French Conversation and Composition

Chapter 8

Chapter 83,849 wordsPublic domain

Racontez en quelques mots l'essentiel de cette conversation.--Quels mots vous a-t-il fallu chercher?--Donnez-en une définition en français.

GRAMMAR REVIEW.--LESSON XIX

Interrogatives.--Relative _que_ in emphatic inversions.--_Penser à; penser de. Jouer à; jouer de. Savoir; connaître._

EXAMPLES

Qui est là?--Qui avez-vous Who is there?--Whom did you vu?--Avec qui parlez-vous? see?--With whom are you speaking? De qui est-elle la fille? Whose daughter is she? À qui est cette maison? Whose house is this? Devinez qui j'ai vu. Guess whom I saw. Qu'avez-vous vu?--Que What did you see?--What's to be faire?--Qu'en pensez-vous? done?--What do you think of it? De quoi parlez-vous?--À quoi What are you talking about?--What pensez-vous? are you thinking about? Savez-vous ce que Do you know what it c'est?--Quoi?--Devinez quoi. is?--What?--Guess what. Je ne sais que dire ni que faire. I don't know what to say nor do. Laquelle de ces plumes est la Which of these pens is yours? vôtre? Auquel de vos amis To which of your friends are you écrivez-vous? Duquel writing? Of which one are you parlez-vous? speaking? Qui est-ce qui (or) qui. Who (subject). Qui est-ce que (or) qui. Whom (object). Qu'est-ce qui (only). What (subject). Qu'est-ce que (or) que. What (object). Qu'est-ce que la grammaire? (or) What is grammar? Qu'est-ce que c'est que la grammaire? Qu'est-ce? (simple question) \ Qu'est-ce que c'est? (emphatic) | What is it? Qu'est-ce que c'est que cela? / (more insistent) Quel livre avez-vous?--Quelle What book have you?--What plume?--Je ne sais quelle idée pen?--I don't know what idea lui est venue.--Quel homme! has struck him.--What _a_ man! C'est un beau pays _que_ France is a beautiful country. la France. Je ne le connais pas. I do not know him (acquaintance). Il joue _de_ la guitarre. He plays the guitar. Savez-vous jouer _aux_ Do you _know how_ to play cartes? cards?

A. 1. Who sent you that letter? 2. Which of the letters did you mail? 3. Do you know to whom it was addressed? 4. Whose valet is he? 5. What did you find on the desk? 6. What was[1] it that the carter said to the culprit? 7. Did he know who had forged the signature? 8. What[2] was the patient's occupation? 9. What! He is gone? I don't know what to think of[3] it.[3] 10. Who is playing cards in that room? 11. I don't know what[4] I was thinking of.[5] 12. Whose[6] is this violin? 13. It is mine, what are you going to do with[3] it?[3] 14. Whom do you wish to see?--M. Blanc.--Which one,[7] the father or the son? 15. It is a difficult thing[8] to learn to write well. 16. Does she know how[7] to play the piano? 17. Don't you know what a forger is?[9] 18. I have no[10] use for[11] your advice. 19. "Oh ! A[12] fine thing it[7] is[7] to[8] know something!" says M. Jourdain in the "Bourgeois Gentilhomme" of Molière. 20. Did the doctor know what instrument he played? 21. The king did not know which country to attack first.[13] 22. Do you see that object? What is it? 23. If I knew him well, I would invite him.

[Footnotes 1: _present._ 2: _adjective._ 3: en. 4: quoi. 5: à; _what order?_ 6: _possession._ 7: _omit._ 8: _emphatic inversion; supply_ que. 9: "_what it is that a forger_." 10: _omit_ pas. 11: que faire de. 12: _definite article._ 13: _supply definite article._]

B. Make a list of interrogative words (adverbs, etc.) not included in examples above and illustrate their use in questions and exclamations.

124. REPARTIE D'UN AMI DE VOLTAIRE

Un jour un auteur aussi célèbre par son esprit que craint pour ses épigrammes pria Voltaire de le faire inviter à un grand dîner de gala. "Je le veux bien, dit-il, mais à la condition que vous ne prononcerez qu'une seule phrase.--Convenu." Au dîner, on sert un plat de petits poissons et Voltaire, qui en était friand, le mange à lui tout seul. "Ah! s'écrie-t-il satisfait, j'ai mangé de ces petits poissons autant que Samson tua de Philistins." L'autre, qui n'avait rien dit jusque là, ouvre la bouche et grogne: "Avec la même mâchoire."

Redoutait-on avec raison le célèbre satirique?--Où voulait-il se faire inviter?--À qui s'est-il adressé dans ce but?--À quelle condition l'autre a-t-il consenti à lui faire ce service?--Le premier est-il demeuré d'accord?--A-t-il tenu parole?--Quel plat a-t-on servi au dîner?--Voltaire l'a-t-il trouvé à son goût?--Comment s'est-il exprimé là-dessus?--Le satirique a-t-il continué à garder le silence?

Faites ce récit de mémoire.

125. PLUS DE CONFIANCE EN MOINS DE MÉRITE

On sait que Molière n'avait aucune confiance dans les médecins, et qu'il s'en moqua dans quelques-unes de ses comédies, où il exposait leur charlatanisme. Une fois, voyageant en Auvergne, il tomba malade à une petite distance de Clermont. On lui proposa d'envoyer chercher un médecin célèbre de cette ville. "Non, non, dit-il, je n'oserais m'y fier; c'est un trop grand homme pour moi; allez me chercher le chirurgien du village voisin; il n'aura peut-être pas la hardiesse de me tuer."

Quelle opinion Molière avait-il de la profession de médecin?--Y avait-il en effet beaucoup de charlatanisme au XVIIe siècle?--Quel moyen Molière avait-il d'exposer l'exploitation de la crédulité publique?--Où Molière est-il tombé malade?--Qui a-t-on voulu faire venir?--Molière s'y est-il opposé?

Soyez prêt à définir les mots les plus difficiles de cette histoire.

126. TROP TARD

Chasseur citadin: "Vous ne vous opposez pas à ce qu'on chasse[1] sur votre ferme?"--Fermier: "Plus à présent.--Y a-t-il du gibier?--Plus à présent. Un chasseur de la ville était ici la semaine dernière, et il a tué le dernier mouton."

[Footnote 1: Why subjunctive?]

Quelle permission le chasseur sollicitait-il?--Le fermier y a-t-il fait des obstacles?--Pourquoi était-il inutile de demander la permission de chasser sur ses terres?

Racontez plus au long cet incident.

127. MOYEN D'ÉVITER LES DISCUSSIONS

Un financier avait l'habitude de rassembler ses actionnaires, une fois par an, dans une immense salle où il n'y avait ni chaises ni table. Il lisait son rapport; puis il ajoutait: "Que tous ceux qui approuvent se lèvent." Naturellement personne n'étant assis, le brave homme s'écriait: "Approuvé à l'unanimité!" et déclarait la séance levée.

Quelle coutume le capitaliste avait-il?--Qu'y avait-il dans la salle?--Comment le financier s'y prenait-il pour faire approuver son rapport?--Sa ruse prenait-elle?

128. COMMENT FAIRE TAIRE UN COCHON

Charles-Quint, allant voir le cloître des Dominicains à Vienne, rencontra sur son chemin un paysan qui portait un cochon. Comme cet animal poussait des cris fort désagréables, l'empereur demanda au paysan s'il n'avait pas appris la méthode d'empêcher les cochons de crier. Le rustre avoue ingénument que non, et ajoute qu'il serait bien content de la savoir. "Prends le cochon par la queue, lui dit l'empereur, et tu verras qu'il se taira." Le paysan le fit, et le pore se tut; puis, s'adressant à Charles-Quint: "Il faut, lui dit-il, que vous ayez[1] appris le métier plus longtemps que moi, monsieur, car vous le savez beaucoup mieux."

Ce doit être pour jouir d'aventures pareilles que les rois vont souvent incognito.

[Footnote 1: Why subjunctive?]

Écrivez en 100 mots cette anecdote.

Donnez les parties principales des verbes irréguliers.

129. LA BOMBE

Charles XII a été l'un des rois de France les plus belliqueux. Voici un épisode emprunté aux oeuvres de Voltaire, à l'appui de cette opinion:

Un jour qu'il dictait des lettres pour la Suède à un secrétaire, une bombe tomba sur la maison, perça le toit et vint éclater près de la chambre même du roi. La moitié du plancher tomba en pièces. Le cabinet où le roi dictait, étant pratiqué en partie dans une grosse muraille, ne souffrit point de l'ébranlement, et par un bonheur étonnant, nul des éclats qui sautaient en l'air n'entra dans ce cabinet dont la porte était ouverte. Au bruit de la bombe, et au fracas de la maison qui semblait tomber, la plume échappa des mains du secrétaire. "Qu'y a-t-il done? lui dit le roi d'un air tranquille; pourquoi n'écrivez-vous pas?" Celui-ci ne put répondre que ces mots: "Eh! sire, la bombe!--Eh bien! Reprit le roi, qu'a de commun la bombe avec la lettre que je vous dicte? Continuez!"

Racontez cette histoire.

130. LE BAVARD

Un jeune fat tenta un jour de lier conversation avec Aristote. Le philosophe cependant ne prêtait guère attention à ce que l'autre lui disait. Le babillard, après s'être épuisé en vains propos, voyant qu'Aristote ne lui répondit rien: "Je vous incommode peut-être, lui dit-il, ces bagatelles vous détournent de quelques pensées plus sérieuses?--N'importe, répondit Aristote, vous pouvez continuer: je n'écoute pas." Moyen efficace pour se débarrasser d'un fâcheux, mais dont beaucoup de gens n'auraient pas le courage de se servir.

Comment le bavard a-t-il abordé le philosophe?--Celui-ci a-t-il attaché une grande importance aux paroles du jeune homme?--Le fat s'en est-il aperçu enfin?--A-t-il eu l'aplomb de continuer?--De quel moyen le penseur a-t-il usé pour se débarrasser de lui?

131. CRUAUTÉ BARBARE!

"Ne me parlez pas de vos compagnies d'assurances sur la vie, s'écriait une bonne femme indignée: ça n'est bon à rien! Quand mon pauvre mari était sur son lit de mort, j'ai demandé à une compagnie d'assurances d'envoyer quelqu'un pour assurer immédiatement la vie du malade! Croiriez-vous qu'on a eu la cruauté de ne m'envoyer personne?"

Développez en forme d'anecdote.

132. LE PAUVRE NE CRAINT PAS LES VOLEURS

Un voleur s'était introduit pendant la nuit dans la chambre d'un homme pauvre. Il tâtonne et cherche quelque chose â voler. Il s'était trompé, sans doute. Le pauvre, qui ne dormait pas, se met sur son séant et lui dit: "Tu perds ton temps, mon ami, en venant de nuit chercher quelque chose où je ne puis rien trouver pendant le jour. Ça ne vaut pas la peine."

Où le voleur avait-il pénétré?--Que venait-il y faire?--Est-ce que ses recherches ont été couronnées de succès?--Qui le guettait?--Pourquoi le pauvre se moquait-il des voleurs?

Faites ce récit de mémoire.

GRAMMAR REVIEW.--LESSON XX

Negatives. _Ne ... pas, point, jamais, plus, guère, rien, personne, pas un, que, aucun, nul, ni_.-Order of negative particles with infinitive.--Omission of _pas_ after _savoir, pouvoir, cesser, oser_.--_Que_ introducing _oui, non_, etc., after verbs of saying, thinking and the like.--Idioms: aller chercher, envoyer chercher, vouloir bien, valoir la peine.

1. Don't speak to me. 2. I didn't speak to you. 3. She hardly pays attention to what people[1] say to her. 4. This table is good for[2] nothing, but never mind,[3] I don't need[4] it any longer. 5. I didn't sleep at all[5] last night. 6. That pig isn't worth the trouble of stealing[6] it. 7. I wrote but[7] a single sentence. 8. Not a one of us was invited to the dinner. 9. No author is more celebrated for[8] his wit than he. 10. Nobody fears him; he never opens his[9] mouth. 11. What have you found? Nothing. 12. Haven't you any confidence in him? None. 13. I asked him if he was satisfied and he said no. 14. Has dinner been served? Not yet. 15. Have they[1] sent for the doctor? I think so.[10] 16. I've only eaten three fish. 17. Nothing is harder than to talk when one would prefer not[11] to utter a single word. 18. He can't and[12] won't learn French. 19. Why doesn't he go get the surgeon? 20. He doesn't know where to find him. 21. He doesn't stop[13] grumbling.[6] 22. Neither the king nor the rustic knew how to keep the pig from squealing.[6] 23. Never will I be able to do it. 24. None of the bombs burst near us. 25. Voltaire ate nothing but fish. 26. Will you kindly not sing so loudly[14]? 27. Will you pronounce this word? Yes, I am willing. 28. It isn't worth the trouble.

[Footnotes 1: on. 2: valoir. 3: n'importe (_omit_ pas). 4: avoir besoin de. 5: point; _order?_ 6: _infinitive._ 7: ne ... que. 8: par. 9: _definite article_. 10: oui. 11: aimerait mieux ne pas. 12: ni ne. 13: cesser. 14: fort.]

133. PIRON PREND SON RANG

Piron, poète français, dînait un jour chez un financier. Comme on allait se mettre à table, une personne distinguée de la compagnie l'engagea à passer devant lui pour se rendre dans la salle à manger. Le maître de la maison s'apercevant de leur cérémonie, dit à l'homme titré: "Eh! monsieur le comte, c'est un auteur, ne faites point de façons..." Piron, qui sentait qu'on voulait l'abaisser, met aussitôt le chapeau, et marche fièrement le premier, en disant: "Puisque les qualités sont connues, je prends mon rang."

Ou le poète dînait-il un jour?--Comment un certain monsieur a-t-il voulu témoigner du respect pour lui?--Le maître de la maison faisait-il beaucoup de cas de Piron?--Ce dernier s'est-il montré sensible à l'affront?--S'est-il laissé abaisser?

134. L'ÉPITAPHE DE PIRON, ÉCRITE PAR LUI-MÊME

Ci-gît Piron, qui ne fut rien Pas même académicien.

135. TEL PÈRE TEL FILS

Les enfants sont censés admirer les talents de leurs pères. L'oncle Georges faisait une visite il y a quelque temps chez son frère, dont le fils a dix ans. "Eh bien! mon neveu, dit-il au petit, je suppose que vous regardez votre père comme un grand homme?--D'abord, répond le neveu, je ne m'en étais pas aperçu, mais quand on m'a dit que je lui ressemblais, j'ai changé d'avis."

Les enfants sont-ils admirateurs des qualités de leurs parents?--De qui l'oncle parlait-il avec son petit neveu?--Ce dernier admettait-il le talent de son père?--À quoi l'a-t-il reconnu?

136. COMME ON FAIT SON LIT ON SE COUCHE

"J'ai remarqué, disait un fat, qui voulait faire le plaisant, que dans beaucoup de maisons on passe la moitié de la soirée à prier les gens de chanter, et l'autre moitié à le regretter."

137. L'ENFANT STUPIDE

Le maître d'une petite école de province reprochait à un élève âgé de seize ans de ne pouvoir résoudre un simple problème. "Mais il est trop difficile pour moi, monsieur, dit l'élève.--Quel âge avez-vous? demanda le maître.--Seize ans, monsieur.--Seize ans, et vous ne pouvez résoudre un problème aussi facile? Savez-vous bien qu'a votre âge Washington était déjà géomètre?"

L'élève ne répondit pas. Après la classe, un de ses camarades lui demanda si Washington s'était, à l'âge de seize ans, distingué de quelque autre manière. "Tout ce que je sais, dit le gamin, c'est qu'il était géomètre à mon âge et président des États-Unis à l'âge de notre maître."

Quel reproche le maître a-t-il fait à l'élève?--Par quel contraste a-t-il voulu lui faire honte de sa stupidité?--La semonce a-t-elle eu l'effet désiré?--Quelle réflexion le gosse y a-t-il faite?

Racontez cette anecdote.

138. L'HOMME RECHERCHÉ

Deux individus étaient en grande conversation sur la manière de réussir dans la vie. L'un dit à l'autre: "Voyez-vous cet homme là-bas? Il a laissé derrière lui quantité de gens qui se démènent pour le rattraper.--Qui est-il? demanda l'autre.--C'est un conducteur d'omnibus."

139. MEILLEUR MARCHÉ

C'était dans un petit _village_ à l'époque où le _tabac_ se vendait sept sous l'once. Un bonhomme entre dans une petite boutique et le _dialogue_ suivant s'établit entre lui et la marchande. "Combien l'once de ce tabac?--Sept sous.--Combien la demi-once?--Quatre sous.--_Pesez_-m'en une demi-once." La marchande le fit. "_À_ _présent_, pesez-m'en une autre demi-once."

La bonne femme poussa les deux paquets devant le pratique avec un sourire, s'imaginant qu'il allait payer l'once entière. Mais le rusé coquin, ayant mis les deux paquets l'un à côté de l'autre: "Le premier, dit-il, _coûte_ quatre sous, et celui-ci trois sous, n'est-ce pas? Eh bien! je n'hésite pas, je prends le dernier. _Au_ _revoir_."

Écrivez en 100 mots cette histoire.

Faites des phrases en employant les mots soulignés.

140. LE MARÉCHAL DE LUXEMBOURG

C'était en 1692. Le maréchal de Luxembourg, à la tête de 70,000 Français, guerroyait contre les Anglo-Hollandais commandés par Guillaume d'Orange. Ce dernier, qui s'était déjà illustré en plus de vingt combats, était un adversaire redoutable. Aussi le maréchal, à la veille de lui livrer bataille, lança-t-il un certain nombre d'espions dans la campagne. L'un de ceux-ci, après avoir échappé cent fois au danger d'être fait prisonnier, fut enfin pris par les Anglais. On le contraignit à écrire un faux avis au maréchal de Luxembourg, campé à quelques milles seulement. Celui-ci dispose ses troupes d'après cet avis perfide, et l'ennemi ne tarde pas à l'attaquer sur son point le plus faible. La déroute des nôtres commence. Mais le maréchal change aussitôt la disposition du combat; quoique malade, il charge trois fois en personne et ramène la victoire sous nos drapeaux. Ce fut la bataille de Steinkerque. Nos ennemis, après y avoir perdu 18,000 hommes, laissèrent entre nos mains environ 80 enseignes et 15,000 prisonniers. Guillaume enrageait de ne pouvoir battre Luxembourg, et se moquait des infirmités de son adversaire. Le maréchal était un peu contrefait, "Ne pourrai-je jamais battre ce vilain bossu? Disait Guillaume.--Comment sait-il que je suis bossu? ripostait Luxembourg, il ne m'a jamais vu par derrière!"--CLAUDE AUGÉ.

Soyez prêt à définir en français les verbes qui se trouvent dans cette histoire et à en donner les parties principales.

141. FIDÈLE AUX ORDRES

Mme de M... était ordinairement chez elle le vendredi. Un jour elle avait donné l'ordre à son suisse de dire qu'elle n'y était pas. Le soir, dans le nombre de ceux qui s'étaient présentés, le suisse lui nomme Mme V..., sa soeur. "Eh! dit-elle, ne vous ai-je pas déjà dit que, quelque ordre que je vous donne,[1] j'y suis toujours pour elle?" Le lendemain Mme M... sort, Mme V... revient: "Ma soeur y est-elle?--Oui, madame," répond le suisse. Mme V. monte; elle frappe longtemps. Elle redescend. "Il faut bien que ma soeur n'y soit pas.[1]--.Non, madame, dit le suisse, mais elle y est toujours pour vous."

[Footnote 1: Why subjunctive?]

Quel ordre madame avait-elle donné au suisse?--De quai a-t-il tenu compte, le soir, à sa maîtresse?--En était-elle contente?--La soeur est-elle revenue?--Qu'a-t-elle demandé?--Le suisse s'est-il rappelé l'ordre de madame?--Est-ce que madame n'était pas sortie?--Quel soupçon la soeur a-t-elle conçu?--Comment le suisse a-t-il expliqué sa conduite?

GRAMMAR REVIEW.--LESSON XXI

Articles.--Omission of indefinite article.--Distributive use of definite article.--Review cardinals and ordinals.--Age.--Dates.--Fractions.

EXAMPLES

Cet homme est avocat (général, That man is _a_ lawyer (_a_ prêtre, Anglais, etc.). general, _a_ priest, _an_ Englishman, etc.). Son frère est _un_ avocat His brother is a celebrated (etc.) célèbre. lawyer(etc.). C'est _un_ Français (un It (he) is a Frenchman (an acteur, etc.). actor etc.). Lamartine, poète et homme Lamartine, a poet and politician, politique, est né à Macon. was born at Macon. Cent livres.--Mille mercis. A hundred books.--A thousand thanks. Quel homme! What _a_ man! Dix sous _la_ pièce.--Cinq Ten cents _a_ piece.--Five francs _la_ livre (_le_ francs _a_ pound (_a_ mètre, etc.). meter etc.). Deux fois _par_ jour.--Cinq Two times _a_ day.--Five francs _par_ leçon. francs _a_ (or _per_) lesson. Elle est chez elle le jeudi She is at home _on_ Thursday (or) (or) les jeudis. every Thursday. Il est arrivé lundi (passé). He came (last) Monday. Il arrivera mardi (prochain). He will arrive (next) Tuesday. Le premier mai.--Le deux avril. May first.--April second. Quel âge a-t-il?--Il a dix ans. How old is he?--He is ten. Une femme âgée de trente ans. A woman thirty years old. Une demi-heure.--Deux heures et A half hour.--Half past two.--Half demie.--La. moitié du temps. the time.

A. 1. Piron was a French poet, who lived[1] in[2] the eighteenth century.[3] 2. He was born[4] at Dijon, a city of France, July 9, 1689. 3. His father was an apothecary.[5] 4. Piron was[6] never a member of the Academy. 5. He died[7] January 21, 1773, at the age of eighty-three.[8] 6. She has spent an hour and a half singing.[9] 7. Who is that man? He[10] is a marshal of France. 8. A child seven years old cannot solve these problems. 9. Was he a Frenchman or an Englishman? 10. I only have half a pound of tobacco, but I'll give you half of it. 11. He earns ten francs a day. 12. She always goes out on Sunday. 13. I am going to dine at an author's house Friday. 14. Last Monday I spent the evening at my uncle's. 15. I paid ten cents an ounce for[11] this tobacco. 16. Thank-you[12] a thousand times! 17. She says she is only thirty! 18. The enemy attacked us first.[13] 19. At first[14] I didn't want to sing. 20. What a man! He changes[15] his[11] mind[16] a hundred times a day. 21. The President of the United States receives $75,000 a year. 22. I am going to change[15] my[11] hat. 23. Whatever[17] problem you give[18] me, I can work it.

[Footnotes 1: vivre; _past definite_. 2: à. 3: siècle (_m._). 4: naître; _past definite_. 5: pharmacien (_m._). 6: _past definite_. 7: mourir; _past definite_. 8: _supply_ years. 9: à _with infinitive_. 10: Ce. 11: _omit_. 12: merci. 13: le premier. 14: d'abord. 15: changer de. 16: avis. 17: quelque ... que. 18: _subjunctive, why?_]

B., Word Study, Use in sentences: audacieux, audace, aussi, aussitôt, autorisation, autorité, habile, habiller, hôte, hôtelier, humble, humilier, maladresse, maladroit, penser, penseur, pensif.

Be careful to note that in some cases words are very similar but are of different meaning and not necessarily from the same root.

142. L'ENSEIGNE DU CHAPELIER

Un de mes amis, voulant s'établir chapelier, consulta plusieurs de ses connaissances sur l'important chapitre de l'enseigne. Celle qu'il se proposait d'adopter était ainsi conçue: "John Thompson, chapelier, fait et vend des chapeaux au comptant"; suivait le chapeau, signe auquel on reconnaît tous ceux de sa profession. Le premier ami dont il réclama les conseils lui fit observer que le mot chapelier était tout à fait superflu, et qu'il vaudrait mieux le supprimer; il en convint sur-le-champ et le mot fut rayé. Le second remarqua qu'il était à peu près inutile de mentionner que John vendait au comptant. "Peu de gens, dit-il, achètent à crédit un article d'aussi peu d'importance qu'un chapeau; et, au cas où l'on demanderait crédit, il peut arriver que le marchand lui-même trouve[1] à propos de l'accorder." Les mots furent en conséquence effacés, et l'enseigne se borna à cette courte phrase: "John Thompson fait et vend des chapeaux." Un troisième ami l'abrégea encore en affirmant que ceux qui avaient besoin de se pourvoir d'un chapeau s'inquiétaient peu de savoir par qui il était fait. Mais quand un quatrième conseiller lut les mots restants: "John Thompson vend des chapeaux," il s'écria: "Eh! mon Dieu! croyez-vous qu'on s'imaginera que vous voulez les donner?" En conséquence, deux mots de plus ayant été supprimés, il ne resta que le nom du marchand et l'effigie du chapeau.

[Footnote 1: Why subjunctive?]

Écrivez cette histoire.

143. LE FAIBLE DES CONTEURS

Tout conteur se répète: voilà le grand inconvénient du métier. Un conteur de profession, auquel on reprochait ce défaut, répondit assez naïvement: "Il faut bien que vous me permettiez[1] de vous redire de temps en temps mes petits contes; sans cela je les oublierais."

[Footnote 1: Why subjunctive?]

Quel est le faible des conteurs?--Avec qui parlait-on de cet inconvénient?--Comment s'est-il justifié?