Part 20
«Monsieur, dit Corneille au commencement de cette lettre, il ne vous suffit pas que vostre Libelle me deschire en public. Voz lettres me viennent quereller jusques dans mon Cabinet, et vous m'envoyez d'injustes accusations lorsque (_sic_) me devez pour le moins des excuses. Je n'ay point fait la piece qui vous picque, je l'ay receue de Paris avec une lettre qui m'a appris le nom de son Autheur; Il l'adresse à un de nos amis qui vous en pourra donner plus de lumiere. Pour moy, bien que je n'aye guere de jugement, si l'on s'en rapporte à vous. Je n'en ay pas si peu que d'offencer une personne de si haute condition, dont je n'ay pas l'honneur d'estre cogneu, et de craindre moins ses ressentimens que les vostres.»
Bibliothèque nationale (Y. 5668 Rés.).--Bibliothèque Sainte-Geneviève (Y. 2538 (2) Rés.).--Arsenal (9809).--Bibliothèque Mazarine (20220).
145. LETTRE || APOLOGETIQVE || DV Sr CORNEILLE, || contenant sa Response aux || Observations faites par le || Sr Scudery sur le Cid. || M.DC.XXXVII [1637]. _S. l._, in-8 de 8 pp.
Cette édition, qui paraît être la seconde, se termine par une imitation en vers d'une épigramme de Martial, qu'on retrouve dans la _Lettre pour Monsieur de Corneille contre les mots de la Lettre sous le nom d'Ariste_: Je fis donc résolution de guérir ces idolatres.--Bibliothèque nationale (Y + 5665 (7) et Y + 5668. A. Rés.).--Bibliothèque de l'Université.
146. REMERCIMENT || a || Monseigneur || Monseigneur l'Eminentissime || Cardinal Mazarin. || _A Paris, || Chez || Antoine de Sommauille, en la Salle || des Merciers à l'Escu de France. || au Palais. || & || Augustin Courbé, Imprimeur & Libraire || de Monseigneur le Duc d'Orléans, dans la mesme Salle à la Palme._ || M.DC.XXXXIII [1643]. In-4 de 4 ff. non chiffr. de 25 lignes à la page pleine, sign. _ã_, caractères ital.
Ce _Remercîment_, intercalé la même année dans l'édition originale de _la Mort de Pompée_ (no 32), compte quatre-vingts vers et commence ainsi:
Non, tu n'es point ingrate, ô Maistresse du monde, Qui de ce grand pouvoir sur la terre, et sur l'onde Malgré l'effort des temps retiens sur nos Autels Le Souverain Empire, et des droits immortels. Si de tes vieux Heros j'anime la memoire, Tu releves mon nom sur l'aisle de leur gloire, Et ton noble Genie en mes vers mal tracé Par ton nouveau Heros m'en a recompensé...
Il est signé à la fin, en gros caractères: CORNEILLE.
Le _Remercîment_ parut isolément, mais il fut suivi à court intervalle de la traduction latine d'Abr. Remius, dont voici le titre:
GRATIARVM ACTIO || Eminentissimo Cardinali || Iulio Mazarino, || ex Gallico Poëmate || Cornelij. _Absque nota_, in-4 de 2 ff. paginés, de 24 lignes à la page pleine, sign. A., caract. ital.
Cette pièce n'a qu'un simple titre de départ. Nous en avons trouvé un exemplaire relié à la suite du _Remercîment_, dans le précieux recueil conservé à la Bibliothèque Sainte-Geneviève (Y. 458 in-4, Rés.). Elle se retrouve dans le recueil intitulé: _Abrahami Remmii Poemata_; Parisiis, 1644, in-12.
147. SVR LE DEPART DE MADAME LA MARQVISE DE B. A. C.
Granet (_OEuvres diverses de Corneille_; Paris, 1738, in-12, p. 194) nous apprend que les vers composés par Corneille _Sur le départ de Madame la Marquise_, autrement dit de Mlle du Parc, parurent d'abord «en feuille volante in-4, mais sans date d'année». Nous n'avons pas retrouvé cette édition que d'autres bibliographes auront peut-être la chance de rencontrer. La même pièce figure dans le recueil dit de _Sercy_ (no 207); elle se trouve aussi dans un _Petit Recueil de Poësies choisies_ publié, en 1660, sous la rubrique d'_Amsterdam_ (no 210). M. Marty-Laveaux (t. Xe, p. 141) en cite une copie manuscrite conservée à la Bibliothèque de l'Institut, dans un des portefeuilles de la collection Godefroy.
148. REMERCIMENT || AV ROY. || _A Paris_, || M.DC.LXIII [1663]. In-4 de 7 pp.
Sur les rapports de Chapelain et de Costar, Louis XIV pensionna soixante-douze écrivains français ou étrangers, à partir du 1er janvier 1663. Corneille, compris dans ces libéralités, adressa au roi un _Remercîment_ qui commence ainsi:
Ainsi du Dieu vivant la bonté surprenante Verse quand il luy plaist sa grace prévenante, Ainsi du haut des Cieux il aime à départir Des biens dont nostre espoir n'osoit nous advertir...
Les autres écrivains qui avaient eu part aux faveurs royales durent adresser de même à Louis XIV leurs remercîments dans une forme solennelle. Ils ne furent pas tout à fait libres de conserver leur reconnaissance dans leur for intérieur. C'est ce que nous apprend une curieuse lettre de Huet à Ménage, dont l'original appartient à M. le baron James de Rothschild. Nous en citerons un passage qui permet de fixer approximativement la date des vers de Corneille.
«A Rouen, le 17. Aoust 1663.
«Je suivray vostre exemple en ce qui regarde Mr. Colbert, et plust à Dieu le pouvoir suivre aussi en ce qui est des vers de remerciement au Roy. Je le feroi du meilleur de mon coeur, tant parce que je suis presentement en des estudes tout à fait opposées à la versification, que par ce que je suis fort occupé à disposer mon livre [_Origenis Commentaria in Sacram Scripturam_; Rothomagi, 1668, 2 vol. in-fol.] pour le donner à l'Imprimeur, et qu'il y a quelque sorte de honte de faire des vers pour de l'argent, comme vous me le dittes avec raison. Mais si le Roy en desire, et que Mr. Colbert s'en soit expliqué, comme vous me l'apprenez, et comme le P. Rapin me le confirme, adjoustant mesme que ceux qui y manqueront, seront remarquez; la honte et la bassesse qui peut estre en cela n'est elle pas couverte et effacée par ce commandement? Je ne vois donc pas de moyen de m'en dispenser, et si vous m'en voulez croire vous n'y manquerez pas non plus. Vous voyez que tout le monde le fait; cette singularité que vous aurez affectée, sera sans doute condamnée. Il fait bon suivre le torrent, _et in neutram partem conspici_. Dans le dessein où je suis contre mon gré de deployer ma chalemie je vous supplie tres humblement de m'envoyer le plustost que vous pourrez, les _remerciemens_ de Mrs. de Valois [_Soteria pro Ludovico Magno_; Parisiis, 1663, in-4; _Oratio de laudibus Ludovici Adeodati regis_; Parisiis, 1663, in-4] et de Mrs. Corneille [le _Remercîment_ de Th. Corneille n'est cité nulle part], car je n'ay pas appris que d'autres en ayent encore fait outre ces Mrs. et Mrs. Chapelain [_Ode pour le Roy_; Paris, 1663, in-4o] et du Perier [ce _Remercîment_ est resté inconnu] dont j'ay veu les pieces, et celle du P. Rapin (_Regi Ludovico XIV. Pacifer Delphinus_; _Carmen heroicum_; Parisiis, 1662, in-fol.).»
Nous ne connaissons de l'édition originale du _Remercîment au Roy_ qu'un seul exemplaire qui appartient à M. le baron de Ruble.
149. A MONSEIGNEVR || LE DVC DE GVISE, || Sur la Mort de Monseigneur son Oncle. || Sonnet. _S. l. n. d._ [_Paris_, 1664], placard in-fol., imprimé d'un seul côté.
En tête, un fleuron; puis viennent les quatre lignes de titre, immédiatement suivies du sonnet, lequel est imprimé en gros caractères et porte en bas la signature: CORNEILLE. Nous transcrivons les quatre premiers vers:
Croissez, jeune Heros, nostre douleur profonde N'a que ce doux espoir qui la puisse affoiblir; Croissez, et hastez-vous de faire voir au Monde Que le plus noble sang peut encor s'ennoblir.
Le duc de Guise, dont il est ici question, est Louis-Joseph, fils unique de Louis de Lorraine, duc de Joyeuse et d'Angoulême, lequel hérita, en 1664, du titre de son oncle, Henri II, duc de Guise. M. Marty-Laveaux (t. Xe, pp. 182 sq.) cite avec beaucoup d'à-propos un passage d'une lettre de Mézerai, publiée par M. Edouard Guardet (_Revue française_, Ve année, t. XVIIe, 1859, pp. 568 sq.), lettre datée du 10e de juillet de 1664, et dans laquelle il est parlé du sonnet de Corneille.
Bibliothèque nationale (Y. Rés.).
150. AV ROY || SVR SON RETOVR || DE FLANDRE.--[A la fin:] CORNEILLE. || Avec Permission. 1667. _S. l._ [_Paris_], in-4 de 4 pp. chiffr. de 30 lignes, caract. ital.
Cette pièce, dont un exemplaire est conservé à la Bibliothèque Cousin, n'a qu'un simple titre de départ précédé d'un fleuron. Elle se compose de 94 vers et commence ainsi:
Tu reviens, ô mon Roy, tout couvert de lauriers, Les palmes à la main tu nous rends nos guerriers, Et tes peuples surpris et charmés de leur gloire Meslent un peu d'envie à leurs chants de victoire.
Louis XIV revint à Paris, à la fin du mois d'août 1667.
151. POEME || SVR LES || VICTOIRES || DV ROY || Traduit de Latin || en François || Par P. Corneille. || _A Paris, || Chez Guillaume de Luyne, Libraire || juré, au Palais, en la Salle des Merciers, sous la || montée de la Cour des Aydes, || à la Iustice_; [ou _Chez Thomas Iolly, au Palais, en la Salle || des Merciers, à la Palme, & aux Armes d'Hollande_; ou _Chez Loüys Billaine, au second Pilier de la grand'Sale du Palais, à la Palme & au grand César_]. || M.DG.LXVII [1667]. || Avec Privilege du Roy. In-8. de 38 pp. (y compris le titre), et 1 f. pour l'_Extrait du Privilége_.
La page 3 contient un avis _Au Lecteur_. Le _Poëme sur les Victoires du Roy_ occupe les pp. 4 à 29. Le texte latin signé du P. Charles de la Rue, jésuite, est imprimé en regard du texte français, sous le titre de _Regis Epinicion_. La p. 30 est remplie par une épigramme latine de M. de Montmor, «premier maistre des requestes de l'Hostel du Roy,» en quatre vers latins, suivie de quatre traductions ou imitations de Corneille, chacune en quatre vers. Viennent ensuite les pièces suivantes également de Corneille: _Au Roy sur son retour de Flandre_, pp. 31-35, et _Remercîment presenté au Roy, en l'année 1663_, pp. 35-38.
Le privilége, daté du 28 novembre 1667, est accordé pour sept ans à _Guillaume de Luynes_ (_sic_), qui déclare y associer les sieurs _Jolly_ et _Billaine_. L'achevé d'imprimer est du 15 décembre 1667. Voy. l'éd. Marty-Laveaux, t. Xe, p. 192.
152. DE VICTORIIS REGIS CHRISTIANISSIMI LUDOVICI XIV. Poema a Clarissimo viro Petro Corneille versibus Gallicis redditum. _Parisiis, Apud Sebastianum Mabre-Cramoisy_, 1667, in-8.
153. AV ROY || SVR LA CONQVESTE || DE LA FRANCHE-COMTÉ. _S. l. n. d._ [_Paris_, 1668], in-4 de 2 ff.
Cette pièce, qui n'est qu'un simple sonnet, est imprimée au verso du 1er feuillet, et la traduction en 18 vers latins lui fait face sur le recto du 2e f. Le sonnet qui commence par ces deux vers:
Quelle rapidité de conqueste en conqueste En depit des hyvers guide tes étendars?
est signé P. CORNEILLE. Les vers latins imprimés en regard ne sont précédés d'aucun autre titre que du mot _Idem_; ils sont au nombre de 19 et sont signés: SANTOLIVS VICTORINVS.
Le recto du 1er feuillet et le verso du 2e sont blancs.
Nous avons vu cette pièce à la Bibliothèque nationale (Y. Rés.).
154. AV ROY || SVR SA CONQVESTE || DE LA FRANCHE-COMTÉ.--[A la fin:] _A Rouën. De l'Imp. de L. Maurry_, 1668. In-8 de 8 pp., sign. A.
Cette édition, qu'il ne faut pas confondre avec la précédente, n'a pas de feuillet de titre, mais un simple titre de départ. Elle comprend:
1º Les stances:
Quelle rapidité de conqueste en conqueste En dépit des Hyvers guide tes étendarts?
signées: _P. Corneille._
2º _Idem latine_:
_Quis te per medias hyemes, Rex Maxime, turbo, Quis-ve triumphandi præscius ardor agit?..._
10 distiques, signés: _P. Corneille._
3º _Idem_, 20 vers hexamètres latins, signés: _Car. de la Rue, Soc. Jesu._
4º _Idem_, 5 strophes latines de 4 vers, signées: _I. Tourné Soc. Iesu._
5º _Idem_, 19 vers latins, signés: _Santolius Victorinus_ (ce sont les mêmes que dans l'édition précédente).
6º _Idem_, 3 vers hexamètres latins, signés: _Carolus Du Perier._
7º _Idem alio Carmine_, 5 strophes latines de 4 vers, signées: _Carolus Du Perier._
8º _Idem_, 6 strophes latines de 4 vers, signées: _Rob. Riguez Soc. Iesu._
9º _In juctionem utriusque Maris Epigraphe_, 13 vers hexamètres latins, signés: _I. Parisot, in Senatu Tolosano causarum patronus._
10º _Imitation_:
La Garonne et l'Atax dans leurs grottes profondes Soûpiroient de tout temps pour voir unir leurs ondes.
12 vers signés: _P. Corneille._
Bien que l'édition précédente ne soit pas datée, il est certain que celle-ci doit être postérieure. La variété des pièces qui la composent en est la meilleure preuve.
155. POEME || SVR LES || VICTOIRES || DV ROY || Traduit de Latin || en François || Par P. Corneille. _S. l. n. d._ [_Paris, vers 1670_], in-12 de 34 pp. (y compris le titre), et 1 f. pour l'_Extrait du Privilége_.
Ce recueil, dont nous avons trouvé un exemplaire à la Bibliothèque Sainte-Geneviève, n'a qu'un simple faux-titre, sans nom de lieu ni d'imprimeur. Il contient les pièces suivantes:
1º, p. 3: _Au Lecteur_;
2º, pp. 4-5: _Regi. Epinicion_ [par le P. de la Rue];--_Les Victoires du Roy en l'année 1667_ [texte latin et traduction française en regard];
3º, p. 24: _Traductions et Imitations de l'Epigramme Latine de Monsieur de Montmor premier Maistre des Requestes de l'Hostel du Roy_ [texte en deux distiques latins et quatre quatrains français traduits ou imités de l'original];
4º, p. 25: _Au Roy sur son retour de Flandre_;
5º, p. 28: _Remercîment présenté au Roy en l'année 1663_;
6º, p. 32: _Au Roy sur sa Conqueste de la Franche-Comté_;
7º, p. 33: _Idem, latine_. [Cette traduction est signée en toutes lettres: _P. Corneille_];
8º _In junctionem utriusque Maris, Epigraphe_ [signée I. Parisot];
9º _Imitation_ [signée P. Corneille].
L'_Extrait du Privilége_, qui occupe le recto du dernier feuillet, est le même que celui que nous avons décrit ci-dessus (no 152); il ne se rapporte qu'au _Poëme sur les Victoires du Roy_ et se termine par un rappel de l'achevé d'imprimer du 15 décembre 1667, bien que le recueil contienne des pièces relatives à l'année 1668.
Il ne faut pas confondre ce recueil avec celui qui, d'après M. Taschereau, complète certains exemplaires du _Théatre_ de Corneille, édition de 1668 A (no 110).
156. DEFFENCE DES FABLES || DANS LA POESIE. || Imitation du latin || de M. de Santeüil. [A la fin:] P. CORNEILLE. _S. l. n. d._ [_Paris, vers 1670_], in-4 de 4 pp., de 28 lignes, caract. ital.
Ce poëme n'a qu'un titre de départ, surmonté d'un large fleuron, au milieu duquel se voient les armes de France et de Navarre. Il compte 82 vers, dont voici les premiers:
Qu'on fait d'injure à l'Art de luy voler la Fable! C'est interdire aux Vers ce qu'ils ont d'admirable, Anéantir leur pompe, éteindre leur vigueur, Et hazarder la Muse à secher de langueur.
Les vers de Jean-Baptiste Santeul, imités par Corneille, durent être composés en 1669. Ils furent publiés l'année suivante (_Ad illustrissimum Virum P. Bellevræum, pro defensione Fabularum, Elegia_; 1670, in-4 de 2 ff.) et réunis en 1729 aux oeuvres du poëte latin. M. Marty-Laveaux les a réimprimés en même temps que ceux de Corneille (t. XIe, pp. 234-241).
157. LA THEBAÏDE DE STACE, traduite en Vers François. _Paris_, 1671?
Tous les bibliographes de Corneille se sont efforcés de retrouver cette traduction qui a dû être imprimée, mais les recherches entreprises jusqu'ici sont demeurées infructueuses. Il ne nous coûte pas d'avouer que nous n'avons pas été plus heureux que nos devanciers. En parlant de _Tite et Bérénice_ (no 87), nous avons fait observer que Corneille avait obtenu un privilége valable à la fois pour cette pièce et pour la traduction de la _Thébaïde_. Ce privilége étant daté du 31 décembre 1670, l'impression de ce dernier ouvrage ne put avoir lieu qu'en 1671. Un fragment tout au moins en fut imprimé et communiqué à quelques amis, puisque Ménage en cite trois vers dans ses _Observations sur la langue Françoise_, publiées au commencement de l'année 1672. Il est probable, malgré ce témoignage, que l'ouvrage ne fut jamais mis en circulation et même ne fut jamais achevé. On ne peut expliquer autrement la disparition totale d'un livre aussi important. Si quelques exemplaires avaient été donnés au public, le fait aurait été assez connu, pour que le _Mercure galant_ d'octobre 1684 ne parlât pas de la _Thébaïde_ comme d'un poëme laissé par Corneille en portefeuille.
Voy. l'excellente note que M. Marty-Laveaux a consacrée à cette question (t. Xe, pp. 245 sq.).
158. SVR LE DEPART DV ROY.--REGI ITER MEDITANTI. _S. l. n. d._ [_Paris_, 1672], in-4 de 2 ff.
Cette pièce, dont un exemplaire est conservé à la Bibliothèque nationale (Y n. p.), ne se compose que de 8 vers empruntés à la première scène du second acte de _Tite et Bérénice_. Santeul les fit réimprimer à part et y joignit une traduction latine en 6 vers.
L'édition forme un simple placard sur lequel le texte latin est placé en regard du texte français. Les deux morceaux ont été reproduits dans les diverses éditions des oeuvres de Santeul.
159. REGI PRO RESTITUTA APUD BATAVOS CATHOLICA FIDE. [_Parisiis_, 1672], in-12 de 2 ff.
Corneille nous apparaît ici à la fois comme poëte latin et comme poëte français. Ses vers latins, au nombre de 24, sont suivis d'une traduction française en autant de vers, intitulée: _Au Roy sur le rétablissement de la Foi Catholique et ses Conquestes de Hollande._ Nous ne connaissons l'édition séparée que par une citation de Granet (_OEuvres diverses de Corneille_; Paris, 1738, in-12, p. 46), qui nous apprend que ces deux pièces furent imprimées in-12 en feuille volante. Elles ont été réimprimées dans un recueil qui sera décrit plus loin (no 224).
160. LES || VICTOIRES || DU ROY || SUR LES ESTATS DE HOLLANDE, || en l'année M.DC.LXXII. || Par P. Corneille. || _A Paris, Chez || Guillaume de Luyne, au Palais, || et || Simon Benard, ruë Saint Jacques._ || M.DC.LXXII [1672]. || Avec Permission. In-fol. de 19 pp., caract. ital.
Cette belle édition est ornée au titre d'un fleuron qui représente le Rhin et l'Escaut enchaînés, détournant leurs regards éblouis par le soleil. En tête de la p. 3 se trouve un grand fleuron de _Fr. Chauveau_ représentant le passage du Rhin, fleuron que reproduit, croyons-nous, un tableau de Van der Meulen.
Le poëme, traduit de l'original latin du P. de la Rue, se compose de 444 vers, à la fin desquels se trouve répété le nom de P. CORNEILLE. Il commence ainsi:
Les douceurs de la Paix, et la pleine abondance Dont ses tranquilles soins comblent toute la France, Suspendoient le couroux [_sic_] du plus grand de ses Rois, Ce couroux seur de vaincre, et vainqueur tant de fois, etc.
Bibliothèque nationale (Y. Rés.)--Bibliothèque Mazarine (C. 274. A9).
Voici la description de l'édition latine du poëme qui correspond à celle-ci:
LVDOVICO || MAGNO || POST || EXPEDITIONEM || BATAVICAM. || EPINICIVM. || _Parisiis, || Apud || Guillelmun de Luynes, in Palatio. || Et || Simonem Benard, via Jacobæa_, || M.DC.LXXII [1672]. || Cum Permissu. In-fol. de 12 pp., avec un grand fleuron sur le titre, un autre au-dessus du titre de départ et un petit fleuron à la fin (les mêmes que dans l'édition française donnée par Corneille). A la fin: C. DE LA RUE. S. I.
Bibliothèque Mazarine (C. 274. A9).
161. LES VICTOIRES DU ROY SUR LES ESTATS DE HOLLANDE, en l'année M.DC.LXXII. Par Pierre Corneille. _A Paris, Chez Guillaume de Luynes, au Palais, et Simon Benard, ruë Saint Jacques._ M.DC.LXXII [1672]. Avec Permission. In-8.
Édition citée par l'abbé Granet.
162. LES VICTOIRES DU ROY SUR LES ESTATS de HOLLANDE en l'année M.DC.LXII. Par Pierre Corneille. _Grenoble_, 1673, in-12.
Catalogue L*** [Longuemare], 1853, no 780.
163. AV ROY || SVR SA LIBERALITÉ ENVERS || LES MARCHANDS DE LA VILLE DE PARIS. || _S. l. n. d._ [_Paris_, 1674], in-fol. de 4 ff. de 26 lignes à la page, caract. ital.
Cette pièce, dont la Bibliothèque Mazarine possède un exemplaire (C. 274. A9. 77), n'a qu'un simple titre de départ, au-dessus duquel se trouve un grand fleuron de _Chauveau_, représentant Alexandre entouré de guerriers; un général s'avance en se prosternant devant le roi. A la fin se trouve la signature P. CORNEILLEE (_sic_), au-dessous de laquelle on voit un grand fleuron aux armes de la ville de Paris.
Les _Mémoires secrets_ de Bachaumont (t. Vo, pp. 62 sq.) nous font connaître les circonstances dans lesquelles fut composé ce poëme, qui n'est qu'une traduction de Santeul. Les vers de Corneille commencent ainsi:
Chantez, Peuple, chantez, la valeur libérale, La bonté de Louis à son grand coeur égale...
Voici la description de l'édition latine faite pour accompagner celle-ci:
REGI || PRO SVA || ERGA VRBIS || MERCATORES || AMPLIORIS ORDINIS || MVNIFICENTIA. || _Parisiis, || Typis Petri le Petit, Regii Typographi: || via Iacobæa, sub Cruce aurea._ || M.DC.LXXIV [1674]. || Cum Permissu. In-fol. de 8 pp.
L'édition renferme trois grands fleurons placés sur le titre, au-dessus du titre de départ et à la fin. Les deux derniers sont signés de _Chauveau_. La pièce est signée: SANTOLIUS VICTORINUS.
Bibliothèque Mazarine (C. 274. A9, 11).
164. REGIS || PRO SVA || ERGA VRBIS || MERCATORES || AMPLIORIS ORDINIS || MVNIFICENTIA || ENCOMIVM. || _Parisiis, || Typis Petri le Petit, Regii Typographi: via || Iacobæa, sub Cruce aurea._ || M.DC.LXXIV [1674]. || Cum Permissu. In-8 de 14 pp. et 1 f. blanc.
Les pp. 3-8 sont occupées par le poëme de Sauteul; les pp. 9-14 par la traduction de Corneille. Aucune des deux pièces n'est signée.
Bibliothèque nationale (Y. Rés.).
Il existe sous le même titre et dans le même format une autre édition où les vers de Santeul sont accompagnés d'une traduction française de Du Perier. Ce poëte, plus connu par ses oeuvres latines que par ses oeuvres françaises, était grand ami de Santeul; il se vante dans sa traduction de l'avoir vue préférée par Santeul lui-même à celle de Corneille.
165. POEME A LA LOUANGE DE LOUIS XIV, présenté par les Gardes des Marchands merciers de la ville de Paris. _Paris_, 1770, in-fol.
Ce recueil, imprimé avec grand luxe, contient les vers de Santeul et de Corneille, accompagnés d'une notice extraite des registres des délibérations du bureau de la mercerie.
166. AU ROY || SUR SON DEPART || POUR L'ARMÉE en 1676. _S. l. n. d._ [_Paris_, 1676], in-4 de 4 pp. de 23 lignes, caract. ital.
Cette pièce n'a qu'un titre de départ surmonté d'un grand fleuron aux armes de France; un autre fleuron occupe le bas de la 4e page. Le poëme ne porte pas de signature; il commence ainsi:
Le Printemps a changé la face de la terre, Il ramene avec luy la saison de la guerre.
Corneille s'est borné à paraphraser une pièce latine publiée sous le titre suivant:
REGI || AD EXERCITVM INEVNTE || VERE PROFICISCENTI || ODE.--[In fine:] JOANNES LUCAS SOCIETATIS JESU.--_Ex Officinâ Simonis Benard, viâ Jacobæâ. S. d._ [1676], in-4 de 4 pp. de 24 lignes, avec un fleuron à la première page et à la dernière.
Bibliothèque nationale (_Recueil Thoisy, matières historiques_, t. Xe, in-fol.).
Le catalogue de M. de Bruyères-Chalabre (Paris, 1833, no 168) mentionne un exemplaire de ce poëme avec envoi autographe de Corneille à l'abbé de Camilly.
167. VERS PRESENTEZ || AU ROY || SUR SA CAMPAGNE DE 1676.--[A la fin:] _A Paris, || Chez Guillaume de Luyne, Libraire Iuré; au Palais || dans la Salle des Merciers, sous la montée de la Cour || des Aydes à la Justice._ || M.DC.LXXVI [1676].|| Avec Permission. In-4 de 2 ff. de 30 vers à la page pleine, sans chiffre, réclames ni signature, caract. ital.
La pièce n'a pas de feuillet de titre, mais un simple titre de départ. Le nom du libraire et la date se trouvent au bas de la p. 3.
Le poëme ne se compose que de 76 vers, dont voici les premiers: