Bibliographie Cornélienne Description raisonnée de toutes les éditions des oeuvres de Pierre Corneille

Part 46

Chapter 463,671 wordsPublic domain

1221. RAPPORT SUR LE MONUMENT A ÉLEVER A PIERRE CORNEILLE, lu à la Société libre d'émulation de Rouen, le 15 avril 1829, par M. A. Deville. _Rouen, Baudry, 1829._ In-8.

1222. PROPOSITION lue dans une séance particulière de l'Académie des sciences, belles-lettres et arts de Rouen, [par Duputel], _Rouen, 1830._ In-8.

Cette proposition est relative à la souscription ouverte pour l'érection d'une statue à Corneille.

1223. STATUE DE P. CORNEILLE. _Rouen, imp. de N. Périaux._ In-fol. plano.

Au bas de la statue, qui occupe environ la moitié de la page, sont trois colonnes, dont la première contient la description de la statue, les deux autres des couplets.

1224. NOTICE SUR LA STATUE DE P. CORNEILLE, et Liste des souscripteurs qui ont concouru à l'érection de ce monument. _Rouen, F. Baudry, 1834._ In-8 de 90 pp. et 1 f., fig.

En tête de la _Notice_ se trouve un portrait de Corneille, gravé d'après la statue par _M. E.-H. Langlois_ et tiré sur papier de Chine. Le dernier feuillet ne contient que l'adresse de l'imprimeur.

Cet opuscule, dû à M. Deville, n'a été tiré qu'à six exemplaires.

1225. INAUGURATION DE LA STATUE DE PIERRE CORNEILLE, par M. Ch. Richard.

_Revue de Rouen_, 1834, 2e semestre, pp. 249-266.

1226. DISCOURS PRONONCÉ A L'OCCASION DE L'INAUGURATION DE LA STATUE DE PIERRE CORNEILLE A ROUEN, le 19 octobre 1834, par M. Lafon, des Français, ancien Professeur de l'École spéciale de déclamation au Conservatoire, membre de plusieurs Académies de Paris et Rouen; suivi du Discours sur la mort de Talma, par le même auteur. _Paris, Chez Paccard, libraire, rue Neuve-de-Luxembourg, no_ 3; _Barba, Galerie du Théâtre-Français, Palais-Royal, 1834._ In-8 de 32 pp., y compris les deux titres.

Cette brochure est précédée d'un avis de l'éditeur, J.-E. Paccard, qui rappelle les fêtes célébrées à Rouen en l'honneur de Corneille.

«Parmi les discours qui ont été entendus dans cette solennité, on a surtout remarqué, avec une vive satisfaction, celui prononcé par M. Lafon, digne et éloquent interprète du Théâtre-Français. Ce discours méritait d'être conservé; pour arriver à cet heureux résultat, il fallait un éditeur. Il s'en est présenté un qui a su, dans toute l'acception du mot, faire violence à l'auteur, et obtenir de lui qu'il ne laisserait pas ensevelir dans l'oubli les énergiques et nobles pensées de cette improvisation chaleureuse, vraiment inspirée par le goût le plus épuré et par la reconnaissance de succès obtenus au théâtre.»

Il paraît qu'il n'a pas fallu faire une moindre violence à M. Lafon pour le décider à publier son discours en l'honneur de Talma.

1227. PRÉCIS HISTORIQUE SUR LA STATUE DE PIERRE CORNEILLE, érigée à Rouen, par souscription, en 1834; par M. A. Deville. Publié par les soins de la Société libre d'émulation de Rouen. _Rouen, F. Baudry_, 1838. In-8 de 212 pp., figg.

Ce volume est orné de 4 gravures et de 3 planches qui contiennent diverses signatures en fac-simile.

1228. NOTE SUR L'EMPLACEMENT DE LA STATUE DE CORNEILLE, par M. Léon de Duranville.

_Revue de Rouen_, février 1842, p. 136.

1229. COMPTE RENDU DES HOMMAGES DÉCERNÉS SPÉCIALEMENT PAR LA VILLE DE ROUEN AUX CÉLÉBRITÉS NORMANDES, NOTAMMENT EN CE QUI CONCERNE PIERRE CORNEILLE, par M. A. Deville. [_Rouen_, In-8 de 4 pp.

Extrait de l'_Annuaire normand pour_ 1843, pp. 619 sqq.

V.--NOTICES SUR LA FAMILLE DE CORNEILLE ET SUR SES DESCENDANTS.

1230. LETTRES DE NOBLESSE ACCORDÉES AU PÈRE DU GRAND CORNEILLE. Lecture faite à l'Académie de Rouen, par M. Floquet. [_Rouen, 1837]._ In-8 de 7 pp.

Extrait du _Précis analytique des travaux de l'Académie de Rouen_, 1837, pp. 155 sqq.

1231. PIERRE CORNEILLE (LE PÈRE), MAITRE DES EAUX ET FORÊTS, ET SA MAISON DE CAMPAGNE, par E. Gosselin, greffier-archiviste. (Extrait de la Revue de la Normandie des 31 mai et 30 juin 1864.) _Rouen, Imprimerie de E. Cagniard_, 1864. Gr. in-8 de 4 ff. et 43 pp., figg.

Les ff. préliminaires contiennent 2 lithographies représentant la maison de campagne de Pierre Corneille au Petit-Couronne, près Rouen, et les armoiries de P. Corneille.

1232. THOMAS CORNEILLE, par P.-F. Tissot, de l'Académie française.

_Les Normands illustres_ (Paris, Dutertre, 1845), 7e livr., gr. in-8 de 8 pp.

Presque toutes les publications qui contiennent une notice sur Pierre Corneille en contiennent une également sur son frère.

1233. AD PETRUM CORNELIUM IN OBITU CAROLI FILII, CARMEN a Carolo de La Rue. S. I. Parisiis, 1666. In-4.

Cette pièce touchante, reproduite dans les oeuvres latines du P. de La Rue (voy. les nos 216-221), a été réimprimée par MM. Taschereau et Marty-Laveaux.

L'édition séparée est citée dans la _Bibliothèque des Écrivains de la Compagnie de Jésus_, par le R. P. de Backer, 1re édit., t. Ier, p. 659.

Le fils que le poëte perdit en 1667 était Charles Corneille, âgé de quatorze ans, et filleul, dit-on, du P. de La Rue. C'était un enfant des mieux doués.

1234. LETTRE A M*** [L'ABBÉ TRUBLET] SUR LE GRAND CORNEILLE, OU SA GÉNÉALOGIE EST ÉTABLIE ET SES HÉRITIERS SONT DÉSIGNÉS. _S. l._, in-12.

Cette lettre, datée du 25 août 1757, est extraite du _Conservateur_ de novembre 1757. Elle fut publiée à l'occasion du procès de J.-F. Corneille contre les légataires de Fontenelle, par Dreux du Radier, l'avocat du sieur Corneille.

1235. MÉMOIRE pour le Sr. Jean-François Corneille, Joachim-Alexandre et Dlle Marie Corneille sa femme, et Dlle Marie-Françoise Corneille, Ve 1º de René Maigret, 2º de Sébastien Habert, seuls et uniques héritiers de Bernard le Bouvier de Fontenelle; contre le Sr Jean-Louis de Lampriere et autres se disant légataires universels dudit feu de Fontenelle [Par Dreux du Radier, avocat]. _A Paris, chez Gissey, 1758._ In-4 de 32 pp.

«On a, dans ce mémoire, la généalogie de P. et Th. Corneille, leurs alliances avec M. de Fontenelle, et les prétentions du demandeur à la succession du dernier. Il ne lui fut adjugé qu'une somme de 2,600 fr. Dans la suite, on se disputa le titre de son bienfaiteur.» BARBIER.

1236. Représentation de Rodogune, au profit d'un neveu du grand Corneille.

L'_Année littéraire_, 1760, t. IIe, pp. 198-216. Lettre datée du 20 mars.

Le bénéficiaire était Jean-François Corneille, pauvre vannier d'Évreux, petit-fils de Pierre Corneille, avocat au parlement de Rouen, et cousin du poëte. C'était le même personnage que Dreux du Radier, induit sans doute en erreur par la confusion des noms, avait présenté comme un petit-fils du grand Corneille. La recette faite par la Comédie-Française fut d'environ 6,000 livres. Une seconde représentation fut donnée au profit du même personnage le 16 février 1778.

1237. ODE ET LETTRES A MONSIEUR DE VOLTAIRE EN FAVEUR DE LA FAMILLE DU GRAND CORNEILLE; Par Monsieur Le Brun, avec la Réponse de M. de Voltaire. _A Genève, Et se trouve à Paris, Chez Duchesne, rue S. Jacques, au Temple du Goût._ M.DCC.LX [1760]. In-8 de 32 pp.

Cette pièce a été réimprimée à la suite de la _Wasprie, ou l'Ami Wasp, revu et corrigé_ par Le Brun (Berne, 1761, in-12), sous le titre de l'_Ombre du grand Corneille_.

Le Brun, secrétaire des commandements du prince de Conti, le même qu'on appela depuis «le Pindarique», pour le distinguer de son homonyme, s'intéressa vivement à Mlle Corneille, fille de Jean-François, dont nous avons parlé à l'article précédent, et ne crut pouvoir faire plus pour elle que de la recommander à Voltaire, avec qui il avait eu des relations dans sa jeunesse. Ce fut le sujet de l'_Ode_ qu'il lui adressa. Le succès de sa démarche fut complet. En livrant ses vers au public, Le Brun les fait précéder d'une nouvelle lettre à Voltaire:

«C'est au génie, dit-il, à protéger une race illustrée par le génie. A ce titre, je ne vois que Monsieur de Voltaire en Europe de qui un homme du nom de Corneille puisse, sans s'avilir, attendre les bienfaits; ces éloges, que vous avez tant de fois prodigués à sa mémoire, et que la patrie entière lui doit, me répondent de ce que vous ferez pour un de ses neveux. L'idée que m'inspire ce nom divin est si haute que, selon moi, il n'y a point même de rois qui ne s'honorassent beaucoup de prodiguer des secours en sa faveur. Vous seul, Monsieur, agirez en égal avec ce grand homme.»

Le Brun joint à son _Ode_ la réponse que Voltaire lui avait adressée. Cette réponse était ainsi conçue:

«Au château de Ferney, pays de Gex, par Genève, 5 novembre 1760.

«Je vous ferais, Monsieur, attendre ma réponse quatre mois au moins, si je prétendais la faire en aussi beaux vers que les vôtres. Il faut me borner à vous dire en prose combien j'aime votre Ode et votre proposition. Il convient assez qu'un vieux soldat du grand Corneille tâche d'être utile à la petite-fille de son général. Quand on bâtit des châteaux et des églises, et qu'on a des parents pauvres à soutenir, il ne reste guère de quoi faire ce qu'on voudrait pour une personne qui ne doit être secourue que par les plus grands du royaume.

«Je suis vieux, j'ai une nièce qui aime tous les arts et qui réussit dans quelques-uns; si la personne dont vous me parlez, et que vous connaissez sans doute, voulait accepter auprès de ma nièce l'éducation la plus honnête, elle en aurait soin comme de sa fille; je chercherais à lui servir de père. Le sien n'aurait absolument rien à dépenser pour elle. On lui payerait son voyage jusqu'à Lyon. Elle serait adressée à Lyon à Monsieur Tronchin, qui lui fournirait une voiture jusqu'à mon château, ou bien une femme irait la prendre dans mon équipage. Si cela convient, je suis à ses ordres, et j'espère avoir à vous remercier jusqu'au dernier jour de ma vie de m'avoir procuré l'honneur de faire ce que devait faire M. de Fontenelle. Une partie de l'éducation de cette demoiselle serait de nous voir jouer quelquefois les pièces de son grand-père, et nous lui ferions broder les sujets de _Cinna_ et du Cid.

«J'ai l'honneur d'être, avec toute l'estime et tous les sentiments que je vous dois,

«Monsieur, «Votre très-humble et très-obéissant serviteur, «VOLTAIRE.»

Au reçu de cette lettre, Le Brun remercia Voltaire par quelques mots datés du 12 novembre 1760: «Vous goûtez ce bonheur si méconnu, si pur, de faire des heureux. Je m'attendais à votre réponse; elle n'étonnera que l'envie. J'ai couru la lire à Mademoiselle Corneille; elle en a versé des larmes de joie; elle vous appelle déjà son bienfaicteur et son père. Elle promet à vos bontés, à celles de Madame votre nièce, une éternelle reconnaissance, et je n'ai point de termes pour vous exprimer celle d'une famille que vous soulagez.»

Nous n'avons pas besoin de rappeler ici tout ce que Voltaire fit pour Mlle Corneille. Il lui constitua tout d'abord une rente de 1,500 livres, entreprit à son profit l'édition des OEuvres de Corneille (voy. le no 640) qui ne rapporta pas moins de 52,000 livres, enfin il la maria à M. Dupuits, riche propriétaire des environs de Ferney, qui devint plus tard officier général.

1238. LA PETITE-NIÈCE D'ESCHYLE, histoire athénienne traduite d'un manuscrit grec, intitulé [Grec: Ech tês tôn Epistêmonôn anechdotou historias Echlogai]: Fragments de l'histoire-anecdote des gens de lettres [par de Neuville]. _S. l._, 1761. In-8.

1239. VOLTAIRE ET LA SOCIÉTÉ FRANÇAISE AU XVIIIe SIÈCLE. VOLTAIRE AUX DÉLICES, par M. G. Desnoiresterres. _Paris, Didier, 1873._ In-8 de 513 pp.

Ce volume, qui est le t. VIe des études consacrées à Voltaire par M. Desnoiresterres, est en grande partie occupé par le récit de l'arrivée et du séjour de Mlle Corneille à Ferney.

1240. VISITE DE CLAUDE-ÉTIENNE CORNEILLE A FERNEY.

Lettre de Voltaire à M. d'Argental du 9 mars 1763.

Claude-Étienne Corneille, fils de Pierre-Alexis et par conséquent arrière-petit-fils du poëte, vint implorer l'assistance de Voltaire à Ferney. Voltaire ne put faire pour lui ce qu'il avait fait pour Mme Dupuits, mais ne le congédia qu'avec de «l'argent comptant».

1241. NOTE SUR LE PORTRAIT DE MARIE-ANGÉLIQUE CORNEILLE, meunière à Tilly, près de Vernon. _Journal de Paris_, 1787, p. 868.

_Journal de Paris_, 1787, p. 868.

M. Taschereau croit que cette meunière descendait d'un des cousins du poëte.

1242. MÉMOIRE DE MALESHERBES SUR LA DESCENDANCE DE CORNEILLE.

_Revue rétrospective_, 2e série, t. VIIIe, pp. 113 sqq.

Ce mémoire, rédigé en faveur de Mlle Jeanne-Marie Corneille, fille de Claude-Étienne Corneille, est accompagné d'une lettre d'envoi datée du 8 septembre 1792. M. Taschereau l'a fait suivre d'une correspondance de Collin d'Harleville avec la Comédie-Française et le Directoire, relativement à la même personne. La protégée de Malesherbes obtint une petite pension de Louis XVI et plus tard une autre de la Comédie-Française.

1243. LA CITOYENNE CORNEILLE D'ANGÉLY, arrière-petite-fille du grand Corneille.

Article de Legouvé, inséré dans les _Veillées des Muses, ou Recueil périodique des ouvrages en vers et en prose lus dans les séances du Lycée des Étrangers_, an VI [1798], no X, vendémiaire, pp. 68-79.

En révélant au public l'existence de cette femme qui «languit dans la misère», Legouvé a reproduit l'ode adressée par Le Brun à Voltaire au sujet de Mlle Corneille.

Mme Corneille d'Angély était une fille de Mme Dupuits, mariée en 1786 au baron d'Angély. Déjà, sur la proposition de M.-J. Chénier, la Convention lui avait accordé, le 14 nivôse an III, un secours de 3,000 livres. En 1811, elle obtint une pension de 300 fr.

1244. DROITS D'AUTEUR CÉDÉS PAR ANDRIEUX AUX HÉRITIÈRES DE CORNEILLE.

_Courrier des Spectacles_, 23 avril 1803.

Andrieux céda la moitié de ses droits d'auteur, tant à Paris que dans les départements, pour son remaniement de _la Suite du Menteur_ (voy. le no 820), à deux personnes de la famille du grand Corneille: l'une, Marie Corneille, devenue Mme Dupuits, la même que Voltaire avait mariée en 1763 avec le produit de son Commentaire; l'autre, Mlle Jeanne-Marie Corneille, fille de Pierre-Alexis et descendante directe de l'illustre poëte.

1245. LETTRE DE Mlle CORNEILLE A M. A. DE S. P.

M. A. de S. P. avait proposé, dans une lettre publiée par le _Courrier des Spectacles_ du 17 octobre 1805, l'institution d'une fête annuelle en faveur de Corneille. «Le poste, disait-il, compte encore en France des héritiers de son nom. Avec quel plaisir on les y verrait réunis, tenant dans leurs mains les couronnes destinées à orner le front de leur illustre aïeul. Cette fête serait encore celle des poëtes de notre siècle qui se sont illustrés dans l'art dramatique, et dont les ouvrages soutiennent honorablement la gloire de la scène française.»

Mlle Corneille répondit à l'auteur du projet par la lettre suivante:

«Je ne saurais vous dire, Monsieur, avec quels sentiments d'attendrissement j'ai lu l'article de votre journal, où l'on propose l'institution d'une fête annuelle à la mémoire du grand Corneille, mon bisaïeul. Cette pensée ne saurait avoir été conçue que par une âme élevée et généreuse. Et qui peut mieux mériter le souvenir de toutes les personnes sensibles à la gloire des arts, que l'illustre auteur de _Cinna_? Dira-t-on qu'il s'est enrichi du produit de ses ouvrages? Non. Tout entier à la gloire, il a négligé les faveurs de la fortune. L'état où il est mort était voisin de l'indigence: un grand nom est tout ce qui reste à ses descendants. Ses véritables héritiers sont les nations qui lisent ses chefs-d'oeuvre et les acteurs qui les représentent. Oui, Monsieur, j'espère que la proposition faite dans votre journal ne sera pas perdue pour le Théâtre-Français, et que nous verrons célébrer à Paris une fête digne du père de la tragédie française. Vous avez la bonté, Monsieur, de rappeler au souvenir public la famille de ce grand poëte, et de former le voeu de la voir assister à la fête que vous proposez. De quelle douce satisfaction ne seraient pas pénétrés les deux tendres neveux dont l'éducation occupe toutes mes pensées et tous mes soins! Quelle noble émulation n'allumerait pas dans leur jeune coeur la pompe d'un pareil spectacle! Pour moi, je ne saurais trop remercier celui qui en a donné l'idée; et si ma lettre ne vous paraît pas trop au-dessous de son sujet, daignez l'insérer dans votre journal, afin qu'il sache que ma reconnaissance égale la grandeur de son projet.

«J'ai l'honneur d'être, etc.

«CORNEILLE.»

(_Courrier des Spectacles_, 21 octobre 1805.)

L'auteur de cette lettre eut à s'occuper, non pas seulement de deux, mais de douze neveux restés orphelins. Elle obtint des bourses pour les fils dans les lycées de l'état et parvint à nourrir les filles. L'opéra donna, en 1816, une représentation en sa faveur.

1246. NOTE SUR LES DESCENDANTS DE CORNEILLE, par M. le baron de Stassart. _Bruxelles, Hayez, 1851._ In-8.

Extrait des _Bulletins de l'Académie royale de Belgique_ (t. XVIIIe). Cette note a été reproduite dans les _OEuvres complètes de Corneille_; Paris, Didot, 1855, gr. in-8, pp. 350 sqq.

XVIII.--DISCOURS, ÉLOGES, CRITIQUES, PARALLÈLES RELATIFS A CORNEILLE.

I.--ÉLOGES DE CORNEILLE.--CONSIDÉRATIONS GÉNÉRALES SUR SES OUVRAGES ET SON INFLUENCE LITTÉRAIRE.

1247. LETTRES DE MADAME DE SÉVIGNÉ, DE SA FAMILLE ET DE SES AMIS, recueillies et annotées par M. Monmerqué, membre de l'Institut. Nouvelle édition [publiée sous la direction de M. Adolphe Régnier]. _Paris, L. Hachette et Cie, 1862._ 14 vol. in-8.

Mme de Sévigné parle si souvent de Corneille que ses _Lettres_ devaient nécessairement figurer dans notre _Bibliographie_. La table de l'excellente édition de M. Régnier contient un relevé détaillé de tous les passages relatifs à Corneille.

1248. ÉLOGE DU GRAND CORNEILLE. A M. l'abbé des Viviers, aumônier du Roi, chanoine de Constance, protonotaire du Saint-Siége. [Par de La Févrerie.]

_Extraordinaire du Mercure_, avril 1685, pp. 253-285.

1249. DISCOURS prononcez à l'Académie Françoise le 2 Janvier 1685. _A Paris, de l'Imprimerie de Pierre le Petit, Premier Imprimeur du Roy & de l'Académie Françoise, rue Saint-Jacques à la Croix d'or._ M.DC.LXXXV [1685]. Avec Privilége de Sa Majesté. In-4 de 37 pp. et 1 f. blanc.

Ce recueil contient le _Discours de M. [Thomas] de Corneille_ (pp. 7-16), le _Remerciement de Bergeret_ (17-26) et le célèbre discours de Racine en l'honneur de Corneille (pp. 27-37). Ce beau panégyrique a été reproduit dans toutes les éditions des _OEuvres_ de Racine.

1250. PIERRE CORNEILLE, par Charles Perrault.

_Les Hommes illustres qui ont paru en France pendant ce siècle_; Paris, 1696-1700, 2 vol. gr. in-fol., t. Ier, pp. 77-78 (avec un portrait de Corneille gravé par _Lubin_), et la Haye, 1736, in-12, pp. 162-167.

1251. ÉLOGE DE CORNEILLE, par Saint-Évremond.

Nous avons déjà cité une lettre de Corneille qui nous a été conservée par Saint-Évremond (no 237). Voici la liste des passages de cet écrivain relatifs à Corneille; nous citons l'édition de _Londres_, 1711, 4 vol. in-12:

CORNEILLE est habile à soutenir le caractère des Femmes illustres, II, p. 284; il fait parler les Héros avec toute sorte de bienséance, II, p. 285; son éloge, III, pp. 51-52; admirable lorsqu'il fait parler un Grec ou un Romain, ne se distingue plus des hommes ordinaires lorsqu'il s'exprime pour lui-même, III, p. 57; il a outré le Caractère de Titus, III, p. 125; pourquoi il vint à déplaire à la multitude, III, p. 130; supérieur aux Anciens dans ses Tragédies, III, p. 173; en quoi il a particulièrement excellé; court risque de perdre sa Réputation à la Représentation d'une de ses meilleures Pièces, IV, p. 202; combien il a excellé dans la Tragédie, V, p. 247; a surpassé tous les Anciens, V, p. 255.

1252. DÉFENSE DU GRAND CORNEILLE CONTRE LE COMMENTATEUR DES OEUVRES DE M. BOILEAU-DESPRÉAUX [Brossette], par le Père Tournemine.

Imprimée dans les _Mémoires_ de Trévoux, mai 1717; réimprimée, en 1738, sous le seul titre de _Défense du grand Corneille_, dans les _OEuvres diverses de P. Corneille_ (voy. le no 174).

1253. LE CARDINAL DE RICHELIEU ET LE GRAND CORNEILLE, dialogue des morts, par Vauvenargues.

Ouvrage posthume, publié dans le _Supplément aux OEuvres complètes de Vauvenargues_; Paris, Belin, 1820, in-8.

1254. DIALOGUES OF THE DEAD, [by George, Lord Lyttelton]. _London, 1760._ In-8.

Le _Dialogue_ XIVe entre Boileau et Pope contient un bel éloge de Corneille.

1255. COMMENTAIRES SUR LE THÉATRE DE PIERRE CORNEILLE, et autres morceaux intéressans, [par Voltaire]. _S. l_., 1764. 3 vol. in-12.

Édition séparée des notes et commentaires ajoutés par Voltaire à l'édition des _OEuvres de Corneille_ publiée par lui en 1764 (voy. le no 640). Elle paraît avoir été faite sans sa participation.

1256. COMMENTAIRES SUR LE THÉATRE DE PIERRE CORNEILLE, et autres morceaux intéressans, par M. de Voltaire. _Amsterdam et Leipsic, 1765._ In-12 de 478 et 208 pp.

Réimpression séparée des _Commentaires_ de Voltaire, avec quelques additions.

1257. COMMENTAIRES SUR CORNEILLE, par Voltaire [avec Préface par Beuchot]. _Paris, Didot, 1851._ In-18.

1258. ÉLOGE DE PIERRE CORNEILLE, qui, au jugement de l'Académie des Sciences, Belles-Lettres et Arts de Rouen, a remporté le prix d'Éloquence donné, en 1768, par Mgr le Duc de Harcourt, Gouverneur de Normandie, & Protecteur de l'Académie. Par M. Gaillard, de l'Académie royale des Inscriptions et Belles-Lettres et Censeur Royal. _A Rouen, Chez Ét. Vinc. Machuel, Imprimeur-Libraire de l'Académie, rue Saint-Lo. vis-à-vis le Palais. Et à Paris chez Saillant, rue S. Jean de Beauvais, 1768._ In-8 de 2 ff. et 52 pp., texte encadré.

Réimprimé dans le t. Ier des _Mélanges académiques, poétiques, littéraires, philologiques, critiques et historiques_ de Gaillard; Paris, Agasse, 1806.

C'est dans sa séance du 5 août 1765 que l'Académie de Rouen mit au concours l'éloge de Corneille. Gabriel-Henri Gaillard, qui remporta le prix, était né en 1726 à Hotel, ou Ostel, en Laonnois; il fut membre de l'Académie des Inscriptions (1760) et de l'Académie Française (1771).

1259. ÉLOGE DE P. CORNEILLE, qui, au jugement de l'Académie des Sciences, Belles-Lettres et Arts de Rouen, a remporté l'accessit du prix d'éloquence donné, en 1768, par Monseigneur le Duc de Harcourt, gouverneur de Normandie et protecteur de l'Académie, par M*** [P.-Sylvain Bailly]. _Rouen, Machuel, et Paris, Saillant, 1768._ In-8.

Réimprimé depuis avec quelques changements dans les _Éloges de Charles V, de Molière, de Corneille, de l'abbé de La Caille et de Leibnitz, avec des notes_; Berlin et Paris, Delalain, 1770, in-8; et dans les _Discours et Mémoires_, par l'auteur de l'_Histoire de l'Astronomie_; Paris, Debure l'aîné, 1790. 2 vol. in-8.

1260. ÉLOGE DE CORNEILLE. Pièce qui a concouru au prix de l'Académie de Rouen en 1768, Par M. l'abbé de Langeac.--Sperare nefas sit vatibus ultra (Vida).--_A Paris, Chez Le Jay, Libraire, quai de Gêvres, au Grand Corneille_, M.DCC.LXVIII [1768]. In-8 de 42 pp. et 1 f. blanc.

Le titre porte la marque du libraire _Le Jay_, représentant un portrait de Corneille, entouré du vers fameux de l'_Excuse à Ariste_:

Je ne dois qu'à moi seul toute ma renommée.

1261. ÉLOGE DE P. CORNEILLE, par M. L*** de L*** [l'abbé de la Serre].

_Nouveaux Discours académiques_; Nîmes, Gaude, 1768, in 12.

1262. ÉLOGE DE P. CORNEILLE, qui a concouru à l'Académie de Rouen, en 1768, par M. Bitaubé. _Berlin, G.-J. Decker, 1769._ In-8.

1263. ÉLOGE DE CORNEILLE, avec des notes. _Paris, Delalain, 1770._ In-8.

1264. DISCOURS ABRÉGÉ sur le grand Corneille.

Publié dans l'_Almanach littéraire_, ou _Étrennes d'Apollon_; Paris, veuve Duchesne, 1777, in-12, pp. 1-38.

1265. PORTRAIT DE CORNEILLE, par Dorat.