Voyage scientifique à travers l'Afrique occidentale

Part 12

Chapter 122,272 wordsPublic domain

Un bosquet de Kinkéliba (_Combretum micranthum_ G. Don) existe autour du village. Au haut des fromagers, les grandes aigrettes viennent nicher en nombre à l’hivernage. En ce moment, des merles bleus et des merles métalliques couvrent les arbres.

_Objets de l’industrie indigène._ — Les seuls objets rencontrés consistent en vases en terre, en chapeaux faits de feuilles de rônier en forme de grand parasol pour préserver de la pluie l’hivernage, en corbeilles de différentes formes faits de lames d’_Elæis_ ; certaines de ces corbeilles entourent les petites calebasses qui servent à recueillir le vin de palme.

_Ornements des indigènes._ — Ce sont des colliers de perles, des cartouches suspendues au cou, des plumes d’aigrettes et d’autres oiseaux placées debout dans la chevelure. La plupart des hommes sont en général de beaux types, forts ; les femmes elles-mêmes sont très musclées. Pas de tatouages ni de cicatrices sur le corps. Souvent il existe une petite tresse de cheveux, relevée en houppe droite au sommet de la tête, chez les hommes. Les Diolas de Sélési enterrent leurs morts au pied des grands arbres-fétiches : baobabs, etc. Il existe plusieurs Soukalas ou groupes de cases séparés par de la brousse arborescente. La récolte du vin de palme et la préparation du terrain pour la culture du riz sont les seules occupations des indigènes à cette époque de l’année. Les terrains conviennent naturellement au riz, et l’aptitude des indigènes pour cette culture est très remarquable.

_Floup-Fedyan._

_18 janvier 1900._ — Le village, est composé de plusieurs _Soukalas_. Il y a trois chefs de village. L’un d’eux a le commandement sur les autres. C’est lui qui nous reçoit dans sa case. Il se nomme Solébé. C’est un jeune homme de 25 à 30 ans, à physionomie intelligente. Il nous fait le meilleur accueil et nous apporte en cadeaux des poulets, des fruits, du vin de palme. Il assiste à notre déjeuner assis sur un petit siège à quatre pieds, qu’il porte suspendu sur ses épaules quand il se déplace. Il est entouré de quelques favoris dont un vieux buveur abruti, _baga_, qui fait honneur à notre sangara (alcool). Les Floups sont des Diolas parlant la langue diola. Il existerait un grand chef religieux invisible pour les Européens, espèce de chef fétiche sans autorité mais relevant du roi des Bakins, sorte de roi fétiche qu’aucun blanc n’a jamais pu approcher. Solébé est en somme l’homme qui a le plus d’autorité dans le village. Tous les autres individus sont égaux. Il n’existe pas de captifs.

Les Floups sont de taille moyenne ou petits. La tête et le corps sont efféminés ; les seins très proéminents sont parfois presque aussi volumineux que ceux des femmes. Ils ne portent ni tatouages, ni cicatrices, ni marques dans la chevelure. Les membres inférieurs sont très fluets, la tête un peu étroite, le front large, fuyant ; les lèvres assez fines. Comme ornements, les hommes et les femmes portent des colliers d’argent et de cuivre au cou et aux bras, des coquillages (corils), parfois tressés dans la chevelure ou coupés en anneaux et enfilés autour du cou. Quelques hommes ont une abondante chevelure crépue ; la plupart sont rasés court. Les hommes et les femmes ont un costume primitif se réduisant le plus souvent à une bande de guinée liée autour du corps. Le chef est vêtu d’un pagne court et d’une chéchia rouge qui à force d’avoir été portée a pris une teinte noire, luisante.

Les Floups sont de grands buveurs. Ils s’adonnent toute l’année à la récolte du vin de palme sur les _Elæis_ mâles. Ils ne le recueillent pas sur les rôniers pourtant très communs. La récolte se fait dans de petits cornets assez élégants en lanières vertes de feuilles de rônier. Ils vivent également de la pêche. Ils chassent le poisson à l’arc avec des flèches pointues et sont d’une grande adresse à cet exercice. Ils n’ont ni forgerons ni tisserands, de sorte qu’ils achètent aux traitants les barres de fer et les guinées. Depuis quelque temps, ils se livrent à la récolte du caoutchouc fourni par le _Landolphia Heudelotii_, A.D.C. très abondant autour du village ; mais ce sont surtout les Manjaques (ou mandiagos) qui viennent saigner les lianes dans le village. L’élevage du porc est une des grandes ressources des habitants. A notre arrivée, les différentes pièces du palais du chef sont occupées par des troupeaux de ces animaux fort gras qui se vautrent parmi les calebasses et les corbeilles en feuilles de palmier.

Il y a aussi dans le village de nombreux troupeaux de canards et quelques troupeaux d’une petite race de bœufs. Il existe de belles rizières recouvertes en partie d’eau.

Les cases sont ordinairement carrées, élevées, spacieuses, couvertes en paille avec des murs formés d’un treillis de branches fendues en deux et enduites de terre. De nombreuses petites ouvertures sont pratiquées dans les murs. La porte est précédée, en dehors, de grands piquets qui empêchent les cochons de sortir. On cultive dans le village quelques cotonniers et quelques indigotiers, beaucoup de manioc, des niébés, un peu de mil, mais surtout du riz. Les arbres fruitiers observés sont les bananiers, très abondants et vigoureux (c’est l’espèce à long fruit arqué, polyédrique), les citronniers (sans fruits actuellement), quelques pommiers acajou, quelques grands Pignons d’Inde.

Certains hommes du village sont armés de lances, d’autres ont une grande lame en fer à long manche servant à travailler les lougans de riz. Le chef Solébé nous montre son fils atteint d’éléphantiasis et m’invite à venir le revoir et à apporter des médicaments pour le guérir.

_Cap Saint-Georges ou Cap Soroz (Pointe) près de Elinkin._

_19 janvier._ — On rencontre le marigot de Géromaïd et le marigot de Ziguinchor, quelques cases, une maison couverte en tuiles, bâtie autrefois par la Compagnie française, des manguiers et des pommiers d’acajou en fleurs. De nombreux et beaux palmiers à huile forment çà et là des traînées de verdure à travers la brousse nue, ou bien des îlots de palétuviers marquent les traînées inondées une partie du temps. Les palmiers d’ici appartiennent tous au sexe mâle. On saigne la base de l’inflorescence pour en recueillir la sève (vin de palme). Pourquoi n’y a-t-il pas d’individus femelles ? Ces pieds se rencontrent jusqu’au voisinage du fleuve salé, mais dès qu’un pied est atteint par l’eau aux hautes marées, par suite des empiètements constants des berges du fleuve, ce pied meurt. Les bords sont ainsi jalonnés de souches tronquées et en partie déracinées, d’_Elæis_ morts. Les _Elæis_ de la pointe Saint-Georges appartiennent au village de Cajinolle.

Chez les Diolas, les palmiers à huile de la brousse sont la propriété d’un village, et tous les habitants, indistinctement, ont le droit de venir en récolter le vin ou les régimes, mais les Diolas d’un autre village doivent s’en abstenir sous peine de recevoir des coups de fusils.

_Sinedone._

_27 janvier._ — Nous nous trouvons ici dans une grande forêt vierge ; la brousse est épaisse, les arbres très hauts sont enlacés de lianes formant des fourrés impénétrables. Le village portugais-créole se trouve sur les bords du fleuve (rive-gauche). Des groupes de cases sont enfouies dans des forêts de bananiers. A Niaboum, petit village à 2 kilomètres de Sinedone, j’observe des orangers paraissant sauvages, et une grande abondance de lianes à caoutchouc. Les Ananas sont comme naturalisés dans la forêt. Le gingembre et le thé de Gambie (_Lippia adoensis_ Hoschst.) plantés autour de la concession Cousin y sont en pleine végétation. La maison d’habitation de la factorerie est un pavillon construit à Paris et monté pièce à pièce ici. De très beaux arbres ombragent les alentours. Les palmiers à huile, très abondants, ont jusqu’à 20 mètres de haut. Je remarque de grands fromagers, divers _Ficus_ et des nétés. C’est là que j’observe aussi pour la première fois un splendide _Alstonia_, regardé à tort par les colons comme un arbre à gutta.

_Adéane._

_28 janvier._ — Les habitants du village sont des diolas et des portugais-créoles, redevenus noirs mais ayant conservé une langue bizarre mélangée de portugais et de dialecte noir. Chaque groupe de case est isolé dans la brousse. Il y a beaucoup de palmiers à huile. On fait en ce moment la traite des noix palmistes. Pour une calebasse de noix palmistes, on donne une calebasse égale de riz du pays. La traite de l’alcool existe aussi, mais les traitants le vendent toujours additionné d’eau. On achète le riz du pays et le mil. On apporte deux sortes de gros mil. Aussitôt après la récolte, le noir vient vendre une partie de son grain, plus tard il est obligé de le racheter contre du caoutchouc. La brousse est peu épaisse ; les palmiers à huile occupent des terrains étendus. Les palétuviers sont de moins en moins communs, le long du fleuve, mais les méduses et les noctiluques sont encore soulevées par les vagues de la rivière, et nous assistons le soir à une admirable phosphorescence des eaux. Les abords de la rivière sont marécageux ; par places il existe des rizières. A l’intérieur des terres, la brousse est très épaisse, les arbres sont très nombreux. Entre Branhaha et Adéane, les orangers croissent en pleine brousse. Ils ont été plantés autrefois. En ce moment, ils sont chargés de fruits jaunes mûrs, très doux et très agréables. On trouve aussi quelques citronniers. Ces arbres sont de belle taille et ils ont le port du pommier, les troncs étant gros comme la cuisse. Ils poussent sans aucun soin. Les indigènes se servent de petits crochets en bois pour récolter les fruits. Les bananiers sont très communs autour des cases ; les indigènes cultivent aussi les Ananas plantés également chez les Européens de la contrée. Toutes les cultures équatoriales paraissent possibles dans cet admirable pays.

_Mampalago._

_14 février._ — J’ai remarqué dans la brousse de très beaux fromagers, le grand _Dracæna_, la Légumineuse à fruits tétragones, le _Sterculia_ à feuilles de _ntaba_ mais à petits fruits, une splendide liane Apocynée (_Alafia landolphioides_ Benth.) à fleurs blanches, roses au centre, le Houlle (_Parkia biglobosa_ Benth.), quelques Baobabs de petite taille à l’entrée du village, de nombreux Kévers (_Sapindus senegalensis_ Poir.) et Somons (_Dialium nitidum_ Guill. et Perr.). De très nombreux palmiers à huile, se trouvent autour du village. Des lianes entourent les arbres et montent à une très grande hauteur. La liane des bords du fleuve, à grandes feuilles, est commune. Les environs de Mampalago sont occupés par une véritable forêt-vierge et des fourrés très épais de palmiers à huile et de grands arbres enlacés de puissantes lianes. Des troncs d’arbres sont tombés, et leur bois se décompose lentement par terre.

Des papillons nombreux, multicolores, voltigent sous les ombrages épais. Les fourrés sont parfumés bien qu’on n’aperçoive pas de fleurs. Celles- ci sont souvent situées à une grande hauteur et forment le toit de cet épais fouillis de verdure. Les lianes, en effet, ne produisent des feuilles et des fleurs que lorsqu’elles arrivent à surmonter la forêt. Plusieurs espèces produisent des épines en place de feuilles, et il est très difficile de circuler sous cette puissante forêt.

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NOMS SCIENTIFIQUES RAPPORTÉS A QUELQUES NOMS INDIGÈNES DES PLANTES CITÉES PAR M. CHEVALIER

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=Albarcanté= = _Commiphora africana_ Endl., _Balsamodendron africanum_ Arnott.

=Banan= = _Eriodendron anfractuosum_ DC.

=Ban= = _Raphia vinifera_ Beauv.

=Berré= = _Euphorbia balsamifera_ Ait.

=Bogo= = _Sterculia_ species.

=Bolla= = _Boucerosia tombuctuensis_ Chev.

=Boron= = _Amaranthus caudatus_ L.

=Boumou= = _Bombax Buonopozense_ Beauv.

=Bouré= = _Gardenia Thunbergia_ L. fils.

=Colocolo= = _Simaba undulata_ Guill. et Perr.

=Coso= = _Berlinia acuminata_ Sol.

=Couroumalé= = _Landolphia amœna_ Hua.

=Cotourou= = _Ficus_ species (à larges feuilles).

=Da= = _Hibiscus cannabinus_ L.

=Diagabéré= = _Colocasia antiquorum_ Schott.

=Diala= = _Khaya senegalensis_ A. Juss.

=Diambi= — voir _Gnambi_.

=Diefa-diaba= = _Tephrosia Vogelii_ Hook. fils.

=Dob= = _Ficus Vogelii_ Miq.

=Doubalé= = _Ficus Rokko_ Warb. et Schweinf.

=Fafetone= = _Calotropis procera_ Ait.

=Finzan= = _Blighia sapida_ Kon.

=Fosso ni Kouma= = _Cleome pentaphylla_ L.

=Gan ni fing= = _Uvaria æthiopica_ Rich.

=Gaoudi= = _Acacia arabica_ Willd.

=Gnambi= = _Dioscorea bulbifera_ L.

=Goïn= = _Landolphia Heudelotii_ DC.

=Gonin= = _Pterocarpus erinaceus_ Link.

=Gouo= — voir _Ouo_.

=Griaqué= = nom de la gomme d’_Acacia arabica_ Willd.

=Hiro= = _Salvadora persica_ L.

=Kada= = _Acacia albida_ Delile.

=Karité= = _Butyrospermum Parkii_ Kotschy

=Keul= = _Ficus_ species.

=Kever= = _Sapindus senegalensis_ Poir.

=Kinkélibah= = _Combretum micranthum_ Don.

=Kobi= = _Carapa Touloucouna_ Guill. et Perr.

=Koumarou= = _Strophantus_ species à fleurs jaunes.

=Kram-Kram= = _Cenchrus echinatus_ L.

=Madé= = _Landolphia senegalensis_ DC.

=Mana= ou =Manan= = _Lophira alata_ Banks.

=Neam= = _Celtis australis_ L.

=Neb-Neb= = _Acacia arabica_ Willd.

— = — _nilotica_ Delile.

=Nété= ou =Néré= = _Parkia biglobosa_ Benth.

=Niambi= — voir _Gnambi_.

=Niébé= = _Vigna Catjang_ Walp.

=Nguis guis= = _Bauhinia reticulata_ DC.

=N’goyo= = _Solanum Pierreanum_ Paill. et Bois.

=Nos= = _Cordia macrophylla_ L.

=Nougouniéné= = _Anona senegalensis_ Pers.

=N’taba= = _Cola cordifolia_ Benn. (_Sterculia cordifolia_ Cav.)

=N’ton= = _Cyperus esculentus_ L.

=Nyaron= = _Solanum Melongena_ L.

=Oro= = _Terminalia macroptera_ Guill. et Perr.

=Ouo= = _Zanthoxylon senegalense_ DC.

=Patouki= = _Acacia Vereck_ Guill. et Perr.

=Saba= = _Landolphia senegalensis_ DC.

=Salane= = _Euphorbia balsamifera_ Hit.

=Sama-néré= = _Mimosa_ species.

=Sanan= = _Daniella thurifera_ Benn.

=Sé= — voir _Karité_.

=Sébé= = _Phœnix senegalensis_ Van-Houtte.

— — _spinosa_ Schum. et Thonn.

=Sibi= = _Borassus flabelliformis_ Murr.

=Singan= = _Cassia Sieberiana_ DC.

=Sisé-Bansan= = _Solanum Duchartrei_ Heckel (?)

=So= = _Cytharexylon_ species[9].

=Sounsoun= = _Spondias dubia_ Guill. et Perr.

=Sômon= = _Dialium nitidum_ Guill. et Perr.

=Tabata= = _Ipomœa asarifolia_ Rœm. et Schul.

=Tigani= = _Voandzeia subterranea_ Thouars.

=Tingué= = _Cordia Myxa_ L.

=Toungué= = id.

=Tintogola= = _Calotropis procera_ Ait.

=Tomboro= = _Zizyphus Jujuba_ Lamk.

=Tongou-Cayoyo= = _Cyperus_ species.

=Toro= = _Ficus_ species.

=Tourr-Touri= = _Vernonia_ species.

=Tourou= — voir _Toro_.

=Tribas= = _Cassia_ species.

=Yoros= = _Securidaca longepedunculata_ Fres.

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NOTES :

[Note 1 : Imprimerie Alcan-Lévy, Paris, 1901.]

[Note 2 : A mon retour, un an plus tard, je trouvai ce coin complètement transformé. Le général de Trentinian avait fait édifier le palais du gouverneur sur le plateau qui domine la cascade. Les travaux ne tardèrent pas à être abandonnés après son départ, et aujourd’hui la nature doit avoir repris ses droits.]

[Note 3 : Voir sur cette plante la monographie de MM. Heckel et Schlagdenhauffen (_Journal de pharmacie et de chimie_, 15 juin 1887).]

[Note 4 : Cette roche examinée au laboratoire de minéralogie du Muséum de Paris a été reconnue, en effet, pour de la _diabase_.]

[Note 5 : C’est probablement la plante décrite par M. Heckel sous le nom de _Solanum Duchartrei_ (Revue générale de Botanique de M. Bonnier 1880) et connue au Sénégal sous le nom de _Beut-y-Diane_. (La Direction.)]

[Note 6 : Il s’agit sans doute ici du _Tacca involucrata_ Thön. et Schum., qui est commun au Soudan, et dont le tubercule souterrain a fait l’objet d’une étude monographique avec les bulbilles aériens du _Dioscorea bulbifera_ L. par MM. Heckel et Schlagdenhauffen, dans le _Bull. de la Soc. nat. d’acclimatation_, 1892. Ces tubercules sont comestibles. (La Direction.)]

[Note 7 : Cette plante, originaire probablement du Maroc, en l’absence de fleurs, n’est pas déterminable. Cependant, M. Malinvaud, le savant menthologue à qui nous l’avions soumise, pense qu’elle doit être rapportée à un hybride du _Mentha arvensis_ L. et du _Mentha viridis_ L.]

[Note 8 : Les _Gabibis_ sont des Songaïs devenus esclaves des Touareg.]

[Note 9 : Le Dr Rançon (_Voyage scientifique en Haute-Gambie_, 1891-92, in _Annales de l’Institut colonial de Marseille_, IIe vol.) cite, sous le nom de _Samboni_, le _Cytharexylum quadrangulare_ Jacq. dont le bois serait employé, dit-il, en Gambie parmi ceux qui servent à la fabrication de l’instrument de musique appelé _Balafon_. Mais cette espèce est américaine, comme presque toutes celles de ce genre ; il s’agit donc d’une espèce nouvelle vraisemblablement.]