Œuvres de Voltaire Tome XIX: Siècle de Louis XIV.—Tome I
Part 33
Il laissa la réputation d’un grand politique, quoiqu’il n’eût point été populaire; et d’un général à craindre, quoiqu’il eût perdu beaucoup de batailles. Toujours mesuré dans sa conduite, et jamais vif que dans un jour de combat, il ne régna paisiblement en Angleterre que parcequ’il ne voulut pas y être absolu. On l’appelait, comme on sait, le stathouder des Anglais et le roi des Hollandais. Il savait toutes les langues de l’Europe, et n’en parlait aucune avec agrément, ayant beaucoup plus de réflexion dans l’esprit que d’imagination. Son caractère était en tout l’opposé de Louis XIV; sombre, retiré, sévère, sec, silencieux autant que Louis était affable. Il haïssait les femmes[549] autant que Louis les aimait. Louis fesait la guerre en roi, et Guillaume en soldat. Il avait combattu contre le grand Condé et contre Luxembourg, laissant la victoire indécise entre Condé et lui à Senef, et réparant en peu de temps ses défaites à Fleurus, à Steinkerque, à Nervinde; aussi fier que Louis XIV, mais de cette fierté triste et mélancolique, qui rebute plus qu’elle n’impose. Si les beaux-arts fleurirent en France par le soin de son roi, ils furent négligés en Angleterre, où l’on ne connut plus qu’une politique dure et inquiète, conforme au génie du prince.
Ceux qui estiment plus le mérite d’avoir défendu sa patrie, et l’avantage d’avoir acquis un royaume sans aucun droit de la nature, de s’y être maintenu sans être aimé, d’avoir gouverné souverainement la Hollande sans la subjuguer, d’avoir été l’ame et le chef de la moitié de l’Europe, d’avoir eu les ressources d’un général et la valeur d’un soldat, de n’avoir jamais persécuté personne pour la religion, d’avoir méprisé toutes les superstitions des hommes, d’avoir été simple et modeste dans ses mœurs; ceux-là, sans doute, donneront le nom de grand à Guillaume plutôt qu’à Louis. Ceux qui sont plus touchés des plaisirs et de l’éclat d’une cour brillante, de la magnificence, de la protection donnée aux arts, du zèle pour le bien public, de la passion pour la gloire, du talent de régner; qui sont plus frappés de cette hauteur avec laquelle des ministres et des généraux ont ajouté des provinces à la France, sur un ordre de leur roi; qui s’étonnent davantage d’avoir vu un seul état résister à tant de puissances; ceux qui estiment plus un roi de France qui sait donner l’Espagne à son petit-fils, qu’un gendre qui détrône son beau-père; enfin, ceux qui admirent davantage le protecteur que le persécuteur du roi Jacques, ceux-là donneront à Louis XIV la préférence.
FIN DU TOME PREMIER
DU SIÈCLE DE LOUIS XIV.
TABLE
DES MATIÈRES DU PREMIER VOLUME
DU SIÈCLE DE LOUIS XIV.
PRÉFACE DU NOUVEL ÉDITEUR, _page_ j.
LISTE RAISONNÉE DES ENFANTS DE LOUIS XIV, des princes de la maison de France de son temps, des souverains contemporains, des maréchaux de France, des ministres, de la plupart des écrivains et des artistes qui ont fleuri dans ce siècle, 1.--Enfants légitimes, ibid.--Enfants naturels et légitimés, 4.--Autres enfants naturels et légitimés, ibid.--Princes et princesses du sang royal, qui vécurent dans le siècle de Louis XIV, 5.--La branche de Condé eut un très grand éclat, 7.--Branche de Conti, 8.--Branche de Bourbon-Soissons, 9.
SOUVERAINS CONTEMPORAINS.--Papes, 9.--Maison Ottomane, 11.--Empereurs d’Allemagne, 12.--Rois d’Espagne, ibid.--Rois de Portugal, ibid.--Rois d’Angleterre, d’Écosse, et d’Irlande, dont il est parlé dans le siècle de Louis XIV, 13.--Rois de Danemark, 14.--Rois de Suède, ibid.--Rois de Pologne, 15.--Rois de Prusse, 16.--Czars de Russie, depuis empereurs, ibid.--Gouverneurs de Flandre, 17.--Maréchaux de France, 19.--Grands amiraux de France sous le règne de Louis XIV, 29.--Généraux des galères de France sous le règne de Louis XIV, 32.--Ministre d’état, 33.--Chanceliers, 34.--Surintendants des finances, 36.--Secrétaires d’état et contrôleurs-généraux des finances, 40.
CATALOGUE ALPHABÉTIQUE de la plupart des écrivains français qui ont paru dans le siècle de Louis XIV, pour servir à l’histoire littéraire de ce temps, 47.
ARTISTES CÉLÈBRES.--Musiciens, 199.--Peintres, 226.--Sculpteurs, architectes, graveurs, etc., 231.
SIÈCLE DE LOUIS XIV.
CHAPITRE PREMIER. Introduction, 237.
CHAP. II. Des états de l’Europe avant Louis XIV, 244.--De l’Allemagne, 245.--De l’Espagne, 249.--Du Portugal, 250.--Des Provinces-Unies, ibid.--De l’Angleterre, 251.--De Rome, 252.--Du reste de l’Italie, 257.--Des états du Nord, 258.--Des Turcs, 259.--Situation de la France, ibid.--Forces de la France après la mort de Louis XIII, et mœurs du temps, 260.
CHAP. III. Minorité de Louis XIV. Victoires des Français sous le grand Condé, alors duc d’Enghien, 269.--Anne d’Autriche ou d’Espagne, régente, ibid.--Bataille de Rocroi, 271.--Bataille de Fribourg, 274.--Mariendal, 275. Nordlingen, ibid.--Bataille de Lens, 276.--Le dernier duc de Guise à Naples, 278.
CHAP. IV. Guerre civile, 279.--Mazarin, premier ministre, ibid.--Potier, évêque de Beauvais, ibid.--Finances, principe de tout, 281.--Le surintendant Émeri, ibid.--Murmures, ibid.--Parlement, 282.--Barricades, 286.--Parlement de Paris, ibid.--Le parlement et l’archevêque de Paris se déclarent contre le roi, 287.--Le parlement de Paris ordonne la guerre civile, 291.--Il lève des troupes, 292.--Guerre de la fronde, ridicule, ibid.--Folies et débauches, 293.--L’archevêque va au parlement armé d’un poignard, 294.--Différences entre les guerres civiles de France et d’Angleterre, ibid.--Factions aussi ridicules que la guerre, 296.--Les princes de Condé et de Conti, et le duc de Longueville, arrêtés, 298.
CHAP. V. Suite de la guerre civile jusqu’à la fin de la rébellion, en 1653, 302.--Le grand Condé fait la guerre civile, ibid.--Mazarin rentre dans le royaume, 303.--Il vient avec une armée levée à ses frais, ibid.--Le parlement met sa tête à prix, 304.--Conseillers députés contre l’armée de Mazarin, 305.--Le parlement condamne le prince de Condé, et fait la guerre au roi, ibid.--Turenne reprend le parti de la cour, 306.--Louis XIV fuit dans son royaume, 307.--Condé bat l’armée du roi, et Turenne la sauve, 308.--On marche vers Paris, 309.--Bataille du faubourg Saint-Antoine, 310.--Le parlement se déclare encore contre la cour, 314.--Faiblesse de tous les partis, 315.--Le cardinal encore renvoyé, ibid.--Le roi rentre dans Paris, ibid.--Le cardinal revient, 316.
CHAP. VI. État de la France jusqu’à la mort du cardinal Mazarin, en 1661, 318.--Paix de Munster, ibid.--État de la France, 320.--Le prince de Condé à la tête des Espagnols contre la France, 321.--Turenne opposé à Condé, ibid.--Turenne victorieux, ibid.--Mazarin gouverne la France, et Louis de Haro l’Espagne, 322.--Cromwell gouverne l’Angleterre, 323.--Sa conduite, ibid.--Cromwell courtisé par la France et l’Espagne, 324.--Il prend la Jamaïque, 325.--Il traite avec le roi de France de couronne à couronne, ibid.--La fille de Henri IV, la veuve de Charles Iᵉʳ, demande à Cromwell son douaire; il le refuse, ibid.--Turenne contre Condé, 326.--Ambassade et lettre singulière de Mazarin à Cromwell, 328.--Bataille des Dunes, ibid.--Mort de Cromwell, 330.--Voyage de Christine, reine de Suède, en France, 332.--La gloire de Christine à jamais souillée par l’assassinat de Monaldeschi, 335.--Léopold, empereur, 336.--Ligue du Rhin, ibid.--Louis XIV veut épouser la nièce du cardinal Mazarin, 337.--Conférences de Mazarin et de Haro, 339.--Paix des Pyrénées, 340.--Conditions du mariage de Louis XIV, 341.--Rétablissement de Charles II, roi d’Angleterre, 343.--Mazarin devenu aussi fastueux que puissant, 344.--Mort de Mazarin, 346.--La cour porte le deuil de Mazarin, ibid.
CHAP. VII. Louis XIV gouverne par lui-même. Il force la branche d’Autriche espagnole à lui céder partout la préséance, et la cour de Rome à lui faire satisfaction. Il achète Dunkerque. Il donne des secours à l’empereur, au Portugal, aux États-généraux, et rend son royaume florissant et redoutable, 348.--Ordre rétabli partout, 349.--Le roi d’Espagne cède la préséance au roi, 350.--Il force le pape à lui demander pardon, 353.--Il achète Dunkerque, 355.--Louis XIV envoie du secours à l’empereur contre les Turcs, 356.--Il secourt encore le Portugal, 358.--Il secourt aussi la Hollande, 359.--Il devient le plus puissant prince de l’Europe, 360.
CHAP. VIII. Conquête de la Flandre, 361.--Raisons ou prétextes de la conquête de Flandre, 362.--Traité secret de l’empereur et de Louis XIV, pour dépouiller le roi d’Espagne, 363.--Succès rapides, 365.
CHAP. IX. Conquête de la Franche-Comté. Paix d’Aix-la-Chapelle, 368.--Préparations habiles, ibid.--Le grand Condé chargé de la conquête, 369.--Manœuvres, 370.--La Franche-Comté prise, 371.--Europe alarmée, 372.--Jean de Witt, ibid.--Chevalier Temple, 373.--La cour de Rome ne préside plus aux traités, 374.--Van-Beuning, bourgeois d’Amsterdam, tient tête à Louis XIV, ibid.
CHAP. X. Travaux et magnificence de Louis XIV. Aventure singulière en Portugal. Casimir en France. Secours en Candie. Conquête de la Hollande, 375.--Roi de Portugal déclaré impuissant malgré ses bâtards, et détrôné, 376.--Jean Casimir, roi de Pologne, retiré à Paris, 378.--Turcs en Candie, ibid.--Duc de Beaufort à Candie, 379.--Mauvais gouvernement en Hollande, 380.--France et Angleterre contre la Hollande, 381.--Factions en Hollande, 383.--Van-Galen, évêque de Munster, brigand, 384.--Terreur en Hollande, 385.--Préparatifs contre la Hollande, 387.--Discipline militaire, 388.--Munitions achetées dans la Hollande même pour la détruire, 389.--Guillaume, prince d’Orange, 390.--Marche de Louis XIV, 391.--Passage du Rhin, 392.--Villes prises, 394.--Amsterdam prête d’être prise, 395.--Le prince d’Orange stathouder, 397.--Les États-généraux demandent la paix, ibid.--Les de Witt assassinés, 398.--Généreuse résolution des magistrats d’Amsterdam, 399.--Ils inondent leur pays, 400.--Les Hollandais se défendent sur mer, 401.--Le prince d’Orange offre tous ses biens pour défendre le pays, 402.
CHAP. XI. Évacuation de la Hollande. Seconde conquête de la Franche-Comté, 403.--Fautes commises dans la conquête de la Hollande, ibid.--Pillages et cruautés, 405.--Négociations, 406.--L’empereur Léopold se déclare contre Louis XIV, un crucifix à la main, ibid.--Batailles navales, 407.--Sévérité, 408.--Presque toute l’Europe contre Louis XIV, 411.
CHAP. XII. Belle campagne et mort du maréchal de Turenne. Dernière bataille du grand Condé à Senef, 413.--Le Palatinat dévasté, 415.--Bataille de Senef, 417.--Montecuculli opposé à Turenne, 419.--Turenne tué, 420.--Combat de Consarbruck, 423.--Arrière-ban convoqué, ibid.--Retraite du grand Condé, 425.
CHAP. XIII. Depuis la mort de Turenne jusqu’à la paix de Nimègue, en 1678, 426.--Attaque de Valenciennes, en plein jour contre la coutume, 427.--Monsieur, frère du roi, bat le prince d’Orange, 431.--Mort de Ruyter, 434.--Duquesne, ibid.--Négociations de paix, 436.--Conditions de la paix, ibid.--Ambassadeurs de France ne cèdent pas aux électeurs, 437.--Paix signée, 438.--Bataille après la paix, 439.--Louis XIV arbitre de l’Europe, 440.
CHAP. XIV. Prise de Strasbourg. Bombardement d’Alger. Soumission de Gênes. Ambassade de Siam. Le pape bravé dans Rome. Électorat de Cologne disputé, 442.--Juridictions sur les princes de l’empire, ibid.--Louis s’empare de Strasbourg, 443.--Il veut Luxembourg, 444.--Sa puissance sur mer, 445.--Port de Toulon construit, ibid.--Invention de galiotes à bombes, ibid.--Les Algériens punis, et pas assez, 446.--Établissements, forteresses, 447.--L’empereur Léopold faible, ibid.--Il fuit de Vienne assiégée par les Turcs, 448.--Louis XIV ne veut pas l’attaquer pendant que les Turcs le poursuivent, 449.--Enfin Louis se lasse, et prend Luxembourg, 450.--Les Turcs battus, ibid.--Louis XIV trop fastueux avec les faibles, 451.--Doge de Gênes, 452.--Ambassade des Siamois, ibid.--Querelle avec le pape; et cependant le pape a raison, 455.--Tous les rois acquiescent à ce que veut le pape, excepté Louis XIV, 456.--Louis XIV fait un électeur, 457.--L’empereur et le pape ne veulent point de l’électeur de Louis XIV, 458.
CHAP. XV. Le roi Jacques détrôné par son gendre Guillaume III, et protégé par Louis XIV, 459.--Ligue universelle contre Louis XIV, ibid.--Jacques-le-Catholique, 460.--Jacques veut être despotique, 461.--Le jésuite Peters, 462.--Armement public de Guillaume contre Jacques, sans que Jacques le sache, ibid.--Jacques, abandonné de tout le monde, s’enfuit, 463.--Guillaume III, roi d’Angleterre, 464.--Jacques chez Louis XIV, ibid.--Générosité de Louis XIV, 465.--Jacques peu considéré, ibid.--Jacques touche les écrouelles, 466.--Efforts généreux de Louis XIV pour Jacques, 467.--Louis XIV vainqueur des Anglais et des Hollandais sur mer, ibid.--Époque rare, ibid.--Bataille de la Boyne qui assure le trône à Guillaume, 469.--Sottise des Parisiens, 471.--Jacques revient en France, 472.--La flotte de Louis XIV battue pour s’être obstinée à secourir Jacques, 473.--Malheurs étonnants de la maison de Stuart, 476.
CHAP. XVI. De ce qui se passait dans le continent, tandis que Guillaume III envahissait l’Angleterre, l’Écosse, et l’Irlande, jusqu’en 1697. Nouvel embrasement du Palatinat. Victoires des maréchaux de Catinat et de Luxembourg, etc. 477.--Prodigieuses armées de Louis XIV, 478.--Le dauphin commande les armées, ibid.--Incendie du Palatinat, 480.--Le maréchal d’Uxelles hué pour avoir bien fait, 482.--Le maréchal d’Humières battu, 483.--Maréchal de Luxembourg, ibid.--Maréchal de Catinat, 484.--Victoires, 485.--De Staffarde, ibid.--De la Marsaille, 486.--De Fleurus, ibid.--De Leuse, 487.--De Steinkerque, ibid.--De Nervinde, 491.--De Spire-bach, 493.--Du Ter, 494.--Places maritimes de France bombardées, ibid.--Guillaume prend Namur, 495.--Bruxelles bombardée, 497.--La France perd Pondichéri, 498.--Déprédations en Amérique, ibid.--Du Guay-Trouin, 499.--Toute cette guerre est une espèce de guerre civile, ibid.
CHAP. XVII. Traité avec la Savoie. Mariage du duc de Bourgogne. Paix de Rysvick. État de la France et de l’Europe. Mort et Testament de Charles II, roi d’Espagne, 500.--Victor-Amédée, 501.--Duchesse de Bourgogne, ibid.--Paix de Rysvick, 502.--Motifs de cette paix, ibid.--Restitutions faites par Louis XIV, 505.--Éloge de Léopold, duc de Lorraine, père de l’empereur François Iᵉʳ, 506.--Prince de Conti vainement élu roi de Pologne, 508.--Paix générale et courte dans le monde entier, 509.--Troubles du Nord, 510.--Pierre Iᵉʳ, ibid.--Charles XII, ibid.--Troubles du Midi, 511.--Succession d’Espagne, ibid.--Droit à cette succession, ibid.--Intrigues pour la succession d’Espagne, 513.--Traité de partage, 515.--Testament de Charles II, roi d’Espagne, 516.--Autre traité de partage, 517.--Autres intrigues pour la succession, 520.--Le roi d’Espagne consulte le pape, 522.--Dernier testament de Charles II, ibid.--Mort de Charles II, 523.--Toute l’Europe surprise du testament, ibid.--Louis XIV acceptera-t-il le testament? 525.--Mesures pour faire valoir le testament, 527.--Premiers succès de la maison de France, 528.--Louis XIV conserve au fils de Jacques II le titre et les honneurs de la royauté malgré tout son conseil, 529.--Philippe V, roi d’Espagne, 532.--Commencement de la guerre contre Louis XIV, ibid.--Mort de Guillaume III, 533.--Caractère du roi Guillaume, ibid.--Comparaison de ce prince avec Louis XIV, ibid.
FIN DE LA TABLE.
NOTES:
[1] Lettre à Formont, septembre 1732.
[2] Lettre à milord Harvey, juillet 1740.
[3] Lettre au duc de Richelieu, du 31 août 1751.
[4] Id. ibid.
[5] Lettre à madame Denis, du 2 septembre 1751.
[6] Voyez la lettre de Voltaire à Haller, du 13 février 1759.
[7] Voyez cette _Réfutation_, tome XXXIX, page 617.
[8] Voyez le _Mémoire_ et la _Requête_ dans le tome XL.
[9] Voici ce que contient le volume sous l’un ou l’autre de ses titres: 1. Trois _Lettres sur la nature de notre ame_ (par Boullier). Ces lettres sont celles dont j’ai parlé dans ma _Préface_ des _Lettres philosophiques_, tome XXXVII, page 116. II. _Avis à l’auteur du journal de Gottingue_ (imprimé, dans la présente édition, tome XXXIX, page 514). III. _Mémoire sur l’Avis._ C’est la réponse du journaliste. IV. _Défense de milord Bolingbroke_ (voyez tome XXXIX, page 454). V. _Remarques sur la défense de milord Bolingbroke._ Ce sont celles dont j’ai parlé dans ma note, tome XXXIX, page 455. VI. _Lettre de M. de Voltaire à M. T._ (Thieriot). C’est la lettre du 26 mars 1757, qu’on peut voir dans la _Correspondance_. VII. _Réponse à la précédente lettre, par une société de gens de lettres_. VIII. _Lettre écrite de Genève, où l’on examine deux chapitres de l’Essai sur l’histoire générale._ Cette lettre est de Vernet; j’en ai déjà parlé tome XVII, page 272. IX. _Les torts à M. de V. sur son démêlé avec M. V._ (Vernet); pièce de vers à laquelle Voltaire répondit par les stances aussi intitulées: _Les Torts_ (voyez t. XII). X. _Lettre à l’occasion d’un article concernant Saurin._ C’est la lettre de Lervêche. XI. _Réponse de M. de Voltaire._ C’est la _Réfutation d’un écrit anonyme_, etc. XII. _Réponse à la réfutation_; réponse qui n’avait point été imprimée dans le _Journal helvétique_ (voyez ma note, tome XXXIX, page 617).
[10] Voyez tome XXXIX, page 514; et ci-dessus, ma note 9.
[11] Voyez ma note, page 201.
[12] Il n’est pas rare de trouver des exemplaires des diverses éditions des _Œuvres de Voltaire_, avec des corrections de sa main ou de celles de ses secrétaires. Pour mon compte, j’ai ainsi les éditions d’Amsterdam, 1738-39, et de Dresde, 1748-54. M. F.-A. Ebert, dans le tome II de son _Dictionnaire général de Bibliographie_ (en allemand), 1830, dit, à l’article VOLTAIRE, qu’on a retrouvé l’exemplaire de la première édition imprimée chez Walther, à Dresde (1748-54), avec des corrections et des changements pour une édition nouvelle. Il paraît, dit la _Revue encyclopédique_, de mars 1830, page 668, que l’on se propose de publier ces corrections autographes de l’auteur. L’exemplaire de 1748-54, que j’ai, est peut être un double de celui qu’on vient de retrouver, et dont il me semble bien extraordinaire que les corrections soient restées inédites jusqu’à ce jour. Voyez ma _Préface_ du tome XXIV (_Histoire de Charles XII_), pages ij et iij.
[13] Le mariage avec madame de Maintenon étant resté secret, Voltaire n’en parle pas ici; mais voyez les articles MAINTENON et SCARRON dans le _Catalogue des écrivains_; et dans le tome XX, le chapitre XXVII. B.
[14] Voyez, dans la _Correspondance_, la lettre à D’Argental du 15 juin 1756. B.
[15] Voyez son article dans le _Catalogue des écrivains_. B.
[16] Il en était l’arrière-grand-père par Anne-Marie, qui donna le jour à Marie-Adélaïde de Savoie, épouse du duc de Bourgogne: voyez page 3. B.
[17] Voyez son article dans le _Catalogue des écrivains_. B.
[18] Mort le 4 mai 1727; il est auteur des vers à Voltaire, qu’on peut voir dans le tome Iᵉʳ, parmi les _Pièces justificatives_, à la suite de la _Vie de Voltaire_. B.
[19] Le bref qui abolit les jésuitesses est du 13 janvier 1631. Voyez, sur cet ordre, la _Bibliothèque critique de Saint-Jorre_ (Richard Simon), tome Iᵉʳ, page 289. B.
[20] Voyez les chapitres XIV et XXXV. B.
[21] Déposé le 5 novembre 1687, il vécut cinq ans renfermé dans son appartement, et mourut en janvier 1693. B.
[22] Voyez aussi les _Annales de l’Empire_, tome XXIII, page 609 et suivantes. B.
[23] Il en sortit en 1675, et vint à Cintra, château à sept lieues de Lisbonne, où il mourut le 12 septembre 1683. CL.
[24] R. Cromwell n’est mort qu’en 1712, à quatre-vingt-six ans; voyez tome XXVIII, page 269. B.
[25] L’_Histoire de Charles XII_, par Voltaire, forme le tome XXIV de la présente édition. B.
[26] En 1668, ainsi que Voltaire le dit au chapitre X. B.
[27] Voyez ma note du chapitre X. B.
[28] Sur les _Auguste_, rois de Pologne, voyez ma note, tome XXIII, page 27. B.
[29] C’était le beau-père de Louis XV; voyez, tome XXI, le chapitre IV du _Précis du Siècle de Louis XV_. Il est mort le 23 février 1766. B.
[30] C’est ainsi qu’on lit dans toutes les éditions données du vivant de l’auteur, et dans l’édition de Kehl. Frédéric prit le titre de roi en 1700; mais il ne mourut que le 25 février 1713. B.
[31] C’est ainsi que ce mot est écrit dans toutes les éditions données du vivant de l’auteur; voyez, au reste, sa note, tome XXV, page 79. B.
[32] Le 8 février, nouveau style, selon l’_Art de vérifier les dates_. Voltaire s’est trompé (tome XXV, page 85) en disant 1677. B.
[33] Son _Histoire_, par Voltaire, forme le tome XXV de la présente édition. B.
[34] Dans cet article et dans quelques-uns des suivants, Voltaire donne pour date de la mort, la date de la retraite ou du rappel des gouverneurs de Flandre. B.
[35] La bataille des Dunes est du 14 juin 1658. Don Juan ne mourut que le 17 septembre 1679; mais il n’avait pas reparu dans les Pays-Bas depuis l’évacuation, suite de la bataille des Dunes. B.
[36] Fut d’abord connu sous le nom de comte de Miossens: voyez une note du chapitre IV. B.
[37] Voyez ma _Préface_ en tête du présent volume. Les _Mémoires de Berwick_, publiés en 1737, deux volumes in-12, sont l’ouvrage de Margon. B.
[38] Voyez, tome XXI, le chapitre VII du _Précis du Siècle de Louis XV_. B.
[39] Il est même plus connu sous le nom de marquis de Biron. B.
[40] Ce troisième maréchal de Broglio est Victor-François, né en 1718, nommé maréchal en 1759, mort à Munster en 1804. Son père était mort le 22 mai 1745. C’est de Victor-François que parle Voltaire dans sa satire intitulée: _Le pauvre diable_, 1760 (voyez tome XIV). Les mots qu’il lui consacre ici sont de 1768. B.
[41] Au camp devant Dunkerque, et transporté à Calais, où il mourut de sa blessure. CL.
[42] Voyez, tome XXI, le chapitre IV du _Précis du Siècle de Louis XV_. B.
[43] La fin de cet alinéa est posthume. J.-B. de Duras est mort en 1770; son fils Emmanuel-Félicité, créé maréchal le 24 mars 1775, est mort en 1789. B.
[44] Après ESTAMPES aurait dû être placé ESTRADES, qui, oublié ici comme maréchal, ne l’a pas été dans le _Catalogue des écrivains_. B.
[45] Fabert ne fut pas dispensé des preuves de noblesse; ce fut lui qui refusa ce que le roi lui offrait, parceque, dit-il dans sa lettre du 11 décembre 1668, «pour recevoir cet honneur il faudrait que je mentisse.» Louis XIV, dans sa réponse à Fabert, témoigne son admiration pour ce rare exemple de probité, et exprime ses regrets de ne pouvoir accorder de dispense; ce qui serait renverser le fondement des ordres du roi: voyez, dans le _Mercure_, 1769, second volume d’octobre, page 134, la lettre de Saint-Foix, dans laquelle sont rapportées celles de Fabert et du roi. B.
[46] On en trouve un fragment dans le _Mercure_ de novembre 1765, pages 31-51; et c’est sans doute sur ce fragment qu’a été rédigé le récit qui forme une des dernières notes du second chant de _la Henriade_: voyez tome X. B.
[47] Voyez, tome L, l’article de Voltaire sur ces _Mémoires_, parmi les _Articles extraits du journal de politique et de littérature_. B.
[48] Voyez son article dans le _Catalogue des écrivains_. B.
[49] Il a place, ci-après, dans le _Catalogue des écrivains_. B.