Part 35
M. Magnin (_Revue des Deux-Mondes_ du 1er mars 1844) a rendu compte assez favorablement de cette réduction due à M. Planat. Le nouveau _Don Sanche_ ne compte plus que 1,056 vers, savoir: 427 vers de Corneille sans changement; 102 vers altérés; 527 vers, soit précisément la moitié, composés de toute pièce par M. Planat.
823. DON SANCHE D'ARAGON. Comédie héroïque de P. Corneille, mise en trois actes par P. Planat. Représentée ainsi réduite pour la première fois au Théâthre-Français, le 15 avril 1833. Seconde édition. _Paris, Tresse, Palais-Royal, [impr. Moessard], 1844._ In-8.
Édition publiée à l'occasion de la reprise de la pièce le 17 février 1844. _Mlle Rachel_ remplaça _Mlle Rose Dupuis_, dans le rôle d'Isabelle, mais elle y produisit si peu d'effet que la pièce ne fut donnée que cinq fois.
XXII
824. OBSERVATIONS SUR LA TRAGÉDIE DE NICOMÈDE, par Lekain.
_Mémoires de Lekain_; Paris, Ponthieu, 1825, in-8, pp. 46-101.
Les changements proposés par Lekain pour _Nicomède_ ne valent guère mieux que ceux qu'il avait introduits dans le _Cid_ (voy. le no 817). Ils prouvent, comme dit Andrieux, que «l'art de Lekain était de jouer la tragédie, de réciter les vers, et non de les composer».
825. CHANGEMENT PROPOSÉ POUR LA TRAGÉDIE DE NICOMÈDE, de P. CORNEILLE, par Andrieux.
Cet arrangement, imprimé d'abord à la suite à'_Anaximandre, ou le Sacrifice aux Grâces, comédie en un acte_ [par Andrieux]. Paris, Léopold Collin, 1805, in-8, a été reproduit dans les _OEuvres de François-Guillaume-Jean-Stanislas Andrieux_ (Paris, Nepveu, 1818-1823, 4 vol. in-8).
Andrieux raconte, dans un avant-propos, que l'idée de ces changements lui vint dans une conversation qu'il eut un soir avec Talma. Il lui parla «du chagrin qu'on éprouvait quelquefois, aux représentations de certaines tragédies de Corneille, lorsque, auprès des plus sublimes beautés, on trouvait des disparates fâcheuses, des expressions vieillies ou triviales, qui faisaient murmurer ou sourire l'auditoire. Nous désirions tous deux, ajoute-t-il, qu'il y eût moyen de faire cesser cette espèce de scandale.»
Andrieux entreprit donc de remanier _Nicomède_, ce qui lui eût été impossible s'il se fût proposé de faire des vers cornéliens, «mais il ne s'agissait que de supprimer des longueurs, d'ôter des trivialités, de polir des vers incorrects.» Il voulut faire ce travail moins pour le public que pour Corneille, sans rien sacrifier de l'énergie de l'original, et l'on peut dire que si l'on pouvait accepter le principe des changements, ceux qu'il propose seraient parfois assez heureux; mais aujourd'hui l'on comprend autrement la critique littéraire et l'on tend de plus en plus à respecter le texte des classiques, même dans les endroits les plus faibles.
Les changements d'Andrieux furent adoptés au Théâtre-Français en 1804 et en 1805; «ils ont complétement réussi, dit l'auteur; ils sont inscrits sur l'exemplaire de la comédie et paraissent adoptés pour toujours.» Nous croyons que cette espérance ne s'est pas réalisée, et que, lors de la reprise de _Nicomède_ par M. Beauvallet, le 6 juin 1861, les acteurs s'en sont tenus au texte de Corneille.
XV.--TRADUCTIONS OU IMITATIONS DES OUVRAGES DE CORNEILLE EN DIVERSES LANGUES.
I. Traductions en latin.
XI
826. LA CLÉMENCE D'AUGUSTE, tragédie, 1715.
Traduction latine de _Cinna_, représentée au Collège de Navarre, 17 août 1715, avec un épilogue en vers français.
XII
827. LE COMBAT DE L'AMOUR DIVIN ET DE L'AMOUR PROFANE, ballet, 1680.
Traduction abrégée de _Polyeucte_, représentée au Collège d'Harcourt, le 8 août 1680. Nous n'avons pas retrouvé l'édition qui est citée au Catalogue Soleinne (t. IIIe, no 3646), en même temps que la pièce qui précède. Le titre latin doit être: _Duellum Amoris divini et profani._
XXXIV
828. GRATIARVM ACTIO || Eminentissimo Cardinali || Iulio Mazarino, || ex Gallico Poëmate || Cornelij. _Absque nota [Parisiis, 1643]._ In-4 de 2 ff. paginés de 24 lignes à la page pleine, sign. A, caract. ital.
Voy. les nos 32 et 146.
Outre cette pièce, traduite par Abraham Remi, nous avons cité (no 158) quelques vers de Corneille traduits par Santeul. Le poëte lui-même avait traduit en latin ses vers _Au Roy sur la Conqueste de la Franche-Comté_ (nos 153-155).
II. Traductions en italien.
829. TRAGEDIE DI PIER CORNELIO, tradotte in versi Italiani [da Giuseppe Baretti], con l'originale a fronte. Opera divisa in quattro Tomi. _In Venezia, presso Giuseppe Bartella, nel negozio Hertz, 1747-48._ 4 vol. in-4.
Cette traduction est dédiée au duc de Savoie Victor-Amédée, qui fut plus tard roi de Sardaigne. Les trois premiers volumes contiennent chacun une préface, sous forme de lettre, dans laquelle Baretti s'est proposé de démontrer que les compositions théâtrales doivent s'écrire en vers. Quant au jugement porté sur son oeuvre par les écrivains du temps, ils sont contradictoires; les _Novelle letterarie_ de Florence en font l'éloge; Charles Gozzi la trouve élégante; Ugoni, au contraire, l'appelle «una cattivissima cosa». Baretti lui-même, dans une lettre au docteur Bicetti, du 2 mai 1750, la trouve plutôt mauvaise que bonne, avouant qu'il avait besoin d'argent quand il l'entreprit, et qu'il a bâclé en quelques mois une besogne qui aurait exigé plusieurs années pour être bien faite.
On trouve divers fragments des pièces de Corneille dans l'ouvrage suivant: _Delle migliori tragedie greche e francesi Traduzioni ed Analisi comparativi di Pietro Napoli Signorelli_; Milano, al Genio, 1804, 2 vol. in-4.
II
830. CLITANDRO, Tragedia [_sic_] di Pietro Cornelio. _In Venezia, per il Lovisa, 1747._ In-12.
Traduction en prose.
XI
831. CID. Tragicomedia tradotta dall' idioma Francese nell' Italiano [dal Dott. Andrea Valfrè di Bora, Accademico Involto di Torino, ed Apatista di Firenze]. _In Carmagnola, 1656._ In-8.
Nous regrettons de ne connaître cette traduction que par le titre. Peut-être conviendrait-il de citer ensuite: _Il Duello d'Amore et di Fortuna, tragicomedia di Giacomo Brunozzi, Canonico di Pistoja_ (in Bologna, 1670, in-12). Le titre de cette pièce semble indiquer une imitation du _Cid_.
832. AMORE, ET HONORE. || Tragedia || Portata dal Francese || da || Ferecida Elbeni Cremete, || L'Eccitato || Fra gli Academici Faticosi || di Milano, || dedicata || All'Illustriss., & Ecclentissimo || Prencipe || D. Antonio Teodoro || Trivultio, || Prencipe del Sacro Romano Impero, di || Misoco, e della Valle di Misolcina; || Marchese di Malleo, e di Pici- || leone; Conte di Meltio, || e Gorgonzola; || Signore di Codogno, del Palasio, Prata, || Terrauerde &c. Baron Libero || di Retegno Imperiale; || Grande di Spagna, Caualier del Tosone; || Generale delle Militie nello Stato, e || Capitan della Guardia di S. E. || il Prencipe di Ligne Go- || uernatore di Milano. || _In Milano, per Gioseffo Marelli._ 1675. Pet. in-12 de 79 pp., 1 f. pour l'_Imprimatur_ et 1 f. blanc.
L'auteur déclare, dans un avis au lecteur, qu'il n'est pas le véritable auteur de cette tragédie, qu'il s'est contenté de l'arranger au goût du jour. «Essa è parto d'un Ingegno Francese; Mà dubitando, se al comparire in Italia in questi Tempi sospetti potesse essere ben accolto, l'hò travestito in fretta alla peggio, che è quanto dire alla moda.» Le rôle de l'Infante et celui de D. Arrias ont été supprimés; Chimène s'appelle Ismenia, Elvire porte le nom de Linda; en dehors de ces changements et des coupures qu'entraîne la suppression de deux rôles, la traduction, écrite en prose, est généralement littérale. La pièce forme trois actes composés de la manière suivante: le Ier acte comprend l'acte Ier de l'original (moins la scène IIe) et les deux premières scènes du second acte; le second acte est formé des scènes VIe, VIIe et VIIIe du second acte et de l'acte IIIe en entier; le IIIe acte comprend le IVe acte, moins la scène IIe, et le Ve acte, moins les scènes IIe et IIIe.
M. Anatole de Montaiglon a bien voulu nous communiquer un exemplaire de cette traduction, qui doit être fort rare.
833. AMORE ET HONORE, Tragedia portata dal Francese da Ferecida Elbeni Cremete, l'Eccitato frà gli Academici Faticosi di Milano. _Bologna, 1679, per il Longhi._ In-12.
Réimpression de la traduction précédente.
834. IL CID, Tragi-comedia di M. Pietro Cornelio, Trasportata dal Francese, E rappresentata da' Signori Cavalieri del Collegio Clementino Nelle loro Vacanze di Carnevale dell' Anno M.D.CCI. Dedicata All' Illustrissima, & Eccellentissima Signora, La Signra. D. Olimpia Pamfilii Colonna Gran Contestabilessa del Regno di Napoli. _In Roma_, M.DCC.I [1701]. _Nella Stamperia di Luca Ant. Chracas. Appresso la Curia Innocenziana._ Con licenza de' Superiori. Pet. in-12 de 6 ff. et 155 pp., avec la marque de l'imprimeur au verso de la dernière page.
Dans sa dédicace à la princesse Pamfili-Colonna, dédicace datée du 26 janvier 1701, Chracas dit que la tragédie du _Cid_, empruntée par la France à l'Espagne et par l'Italie à la France, n'a jamais obtenu un succès plus grand que sur le théâtre du Collége Clémentin, «dove lo spirito, e brio di quei nobilissimi Cavalieri, con traduzione loro propria, l'hà fatta spiccare con tal risalto, che meritava il Mondo intiero, non che la sola Roma a sentirla ».
La liste des acteurs qui suit la dédicace et l'argument est des plus curieuses. Voici la distribution de la pièce, lors des représentations de 1701
Le Roi: D. Gio: Vizzaroni, de Porto S. Maria; L'Infante: l'abbé Nicolò Severoli, de Faenza; D. Diègue: le comte Giuseppe Bianchetti Gambalonga, de Bologne; D. Rodrigue: l'abbé Domenico Passionei, de Fossombrone; D. Gomes: Nicolò Spinola, de Gênes; Chimène: Francesco Antonio Berardi, de Cagli; D. Sanche: le commandeur Antonio dal Pozzo, de Rome; Elvire: D. Ambrogio Spinola, duc de San-Pietro; Léonore: Costantino Serra, de Gênes; D. Alonse: le comte Giacomo Ariberti; D. Arias: D. Lorenzo Marziani, prince de Fornari, de Messine, etc.
Pour donner des rôles à d'autres personnages de distinction, le traducteur a introduit des ballets héroïques, dans lesquels on voit figurer: le comte Emmanuel d'Este, de Milan; D. Francesco et D. Aniello Muscetola, princes de Leporano, de Naples; le duc Gerolamo Gravina, duc de Croyglias, de Palerme, et une foule d'autres grands seigneurs. Les comparses eux-mêmes comptent dans leurs rangs des princes et des ducs.
La traduction est en prose. Le traducteur, qui, d'après Melzi, est le P. D. Filippo Merelli, de Somasca, n'a pas hésité à faire de nombreuses suppressions à l'original, afin de gagner du temps pour les ballets.
835. L'AMANTE INIMICA, OVERO IL RODRIGO GRAN CIDD DELLE SPAGNE, Opera Tragicomica di Pietro Cornelio, Tradotta dal Francese, & accomodata per le Scene alla maniera Italiana. _In Bologna, 1669. Per il Longhi._ Con licenza de' Superiori. Pet. in-12 de 89 pp. et 3 ff. blancs.
Traduction en prose assez fidèle, bien qu'elle soit parfois abrégée. Le style ne manque ni de vivacité, ni de précision, par exemple dans la scène du comte et de D. Diègue;
_Il conte_: Al fine otteneste il posto.--_D. Diego_: M'hà onorato Sua Maestà.--_Co._ Possedete il grado d'Aio di quest'Infante.--_D. Die._ Come premio di mia leal servitù.--_Co._ Come dono d'una cieca fortuna.--_D. Die._ Fù giustitia.--_Co._ Fù capriccio.--_ D. Die._ Hebbe il Re a' miei passati servigi riguardo.--_Co._ Riguardò egli più alla propria inclinazione che al dovere.--_D. Die._ Non s'ingannano i Rè.--_Co._ Non sono forsi Huomini?...
Il existe une autre édition de la même traduction, également publiée à _Bologne_ par _Longhi_, mais qui ne porte pas de date.
836. L'AMANTE NEMICA, OVVERO IL CID DELLE SPAGNE, Tragedia di Pietro Cornelio.
Réimpression contenue dans le tome IIIe des _Opere varie trasportate del Francese e recitate in Bologna_; Bologna, Lelio della Volpe, 1724, in-12.
837. HONORE CONTRO AMORE, Tragedia ricavata da soggetto Spagnuolo, vestito alla Francese, e tradotta in Italiano per G. A. Z. D. O. _Bologna, per il Longhi, 1691._ In-8.
Traduction du _Cid_ par Giovanni Andrea Zanotti, detto Ottavio. Voy. Melzi, _Dizionario di Opere anonime e pseudonime di Scrittori italiani_; Milano, 1848, 3. vol. gr. in-8, t. IIe, p. 9.
838. IL CID, Tragedia di Pietro Cornelio, recitata da' Signori Cavalieri del Collegio Clementino nelle Vacanze del carnovale dell'Anno 1722. Dedicata all' E[~m]o e R[~m]o Principe il sig. Card. di S. Susanna, Gioseffo Pereira de la Cerda, consigliere di stato della Real Maestà di Portogallo, ecc., ecc. _In Roma_, M.DCC.XXII [1722]. _Nella stamperia del Chracas, presso S. Marco al Corso._ In-12.
Réimpression de la traduction précédente, avec de nouveaux intermèdes où paraissent des Turcs, des Américains, des cavaliers et dames de Castille, etc. On y trouve également les noms des personnages qui ont figuré dans les ballets.
839. IL CID, Tragicomedia di messer Pietro Cornelio, trasportata dal Francese. _Roma, 1732._ In-12.
Réimpression de la traduction de Merelli.
840. IL RODRIGO, Tragedia dell' Abate Antonio Landi Fiorentino. _Firenze, 1765, Stamperia imperiale._ Pet. in-4, avec un frontispice, qui contient deux beaux portraits.
L'auteur dit qu'il ne prétend pas avoir mieux fait que Corneille, mais que sa tragédie n'est pas une traduction. Ce n'en est pas moins une imitation.
841. IL CID, Tragedia di Pietro Cornelio, tradotta [in versi] da Giuseppe Greatti [Giuseppe Baretti?].
_Teatro applaudito_, t. XXIXe; Venezia, 1798, in-8.
842. TENTATIVO SUI TRE PRIMI TRAGICI FRANCESI del conte Cesare di Castelbarco. _Milano, Boniardi Pogliani, 1844._ Gr. in-8.
Traduction en vers du _Cid_, d'_Andromaque_ et de _Zaïre_.
843. LE CID, tragédie en cinq actes de Pierre Corneille. Traduction italienne de Giulio Carcano. _Paris, Michel Lévy frères, et Librairie nouvelle, [impr. Loignon et Cie, à Clichy], 1866._ Gr. in-8 de 38 pp. à 2 col.
_Répertoire de M. Ern. Rossi._
X
844. AMOR DELLA PATRIA SOPRA TUTTI GLI AMORI, O' VERO L'ORATIO., Tragicomedia tradotta dal Francese di Pietro Cornelio. _In Bologna, per il Longhi. S. a. [circa 1700]_, in-12.
Traduction d'_Horace_ en prose.
845. L'ORAZIO, Tragedia di Pietro Cornelio, tradotta in versi Toscani, [_circa 1720_]. Msc. in-4 de 255 pp., texte franç. et ital.
Bibliothèque nationale (Msc. it., no 1388).
846. ORAZIO, Tragedia di Pietro Cornelio, tradotta dall' abate Placido Bordoni.
_Teatro applaudito_, t. LIIe; Venezia, 1800, in-8.
XI
847. IL CINNA Tragedia di Pietro Cornelio, tradotta dal Francese, et accomodata ail' uso delle Scene d'Italia. _In Bologna, per il Longhi._ Con licenza de' Superiori. _S. a. [circa 1700]_, pet. in-12 de 102 pp. (y compris le titre), 1 f. pour l'approbation et 2 ff. blancs.
Traduction en prose, précédée d'un court argument historique.
848. IL CINNA, Tragedia di Pietro Cornelio, tradotta dal prevosto Giovannardi, Modanese. _Venezia, Pietro Bassaglia. S. a._, in-12.
XII
849. POLIUTO, Tragedia Cristiana di M. Pietro Cornelio Trasportata Dall' Idioma Francese, E recitata da' Signori Cavalieri del Clementino Nelle Vacanze del Carnevale dell' Anno M.DCC.I. Dedicata da Luca Antonio Chracas a' medesimi Cavalieri. _In Roma_, M.DCC.I [1701]. _Nella Stamperia di Luca Ant. Chracas. Appresso la Curia Innocenziana._ Con Licenza de' Superiori. Pet. in-12 de 8 ff., 150 pp. et 1 f. pour la marque de l'imprimeur.
Cette pièce fut imprimée en même temps que la traduction du _Cid_ citée plus haut (no 834). La dédicace porte de même la date du 26 janvier 1701. Les acteurs ne furent pas moins distingués. D. Salvatore Caputo, marquis della Petrella, joua _Félix_; Alessandro Gardoni joua _Polyeucte_; le marquis Manfredo Trecchi, _Pauline_; Francesco Passionei de Fossombrone, _Sévère_; Giuseppe Pelicano de Reggio, _Néarque_; le comte Emmanuel d'Este, _Albin_, etc. Quatre ballets, imaginés par le traducteur, donnèrent de la variété au spectacle; on n'y vit également figurer que des gentilshommes, en particulier ceux qui avaient rempli les premiers rôles dans le _Cid_.
La traduction, fort abrégée, est en prose. Melzi l'attribue au P. D. Filippo Merelli, de Somasca.
Il y avait eu avant Corneille une tragédie italienne sur le même sujet: _Polieto, tragedia sacra, di Girolamo Bartolommei, Fiorentino_; in Roma per Francesco Cavalli, 1632, in-12; in Firenze, nella stamperia di Pietro Nesti, 1655, in-4.
850. POLIEUTO, Tragedia cristiana di M. Pietro Cornelio, trasportata dall' idioma Francese. _Bologna, per il Longhi._ _S. a._ [_circa 1705_], in-12.
Réimpression de la traduction de Filippo Merelli.
851. POLIERTO, Tragedia di Pietro Cornelio.
Traduction en prose insérée dans le t. Ve des _Opere varie tradotte e recitate in Bologna_ (Bologna, Lelio della Volpe, 1725, in-12); nous croyons que c'est celle de Merelli.
852. IL POLIEUTO MARTIRE, Tragedia sacra tradotta dal Francese di Pietro Cornelio. _In Venezia, per Domenico Lovisa, 1702._ In-12.
Traduction en cinq actes et en prose, qui ne doit pas être confondue avec celle de Merelli.
853. POLIUTO, Tragedia cristiana di P. Cornelio, Traduzione dal Francese in versi. _Bologna, Pisarri, 1741._ In-8.
Traduction dont l'auteur ne s'est fait connaître que dans l'édition suivante.
854. POLIEUTO, Tragedia di Pietro Cornelio tradotta [in versi] dal P. D. Bonifacio Collina. _In Bologna, per il Volpe, 1743._ In-8.
855. POLYEUCTE, tragédie en cinq actes, de Corneille, traduite en vers italiens par Joseph Montanelli, représentée au Théâtre-Italien à Paris par la Compagnie dramatique de Mme Ristori, le 27 avril 1859. _Paris, Michel Lévy frères, [impr. Thunot et Cie], 1859._ Gr. in-8 de 38 pp. à 2 col.
XIV
856. IL BUGIARDO, Commedia di tre atti in prosa, rappresentata per la prima volta in Mantova la primavera dell' anno 1750.
Nous suivons l'exemple de Voltaire en faisant figurer la comédie de Goldoni parmi les imitations des pièces de Corneille; mais, comme l'a déjà fait remarquer M. Marty-Laveaux (t. IVe, pp. 272 sq.), nous avouerons qu'elle n'a que des rapports éloignés avec le _Menteur_. _Il Bugiardo_ a été imprimé dans les _Commedie di Carlo Goldoni_ (Firenze, 1753, in-8, t. Ier; Pesaro, 1753, in-12, t. Ier; Venezia, 1753, in-8, t. IVe; Bologna, 1753, in-8, t. IVe, etc.) et traduite par M. Aignan dans les _Chefs-d'oeuvre des Théâtres étrangers_ (Paris, Ladvocat, 25 vol. in-8).
XVI
857. RODOGUNA PRINCIPESSA DE' PARTI, Tragedia del Cornelio, portata dal Francese in Italiano dal Conte Gio. Orsi, [_circa 1720_].
Traduction en prose conservée à la Bibliothèque nationale. (Msc. ital., no 1387.)
858. LA RODOGONA, Tragedia tradotta dal Francese di Pietro Cornelio, e recitata da' Signori Cavalieri del Collegio Clementino nelle vacanze del Carnevale nell' anno 1702. _In Roma, nella stamperia di Gianfrancesco Chracas, 1702._ In-12.
Traduction en prose attribuée par Melzi au P. D. Filippo Merelli.
859. RODOGUNA, Tragedia di Pietro Cornelio tradotta dal Francese. _In Bologna._ M.DCII [1702]. _Nella Stamperia del Longhi._ Con licenza de' Superiori. Pet. in-12 de 132 pp.
Réimpression de la traduction de Merelli, précédée de l'_Ombra di Nicanoro_, _Prologo per Musica_. Cette même traduction a été encore reproduite dans le t. IVe des _Opere varie tradotte e recitate in Bologna_ (Bologna, Lelio della Volpe, 1725, in-12).
860. RODOGUNA, Tragedia di Pietro Cornelio. _In Venezia, per il Paoli_, 1715. In-12.
Traduction en prose.
861. RODOGUNA, PRINCIPESSA DE' PARTI, Tragedia trasportata dal Francese di Pietro Corneille sopra la Scena Italiana, dedicata all' Alt. Sereniss. del Signor Principe Enrico Lantgravio d'Assia Darmstat, &c., &c., &c., e recitata da' Sereniss. suoi Nipoti con alcune Dame, e Cavalieri per proprio divertimento nel Teatrino di Corte, nel Carnevale dell' anno 1722. _In Mantova, per Alberto Pazzoni, 1722._ In-12.
Traduction en prose.
XVIII
862. L'ERACLIO, IMPERATORE D'ORIENTE, Tragedia di Pietro Cornelio, tradotta dal Francese et accomodata per le scene alla maniera Italiana. _In Bologna, per Pier Maria Monti, 1691._ In-12.
Traduction en prose, dont la dédicace est signée G. A. Z. D. O., c'est-à-dire, d'après Allacci et Melzi, Gio. Andrea Zanotti, detto Ottavio.
863. ERACLIO, Tragedia di Pietro Cornelio, tradotta e rappresentata da' Signori Cavalieri del Collegio Clementino in Roma nel carnevale dell' anno 1699. _Roma, per il Chracas, 1699._ In-12.
Traduction libre en prose attribuée par Melzi au P. D. Filippo Merelli, de Somasca. L'auteur italien a fait, à sa guise, un grand nombre de coupures et d'additions.
864. ERACLIO, Tragedia di M. Pietro Cornelio, tradotta, e rappresentata da' Sig.ri Cavalieri del Collegio Clementino in Roma, nel Carnevale dell' Anno 1699. _In Bologna, nella Stamperia del Longhi, 1701._ Con licenza de' Superiori. Pet. in-12 de 138 pp. et 3 ff. blancs.
Réimpression de la traduction de Merelli. M. Marty-Laveaux la confond avec celle de Zanotti.
XX
865. LA VREA NOBILTA, tolta dalla Commedia eroica del famoso autor Francese Pietro Cornelio, da lui intitolata D. Sancio. _Bologna, stamperia di Longhi. S. a. [circa 1710]_, in-12.
Traduction de Don Sanche en prose. Elle a été reproduite dans le t. IVe des _Opere varie tradotte e recitate in Bologna_; Bologna, Lelio della Volpe, 1725, in-12.
XXII
866. NICOMEDE, Tragedia di Monsù Cornelio, trasportata dall' idioma Francese dal signor Girolamo Gigli. _Roma, 1701._ In-12.
Traduction en prose.
XXIII
867. EDIPO, Tragedia di Pietro Cornelio. _In Bologna, per il Longhi. S. a. [circa 1700]_, in-12.
Traduction en prose.
XXVI
868. LA SOFONISBA, Tragedia tradotta dal Francese di Mons. Corneille, da L. P. _In Ferrara e in Bologna, per il Longhi, 1715._ In-12.
869. LA SOFONISBA, Tragedia tradotta dal Francese di Mons. Corneille. _In Bologna, per Lelio Volpe, 1724._ In-12.
Il existe une pièce italienne antérieure à cette traduction, et dont l'auteur a peut-être imité la tragédie de Corneille: _Sofonisba, opera tragicomica rappresentata in Roma nel Collegio Clementino l'anno_ 1681 (in Roma, per il Bussotti, 1681, in-12). Un peu plus tard, le Napolitain Saverio Pansuti fit paraître une nouvelle _Sofonisba_ (in Napoli, per Domenico Antonio, e Niccolò Parrino), 1725, in-8).
XXVII
870. OTTONE, Tragedia di Pietro Cornelio, trasportata dall' idioma Francese. _In Venezia, per Domenico Lovisa, 1720._ In-12.
Traduction en prose.
XXVIII
871. AGESILAO, Tragedia del famoso autor Francese Pietro Cornelio. _In Bologna, stamperia di Longhi, S. a. [circa 1710]_, in-12.
XXIX
872. ATTILA, RE DEGLI UNNI, Tragedia del famoso autor Francese Pietro Cornelio. _Bologna, stamperia di Longhi, s. a. [circa 1710]_, in-12.
Traduction en prose.
XXX
873. TITO E BERENICE, Opera heroicomica di Pietro Cornelio, tradotta dal Francese. _Bologna, stamperia di Longhi. S. a. [circa 1710]_, in-12.
Traduction en prose.
XXXI
874. LA PULCHERIA, Opera di Pietro Cornelio, tradotta dal Francese ed accomodata all' uso delle Scene d'Italia. _In Bologna, nella stamperia del Longhi, 1704._ In-12.
Traduction en prose.
XXXII
875. SURENA, GENERALE DE' PARTI, Opera tragica di Pietro Cornelio. _In Bologna, nella stamperia del Longhi, 1719._ In-12.
Traduction en prose.
III. Traductions en espagnol.
IX
876. EL HONRADOR DE SU PADRE, comedia en tres actos en verso, por D. Juan Bautista Diamante.