Relation des choses de Yucatan de Diego de Landa Texte espagnol et traduction française en regard, comprenant les signes du calendrier et de l'alphabet hiéroglyphique de la langue maya; accompagné de documents divers historiques et chronologiques, avec une grammaire et un vocabulaire abrégés français-maya, précédés d'un essai sur les sources de l'histoire primitive du Mexique et de l'Amérique Centrale, etc., d'après les monuments égyptiens, et de l'histoire primitive de l'égypte d'après les monuments américains par l'abbé Brasseur de Bourbourg

Part 37

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§ II.—_Du jour et de ses divisions._

Le jour était appelé _kin_ dans la langue maya, c’est-à-dire soleil, suivant en cela la coutume de plusieurs autres nations, de compter par soleils: ils le divisaient en deux parties naturelles, savoir la nuit et le temps où l’astre demeure sur l’horizon. Ils distinguaient aussi le moment qui précède le lever du soleil qu’ils exprimaient par ces paroles _hach-hatzcab_, de très-bon matin, ou par celles-ci: _malih-ocok-kin_, avant la sortie du soleil, ou encore par celles de _pot-akab_, qui énonce le point du jour. Par le mot _hatzcab_ ils désignaient le temps qui s’écoule de l’apparition du soleil jusqu’à midi, qu’ils appelaient _chunkin_, contracté de _chumuc-kin_, centre ou milieu du jour[2], quoique aujourd’hui ils désignent ainsi les heures qui se rapprochent du milieu du jour. _Tzelep-kin_ était l’heure où le soleil décline apparemment vers l’arc diurne, c’est-à-dire trois heures du soir: _Oc-na-kin_ est l’entrée de la nuit ou le coucher du soleil. Pour signifier le soir, ils disent que c’est le moment où le soleil se repose, et ils l’énoncent en disant _cu ziztal kin_. La nuit se nomme _akab_; pour minuit on dit _chumuc-akab_ et pour signifier les intervalles entre ces divers points, ils signalent dans l’arc diurne ce que le soleil y a parcouru ou doit parcourir encore et, dans la nuit, l’apparition ou l’état de quelque étoile ou planète connue[3].

Les jours sont au nombre de vingt; on les partage d’ordinaire en cinq pour mieux faire comprendre les règles qui viennent ensuite[4].

Premier cinq. Deuxième. Troisième. Quatrième.

Kan. Muluc. Hix. Cauac. Chicchan. Oc. Men. Ahau. Cimi. Chuen. Cib. Ymix. Manik. Eb. Caban. Yk. Lamat. Been. Eɔnab ou Edznab. Akbal.

Ce qu’il y a à remarquer ici, c’est que la traduction de ces noms n’est pas aussi facile qu’on pourrait se l’imaginer; soit parce qu’ils sont tombés en désuétude, ou bien pour avoir été empruntés à quelque langue étrangère; soit aussi que, leur orthographe n’étant pas d’accord avec la prononciation, ils prêtent à plusieurs interprétations à la fois, sans qu’on puisse en découvrir le sens véritable. 1. _Kan_ aujourd’hui signifie la corde ou le fil de henequen tordu[5].—2. _Chicchan_, en supposant que ce fût _chichan_, voudrait dire petit; mais tel qu’il est écrit on n’en connaît pas la signification.—3. _Quimi_ ou _cimi_ est le prétérit du verbe _cimil_, mourir[6].—4. _Manik_ a perdu son acception véritable; mais, en le décomposant, _man-ik_, on y trouve le vent qui passe, qui en est peut-être le sens ancien.—5. _Lamat_; on ignore absolument ce que celui-ci devrait signifier; mais, entre les noms que Boturini donne des jours du calendrier d’Oaxaca, on le trouve écrit _Lambat_.—6. _Muluc_ se trouve également parmi ceux du calendrier de Chiapas; mais comme ce mot est aussi la racine du dérivé verbal _mulucbal_, il pourrait s’entendre par réunion ou amoncellement.—7. _Oc_ est ce que contient le creux de la main à demi fermée en forme de coquille.—8. _Chuen_; anciennement pour désigner une planche on disait le mot _chuen-ché_; il y a également un arbre qu’on appelle _Zac-chuen-che_[7], ou chuenché blanc.—9. _Eb_ se dit pour un escalier.—10. _Been_ est également un nom chiapanèque comme ceux qu’on a dit précédemment; seulement on trouve dans la langue maya le verbe _beentah_, dépenser avec économie[8].—11. _Gix_ ou _Hix_ se trouve encore parmi ceux de Chiapas; dans l’usage actuel on a le verbe _hiixtah_, faire la cueillée de tout le fruit d’un arbre, ou enlever toutes les feuilles d’une branche; le mot _iixcay_, ainsi qu’on l’écrivait autrefois signifiait la peau de poisson, et le mot _hihixci_, âpre[9].—12. _Men_, édificateur.—13. _Quib_ ou _cib_ est la cire ou le copal.—14. _Caban_, sens inconnu.—15. _Edznab_ ou _Eɔnab_ est également inconnu[10].—16. _Cauac_, inconnu.—17. _Ahau_, le roi ou la période de 24 ans.—18. _Ymix_, inconnu[11].—19. _Ik_ est le vent ou le souffle[12].—20. _Akbal_, incompréhensible: il se trouve aussi entre les jours du calendrier chiapanèque, écrit _aghual_[13].

§ III.—_De la semana._

Ninguna debe figurarse que la semana de los antiguos indios se parazca en mucho á la nuestra, esto es, que sea la revolucion de siete dias, señalados con un nombre particular: porque aquella era el curso periodico de trece numeros que se aplicaban indistintamente á los veinte dias del mes, segun su orden numerico.

El año se componia de veinte y ocho semanas y un dia, resultando de este sobrante que el curso de los años seguia la misma progresion ordenada de los trece numeros de la semana; asi es que si el año comenzaba por el numero primero de ella, el siguiente debia principiar precisamente por el segundo y asi sucesivamente hasta cerrar sus trece números, formándose una semana de años ó una indiccion como se dirá despues.

§ III.—_De la semaine._

On ne doit pas s’imaginer que la semaine des anciens Indiens ait la moindre ressemblance avec la nôtre, c’est-à-dire que ce soit la révolution de sept jours, signalés par un nom particulier; leur semaine, au contraire, était une période de treize nombres qui s’appliquaient indistinctement aux vingt jours du mois, dans leur ordre numérique.

L’année étant composée de vingt-huit semaines et un jour, le cours des années, en raison de cet excédant, suivait la progression arithmétique des treize nombres de la semaine; en sorte que si une année commençait par le numéro 1, la suivante commençait par 2, et ainsi de suite jusqu’à la clôture des treize années, qui formaient une indiction, comme on le verra tout à l’heure.

§ IV.—_Del mes._

El mes en lengua yucateca se llamaba _U_, que tambien significa luna, corroborando esto la presuncion de que los indios pasaron del computo de las lunaciones ó neomenías, como por escala para fijar el curso solar, llamando luna á los meses; pero en los manuscritos antiguos se le dá el nombre de _Uinal_ en singular y _Uinalob_ en plural á los diez y ocho meses del año, haciendose estensiva esta denominacion ó palabra á la série, y á cada uno de los nombres particulares que señalan los veinte dias que componen el mes.

Como los nombres de los dias son tantos cuantos eran los del mes, resultaba que sabido el titular con que daba principio el año y que los indios llamaron _Cuch haab_ (cargador del año) se sabia ya el primero de todos los meses siguientes; distinguiendose solamente en que al contarlos se les añadia el número de la semana en que pasaban. Mas siendo esta de trece numeros, era preciso que el mes constare de una semana y siete numeros mas para completar los veinte dias de que se formaban; de modo que si el mes principiaba por el número primero, terminaba por el septimo de la siguiente, y el segundo mes por consecuencia en el numero ocho. Ahora para saber los numeros ó tanto de la semana en que debian comenzar los meses, inventaron la regla que llamaban _bukxoc_ ó cuenta general que es la siguiente.

1 Hun in uaxac de 1 á 8 8 Uaxac in ca de 8 á 2 2 Ca in bolon de 2 á 9 9 Bolon te ox de 9 á 3 3 Ox te lahun de 3 á 10 10 Lahun te can de 10 á 4 4 Can in buluc de 4 á 11 11 Buluc te hó de 11 á 5 5 Hó in lahca de 5 á 12 12 Lahca in uac de 12 á 6 6 Uac te oxlahun de 6 á 13 13 Oxlahun te uuc de 13 á 7 7 Uuc in hun de 7 á 1 1 Hun in uaxac de 1 á 8 8 Uaxac in ca de 8 á 2 2 Ca in bolon de 2 á 9 9 Bolon te ox de 9 á 3 3 Ox te lahun de 3 á 10

Los diez y ocho numeros 1, 8, 2, 9, 3, 10, 4, 11, 5, 12, 6, 13, 7, 1, 8, 2, 9, 3, son otros tantos principios de meses, de tal suerte dispuestos que debiendo comenzar el año por uno de ellos, los diez y siete restantes van de sucesiva, cada uno siendo precisamente el numero con que deben principiar los demas meses del año señalado, yá sea pasado, presente ó venidero.

Los meses como se ha dicho son diez y ocho, y sus nombres son los siguientes.

1. Pop commenzaba el 16 de julio. 2. Uo — 5 de agosto. 3. Zip (_çip_) — 25 de agosto. 4. Zoɔ (_zodz_) — 14 de setiembre. 5. Zeec (_çeec_) — 4 de octubre. 6. Xul (_shul_) — 24 de octubre. 7. Dze-yaxkin (_dzeyashkin_) — 13 de noviembre. 8. Mol — 3 de deciembre. 9. Chen (_dshen_) — 23 de deciembre. 10. Yaax (_yaash_) — 12 de enero. 11. Zac (_çac_) — 1 de febrero. 12. Ceh (_qej_) — 21 de febrero. 13. Mac — 13 de marzo. 14. Kankin — 2 de abril. 15. Moan — 22 de abril. 16. Pax (_pash_) — 12 de mayo. 17. Kayab — 1 de junio. 18. Cumkú — 21 de junio.

En la traducion de estos nombres resultará lo mismo que en lá de los dias, pues por ser algunos tan antiguos ó tomados de estraño idioma no se sabe lo que significan y los otros teniendo á veces dos acepciones se ignora la cierta.—1. _Pop_ estera ó petate. 2. _Uo_, rana.—3. _Zip_ solo hay un árbol llamado _Zipché_.—4. _Zodz_ ó _Zoɔ_, murciélago.—5. _Zeec_ se ignora.—6. _Xul_, termino.—7. _Dzeyaxkin_ se ignora.—8. _Mol_, reunir, recoger, y _mool_ significa garra de animal.—9. _Chen_, pozo.—10. _Yáx_, verde ó azúl ó de _yáx_ primero, ó principio del sol de primavera.—11. _Zac_, blanco.—12. _Queh_ ó _Ceh_, venado.—13. _Mac_, tapar, cerrar.—14. _Kankin_, sol amarillo, quizá por que en este mes por las quemas de los montes rozados para sembrar, el sol ó su luz se pone amarilla por el humo de la atmósfera.—15. _Moan_, significaba el dia nublado dispuesto á lloviznar á ratos.—16. _Páx_, instrumento de musica.—17. _Kayab_, canto.—18. _Cumkú_, la fuerte explosion como de un cañonazo lejano que se oye, y al principio de las aguas producido quizá por los pántanos que se hienden al secarse, ó por las explosiones del rayo en turbonadas distantes. Tambien llamanse _hum-kú_ sonido ó ruido de Dios.

§ IV.—_Du mois._

Le mois, en langue yucatèque, s’appelait _U_, qui signifie aussi lune, ce qui vient à l’appui de l’idée que les Indiens abandonnèrent la computation des mois lunaires ou néoménies, pour déterminer le cours du soleil, en continuant toutefois à nommer les mois des lunes: mais, dans les manuscrits anciens, on donne le nom de _Uinal_, au singulier, et de _Uinalob_, au pluriel, aux dix-huit mois de l’année, cette dénomination s’étendant à toute la série et à chacun des noms particuliers qui signalent les vingt jours dont se compose le mois[14].

Les noms des jours étant égaux en nombre aux jours des mois, il s’ensuivait que le premier jour de l’année que les Indiens appelaient _Cuch-haab_ (porteur de l’année) étant connu, on connaissait naturellement le nom du premier jour de chacun des mois suivants; on les distinguait l’un de l’autre, en ajoutant simplement le chiffre de la semaine à laquelle ils appartenaient respectivement. Mais cette semaine étant de treize jours, le mois comprenait conséquemment une semaine et sept jours; de sorte que si le mois commençait avec le numéro _un_, il terminait avec le chiffre _sept_ de la semaine suivante, et le second commençait avec le numéro _huit_. Ainsi, pour reconnaître les chiffres de la semaine, par lesquels devaient commencer les mois, ils avaient inventé la règle suivante, qu’ils appelaient _bukxoc_ ou comput général.

1 Hun in uaxac de 1 à 8 8 Uaxac in ca de 8 à 2 2 Ca in bolon de 2 à 9 9 Bolon te ox de 9 à 3 3 Ox te lahun de 3 à 10 10 Lahun te can de 10 à 4 4 Can in buluc de 4 à 11 11 Buluc te hó de 11 à 5 5 Hó in lahca de 5 à 12 12 Lahca in uac de 12 à 6 6 Uac te oxlahun de 6 à 13 13 Oxlahun te uuc de 13 à 7 7 Uuc in hun de 7 à 1 1 Hun in uaxac de 1 à 8 8 Uaxac in ca de 8 à 2 2 Ca in bolon de 2 à 9 9 Bolon te ox de 9 à 3 3 Ox te lahun de 3 à 10

Les dix-huit chiffres 1, 8, 2, 9, 3, 10, 4, 11, 5, 12, 6, 13, 7, 1, 8, 2, 9, 3, sont donc autant d’autres signes initiaux des mois, disposés de telle manière, que l’année devant commencer avec l’un d’eux, les dix-sept autres viennent successivement, chacun étant précisément le chiffre avec lequel doivent commencer les autres mois de l’année signalée, passée, présente ou à venir[15].

Les mois sont, comme on l’a dit, au nombre de dix-huit et leurs noms sont les suivants:

1. Pop commençant au 16 juillet. 2. Uo — 5 août. 3. Zip (_sip_) — 25 août. 4. Zoɔ (_sodz_) — 14 septembre. 5. Zeec (_seec_) — 4 octobre. 6. Xul (_choul_) — 24 octobre. 7. Dze-yaxkin (_dzeyachkin_) — 13 novembre. 8. Mol — 3 décembre. 9. Chen (_djen_) — 23 décembre. 10. Yaax (_yaach_) — 12 janvier. 11. Zak (_sac_) — 1 février. 12. Ceh (_qeh_) — 21 février. 13. Mac — 13 mars. 14. Kankin — 2 avril. 15. Moan — 22 avril. 16. Pax (_pach_) — 12 mai. 17. Kayab — 1 Juin. 18. Cumku — 21 Juin.

En transcrivant ici ces noms, il arrive naturellement ce qui est arrivé pour les noms des jours: l’antiquité de quelques-uns et, peut-être, l’origine étrangère de quelques autres, ne permettant guère d’en donner une traduction exacte et nous offrant quelquefois deux acceptions au lieu d’une. 1. _Pop_ est la natte.—2. _Uo_ signifie grenouille.—3. _Zip_ est la racine du mot _zipché_, qui est un arbre[16].—4. _Zoɔ_ est la chauve-souris.—5. _Zeec_ est inconnu[17].—6. _Xul_ signifie le terme ou la fin.—7. _Ɔe-yaxkin_ sans signification[18].—8. _Mol_, réunir, recouvrer, et _mool_ est la griffe ou la serre d’un animal.—9. _Chen_ est le puits ou le réservoir d’eau.—10. _Yaax_, verd ou bleu, ou _Yax_, premier, primitif, premier soleil du printemps.—11. _Zac_, blanc.—12. _Qeh_ ou _Ceh_, cerf ou grand gibier.—13. _Mac_, fermer, boucher.—14. _Kankin_, soleil jaune, ainsi nommé peut-être parce que, durant ce mois, le soleil apparaît souvent jaune dans l’atmosphère, à cause de la fumée des broussailles que l’on brûle, avant les semailles, dans les campagnes[19].—15. _Moan_ signifiait un jour couvert, disposé à de petites pluies[20].—16. _Páx_ est le nom d’un instrument de musique[21].—17. _Kayab_ signifie le chant.—18. _Cumkú_ est le bruit d’une explosion, entendue au loin, comme celui qui peut être produit, vers le temps de la saison des eaux, dans les marais qui se fendent par la sécheresse, ou par l’éclat du tonnerre accompagné d’averses lointaines: ce bruit s’appelle également _hum-kú_, bruit ou résonnement divin[22].

§ V.—_Del Año._

Hasta el presente llaman los indios al año _haab_ (háb) y en su gentiládad comenzaba el diez y seis de julio, siendo digno de notarse que habiendo querido sus progenitores fijar el principio del año en el dia en que el sol pasa por el zenit de esta peninsula para ir á las regiones australes; sin mas instrumentos astronómicos para sus observaciones que la simple vista, solo se hayan equivocado en 48 horas de adelante. Esta pequeña diferencia prueba ciertamente, que procuraron fijar sino con la mayor exactitud, al menos con la mayor aproximacion, el dia en que el astro regulador del tiempo pasa por el punto mas culminante de nuestra esfera, y que conocian el uso y resultados del gnomon en los dias mas tempestuosos de las lluvias.

El año constaba segun se ha dicho de diez y ocho meses y estas de veinte dias y como solo resultaba de todos ellos 360, para completar los 365 que debe tener, le agregaron cinco dias mas, que llamaron innominados ó sin nombre, por que no hacian parte de mes alguno, y esto quiere decir _xma kaba kin_.

Tambien los llamaron _uayab_ ó _nayeb haab_; mas esta denominacion tiene dos interpretaciones, por que la palabra _nayeb_ puede derivarse del nombre _nay_ que significa cama, celda ó aposento, presumiendo que los indios creyesen que en ellos descanse el año, ó el siguiente saliese como de un depósito, conjetura que tiene en su apoyo él que en algunos manuscritos se llamase _u ná haab_, madre del año, ó _nayab çhab_, cama ó aposento de la creacion. Algunos los llamaban _u yail kin_ ó _u yail haab_ que se traduce lo doloroso ó trabajoso de los dias ó del año, porque creian que en ellos sobrevenian muertes repentinas, pestes; y que fuesen mordidos por animales ponzoñosos ó devorados por las fieras, temiendo que si salian al campo á sus labores se les estacase algun palo, ó les sucediese cualquiera otro genero de desgracia.

Por todos estos motivos los destinaban á celebrar de un modo particular, la fiesta del dios _Mam_, abuelo. A este le traian y festejaban con gran pompa y magnificencia el primer dia; en el segundo se disminuía la solemnidad; el tercero le bajaban del altar y colocaban en medio del templo: el cuarto le ponian á los lumbrales ó puertas del mismo, y el quinto hacian la ceremonia de echarle y dispedirle para que se fuese y pudiese principiar el año nuevo en el siguiente que es el primer dia del mes Pop, á 16 de julio.

Ya se dijo que para completar los 365 dias del año se tomaban los cinco dias primeros de los veinte que traía el mes, y de esto resultaba que al año siguiente comenzaba por el sexto; el tercer año por el onzeno y el cuarto por el decimo sesto, volviendo el quinto año al primer dia; rodando siempre sobre los dias _Kan_, _Muluc_, _Hix_ y _Cauac_ (por lo cual los llamaron cargadores de años ó _cuch haab_) y siguiendo el orden correlativo de la semana en sus trece numeros.

§ V.—_De l’année._

Les Indiens ont continué jusqu’aujourd’hui à appeler l’année _haab_ (háb), et au temps de la gentilité, elle commençait au 16 de juillet, mais il est juste de remarquer que leurs ancêtres, ayant voulu fixer le commencement de l’année au jour où le soleil passe par le zénith de cette péninsule, pour aller aux régions australes, sans avoir eu d’autres instruments astronomiques, pour leurs observations, que l’œil nu, ils ne se sont trompés que de 48 heures en avance. Cette légère différence prouve certainement qu’ils étaient arrivés à déterminer avec la dernière exactitude, au moins avec autant de correction que possible, le jour où l’astre, régulateur du temps, passe par le point culminant de notre sphère, et qu’ils connaissaient l’usage du gnomon et de ses résultats, même aux jours les plus orageux de la saison des pluies.

On a déjà dit que l’année se composait de dix-huit mois, et ceux-ci chacun de vingt jours; ce qui donnait un résultat de 360: pour compléter les 365, on en ajoutait cinq autres qu’on appelait _xma kaba kin_, jours sans nom, parce qu’ils ne faisaient partie d’aucun mois.

On les appelait aussi _uayab_ ou _nayeb haab_, ce qui s’entend de deux manières différentes; car le mot _uayab_ peut venir de _uay_ qui signifie lit, ou _nayeb_ de _nay_ qui est la chambre, le lieu de repos, dans l’idée que les Indiens auraient eue qu’alors l’année se reposait. A l’appui de cette conjecture, on trouve dans quelques manuscrits que ces jours s’appelaient _u na haab_, mère de l’année, ou _uayab çhab_ (djab), lit ou chambre de la création[23]. Quelques-uns les désignaient aussi sous le nom de _u yail kin_ ou _u yail haab_ qui se traduit par la peine ou le travail des jours ou de l’année; car ils croyaient qu’il leur surviendrait alors des morts subites, des pestes, qu’ils seraient mordus par des reptiles venimeux ou dévorés par des animaux féroces; aussi craignaient-ils alors, s’ils allaient aux champs, d’être écrasés par la chute d’un arbre ou qu’il leur arrivât quelque autre accident fâcheux[24].

C’est dans cette appréhension qu’ils avaient destiné ces jours à célébrer la fête du dieu _Mam_, l’aïeul. Le premier jour, ils le portaient en procession et le fêtaient avec une grande magnificence; au second, la solennité était moindre; le troisième, ils descendaient le dieu de l’autel et le plaçaient au milieu du temple; le quatrième, ils le colloquaient entre les linteaux ou aux portes de l’édifice, et le cinquième ils faisaient la cérémonie de le mettre dehors et de prendre congé de lui, afin qu’il s’en allât et que l’on pût commencer le nouvel an le lendemain, qui était le premier jour du mois _Pop_, au 16 de juillet.

On a déjà fait remarquer que les Mayas, afin de compléter les 365 jours de l’année, prenaient les cinq premiers des vingt que comportait le mois: il en résultait que l’année suivante commençait avec le sixième, la troisième année par le onzième, la quatrième avec le seizième, reprenant pour la cinquième année le premier jour, ce qui faisait qu’on avait toujours l’un après l’autre les signes _Kan_, _Muluc_, _Hix_ et _Cauac_, en suivant l’ordre corrélatif de la semaine dans les treize nombres, ce qui fit donner à ces quatre signes le nom _cuch haab_ ou porteur de l’année.

§ VI.—_Del Bisiesto._

Como el curso sucesivo de los trece números de la semana dan principio á otros tantos años, alternándose precisamente los cuatro dias iniciales, es dificil intercalar en el año un dia mas, para formar el bisiesto sin que las dos circumstancias espuestas no padezcan interrupcion; pero como el bisiesto es muy necesario para integrar el curso solar y este lo tenian los indios bien conocido, sin duda alguna, hacian la intercalacion, aunque del modo de verificarla no hayan dejado noticia alguna; par lo cual se tratará del que usaban los mexicanos por ser muy analoga su cronologia á la de nuestros indios habiendo tenido un mismo orígen. Veytia en el capitulo primero de su _Historia antigua de Mexico_, sacada segun él, de los geroglificos y pinturas que como anales nacionales se conservaban en su tiempo, asegura que conforme al sentir de los escritores mexicanos, el bisiesto se hacia de dos modos: Uno añadiendo al fin del decimo octavo mes, un dia, que era señalado con el geroglifica del anterior, aunque con diferente número de la semana; y el otro modo era aumentando los dias intercalares hasta seis, y marcando este último del mismo modo yá dicho en el primer método. En ambos casos se perturba el orden numérico con que correlativamente se suceden los años hasta los trece en que forman la semana, por que resultaria que el quinto año seria marcado con el número seis de la semana, y no con el 5 que correlativamente le corresponde pasando del 4 al 6: y saltándose cada cuatro años un número, jamás se conseguiria la cordinacion numeral de los trece años que invariablemente se advierte, y en que consiste el artificio ingenioso de las ruedas para formar las indiciones ó semanas de años que componen el siglo de 52 años.

Para salvar este inconveniente que no consideró Veytia, es necesario creer, que yá intercalasen el dia al fin del decimo-octavo mes ó ya despues de los cinco dias complementarios; no solo debian marcarlo con el número y geroglifico del dia anterior, sino con otra señal que lo distinguiese del mismo para no confundirlos en su cita ó data.