Bibliographie Cornélienne Description raisonnée de toutes les éditions des oeuvres de Pierre Corneille

Part 41

Chapter 413,499 wordsPublic domain

«La critique de la pièce de Voltaire dont nous avons parlé ne resta pas sans réponse. Dès le mois de mai de 1720, Huydecoper fut l'objet de vives attaques dans une revue mensuelle de Hollande. Il fut pris à partie aussi bien à cause de sa traduction qu'à cause du jugement porté par lui sur les deux tragédies d'_OEdipe_. Il n'était pas homme à se laisser réduire au silence, et, dans le courant de la même année, il fit paraître une réponse intitulée: _Corneille verdedigd_ (voy. notre chap. XIXe). Malgré tous les arguments qu'il put faire valoir, la tragédie de Voltaire supplanta sur la scène hollandaise celle de Corneille. _OEdipe_ figurait encore au répertoire dans la première moitié de ce siècle.» V. L.

993. EDIPUS, Treurspel. Uit het Fransch van P. Corneille. _Te Amsteldam, by Izaak Duim, Boekdrukker en Boekverkooper, bezuiden het Stadhuis_, 1735. Met Privilegie. Pet. in-8 de 10 ff. et 96 pp.

Réimpression textuelle de l'édition de 1720.

XXV

994. [SERTORIUS, Treurspel. Gevolgt naar het Fransche van den Heere P. Corneille. _Te Amsteldam_, 1714. Pet. in-8?]

Traduction en vers, par Jean Haverkamp.

Nous n'avons pas vu l'édition de 1714, qui n'a pas non plus été citée par Van Lennep. Nous la rétablissons à sa date d'après le privilége de l'édition suivante.

995. SERTORIUS, Treurspel; Gevolgt naar het Fransche van den _Heere P. Corneille. Te Amsteldam, by de Erven van J. Lescailje en Dirk Rank, op de Beurssluis, 1722._ Met Privilegie. In-12 de 5 ff. prél. et 72 pp., fig.

Seconde édition de la traduction de Havercamp; elle est précédée d'une dédicace à Georges Bruyn, seigneur de Hardenbroek, régent des hospices, directeur du commerce du Levant, etc., etc.

Le privilége est daté du 23 mai 1714, avec renouvellement du 1er juillet 1728.

La figure, que nous avons comptée parmi les ff. prél., est tirée à part; elle porte ce titre: _Sertorius_: _Treurspel_.

996. SERTORIUS, Treurspel. Uit het Frans van den Heere P. Corneille, door T. A. _Te Amsterdam, by Hendrik Bosch, 1722._ Pet. in-8.

Nouvelle traduction en vers, par T. Arendsz.

«Le titre est orné d'un joli fleuron, représentant un jeune garçon sous un arbre auquel sont suspendus divers instruments de musique. On lit au bas la devise: _Kies voorzigtig_ (fais un choix prudent). La dédicace en vers, adressée au sieur Adriaan Lever, porte la signature de Bosch, l'éditeur. Une notice qui suit la pièce contient une traduction de l'_Examen_ publié par Corneille lui-même; il y est dit, en outre, que la traduction que Thomas Arendsz en avait faite existait depuis longtemps en manuscrit, et qu'on la revit et corrigea avant de la livrer à l'impression. La publication du travail de Haverkamp fut sans doute cause qu'on jugea à propos de publier aussi celui d'Arendsz. Sans cela ce serait un fait assez curieux que ces deux traductions du même ouvrage paraissant simultanément, et cela longtemps après l'original. Quant aux traductions, toutes deux ont leur mérite, et l'on pourrait dire «que les beaux esprits s'y sont rencontrés»; car maintes fois on remarque des vers exactement semblables chez l'un et chez l'autre traducteur.» V. L.

XXVII

997. OTHO, MET DE DOOD VAN GALBA, KEIZER VAN ROMEN, Treurspel. Naar het Fransch van den Heer P. Corneille. _Te Amsteldam, by de Erfgenamen van J. Lescailje, 1695._ Met Privilegie. Pet. in-8.

Traduction en vers d'_Othon_, par S. van der Cruyssen.

Au titre, la marque des héritiers de _Lescailje_, avec la devise: _Laboranter_.

«La traduction est précédée au privilége et d'une dédicace à Madame Anna-Élisabeth Hinloopen, épouse du sieur Joan Ewruyn Glimmen signée: SIMON VAN DER CRUYSSEN,

«La traduction est faible, et, comme elle ne fut pas réimprimée, il est à présumer que la pièce ne réussit pas au théâtre.

«Mme Hinloopen, à qui la pièce est dédiée, descendait d'une famille patricienne d'Amsterdam; elle était régente des hospices, dont son mari était régent.» V. L.

998. OTHO, Treurspel door Jacob Zeeus. _Te Delf, gedrukt by Reinier Boitet, 1721._ Met Privilegie. Pet. in-8.

«Seconde traduction en vers, par J. Zeeus. Elle est précédée de six vers en l'honneur de l'auteur, dont voici la traduction:

_«Sur la tragédie d'Othon._

«Melpomène, accoutumée à parler un langage épuré, donna ce joyau à Zeeus, qui le traduisit en excellent hollandais, comme elle s'y était attendue. Elle a donné son approbation à cet ouvrage, et, comme elle estime l'art au-dessus de l'or, elle appelle du geste _Othon_ sur la scène et en bannit les mauvaises pièces. J. VAN HOVEN.

«Malgré l'enthousiasme avec lequel Van Hoven saluait cette traduction, elle ne put obtenir les honneurs de la représentation.» V. L.

XXIX

999. ATTILA, KONING DER HUNNEN. Treurspel. Gevolgt naar het Fransche van den Heer P. Corneille. _Te Amsterdam, by de Erfgen: van Jakob Lescailje, op de Middeldam, op de hoek van de Vischmart, 1685._ Met Privilegie. Pet. in-8 de 2 ff. et 64 pp.

Traduction d'_Attila_ en vers rimés, par M. Elias. Le privilége, daté du 19 septembre 1684, est accordé aux régents du théâtre d'Amsterdam, qui déclarent en faire cession aux successeurs de _Jacques Lescailje_.

«Le titre est orné d'un fleuron qui représente une grande ruche entourée d'abeilles, mais sans l'accompagnement des vieillards ni des orphelins. Au fond, le Parnasse dont Pégase occupe le sommet, et au pied duquel on voit Apollon et les Muses. Le tout est entouré de deux branches d'églantier, surmontées des armes d'Amsterdam, autour desquelles s'enlace une banderole avec la devise de la chambre de rhétorique: _In Liefde Bloeiende._» V. L.

1000. [ATTILA, KONING DER HUNNEN. Treurspel. Gevolgt na het Fransche van den Heer P. Corneille. _Amsteldam, 1728._ Pet. in-8?]

Seconde édition de la même traduction. Elle n'est pas indiquée par Van Lennep, mais nous en donnons la date d'après le privilége de l'édition suivante.

1001. ATTILA, KONING DER HUNNEN. Treurspel. Gevolgt na het Fransche van den Heer P. Corneille. _Te Amsteldam, by Izaak_ _Duim, Boekdrukker en Boekverkooper, bezuiden het Stadhuis, 1743._ Met Privilegie. In-8 de 71 pp.

Troisième édition de la traduction d'Elias.

Le privilége, daté du 27 mai 1728, porte renouvellement du 18 octobre 1743.

«On a lieu de s'étonner qu'une traduction tout au plus passable d'_Attila_ ait pu avoir plusieurs éditions. Quoiqu'elle soit encore mentionnée sur le catalogue des pièces qui composaient le répertoire courant en 1782, il paraît qu'à cette époque elle était abandonnée déjà depuis longtemps.» V. L.

XXX

1002. [TITUS VESPASIANUS; Treurspel. Gevolgd naar het Fransche van den Heere P. Corneille. _Te Amsteldam, 1714._ Met Privilegie. Pet. in-8?]

Traduction en vers de _Tite et Bérénice_, par S. Feitama.

Cette première édition est restée inconnue à Van Lennep, mais la date nous en est fournie par le privilége de l'édition suivante.

1003. TITUS VESPASIANUS; Treurspel. Gevolgd naar het Fransche van den Heere P. Corneille. _Te Amsteldam, by de Erfgen: van J. Lescailje, en Dirk Rank, op de Beurssluis, 1722._ Met Privilegie. In-12 de 4 ff. prél. et 62 pp.

Réimpression de la traduction de Feitama; elle est précédée d'une dédicace à Philippe Serrurier.

L'auteur dit qu'il a changé le titre de la pièce de Corneille pour qu'elle ne fût pas confondue avec la _Bérénice_ de Racine.

Le privilége, daté du 23 mai 1714, porte renouvellement du 6 février 1722.

1004. TITUS VESPASIANUS, Treurspel. Gevolgd naar het Fransche van den Heere P. Corneille. Merkelyk verbeterd. Nooit te voren alzoo gedrukt.

Cette édition corrigée se trouve dans les OEuvres dramatiques de l'auteur _(Tooneelpoezy van S. F[eitama] onder de Zinspreuk: Studio fovetur ingenium_;te Amsteldam, by P. Visser en A. Slaats boekverkoopers, 1735, 2 vol. in-4, t. IIe, pp. 229-308).

«Feitama, dont nous avons déjà cité une traduction de _Pertharite_, était un poëte estimé, surtout un bon versificateur. On a de lui, outre plusieurs pièces originales, bon nombre de traductions, une, entre autres, de _la Henriade_, et une autre, en vers, du _Télémaque_,» V. L.

XXXII

1005. SURENA, VELDHEER DER PARTHEN; Treurspel. _Te Amsteldam, by Izaak Duim, boekverkooper; bezuiden het Stadhuis, 1738._ Met Privilegie. In-8 de 5 ff. et 64 pp.

Traductions en vers par François Ryk.

Les ff. prélim. comprennent 1 front. gravé par _Punt_, le titre, le privilége et une dédicace.

XXXIII

1006. THOMAS VAN KEMPENS NAAVOLGING VAN JESUS CHRISTUS, naar de Fransche Uitbreiding van P. Corneille. In Nederduitsche dichmaat gebracht. _Te Amsterdam, gedrukt voor het Kunstgenootschap en te bekomen by de Erven van J. Lescaille, 1707._ Met Privilegie. In-8 de 8 ff. (y compris un front. gravé) et 151 pp.

Traduction des deux premiers livres de la _Paraphrase de l'Imitation de Jésus-Christ_, publiée par la Société littéraire _Nil volentibus arduum_.

1007. THOMAS VAN KEMPENS NAAVOLGING VAN JESUS CHRISTUS, naar de Fransche Uitbreiding van P. Corneille. De tweede druk op nieuws in rym vertaald en veel verbeterd. _Amsterdam, by de Erven van J. Lescaille, 1716._ Met Privilegie. In-8 de 6 ff. et 115 pp., front. gravé par _J. Luyken_.

Seconde édition, revue et corrigée, de la même traduction.

1008. THOMAS A KEMPIS NAVOLGING CHRISTI in gedicht naer P. Corneille. _Gouda, 1710._ In-8.

1009. TH. VAN KEMPENS NAVOLGING VAN JESUS CHRISTUS, meest gevolgt naar de Fransche Uitbreiding van P. Corneille. _Te Rotterdam, by Jan Daniel Beman, 1730._ In-8 de 10 ff., 262 pp. et 2 ff. de table.

Traduction du troisième livre de la _Paraphrase de l'Imitation_, publiée par la Société _Natura et Arte_.

VIII. Traductions en allemand.

1010. [f]Erstlinge von Tragödien, Helden-Reimen und andern Tichteryen, von Tobias Fleischer.[f] _S. l._, 1666. In-8.

On trouve dans ce recueil des traductions de _Polyeucte_ et de _Cinna_.

1011. [f]=P. Corneille's Schauspiele.= Bearbeitet von J. J. Kummer. =Gotha=, 1779-1781.[f] 2 vol. in-12.

T. Ier: _Der Cid._--T. IIe: _Die Horazier._

Ces deux pièces font partie de la collection intitulée: _Theater der Ausländer._

1012. [f]=Peter Corneille's= Meisterwerke metrisch übersetzt [von Carl von Hänlein]. =Berlin, Ferd. Dümmler=, 1811-1817.[f] 2 vol. in-8, avec 8 figg. (2 thal.)

Ire partie, 1811: _Der Cid, Cinna._

IIe partie, 1817: _Horatius, oder der Kampf der Horatier und Curiatier, Pompejus Tod._

1013. [f]Auswahl aus =Corneille's Dramatischen Werken=. Frei bearbeitet von J. J. Kummer. =Gotha und Leipzig, Reichenbach.= 1832.[f] 2 vol. in-18 (8 gr.)

T. Ier: _Der Cid._--T. IIe: _Die Horazier._

Ces deux pièces ont reparu quelques années plus tard dans la collection intitulée: _Classisches Theater_ (Gotha und Leipzig, in-18).

1014. [f]=Die Sinnreiche=[f] || TRAGI-COMOEDIA || [f]=genannt=[f] || [f]CID, || ist || ein Streit der Ehre und Liebe. || verdeutscht || vom || Georg Greflinger || Regenspurgern, || Kays. Notar. || =Hamburg, || Gedruckt bey Georg Papen, || In Verlegung Johann Naumans|| Buchh. vor S. Joh. Kirchen. || Im Jahr= 1650.[f] Pet. in-8 de 42 ff. non chiff., plus un front. gravé.

Le frontispice représente Rodrigue agenouillé devant Chimène, près du cadavre du comte de Gormas. Chimène cherche à percer d'une épée la poitrine du Cid, mais un Amour détourne le coup. On lit au-dessus de la planche: CID, || =Verdeutscht vom Georg Greflinger || Regenspurg. Kayserl.= _Not_; et en bas: _Bey Johann Nauman Buchhandlern || in Hamburg || Bart. Iselburg fe: Hamb._

Au titre se voit une marque qui représente la boule du monde surmontée d'un cavalier dont le cheval porte des ailes. La tête du personnage se perd dans les nuages, où l'on aperçoit le chiffre du Christ. La terre porte aussi le monogramme du Christ et de la Vierge, et sur une banderole, qui se développe à l'entour, on lit la devise: _Superata Tellus_ (il faudrait vraisemblablement _Tellure_) _sidera domat_.

Au verso du titre, se trouve une dédicace dont voici la traduction littérale:

«Aux très-excellentes et très-nobles demoiselles, Mademoiselle Éléonore Edwige et Mademoiselle Anne Dorothée, duchesses de Schleswig, Holstein, Stormarn et Dithmarschen, comtesses d'Oldenbourg et de Delmenhorst, etc., ses très-gracieuses demoiselles, l'éditeur Jean Naumann, libraire à Hambourg, dédie respectueusement cette pièce.»

La dédicace est suivie d'un quatrain des plus médiocres. Vient ensuite un _Avis au Lecteur_ dont voici la traduction:

«Cette tragédie qui finit dans la joie, autrement dit cette tragi-comédie appelée _le Cid_, n'est qu'un combat entre l'honneur et l'amour. Les Français et les Hollandais sont d'avis qu'aucune pièce n'a encore dépassé l'invention de celle-ci. L'auteur, qui est Français, s'appelle Cornelius. Ses paroles sont brèves, mais pleines de sens; il est douteux qu'un Allemand puisse rendre ses vers aussi brièvement sans les massacrer. Je n'en reproduis que l'ombre; c'est dans le français qu'on peut voir le tableau original. Si quelqu'un veut en avoir plus ample connaissance, qu'il s'y reporte; mon tableau s'effacera volontiers, car il n'a pas été composé pour briller, mais pour m'exercer à l'étude des langues. On y trouvera un grand travail. Il m'a fallu beaucoup de peine pour reproduire l'ombre, je ne parle pas du tableau. J'espère d'ailleurs que personne ne me reprochera, à moi, le plus humble de ceux qui se sont enivrés aux fontaines de Castalie, d'avoir traduit en allemand semblable ouvrage. Je suis Allemand, c'est-à-dire libre; j'ai la liberté de m'exercer dans ma langue et dans celle des autres, tout comme le plus savant, pourvu que je me borne à écrire des choses honorables et qui ne fassent tort à personne. J'ai conservé la forme versifiée, à l'exemple des Français et des Hollandais; je n'ai rien dit de plus ni de moins, m'attachant cependant plus au sens qu'aux mots. Chaque langue a ses expressions qui lui sont propres; on doit chercher à les remplacer le mieux possible. Si cette pièce te plaît, tu peux en attendre trois autres: _la Fâcheuse Contrainte_ (_der beklägliche Zwang_), _Laure_ (_die Laura_) et _Andronic et Aron_. Si ces pièces te plaisent à leur tour, accorde-moi tes bonnes grâces, sinon j'aurai du moins le profit de m'être de la sorte initié à la langue française. Porte-toi bien et prends tout en bonne part.

«Je suis ton dévoué serviteur,

«G. G. R. K. N. [Georges Greflinger, notaire impérial à Ratisbonne].

«Hambourg, le 1er août 1650.»

Les ff. préliminaires comprennent encore un long argument.

Si le style de Greflinger n'est pas sans faiblesse, on ne peut lui contester un vrai mérite. On trouve dans sa traduction nombre de vers bien frappés. Bien que l'expression n'ait pas, en général, la concision du modèle, il est remarquable qu'il ait réussi à rendre _le Cid_ vers pour vers; il a même imité la forme et le mètre des stances de Rodrigue.

1015. [f]=Die Sinnreiche=[f] TRAGI-COMOEDIA [f]=genannt=[f] CID, [f]ist ein Streit der Ehre und Liebe. Verdeutscht von Georg Greflinger, Regenspurgern Kays. Notar. Hamburg, in =Verlegung Georg Wolf Buchh. in S. Joh. Kirchen, im Jahr= 1679.[f] In-8 de 37 ff. non chiff., plus un front. gravé.

Réimpression de la traduction de Greflinger.

1016. [f]=Deutscher Schaubühne= erster Theil, auff welcher in dreyen sinnreichen Schau-Spielen, die wunderbare Würfung keuscher Liebe und der Ehren vorgestellet wird. 1. Der Cid. 2. Der Chimene Trauer-Jahr. 3. Der Geist des Graffen von Gormas oder der Todt des Cid. Aus dem Franz. übersetzt durch Isaac Clauz aus Straßburg. =Straßburg.= 1655.[f] In-8.

Nous n'avons pas eu ce recueil sous les yeux et ne pouvons en donner une description complète.

La seconde pièce est, croyons-nous, la _Suite et le Mariage du Cid_, de Chevreau (_Paris, 1638_); la troisième est l'_Ombre du comte de Gormas et la Mort du Cid_, de Chillac (_Paris, 1639_).

1017. [f]=Der Cid=, Trauerspiel. Aus dem Frantzösischen ins Hochdeutsche übersetzt und dem Durchl. Fürsten und Herrn Anthon Ulrichen, Herzogen zu Braunschweig und Lüneburg, unterhänigst zugeeignet, von Gottfried Langen. =Braunschweig= 1699.[f] In-8.

1018. [f]=Der Cid=, Tragödie in fünf Aufzügen. Aus dem Französischen von U. L. Gust. S. Kleffel. =Rostock, Stiller=, 1779.[f] In-8 (9 gr.)

Kayser indique cette traduction avec la date de 1807. Faut-il voir dans cette indication une erreur de chiffre ou supposer une seconde édition?

1019. [f]=Der Cid=, Tragödie in fünf Aufzügen von Corneille. Uebersetzt von Ant. Niemeyer. =Köthen=, 1810.[f] In-8.

1020. [f]=Der Cid.= Trauerspiel in fünf Acten nach Peter Corneille. Von Graf K. Chr. E. Benzel-Sternau. =Gotha, Becker=, 1811.[f] Gr. in-8 (16 gr.).

1021. [f]=Der Cid=, ein Trauerspiel in fünf Aufzügen, nach P. Corneille. Von Matth. Collin.[f]

Cette traduction a été publiée dans le t. Ier des _OEuvres dramatiques_ de Collin. (_Math. Collin's Dramatische Werke_; Pesth, Hartleben, 1817, 4 vol. in-12.)

1022. [f]=Der Cid=, Schauspiel in fünf Akten nach Corneille.--=Der Wahrsager=, Schauspiel in zwey Abtheilungen nach Poinsinet. =Brandenburg, Wiesike=, 1820.[f] In-8.

1023. [f]=Der Cid=, romantisches Trauerspiel zum Theil nach spanischen Romanzen. Von E. =Ortlep. Leipzig, Lehnhold=[f]. 1828. In-8.

Imitation partielle de la tragédie de Corneille.

1024. [f]=Der Cid=, ein Trauerspiel in fünf Aufzügen, aus dem Französichen des Herrn Corneille übersetzet.[f]

Traduction en vers insérée dans: _Die deutsche Schau-Bühne nach den Regeln und Exempeln der Alten; ans Licht gestellt von Joh. Christoph Gottscheden_, Ire part. (Leipzig, 1742, in-8), pp. 329-406.

1025. [f]=Uebersetzung des Cid= von Corneille (Act.[f] I-III.), [f]mit einem Nachwort von O. Kallsen, Dr. phil.[f]

Cette traduction est insérée dans le _Programm des kön_. _Gymnasiums zu Meldorf am Ende des Schuljahres_ 1856; Meldorf, 1836, in-4 de 38 pp.

Meldorf, petite ville du Holstein, appartenait alors au Danemark.

1026. [f]=Der Cid=, Tragödie von P. Corneille. Uebersetzt von dem Oberlehrer Carl Franke.[f]

Cette traduction est insérée dans la publication suivante:

_Programm womit zu der fur Sonnabend und Montag, den 15. und 17. August im königlichen katholischen Gymnasium zu Sagan bestimmten öffentlichen Prüfung, Redeübung, Entlassung der Abiturienten und Versetzung der Schüler aller Klassen ergebenst einladet Dr. Floegel, Director, Ritter des rothen Adlerordens 4. Classe._ Sagan, Schnellpressendruck von P. H. Raabe und Sohn, 1868. In-4 de 40 pp. à 2 col. (pp. 3-27).

Elle est en vers non rimés et serre le texte autant que possible. L'auteur n'a voulu, dit-il, que fournir aux élèves de la classe supérieure l'occasion de parcourir de nouveau une pièce qu'ils avaient déjà étudiée avec lui dans le courant de l'année scolaire.

1027. [f]=Der Cid=, Trauerspiel in 5 Aufzügen von P. Corneille. Uebersetzt von Malvine Gräfin Waltzan. =Leipzig, Ph. Reclam jun.=, 1873.[f] Gr. in-16 de 59 pp.

_Universal Bibliothek_, no 487.

X

1028. [f]=Des Herrn=[f] T. (_sic_) CORNEILLE [f]=Horatz, oder gerechtfertigter Schwester-Mord=, Trauer-Spiel aus seinem Französischen ins Teutsche gesetzt. In Verlegung[f] _Johannis Cundisii_, [f]=Buchhändlers in Görlitz. Leipzig, gerdruckt bey Christian Michael=, 1662.[f] In-8.

Traduction d'_Horace_, par D. E. Heidenreich.

1029. [f]=Die Horazier=, ein Trauerspiel in fünf Aufzügen, aus dem Französichen des Herrn Peter Corneille übersetzet von Friedr. Erdmann Freyh. von Glaubitz, Kaiserl. und Reichs-Cammergerichtsassessoren.[f]

Traduction en vers insérée dans: _Die Deutsche Schau-Bühne nach den Regeln und Exempeln der Alten_; _ans Licht gestellt von Joh. Christoph Gottscheden_, Ire part. (Leipzig, 1742, in-8), pp. 1-78.

1030. [f]=Die Horazier=, Trauerspiel. Von Georg Behrmann. =Hamburg=, 1752.[f] In-8.

Imitation d'Horace.

1031. [f]=Die Horatier=, Trauerspiel in 5 Aufzügen nach P. Corneille. =Quedlinburg=, 1811.[f] Gr. in-8.

1032. [f]=Horace=. Eine Tragödie von P. Corneille. Herausgegeben von Herm. Dörgens. =Köln und Neuß, Schwan'sche Verlagshandlung=, 1861.[f] Gr. in-8 de XXVIII et 64 pp. (10 gr.)

XI

1033. [f]=Cinna, oder die Gütigkeit Augusti=, ein Trauerspiel des Corneille.[f]

Irdische Flora_, 1702, in-8, pp. 95 sqq.

1034. [f]=Cinna, oder die Gütigkeit des Augustus.= Trauerspiel aus dem Französischen übersetzt. =Wien=, 1750.[f] In-8.

Une première traduction de _Cinna_ fut publiée en 1655, en même temps que la traduction de _Polyeucte_ (voy. le no 1010).

XII

1035. POLYEUCTUS || [f]oder|| =Christlicher Märtyrer= || Meist aus dem Französischen || des H.[f] Corneille [f]ins Deutsche || gebracht || Mit sich darzu fügenden neuen Erfin- || dungen vermehret || und || vor weniger Zeit || In Gegenwart und Versamlung || hoher Häupter || E. Hochlöbl. Universität und || E. Ed. E. Hochweisen Raths || zu Leipzig || durch || Ein öffentliches Trauer-Spiel || Nach anderer dergleichen Aufführung auff gesche- || henes inständiges Ansuchen || Einer Studierenden Gesellschaft || vorgestellt || von= Christophoro Kormarten, Lips. || =Leipzig und Hall in Sachsen, || In Fickischen Buchläden anzutreffen= 1679.[f] In-8 de 8 ff (dont le 2e et le 3e sont blancs) et 221 pp.

Imitation de _Polyeucte_ en prose par Christophe Kormart. Elle est dédiée à neuf professeurs ou négociants de Leipzig et de Hambourg, protecteurs du traducteur. La dédicace est suivie d'un avis au lecteur, dans lequel Kormart déclare que, malgré tous les mérites de Corneille, il s'est permis d'introduire ça et là quelques changements.

Kormart a voulu arranger la pièce de Corneille d'après le goût allemand. A côté de scènes empruntées mot pour mot à l'original, il a introduit des scènes nouvelles dans lesquelles il met en action les faits qu'un simple récit révèle au spectateur dans la tragédie française. «Il n'est plus question de l'unité de lieu; la scène change sans cesse; l'alexandrin est transformé en simple prose. Si les personnages ont conservé l'étiquette en usage à cette époque, s'ils se parlent encore à la troisième personne du singulier, ils sont cependant devenus plus solides et plus vivants. Le tiède confident et conseiller Néarque, par exemple, a fait place à un Africain, plein de la foi la plus ardente, qu'une amitié enthousiaste unit à Polyeucte. Les principales figures de Corneille ont reçu une marque plébéienne; elles sont devenues infiniment plus communes, mais aussi plus puissantes.» Voy. Devrient, _Geschichte der deutschen Schauspielkunst_, t. Ier (Leipzig, 1848, in-8), pp. 234-241.

1036. [f]=H. Corneille Polyeuctus=, oder[f] TRAGOEDIA [f]=vom christlichen Martyrer Polyeuctus=, aus Frantzöischen [_sic_] geteutscht und und mit neuen Erfindungen anständiglich vermehrt von C. R. L. Hall, =in Verlegung Johann Fickens S. Witbe= 1673.[f] Pet. in-8 de 6 ff. prél. non chiff. et 221 pp.

1037. [f]=Polyeuctes=, ein Märtyrer. Christliches Trauerspiel. Aus dem Frantzösischen des[f] P. Corneille [f]übersetzt von Catharina Salome Linckin, gebohrner Feltzin. =Straßburg=, 1727.[f] Pet. in-8.

Traduction en vers.

1038. [f]=Polyeuctes, christlicher Märtyrer.= Trauerspiel. Leipzig=[f], 1733. In-8.

1039. [f]=Polyeuctes=, christliches Trauerspiel. =Wien=, 1750.[f] In-8.

1040. POLYEUCTE MARTYR, tragédie chrétienne. [f]=Oder Der Märtyrer Polyeuctes=, welcher in der achten Verfolgung deren Christen unter dem Kayser Decio enthauptet worden, in einem christlichen poetischen Trauer-Spiel vorgestellet von P. Corneille, Frantzöisch und Deutsch.[f]

Traduction en vers rimés accompagnée du texte original en regard. Elle est insérée dans un recueil qui n'a pas de titre général et commence par la pièce suivante: