'avons fait aucun effort pour lier les eleves d'un groupe par une solidarite quelconque, et ils se sont tous comportes d'une maniere qui me parait tout a fait independante, en appliquant le seul principe de chacun pour soi.
[Note 63: Ces experiences fourniraient une bonne methode pour l'etude de la psychologie du rire, etude qui reste encore a faire, puisque jusqu'ici elle n'a ete traitee que theoriquement.]
Voici les sentiments plus ou moins sociaux qui m'ont paru se degager pendant cette experience, et que j'ai notes a mesure.
Le desir de la plupart des eleves a paru etre de repondre les premiers; c'est sans doute une habitude qui provient des reponses collectives en classe; or, comme pour repondre le premier, il faut repondre vite, il en est resulte que beaucoup d'eleves n'ont pas pris le temps de la reflexion, et cette circonstance a du certainement contribuer a une augmentation de leur suggestibilite. Il s'est eleve souvent des discussions courtes pour savoir quel camarade avait repondu le premier, ce qui nous prouve combien chacun d'eux tenait au rang de vitesse qu'il avait conquis. L'eleve faisant fonction de president etait charge d'inscrire non seulement les reponses des eleves, mais l'ordre des reponses, et je dois a la verite de constater que ce president n'a pas toujours ete impartial; lorsqu'un autre eleve repondait en meme temps que lui, ou meme un peu avant lui, il a souvent commis la petite tricherie de se porter comme ayant repondu le premier.
Il est incontestable, et nous en verrons tout a l'heure le detail, que ces reponses donnees les premieres ont fait contagion sur les eleves plus lents: mais il semble que cette contagion n'a jamais ete voulue; les eleves repondant les premiers se sont trouves etre des _leaders_ sans l'avoir cherche.
Un fait qui nous a paru extremement frequent a ete celui de l'imitation soumise; tres souvent, des qu'une reponse quelconque etait donnee, elle etait acceptee par les autres eleves sans aucune critique, ou avec une modification tout a fait insignifiante qui n'otait point a la reponse son caractere d'imitation.
Il est arrive, mais plus rarement, que certains eleves n'ont point voulu donner leur opinion, de peur d'eclairer leurs camarades; l'un d'entre eux attendait toujours que les autres reponses fussent ecrites, avant de donner la sienne. Il ne voulait pas qu'on la lui prit.
L'attitude prise par les eleves a presente, pendant toute la duree de l'experience, un caractere remarquable de constance; ceux qui repondaient les premiers ou les derniers etaient presque toujours les memes. Nous donnons ci-apres la liste de nos eleves, avec l'indication de l'ordre dans lequel ils ont repondu.
ENFANTS AYANT PRESQUE TOUJOURS REPONDU LES PREMIERS NOMBRE DE FOIS QU'ILS ONT REPONDU
Eleves. Les premiers. Les seconds. Les derniers.
J. 13 0 0
M. 10 4 1
N. 8 1 2
B. 9 4 2
P. 9 4 2
B.J. 8 4 3 ------ ------ ------ Moyenne 9,5 3 2
ELEVES AYANT LE PLUS SOUVENT REPONDU LES SECONDS NOMBRE DE FOIS QU'ILS ONT REPONDU
Eleves Les premiers. Les seconds. Les derniers.
P. 0 11 2
T. 4 5 5
N. 3 7 2
R. 5 5 6
B. 6 8 1
U. 3 8 3 ------ ------ ------ Moyenne 3,5 7 3
ELEVES AYANT LE PLUS SOUVENT REPONDU LES DERNIERS NOMBRE DE FOIS QU'ILS ONT REPONDU
Eleves Les premiers. Les seconds. Les derniers.
C. 0 2 11
Col. 2 6 8
T. 0 4 7
U. 2 5 8
F. 1 4 10
G. 2 3 10 ------ ------ ------ Moyenne 1 4 8
TABLEAU XVIII(a-1).--_Experience sur l'esprit de groupe_ [Illustration: Tableau18a.png = tableau entier en format graphique] ................................................................................................
1er GROUPE 2e GROUPE QUESTIONS ........................... IMITATIONS .................... A B C A B ................................................................................................
1. Couleur du fil servant a fixer le bouton....... Noir(2) Gris Gris(1) 1 Marron(2) Gris(1) (3)
2. Endroit ou le bouton est abime.........Sur le Sur le Sur le 2 A En haut Cote(2) cote(2) cote(1) droite(3)
3. Couleur du portrait......Brun Brun fonce Brun " Bleu fonce Brun fonce fonce(2) (1) fonce(2) (3) (1)
4. Une jambe croisee sur l'autre.......Jambe Jambe Jambe " Jambe Droite Gauche gauche(1) gauche gauche (3) (2) (2)
5. Forme du chapeau.......Haut(2) Rond(1) Plat(2) 0 Haut Haut (2)
6. Objet tenu a la main.......Une Son Une plume 0 Canne Parapluie couronne(2) journal(1) (2) (1) (2)
7. Endroit ou le sou est troue... Au milieu(2) A A gauche(1) 1 En bas(3) En haut gauche (2)
8. Timbre postal... Cote Cote Cote 2 A droite En haut gauche, gauche, gauche
Paris Vaugirard Paris_ 1 Autriche Paris
9. Fil attachant l'etiquette..... En En En haut(1) 2 En En haut haut(3) haut(2) haut(3)
10. Le chien....Devant le Dans la Derriere le 1 A cote du Pres de la monsieur(2) foule(2) monsieur(1) monsieur(2) porte
11. Vetement de l'individu arrete.......... En En En noir(1) 2 En marron(2) En beige(1) noir(3) noir(2)
12. Septieme objet.. Un poste Un poste de Un poste 2 Photographie Il n'y en a de facteurs(1) de (2) pas(1) Facteurs facteurs (3) (2)
13. Huitieme objet.. Il n'y en Il n'y en a Il n'y en 2 Un homme(2) Une personne a pas(2) pas(1) a pas (3) (1)
16 ................................................................................................
EXPLICATION DES (1), (2), (3), ET DES REPONSES EN ITALIQUES donnee par l'auteur a la page 353: