Œuvres de P. Corneille, Tome 03

Part 5

Chapter 53,294 wordsPublic domain

[16] On appelait _Chambre dorée_ la grand'chambre du Parlement, à cause de son plafond doré.--_Être assis sur les fleurs de lis_ se disait de ceux qui exerçaient quelque charge de judicature royale et surtout dans une cour supérieure, parce que leurs siéges étaient couverts de fleurs de lis.

[17] _Les Sosies_, comédie de Rotrou, représentée en 1636, un peu avant _le Cid_.

[18] _Recueil autographe des Lettres de Chapelain_, appartenant à M. Sainte-Beuve: lettre adressée à M. Belin, au Mans. Voyez _Histoire de la vie et des ouvrages de P. Corneille_, par M. J. Taschereau, 2e édition, p. 56.

[19] _Le Jugement du Cid_, p. 8.

[20] _Relation contenant l'histoire de l'Académie françoise_, 1653, in-8º, p. 186 et 187.

[21] _Le Virgile trauesty en vers burlesques de Monsieur Scarron.... A Paris, chez Guillaume de Luyne_, 1653, _in_-4º, livre I, p. 11 et 12.

[22] _Lettre.... à l'illustre Academie_, p. 5. Mme de Sévigné a emprunté à Scudéry cet argument pour s'en servir contre Racine; elle dit presque dans les mêmes termes: «A propos de comédie, voilà _Bajazet_. Si je pouvois vous envoyer la Champmeslé, vous trouveriez cette comédie belle; mais sans elle, elle perd la moitié de ses attraits.» (9 mars 1672, tome II, p. 529.)--En 1682, c'était cette actrice qui jouait Chimène. Voyez la Notice de _la Galerie du Palais_, tome II, p. 9.

[23] Voici le passage textuel de la _Galerie historique des acteurs du théâtre françois...._ par P. D. Lemazurier.... 1810, tome I, p. 424 et 425. Le rôle rempli par Montfleury suivant l'auteur n'y est pas désigné, mais il est bien probable qu'il entend parler de celui de Rodrigue: «Il joua d'original dans _le Cid_ et dans _les Horaces_; Chapuzeau, qui nous indique ces faits, le cite comme un comédien parfait dès ce temps-là. Voici ses propres termes, livre III de son _Théâtre françois_, p. 177 et 178.» Cet extrait que nous reproduisons en le prolongeant jusqu'à la p. 179, où il est encore question de Corneille, n'a nullement, comme on va le voir, le sens que lui donne Lemazurier. De plus, Chapuzeau lui-même se trompe lorsqu'il prétend que Corneille n'a pas donné ses premières pièces à Mondory. «Cet établissement des comédiens (à l'hôtel de Bourgogne) se fit il y a plus d'un siècle sur la fin du règne de François Ier, mais ils ne commencèrent à entrer en réputation que sous celui de Louis XIII, lorsque le grand cardinal de Richelieu, protecteur des Muses, témoigna qu'il aimoit la comédie, et qu'un Pierre Corneille mit ses vers pompeux et tendres dans la bouche d'un Montfleury et d'un Bellerose, qui étoient des comédiens achevés. _Le Cid_, dont le mérite s'attira de si nobles ennemis, et _les Horaces_, que le même _Cid_ eut plus à craindre, parce que leur gloire alla plus loin que la sienne, furent les deux premiers ouvrages de ce grand homme qui firent grand bruit; et il a soutenu le théâtre jusques à cette heure de la même force. La troupe royale, prenant coeur aux grands applaudissements qui accompagnoient la représentation de ces admirables pièces, se fortifioit de jour en jour; d'autant plus qu'une autre troupe du Roi, qui résidoit au Marais, et où un Mondory, excellent comédien, attiroit le monde, faisoit tous ses efforts pour acquérir de la réputation, et il arriva que Corneille, quelque temps après, lui donna de ses ouvrages.»

[24] Voyez tome I, p. 49, note 300.

[25] Voyez la _Muse historique_ de Loret du 9 octobre 1655.

[26] _Historiettes_, tome VII, p. 175.

[27] _Lettre à Mylord*** sur Baron_, p. 19.

[28] Vers 405 et 406.

[29] Voyez Lemazurier, tome I, p. 97 et 98.

[30] P. 19 de l'édition en 43 pages et p. 40 de l'édition en 96 pages.

[31] Dans leur _Histoire du Théâtre françois_ (tome V, p. 24, et tome IX, p. 408), les frères Parfait ont conclu de certains passages de _la Comédie des comédiens_, tragi-comédie de Gougenot, représentée en 1633, qu'à partir de cette époque Beauchâteau et sa femme étaient entrés à l'hôtel de Bourgogne pour ne le plus quitter; mais le témoignage de Scudéry établit formellement qu'à la fin de 1636 une actrice du nom de Beauchâteau jouait au théâtre du Marais.

[32] Tome I, p. 48.

[33] _Lettre apologétique._ Voyez aux _OEuvres diverses_.

[34] Voyez notre _Notice biographique sur Corneille_.

[35] _Le Souhait du Cid_, p. 35.

[36] _Épître familière du Sr Mairet_, p. 18.

[37] _OEuvres de Fontenelle_, tome III, p. 100.

[38] _Historiettes_, tome II, p. 52.

[39] _Relation contenant l'histoire de l'Académie françoise_, p. 187.

[40] Tome II, p. 395. Ce sont ces belles scènes du Ier acte qui ont été le plus souvent parodiées. La plus connue et la moins mauvaise de ces plaisanteries est _le Chapelain décoiffé_, de Gilles Boileau ou de Furetière, qu'on trouve dans le _Ménagiana_, tome I, p. 145.

[41] Acte II, scène I. Il résulte de la _Lettre à Mylord_ et de l'_Avertissement_ de Jolly que c'était seulement par tradition qu'on avait conservé ces vers, et que l'on connaissait bien la scène à laquelle ils appartenaient, mais non l'endroit précis où ils se plaçaient.--Voltaire, dans son _Théâtre de Corneille_ (1764, in-8º, tome I, p. 204), dit qu'ils venaient après le vers 368: «Pour le faire abolir, etc.,» et citant probablement de mémoire, il les donne avec quelques variantes: _les_ pour _ces_, au premier vers; _a tort_ pour _n'a rien_, au deuxième; _déshonorer_ pour _perdre d'honneur_ (voyez le vers 1466), au quatrième. Un argument décisif en faveur du texte de 1730 et 1738, tout au moins pour le second vers, c'est que _n'a rien_ répond bien mieux au passage de Castro imité par Corneille: _Y el otro ne cobra nada_.

[42] Page 7.

[43] Voici la description bibliographique de la première édition: _Le Cid_, tragi-comedie. _A Paris, chez Augustin Courbé...._ M.DC.XXXVII. Auec priuilege du Roy. 4 feuillets non chiffrés et 128 pages in-4º. Le privilége porte: «Il est permis à Augustin Courbé, Marchand Libraire à Paris, d'imprimer ou faire imprimer, et exposer en vente, vn Liure intitulé, _Le Cid. Tragi-Comedie_, par Mr Corneille.... Et ledit Courbé a associé auec luy audit Priuilege François Targa.

[44] _Lettres de Guy Patin_, édition de M. Reveillé-Parise, tome I, p. 493 et 494, et _Historiettes de Tallemant des Réaux_, tome II, p. 163.

[45] On ne sait sous quelle forme cette pièce parut pour la première fois. Elle circula peut-être d'abord manuscrite. La seule édition que nous connaissions forme 4 pages in-8º, sans date, et l'épître y est suivie du _Rondeau_ dont nous aurons à parler tout à l'heure. Pour le texte de l'_Excuse_, voyez dans la présente édition les _Poésies diverses_.

[46] _L'Auteur du vrai Cid espagnol._ Voyez p. 20.

[47] Les _Observations sur le Cid_. Voyez p. 23, note 1.

[48] _Épître familière du Sr Mairet_, p. 19 et 20.

[49] _Réponse à l'Ami du Cid_, p. 33.

[50] Voyez la Notice de _la Suivante_, tome II, p. 115.

[51] Nous connaissons de cette pièce deux éditions, toutes deux in-8º. L'une forme 2 feuillets non chiffrés, l'autre 3 pages.

[52] _Avertissement au besançonnois Mairet._ Voyez ci-après, p. 67.

[53] _Lettre du Sr Claveret au Sr Corneille_, p. 5.

[54] La première édition de ce rondeau est fort rare; elle forme 1 feuillet in-4º. Un recueil de la Bibliothèque de l'Arsenal, catalogué dans les Belles-Lettres sous le numéro 9809 et qui contient la plupart des libelles publiés à l'occasion du _Cid_, en renferme un exemplaire. Ce rondeau a été plus tard imprimé à la suite de l'_Excuse à Ariste_. Voyez ci-dessus, p. 19, note 1. Le texte se trouve dans notre édition parmi les _Poésies diverses_.

[55] _Épître familière du Sr Mairet_, p. 21 et 22.

[56] _Avertissement au besançonnois Mairet._ Voyez ci-après, p. 67.

[57] _Lettre du Sr Claveret_, p. 6.

[58] _Relation contenant l'histoire de l'Académie françoise_, p. 188.

[59] L'une a pour titre: _Les Fautes remarquées en la Tragicomedie du Cid. A Paris. Aux despens de l'Autheur_. M.DC.XXXVII. Le titre de départ porte: _Obseruations sur le Cid_. Le tout forme un petit volume in-8º, contenant 43 pages,--Une autre édition est intitulée: _Obseruations sur le Cid. A Paris. Aux despens de l'Autheur_. M.DC.XXXVII, in-8º. Elle se compose de 1 feuillet de titre et de 96 pages.--Enfin une troisième porte exactement le même titre que la précédente, avec cette addition: _ensemble l'Excuse à Ariste et le Rondeau_; cette dernière édition, également in-8º, se compose de 1 feuillet de titre, de 3 feuillets non chiffrés et de 96 pages. Dans sa _Lettre à l'Academie_, Scudéry parle de la quatrième comme devant être prochainement publiée, mais tout porte à croire qu'il n'a pas donné suite à ce dessein.

[60] Voyez l'_Avertissement_, tome I, p. XI, et les _Poésies diverses_.

[61] _L'incognu et veritable amy de Messieurs Scudery et Corneille_, p. 5 et 6.

[62] M.DC.XXXVII, in-8º, 8 pages. Une autre édition, de 14 pages et 1 feuillet, sur le titre de laquelle on lit: _Lettre apologitique_ (sic).... est suivie du sixain imprimé plus loin, p. 58, après la _Lettre pour M. de Corneille...._

[63] Cet opuscule, de 32 p. in-4º, a pour adresse: _A Paris, M.DC.XXXVII_; le titre est orné d'un fleuron des impressions de Toussainct Quinet. En 1876, M. Émile Picot en a signalé un exemplaire, dans sa _Bibliographie Cornélienne_, et M. Lormier l'a réimprimé sous ce titre, pour la Société des bibliophiles normands: _La défense du Cid reproduite d'après l'imprimé de 1637.... Rouen, imprimerie de Henry Boissel_, M.DCCC.LXXIX, in-8º de 2 feuillets et 42 pages tiré à 100 exemplaires.--Nous avons cru devoir demander la réimpression de deux pages, afin de combler cette lacune importante dans notre description des pièces relatives à la querelle du _Cid_. Signalons encore _La suitte du Cid en abrégé ou le triomphe de son Autheur en despit des envieux_.--A Villers Cotrets, chez Martin Baston. A l'enseigne du Vert-Galand, vis à vis la rue des Mauvaises paroles, 8 pages in-8º, réimprimée par M. Henri Chardon dans sa _Vie de Rotrou_, 1884. (Ch. M.-L., 1885.)

[64] Cette façon de s'exprimer paraissait un peu servile à plusieurs contemporains. Tallemant des Réaux dit à ce sujet: «Charrost, en parlant du cardinal de Richelieu, l'appelle toujours mon maître; cela est bien valet.» (_Historiettes_, tome V, p. 39, note.) La même remarque est faite presque dans les mêmes termes dans le _Ménagiana_ (tome IV, p. 114): «M. le comte de Charrost, qui devoit toute sa fortune au cardinal de Richelieu, en parlant de lui l'appelle toujours son maître. M. du Puy ne pouvoit souffrir cela. Il disoit qu'un bon François ne devoit point avoir d'autre maître que le Roi.» Il est vrai que Charrost était comte, et Corneille simple bourgeois de Rouen. Tallemant conteste même à Richelieu le titre qu'il recevait généralement: «Le Cardinal, dit-il, a affecté de se faire appeler _Monseigneur_.» (_Historiettes_, tome II, p. 21 note 2.) Du reste, quand il arrivait qu'on ne lui donnât point ce titre, cela choquait plus ses flatteurs que lui-même. Voyez _Historiettes_, tome II, p. 60.

[65] _Relation contenant l'histoire de l'Académie françoise_, p. 218.

[66] _A Paris._ M.DC.XXXVII, in-8º, 7 pages.

[67] M.DC.XXXVII, in-8º, 7 pages.

[68] Voyez ci-dessus, p. 23 et 24.

[69] Tome XX, p. 90.

[70] Article _Rotrou_.

[71] M.DC.XXXVII, in-8º, 36 pages.

[72] Voyez ci-dessus, p. 16.

[73] _A Paris._ M.DC.XXXVII, in-8º de 15 pages. Le titre de départ, p. 3, est ainsi conçu: _Lettre contre une inuective du Sr Corneille, soy disant Autheur du Cid_.

[74] Page 4.

[75] Page 13.

[76] Page 9.

[77] _Examen de ce qui s'est fait pour et contre le Cid_, p. 103.

[78] Voyez tome I, p. 130, et tome II, p. 218 et 219.

[79] In-8º de 13 pages, sans indication de lieu d'impression et sans date.

[80] Deuxième édition, p. 305, note 13.

[81] Voyez tome II, p. 442, note 1254.

[82] _Paris_, M.DC.XXXVII, in-8º, 8 pages.

[83] _Paris_, M.DC.XXXVII, in-8º, 7 pages.

[84] Voyez plus haut, p. 24, note 3.

[85] In-8º, 8 pages.

[86] Voyez ci-après, p. 39 et 40.

[87] _Bibliothèque françoise_, 2e édition, p. 130 et 131.

[88] Page 5.

[89] Sans lieu ni date. In-8º de 5 pages et 1 feuillet blanc.

[90] _A Paris_, M.DC.XXXVII, in-8º, 8 pages.

[91] _A Paris, chez Anthoine de Sommaville, au Palais, à l'Escu de France._ M.DC.XXXVII, in-8º de 11 pages.

[92] _Relation contenant l'histoire de l'Académie françoise_, 1653, p. 189-191.

[93] Ce nom est imprimé ainsi dans le texte de Pellisson; toutefois, dans son _Catalogue de Messieurs de l'Académie françoise_, p. 523 de la _Relation_, il écrit _l'abbé de Bourzeyz; Bourzeis_ est la forme adoptée le plus généralement.

[94] Registres du 30 juin 1637. (_Note de Pellisson._)

[95] Ce manuscrit appartient depuis longtemps à la Bibliothèque impériale; il figure sous le no Y 5666, à la page 549 du tome I des Belles-Lettres du _Catalogue des livres imprimez de la Bibliothèque du Roy_, publié en 1750. L'année dernière (1861) il a passé du Département des imprimés au Département des manuscrits, où il porte actuellement le no 5541 du _Supplément français_. C'est un petit in-4º de 63 pages. Il était intitulé d'abord: _Les Sentimens de l'Academie françoise touchant les observations faites sur la tragicomedie du Cid_. Ce titre a été ainsi modifié: _Les Sentimens de l'Academie françoise sur la question de la tragicomedie du Cid_. On lit en tête du premier feuillet cette note de l'abbé Sallier, garde des manuscrits de la Bibliothèque du Roi: «De la main de Mr Chapelain, avec des apostilles de M. le cardinal de Richelieu. Témoignage de Mr l'abbé d'Olivet. 7bre 1737.» Dans le catalogue imprimé de 1750, cette note est reproduite; mais d'Olivet n'est pas nommé. Nous pensons, contrairement à l'opinion de Pellisson, que quatre des sept apostilles sont entièrement de la main du Cardinal; nous les passerons en revue une à une dans les notes suivantes.

[96] Cette apostille qui se trouve à la page 5 est d'une écriture menue, irrégulière, difficile à lire: c'est probablement celle de Citois. A la page 13, ces deux apostilles: «il faut un exemple», «il faut un tempérament», sont d'une grosse et belle écriture, qui présente avec celle des lettres autographes de Richelieu la conformité la plus frappante. A la page 29, à l'occasion du reproche fait à Rodrigue d'avoir formé le dessein de tuer le Comte, dont la mort n'était pas nécessaire pour sa satisfaction, on lit en marge cette note assez étrange, de l'écriture que nous attribuons à Citois: «Faut voir si la pièce le dit; car si cela n'est point on auroit tort de faire à croire à Rodrigue qu'il voulût tuer le Comte, puisqu'on fait souvent en telles occasions ce qu'on ne veut pas faire.»

[97] Note de l'écriture qui paraît être celle de Citois; le mot _bon_ est tracé avec un peu plus de hardiesse que le reste; toutefois il est impossible d'affirmer qu'il soit d'une autre main. A la page 37, apostille de la grosse écriture que nous attribuons à Richelieu: «Il ne faut point dire cela si absolument.»

[98] Ici la transcription est inexacte. Il y a dans le manuscrit (p. 58): «Il faut adoucir cette expression.» Cette dernière apostille est, suivant nous, de la main de Richelieu.

[99] Registres, 17 juillet 1637. (_Note de Pellisson._)

[100] Registres, dernier juillet 1637. (_Note du même._)

[101] Registres, 23 novembre 1637. (_Note de Pellisson._)

[102] _A Paris, chez Jean Camusat_, 1638, in-8º.

[103] _Relation contenant l'histoire de l'Académie françoise_, p. 193-204.

[104] _A Paris, chez Antoine de Sommaville. Au Palais, à l'Escu de France._ M.DC.XXXVII, in-8º de 14 pages et 1 feuillet blanc.

[105] _A Paris_, M.DC.XXXVII, in-8º de 14 pages.

[106] _A Paris_, M.DC.XXXVII, in-8º de 7 pages.

[107] _A Paris, imprimé aux despens de l'Autheur_, in-8º de 103 pages.

[108] «L'_Hôpital des pauvres enfermés_ est un membre de l'Hôpital général, où on a mis plusieurs pauvres pour les empêcher d'être fainéants et vagabonds.» (_Dictionnaire universel de Furetière._)

[109] In-8º de 16 pages, sans lieu ni date. Une autre édition en plus gros caractères et formant 24 pages se trouve mentionnée dans les notes recueillies par Van Praet (voyez ci-dessus, note 64 de la p. 25). Cette pièce a été réimprimée dans le _Recueil de dissertations sur plusieurs tragédies de Corneille et de Racine_.... publié par Granet en 1740, tome I, p. 99; et dans le _Tableau historique.... de la poésie française.... au seizième siècle_, par M. Sainte-Beuve, 1828, 2 vol. in-8º, tome I, p. 386.

[110] _A Paris, chez Anthoine de Sommaville. Au Palais, dans la petite Sale, à l'Escu de France_, M.DC.XXXVII, in-8º de 38 pages.

[111] Voyez ci-dessus, p. 25.

[112] In-8º de 7 pages.

[113] 1637, in-8º de 12 pages.

[114] 1637, in-4º de 32 pages. Nous n'avons pu voir cet ouvrage; la description que nous en donnons est tirée de l'_Histoire du Théâtre françois_ des frères Parfait (tome V, p. 270). Les notes recueillies par Van Praet nous font seules connaître le nombre de pages de l'ouvrage. Ce sont aussi ces notes qui nous apprennent qu'on trouve, p. 11, une lettre de M. Mairet à M. Scudéry contenant sa généalogie, datée de Belin du 30 septembre 1637. M. Taschereau indique cette pièce comme étant du format in-8º et lui donne le titre suivant: _Apologie pour Mairet contre les calomnies du Sr Corneille en réponse à la pièce intitulée: Advertissement au besançonnois Mairet_, titre qu'il a pris sans doute sur une édition différente de celle dont nous venons de parler.

[115] Cette lettre a été imprimée pour la première fois par Granet, en 1740, dans son _Recueil de dissertations sur plusieurs tragédies de Corneille et de Racine_, tome I, p. 114.

[116] François de Faudoas, dit d'Averton, comte de Belin; il avait été gouverneur de Paris pendant la Ligue. Il fut assassiné par le marquis de Bonnivet le 7 décembre 1642. Dans l'_Historiette_ de Mondory (tome VII, p. 172), Tallemant, parlant de la Lenoir, actrice du théâtre du Marais, termine ainsi: «Le comte de Belin, qui avoit Mairet à son commandement, faisoit faire des pièces à condition qu'elle eût le principal personnage; car il en étoit amoureux, et la troupe s'en trouvoit bien.»

[117] Il y a _fait_, et non _faite_, dans l'édition originale. Voyez des exemples analogues dans la prose de Malherbe, tome II de l'édition de M. Lalanne, p. 436, 442, 576, etc.

[118] _A Paris, chez Anthoine de Sommaville. Au Palais, dans la petite Sale, à l'Escu de France._ M.CD.XXXVIII (_sic_, 1638), in-8º de 34 pages. Ce recueil a paru dès le commencement de l'année ou même, malgré son millésime, à la fin de 1637. Chapelain écrit le 25 janvier 1638 à Balzac, en lui parlant de sa lettre sur _le Cid_: «On l'a imprimée en papier volant, avec la mauvaise réponse de.... (_Scudéry_) et le remercîment du même à l'Académie.» (_Histoire de la vie et des ouvrages de Corneille_, par M. J. Taschereau, 2e édition, p. 312.)

[119] Une édition, publiée à part, de la _Lettre de Monsieur de Balzac à Monsieur de Scudery, touchant ses Obseruations sur le Cid_ (in-8º de 8 pages), offre ici une variante; on y lit: «des juges devant qui vous l'avez appelé.»--Au sujet du passage auquel s'applique cette variante, voyez plus loin, p. 47 et 48.

[120] Voyez tome I, p. 14, note 217.

[121] _Les Harangues ou discours academiques_ de Jean-Baptiste Mangini. Paris, Augustin Courbé, 1642, in-8º.

[122] «C'est beaucoup de s'être emparé des yeux de prime abord, quoique ensuite un examen attentif trouve des critiques à faire. Si tu me demandes mon sentiment, l'homme qui enlève les suffrages est plus grand que celui qui les mérite.» (_Épître_ c, § 3.)

[123] Cette lettre a été ainsi reproduite, d'après le recueil manuscrit de lettres de Chapelain appartenant à M. Sainte-Beuve dans l'_Histoire de la vie et des ouvrages de P. Corneille_, par M. J. Taschereau, 2e édition (p. 308 et 309, note 17). Pellisson l'avait donnée, mais en abrégé et sous forme indirecte, dans sa _Relation contenant l'histoire de l'Académie françoise_, p. 205 et 206.

[124] Satire IX, vers 231-234.

[125] Mots espagnols signifiant: «pour le bien de la paix.»

[126] Recueil manuscrit de lettres de Chapelain appartenant à M. Sainte-Beuve, cité par M. Taschereau, _Histoire de la vie et des ouvrages de P. Corneille_, 2e édition, p. 104 et 105.

[127] Même recueil, cité par M. Taschereau, p. 105.

[128] _Lettres choisies du sieur Balzac_, Paris, 1647, in-8º, Ire partie, p. 398. _OEuvres de Balzac_, in-fol., tome I, p. 542.

[129] A Poitiers.

[130] _Le Menteur_, acte I, scène I. Variante des éditions de 1644-1656.

[131] Acte I, scène III, vers 151 et 152.

[132] Vers 1559 et suivants.

[133] Voyez plus loin, p. 98.

[134] Je dois une partie de ces renseignements, et beaucoup d'autres dont je compte faire usage dans les notices suivantes, aux obligeantes communications de M. Léon Guillard, bibliothécaire et archiviste de la Comédie-Française.

ÉCRITS EN FAVEUR DU _CID_,

ATTRIBUÉS A CORNEILLE PAR NICERON OU PAR LES FRÈRES PARFAIT.

I. L'AMI DU CID A CLAVERET[135].