Part 45
Cet opéra, représenté à Venise en 1726, avait été précédé de l'_Ottone_, de Pollaroli (Udine, 1696) et de celui de Haendel (Londres, 1722), mais nous ne croyons pas que ces pièces fussent tirées de Corneille. Nous en dirons autant de l'_Ottone_, de Gennaro d'Alessandro (Venise, 1740).
XXVIII
1164. AGESILAO, Dramma per musica; poesia di ? ; musica di Gaetano Andreozzi.
Opéra représenté sur le théâtre San Benedetto, à Venise, pendant le carnaval de 1788. Le sujet, tiré de Corneille, a été singulièrement altéré.
1165. AGESILAO, Dramma per musica; poesia di ? ; musica di Gio Domenico Perotti.
Représenté à Rome en 1789.
XXIX
1166. ATTILA. Dramma recitato nel Teatro de' SS. Gio. e Paolo di Venezia, l'anno 1672. [Poesia di Matteo Noris, Veneziano; musica di D. Pietr'Andrea Ziani, Veneziano, Canonico Lateranese.] _In Venezia, per Francesco Niccolini, 1672._ In-12.
Repris en 1678 sur le théâtre Formagliari, à Bologne.
1167. ATTILA, grosse Oper von ? ; Musik von Joh. Wolfgang Franck.
Représenté à Hambourg en 1682.
1168. ATTILA, Dramma per musica; poesia di ?; musica del Persiano.
Représenté à Parme en 1727.
1169. ATTILA, Dramma in musica recitato nel Regio Ducale Teatro di Milano. _Milano, Malatesta, s. d. [1797?]._ In-12.
L'auteur de ce livret est, d'après Melzi, Ascanio Lonati, de Milan; la musique était, croyons-nous, de Farinelli.
1170. ATTILA, tragedia lirica in tre atti di Temistocle Solera; musica di Giuseppe Verdi. _Venezia, 1846._ In-8.
1171. ATTILA, opéra en trois actes, en vers libres, traduit de l'italien de Solera, sur la musique de Verdi, par M. Joos; représenté sur le Théâtre royal de la Monnaie à Bruxelles, au mois de décembre 1850.
Cette traduction n'a pas été imprimée.
1172. ATTILA. Dramma lirico in un prologo e tre atti da rappresentarsi nel gran teatro del Liceo filarmonico-drammatico barcellonese di S. M. Dona Isabella Seconda, nel l'autunno del 1850. _Barcelona, imprenta de T. Gorchs; Madrid, libreria de Cuesta, 1850._ Gr. in-8 de 56 pp.
Texte italien, avec traduction espagnole.
1173. ATTILA, dramma lyrico em um prologo e tres actos, poesia de Themistocles Solera, musica de José Verdi, que vai representar-se no theatro provisorio. _Rio de Janeiro, Typographia. Dous de Dezembro de P. Brito, 1853._ In-8 de 59 pp.
Traduction portugaise de Luis Vicente de Simoni.
XXX
1174. TITO E BERENICE, Dramma per musica, [poesia di Carlo Sigismondo Capece, Romano, musica di Antonio Caldara, Veneziano]; rappresentato nella Sala de' Signori Capranica in Roma nel Carnevale dell' anno 1714. _In Roma, per il Bernabò, 1714._ In-12.
Nous nous bornons à mentionner ici l'opéra de Caldara. Il existe, sur _Bérénice_, une foule d'opéras, plutôt inspirés par la pièce de Racine que par celle de Corneille. On en trouvera la liste dans notre _Bibliographie Racinienne._
M. Gastinel a fait jouer au théâtre des Bouffes-Parisiens, le 11 mai 1860, une opérette intitulée _Titus et Bérénice_, pour laquelle M. Edouard Fournier avait écrit un livret, sans emprunter à Corneille autre chose que le titre.
XVII.--HISTOIRE DE CORNEILLE ET DE SA FAMILLE.
I.--BIOGRAPHIE DE CORNEILLE.
1175. VIE DE CORNEILLE, par Fontenelle.
Ce discours a paru pour la première fois, sous le titre d'_Éloge_, dans les _Nouvelles de la République des lettres_ de janvier 1685; il a été inséré ensuite dans l'_Histoire de l'Académie Françoise_, donnée en 1729 par l'abbé d'Olivet. A partir de 1742, il a été réimprimé sous le titre de _Vie de Corneille_ dans toutes les éditions des oeuvres de Fontenelle et dans la plupart de celles des _OEuvres_ de Corneille.
1176. PIERRE CORNEILLE, par Thomas Corneille.
Th. Corneille a parlé de son illustre frère dans son _Dictionnaire géographique_, à l'article _Rouen_. Bien que la notice qu'il lui ait consacrée soit très-succincte, nous ne pouvions manquer de la faire figurer dans ce travail.
1177. VIE DE PIERRE CORNEILLE, Msc. du XVIIe siècle, 46 pp. in-4.
Ce manuscrit, à la suite duquel sont les parallèles faits au XVIIe siècle entre Corneille et Racine, figure, sous le no 144, dans le _Catalogue de la belle Collection de lettres autographes composant le cabinet de feu M. R. Merlin_ (Paris, J. Charavay, octobre 1871, in-8).
1178. NOTICE SUR LA VIE ET LES OUVRAGES DE P. CORNEILLE.
_Mémoires pour servir à l'histoire des hommes illustres dans la République des lettres_ [par le P. Niceron], t. VIe, pp. 349-383; t. XVe, pp. 88-93.
1179. PIERRE CORNEILLE, par l'abbé Goujet.
Voy. _Bibliothèque françoise, ou Histoire de la littérature françoise_ par M. l'abbé Goujet, t. XVIIIe (_Paris_, _H.-L. Guérin et L.-F. Delatour_, _P.-G. Le Mercier_, 1756, in-12), pp. 140-164.
Les grands dictionnaires critiques du XVIIIe siècle, tels que le _Dictionnaire historique_, de Bayle, l'_Encyclopédie_, etc., contiennent tous des articles sur Corneille; nous croyons inutile d'en donner une énumération, à cause du peu de développement de ces notices qui ne contiennent aucun fait nouveau.
1180. VIE DE PIERRE CORBEILLE, par M. Guizot.
Cet ouvrage, publié d'abord dans les _Poëtes français du siècle de Louis XIV_, par M. F. Guizot [et madame Guizot, née de Meulan]; Paris, Schoel, 1813, in-8, t. Ier (et unique), a été réimprimé avec additions en 1852 (_Paris, Didier_, 1852, in-8).
1181. HISTOIRE DE LA VIE ET DES OUVRAGES DE P. CORNEILLE, par M. Jules Taschereau. _Paris, Alexandre Mesnier, 1829._ In-8 de VII et 418 pp.
Cette excellente histoire, digne pendant de la _Vie de Molière_, a laissé peu de recherches à faire aux biographes de Corneille. M. Taschereau a réuni sur le poëte, sa famille et chacun de ses ouvrages, les renseignements les plus exacts et les plus circonstanciés. Il y a joint une série de notes et de pièces justificatives du plus haut intérêt. Il a donné, pp. 379 à 399, une première bibliographie des écrits relatifs à Corneille et des éditions annotées de ses _OEeuvres choisies_ ou _complètes_.
1182. RÉFLEXIONS SUR UN PASSAGE DE L'HISTOIRE DE LA VIE ET DES OUVRAGES DE P. CORNEILLE, par M. J. Taschereau; par M. A. Floquet. [_Rouen, 1830_]. In-8 de 7 pp.
Extrait du _Précis analytique des travaux de l'Académie de Rouen_, 1830, pp. 413 sqq.
1183. CORNEILLE (Pierre). Von F. Jacobs.
_Allgemeine Encyclopädie der Wissenschaften und Künste_, herausgegeben von J. S. Ersch und J. G. Gruber, t. XIXe (Leipzig, 1829, in-4), pp. 311-317.
1184. PIERRE CORNEILLE, par M. Villenave. _Paris, 1835._ In-8 de 8 pp. à 2 col.
Extrait de l'_Encyclopédie des Gens du monde_, t. VIIe, 1re part, pp. 7 sqq.
1185. CORNEILLE (Pierre).
Extrait de l'_Univers pittoresque_ (_Dictionnaire encyclopédique de l'Histoire de France_, par M. Ph. Le Bas), t. VIe, 7e livr.; Paris, Didot, 1841, in-8, pp. 100-108.
1186. VIE DE PIERRE CORNEILLE, par Gustave Levavasseur. _Paris, Debécourt, 1843._ In-12 de 472 pp.
1187. NOTICE SUR P. CORNEILLE, par E. Charton.
_Encyclopédie nouvelle publiée sous la direction de Pierre Leroux_; Paris, Ch. Gosselin, 1843, in-8, t. IVe, pp. 50-52.
1188. PIERRE CORNEILLE, par P.-F. Tissot, de l'Académie Française.
_Les Normands illustres_ (Paris, Dutertre, 1845, gr. in-8), livr. 6 et 7 (24 pp.).
1189. NOTICE SUR P. CORNEILLE, par P.-F. Tissot.
_Poëtes normands, publiés sous la direction de L.-H. Baratte_; Paris, 1846, gr. in-8.--Réimpression de la notice précédente.
1190. VIE DE PIERRE CORNEILLE, par Gustave Levavasseur. Seconde édition. _Paris, Dentu, 1847._ In-12.
Voy. le no 1186.--On a ajouté à cette édition une eau-forte de _J. B[uisson]_.
1191. PIERRE CORNEILLE, par J. Fleury.
_Encyclopédie du dix-neuvième siècle_, t. VIIIe (Paris, 1850, gr. in-8), pp. 772-777.
1192. PIERRE CORNEILLE, par Victorin Fabre.
_Biographie universelle_ (_Michaud_) _ancienne et moderne_; _nouvelle édition_ (Paris, chez Madame C. Desplaces, gr. in-8), t. IXe, pp, 223-232.
1193. VIE DE CORNEILLE. _Paris, Barba, [impr. Plon], 1852._ In-4 à 2 col.
_Panthéon populaire illustré._
1194. CORNEILLE ET SON TEMPS, Étude littéraire par M. Guizot. Nouvelle édition. _Paris, Didier, 1852._ In-8 de 2 ff., xv et 476 pp.
M. Guizot a ajouté à ce volume une préface, dans laquelle il rend compte des modifications qu'il y a introduites. «J'y ai beaucoup changé, dit-il; j'étais tenté d'y changer bien davantage.» Voy. le no 1180.
1195. CORNEILLE AND HIS TIMES. By M. Guizot. Translated from the French. _London, Richard Bentley, 1852._ Gr. in-8.
1196. HISTOIRE DE LA VIE ET DES OUVRAGES DE P. CORNEILLE, par M. J. Taschereau. Seconde édition, augmentée. _Paris, chez P. Jannet, 1855._ In-16 de VIII et 440 pp.
En acceptant la tâche de publier une édition des OEuvres de Corneille dans la _Bibliothèque elzévirienne_, M. Taschereau a fait réimprimer son _Histoire_, qu'il a très-notablement augmentée. La partie bibliographique (pp. 389-420) a reçu en particulier de nombreuses additions. Nous avons eu déjà l'occasion de constater les emprunts faits par nous à cet excellent guide.
1197. PIERRE CORNEILLE, par Gustave Brunet.
_Nouvelle Biographie générale, publiée par MM. Firmin Didot frères, sous la direction de M. le Dr Hoefer_; t. XIe (Paris, 1865, in-8), col. 848-867.
1198. PIERRE CORNEILLE, par J.-P.-G. Viennet, de l'Académie Française.
_Dictionnaire de la Conversation et de la Lecture, par une société de savants et de gens de lettres, sous la direction de M. W. Duckett_; t. VIe (Paris, Firmin Didot frères, fils et Cie, 1868, gr. in-8). pp. 526-531.
1199. NOTES SUR LA VIE DE CORNEILLE, par Édouard Fournier.
Ces notes sont placées en tête de _Corneille à la Butte Saint-Roch, comédie en un acte, en vers_, par Édouard Fournier, pp. i-clvj (voy. notre chap. XXIe).
L'auteur n'a pas eu l'idée d'écrire une vie de Corneille, mais d'ajouter seulement quelques notes aux renseignements recueillis par ses biographes antérieurs. Il a réuni quelques pièces qui avaient échappé jusqu'alors aux éditeurs de Corneille, ou qui étaient tout au moins peu connues (voy. les nos 180, 183, 185, 198), Il attribue, en outre, au poëte six strophes qui auraient été composées en 1633 pour l'_Académie des Palinods_, mais cette attribution n'est accompagnée d'aucune preuve.
On trouve, dans les notes de M. Fournier, quelques détails curieux sur la vie littéraire de Corneille et sur les maisons qu'il habita successivement à Paris.
1200. PIERRE CORNEILLE, SES OEUVRES, SA VIE INTIME, par C. Guénot. _Lille, 1863._ In-12 de 143 pp. (0 fr. 75).
II.--DOCUMENTS BIOGRAPHIQUES DIVERS.--NOTICES RELATIVES A DES FAITS PARTICULIERS DE LA VIE DE CORNEILLE ET AUX MAISONS QU'IL A HABITÉES.
1201. LETTRE DE GABRIEL FEYDEL, relative à Pierre Corneille.
_Journal de Paris_, 1788, p. 102.
M. Paul Lacroix a bien voulu nous signaler cette notice, où il est pour la première fois question d'une lettre anonyme «trouvée à Rouen dans des papiers de famille», lettre qui nous montre Corneille faisant rapetasser ses vieux souliers.
1202. LA MAISON DE CORNEILLE, par M. de Jouy.
Fait partie de l'_Hermite en province_, t. VIIe (Paris, Pillet, 1824, in-8), pp. 214 sqq.
1203. DISSERTATION SUR LA DATE DE LA NAISSANCE DU GRAND CORNEILLE [signée à la fin: P[ierre-Alexis] Corneille]. [_Rouen, F. Baudry, Imprimeur du Roi, rue des Carmes_, no 20, 1826]. In-8 de 4 pp., avec un simple titre de départ.
Corneille fut baptisé le 9 juin 1606. On trouve dans les registres de la paroisse de Saint-Sauveur, à Rouen, la mention suivante: «Le neuvième jour de juin 1606, Pierre, fils de Mr Pierre Corneille, a été baptisé; le parrain, Monsieur Pierre Lepezant, secrétaire du Roi, et Barbe Houel.» L'ordonnance de 1539 prescrivait de joindre à la mention du baptême la date exacte du jour de la naissance; aussi divers biographes ont-ils cru que le futur auteur du _Cid_ avait dû être baptisé le jour même de sa naissance. La Société d'émulation de Rouen, voulant tenir chaque année une séance générale en l'honneur de Corneille, choisit le 9 juin et non le 6. Lorsque des doutes s'élevèrent à ce sujet, elle chargea une commission d'étudier la question. Le rapport de M. P.-A. Corneille conclut en ces termes: «Après cet exposé, votre commission pense que toutes les probabilités font présumer que Pierre Corneille est né le 6 juin 1606; mais ces probabilités, quelque confiance qu'on y attache, donnent-elles une conviction intime? D'ailleurs la naissance légale à cette époque est celle des actes de baptême. Or l'acte de baptême porte la date du 9 juin; et quoique votre commission soit au fond persuadée que la naissance réelle est du 6 juin, néanmoins elle ne pense pas que les motifs énoncés ci-dessus soient suffisants pour vous proposer quelques changements dans vos usages, ni pour vous engager à en provoquer auprès de l'administration, dans les inscriptions qui peuvent se trouver dans notre ville et qui portent la seule date appuyée sur un acte authentique.»
1204. RAPPORT SUR LA DATE DE LA NAISSANCE DE PIERRE CORNEILLE, lu à l'Académie royale des Sciences, Belles-Lettres et Arts de Rouen, par M. Houël. _Rouen, Imprimerie de Nicétas Périaux jeune, rue de la Vicomté, no 55, 1828._ In-8 de 12 pp. inexactement chiffrées de 2 à 14.
M. Houël a recommencé, au nom de la Société royale de Rouen, l'étude déjà faite par M. P.-A. Corneille. S'appuyant sur la notice insérée dans le _Mercure galant_ d'octobre 1684 et sur un passage du _Dictionnaire géographique_ de Thomas Corneille (vo _Rouen_), il conclut que le poëte a dû naître certainement le 6 juin, et propose, en conséquence, à la Société d'adresser copie de sa décision à l'autorité administrative, «pour que l'erreur qui subsiste, notamment sur le marbre de la maison de Corneille, soit incessamment rectifiée dans le cas où l'autorité partagerait la conviction de l'Académie».
1205. RAPPORT SUR LE JOUR DE LA NAISSANCE DE PIERRE CORNEILLE ET SUR LA MAISON OÙ IL EST NÉ, lu à la séance publique de la Société libre d'Émulation de Rouen le 6 juin 1828 par M. Pre Axis Corneille professeur d'histoire au Collége Royal. _Rouen, F. Baudry, imprimeur du Roi, Avril 1829._ In-8 de 24 pp.
Dans ce nouveau rapport, M. P.-A. Corneille se prononce définitivement en faveur du 6 juin, comme l'avait fait M. Houël.
En tête du rapport se trouve une figure sur cuivre, représentant les maisons contiguës où naquirent Pierre et Thomas Corneille.
Cette brochure se vendait 1 fr. 50, au profit de la souscription pour le monument à élever à Pierre Corneille.
1206. NOTICE SUR LA MAISON ET LA GÉNÉALOGIE DE CORNEILLE, présentée à l'Académie de Rouen, dans sa séance du 29 mars 1833, par A.-G. Ballin. _Rouen, N. Périaux, mai 1833._ Gr. in-8 de 8 pp., figg.
Extrait de la _Revue de Rouen_ du 10 mai 1833, avec quelques additions.
La brochure contient 3 tableaux et 2 gravures représentant l'état ancien et l'état actuel des maisons de Pierre et de Thomas Corneille.
Le titre annonce que cet opuscule n'a été tiré qu'à 60 exemplaires; M. Ballin lui-même (_Précis analytique des travaux de l'Académie de Rouen_, 1848, p. 286), nous apprend que le tirage a été de 75 exemplaires.
1207. NOUVEAUX DÉTAILS SUR PIERRE CORNEILLE, recueillis dans l'année où Rouen élève une statue à ce grand poëte; par M. Emel Gaillard. [_Rouen, 1834_]. In-8 de 6 pp.
Extrait du _Précis analytique des travaux de l'Académie de Rouen_, 1834, in-8, p. 164 sqq.
1208. ROLE POLITIQUE DE PIERRE CORNEILLE, PENDANT LA FRONDE. Document communiqué à l'Académie de Rouen par M. Floquet, dans la séance du 18 novembre 1836. [_Paris, Imprimerie de H. Fournier et comp., rue de Seine, 14]._ In-8 de 8 pp.
Extrait de la _Revue rétrospective_ (no de décembre 1836), avec un simple titre de départ.
En compulsant les registres du Parlement de Normandie, M. Floquet y a trouvé le texte d'une lettre de cachet datée de Rouen, le 17 février 1650, et par laquelle le sieur Bauldry, procureur général des États de Normandie, est destitué, et sa charge conférée au «sieur de Corneille». Cette nomination faite, ainsi qu'il est dit expressément, sur l'avis de la reine régente, qui avait ouvertement protégé l'auteur du _Cid_, devait faire songer à Pierre Corneille, mais ce n'était là qu'une supposition qui s'est trouvée confirmée par un passage de l'_Apologie particulière pour M. le duc de Longueville_ (Amsterdam, 1650, in-4 de 136 pp.), où il est longuement parlé de la destitution de Bauldry. «On lui a donné un successeur, y est-il dit, qui sçait fort bien faire des vers pour le théatre [_Le sieur Corneille_, _poëte fameux pour le théatre_, porte une manchette marginale], mais qu'on dit estre assez malhabile pour manier de grandes affaires.»
1209. NOTE BIOGRAPHIQUE SUR PIERRE CORNEILLE, par M. A. Deville. [_Rouen, 1840_]. In-8 de 8 pp.
Extrait du _Précis analytique des travaux de l'Académie de Rouen_, 184, pp. 1860 et 276, avec un fac-simile de l'écriture de Corneille.
1210. FRAGMENT D'ÉTUDE SUR LA VIEILLESSE DE CORNEILLE, lu à la Société des Sciences morales de Seine-et-Oise. [par V. Lanbinet]. _Versailles, Imprimerie de Montalant-Bougleux, 1852._ In-8.
Le nom de l'auteur se trouve à la fin.
1211. PARTICULARITÉS DE LA VIE JUDICIAIRE DE PIERRE CORNEILLE, révélées par des documents nouveaux; par E. Gosselin, greffier-archiviste à la Cour Impériale de Rouen. _Rouen, Imprimerie de E. Cagniard, 1865._ In-8 de 15 pp.
Extrait de la _Revue de Normandie_, juillet 1865.
M. Gosselin a réuni dans ce travail quelques renseignements sur les fonctions d'avocat du Roi aux siéges de l'Amirauté, fonctions que Corneille eut à exercer en même temps que celles d'avocat général à la Table de marbre de Rouen.
1212. UN ÉPISODE DE LA JEUNESSE DE PIERRE CORNEILLE, par E. Gosselin, greffier-archiviste à la Cour impériale de Rouen. _Rouen, Imprimerie de E. Cagniard, 1865._ In-8 de 12 pp.
Extrait de la _Revue de Normandie_, t. VIIe, 1867, pp. 478-487.
M. Gosselin s'est proposé d'établir dans cet article que la véritable Mélite était une demoiselle Catherine Hue, qui devint depuis Mme du Pont. Il admet l'authenticité de l'anecdote racontée par Fontenelle, mais avec cette différence fondamentale que Corneille, loin de supplanter un ami, aurait été supplanté par un rival.
1213. LA MAISON DE CAMPAGNE DU GRAND CORNEILLE AU PETIT-COURONNE ACHETÉE ET CLASSÉE COMME MONUMENT HISTORIQUE, par M. l'abbé A. Tougard.
Extrait de la _Revue de Normandie_, t. VIIIe, 1868. pp. 506-511.
La maison du Petit-Couronne, sur laquelle M. Gosselin avait le premier attiré l'attention (voy. le no 1231), fut acquise au prix de 12,000 fr. par le département de la Seine-Inférieure (délibération du conseil général du 28 août 1868). Cette maison avait été vendue, le 27 décembre 1686, par le fils du poëte, Pierre Corneille, «escuyer, sieur de Danville, capitaine de cavalerie, demeurant à Paris, rue Neuve-des-Petits-Champs, paroisse Saint-Roch, et en cette ville de Rouen, chez M. de Fontenelle, advocat en la Cour, rue Ganterie, paroisse Saint-Laurent».
1214. CORNEILLE.--SES RELATIONS AVEC LA FAMILLE PASCAL ET SA MAISON DE PETIT-COURONNE.
_Magasin pittoresque_, octobre 1869, pp. 322 sq.
Cet article, où l'auteur a mis à profit le travail de M. Gosselin (no 1231), fait partie d'une série intitulée: _Promenades d'un Rouennais._
1215. NOUVEAUX DOCUMENTS INÉDITS SUR LE PATRIMOINE DE P. CORNEILLE, publiés par M. l'abbé A. Tougard. _Rouen, Imprimerie de Cagniard, 1869._ Gr. in-8 de 12 pp.
Extrait de la _Revue de Normandie_, t. VIIIe, 1868, pp. 624-635.
Nous voyons, par les documents retrouvés par M. E. Gosselin et publiés par M. Tougard, «que les biens de la famille Corneille s'accroissent de plusieurs acquisitions importantes pendant la vie du père de notre poëte, ce qui témoigne de l'opulence qui y régnait alors; mais qu'après la mort de Corneille, le père, on ne signale plus que des ventes faites par le grand poëte, preuve évidente de la gêne où il se trouve, lui et les siens.»
1216. UN DOCUMENT FAMEUX SUR PIERRE CORNEILLE.
L'_Amateur d'autographes_, IXe année (_Paris_, 1871, in-8), pp. 218 sqq.
M. P. Dumont soumet à M. Charavay et aux amateurs d'autographes la prétendue lettre de Corneille, insérée par M. Em. Gaillard dans le _Précis analytique des travaux de l'Académie de Rouen_ (1834, p. 167). Il ne croit pas à l'authenticité de ce document et réclame des renseignements sur sa provenance aux personnes qui seraient en état d'en fournir.
1217. AVEU DES BIENS TENUS DU ROI, à cause de sa châtellenie et vicomte d'Andely, par Pierre et Thomas Corneille, pour servir à la confection du nouveau terrier du domaine du Roi (13 décembre 1681).
Ce document, retrouvé par M. de Beaurepaire, a été inséré par lui dans la _Revue des sociétés savantes des départements_; Ve série, t. VIIIe (Paris, 1874, in-8), pp. 529-534.
«Cet acte, et les notes très-courtes et très-précises qui l'accompagnent, dit M. Marty-Laveaux, dans un préambule ajouté à cette communication, peuvent fournir un assez grand nombre de renseignements utiles. L'endroit habité par Corneille, dans les derniers temps de sa vie, s'y trouve fort exactement précisé. M. Taschereau avait constaté, à l'aide d'une procuration du mois d'août 1675, que, contrairement à l'opinion généralement reçue, Pierre Corneille était logé, à cette époque, rue de Cléry, paroisse Saint-Eustache, et qu'il n'était pas encore venu s'établir rue d'Argenteuil; j'avais montré, à l'aide d'une _Liste de Messieurs de l'Académie Françoise_, pour 1676, qu'il n'avait pas cessé, jusqu'au commencement de cette année, de demeurer au même endroit; mais l'acte que vient de nous communiquer M. de Beaurepaire prolonge singulièrement le séjour de Pierre Corneille dans la rue de Cléry, et nous prouve qu'il l'habitait encore à la fin de 1681, c'est-à-dire moins de trois ans avant son décès. Il nous apprend, en outre, un fait beaucoup plus intéressant, c'est qu'à Paris, rue de Cléry, comme à Rouen, rue de la Pie, conformément à une douce et touchante habitude, les deux Corneille demeuraient ensemble.»
III.--NOTICES SUR LES PORTRAITS DE CORNEILLE.
1218. RÉFLEXIONS SUR LE TABLEAU DEMANDÉ PAR L'ACADÉMIE A M. COURT. Lu à l'Académie royale des Sciences, Belles-Lettres et Arts de Rouen par M. Hellis. D.-M., en la séance du 9 mars 1831. _Rouen, imprimé chez Nicétas Périaux, rue de la Vicomte, no 55, 1831._ In-8 de 7 pp. plus une gravure au trait représentant le sujet du tableau, et une _Indication des personnages_ qui occupe un f. autographié, en face de la gravure.
Extrait du _Précis analytique des travaux de l'Académie_, année 1831.
Le sujet du tableau demandé par l'Académie à M. Court, était Corneille accueilli au théâtre par le grand Condé, après une représentation de _Cinna_. Cette toile orne aujourd'hui une des salles de l'Académie de Rouen.
1219. PORTRAIT DE CORNEILLE, par Gigoux.
Ce portrait, dont le _Magasin pittoresque_ a donné, en 1835, une gravure sur bois assez grossière, doit être une copie du portrait de _Lebrun_.
1220. DÉCOUVERTE DU PORTRAIT DE P. CORNEILLE, PEINT PAR CH. LE BRUN. Recherches historiques et critiques à ce sujet, par M. Hellis. _A Rouen, chez Le Brument; à Paris, chez Hocdé, 1848._ In-8 de 2 ff., 50 pp. et 1 f. blanc, plus 4 figg.
En tête de cette brochure se trouve le portrait de Corneille, d'après _Lebrun_, gravé sur acier par _Réville_; entre les pp. 4 et 5 se place un second portrait gravé au trait, d'après _Paillet_ (1663), par _Aug. Lebrun_; entre les pp. 8 et 9 se trouve un troisième portrait, gravé au trait par le même, d'après _Sicre_ (1683); enfin, entre les pp. 10 et 11 est placé un portrait de Th. Corneille, gravé au trait par _Lebrun_, d'après _Jouvenet_ (1700).
IV.--PIÈCES RELATIVES AU MONUMENT DE CORNEILLE A ROUEN.