Supercheries littéraires

Part 12

Chapter 123,097 wordsPublic domain

Soutenant la dite Dame qu'encore que véritablement le sieur d'Aiguemère n'ait été de retour d'Allemagne, et ne l'ait vue ni connue depuis quatre ans, néanmoins la vérité est telle que, s'étant imaginé en songe, la personne et l'attouchement du sieur d'Aiguemère, elle reçut les mêmes sentiments de conception et de grossesse qu'elle eut pu recevoir en sa présence.

Vu en la dite Cour les attestations, avis et raisons de plusieurs médecins de Montpellier, sages-femmes, matrones, et autres personnes de qualité, sur la possibilité et la réalité des faits que dessus;

Informations faites à la requête du Procureur-Général;

Tout considéré;

La Cour ordonne que l'enfant dont est question, sera déclaré fils légitime et vrai héritier du sieur d'Aiguemère;

Condamne les sieurs de la Forge et de Bourg-le-Mont, appelans et demandeurs, à tenir la dite Dame d'Aiguemère, pour femme de bien et d'honneur, dont ils lui donneront acte, après la signification du présent, etc.

(Guy Pape, annoté par Chorier.)

A l'époque de ce jugement, plusieurs savants argumentèrent sur la puissance de l'imagination, croyant à l'arrêt et au fait qu'il avait établi.

PAGE 148.

LA GUZLA, CHANTS ILLYRIQUES.

Le pasticheur a pris toutes les précautions pour cacher sa supercherie. En tête de la notice sur la vie imaginaire d'Hyacinthe Maglanovich, est placée une gravure du barde slave qui joue de la Guzla, espèce de guitare n'ayant qu'une seule corde. Puis il nous apprend qu'il est Italien et sa mère une Morlaque; qu'il a traduit ces chants de la Dalmatie, de la Bosnie, et de la Croatie, en français, parce qu'il est habitué à considérer la France comme sa patrie; enfin il entremêle ses compositions, de ballades dont les sujets sont pris dans les ouvrages où il est question de véritables poésies illyriques. Ce livre, malgré son succès, est tombé dans l'oubli, quoique très bien fait, et on le trouve difficilement.

Nous avons dit que c'était, vers cette époque, un véritable cacothymie, de composer des pastiches. Des professeurs d'histoire, même à l'Académie de Paris, s'en mêlaient.

M. Auguste Trognon publia "l'Histoire admirable du Franc Harderad et de la vierge Aurélia, Légende du 7me siècle, retrouvée en 1800 à Aurillac et traduite par un amateur d'antiquités françaises."

Ce livre ayant été très bien accueilli du public, l'auteur donna peu de temps après: "Le Livre des Gestes du Roi Childebert III., Chronique du 8me siècle; découvert à l'abbaye de Saint Julien, à Brioude."

Ce pastiche-ci, qui est bien fait, était difficile, car une douzaine de lignes nous restent à peine dans toute la collection des savants Bénédictins, sur les Rois Fainéants et leur présence aux assemblées du Champ-de-Mai.

Les deux ouvrages sont devenus assez rares.

PAGE 152.

SANCHONIATON.

_Court de Gebelin_, dans ses _Allégories Orientales ou Fragments de Sanchoniaton_, Paris, 1773, in 4º, donne un abrégé de ce que l'on sait sur cet auteur phénicien, et cite les ouvrages des savants qui sont d'opinion qu'il n'exista jamais, ainsi que de ceux qui croient authentique son histoire.

PAGE 162.

SIMONIDÈS.

On trouve dans les _Principia Typographica_ de M. _Sotherby_, 3 vol., in folº, Londres, 1858, un récit détaillé des supercheries de ce Grec, dans le 2me vol. page 118.

A la page 133, est l'historique des lettres supposées de Byron, de Shelley et de Keats.

PAGE 190.

FIN DE LA PREMIÈRE SECTION.

Au nombre des auteurs qui ont fait mention de suppositions d'auteur, aucun, à notre connaissance, n'a parlé de l'ouvrage du savant Père _Ménestrier_, intitulé "Bibliothèque Curieuse et Instructive de divers ouvrages anciens et modernes, de Littérature et des Arts." (2 vol. in 12º, à Trévoux, 1706.)

Il renferme pourtant un chapitre sur notre sujet, et comme c'est un ouvrage peu connu, en voici un extrait:

"Il y a des livres supposés qui n'ont jamais été, ou attribués à d'autres qu'à leurs véritables auteurs. Ainsi au bout des ouvrages de _Saint Augustin_, on ajoute divers ouvrages qui lui ont été faussement attribués. On a fait la même chose à la fin des ouvrages de _Saint Ambroise_ et d'autres Pères, ce qui est arrivé par l'inadvertance des copistes, avant l'invention de l'imprimerie.

"Les anciens moines assemblaient pour leur usage, en un corps, divers traités et ouvrages, sans distinguer les auteurs, ce que les savants s'efforcent de faire aujourd'hui, par la différence des styles, et d'après divers anachronismes et citations," etc.

PAGE 195.

VOITURE (Note 1).

Cette anecdote sur _Voiture_, est loin d'être un fait singulier dans l'histoire littéraire. Il n'est pas extraordinaire qu'une chose nous demeure dans l'esprit, et que l'auteur de cette chose s'efface de notre mémoire. _Ménage_ dans son "Anti-Baillet" rapporte que _Racan_ lui avait souvent raconté qu'étant en garnison à Calais en 1608, à l'âge de 19 ans, il composa quelques vers sur la crainte de la mort. Quelque temps après, se trouvant à Paris, il récita ces vers à un de ses amis qui lui dit qu'il ne donnait point dans ce panneau, et que ces vers étaient pris dans "Les tablettes de la vie et de la mort," par le poète _Mathieu_. Or _Racan_ jure qu'il n'avait jamais vu ce livre.

_Ménage_ ajoute qu'il avait aussi ouï dire à _Corneille_ qu'il avait écrit ces deux vers célèbres de son _Polyeucte_:--

Et comme elle a l'éclat du verre, Elle en a la fragilité,

sans soupçonner le moins du monde qu'ils fussent de _Godeau_, Evêque de Vence, dans une ode au Cardinal _de Richelieu_, composée quinze ans avant le _Polyeucte_.

_Leonardo Salviati_, au premier livre de ses "Avertissements de la langue Italienne," affirme qu'un poète de son temps, qui n'avait jamais vu les sonnets du Cardinal _Bembo_, en avait fait de tous semblables.

PAGE 205.

LE CHAMPFLEURY DE GEOFFREY TORY.

_Rabelais_ n'a pas seulement imité, mais copié ce passage dans _Geoffrey Tory_. On lit textuellement dans son livre, imprimé au plus tard en 1529, "Despumons la verbocination latiale, et transfrétons la Sequane au crépuscule, puis déambulons par les quadrivies et platées de Lutèce, et comme vérisimiles amorabondes, captivons la bénévolence de l'omnigène et uniforme sexe féminin."

Peut-être était-ce une plaisanterie traditionnelle parmi les écoliers de l'Université de Paris.

L'âge d'or, pour le langage prétentieux, tiré du grec et du latin, fut en France, le règne de _Henri II._ et de _Charles IX._, et _Ronsard_ le premier en introduisit l'usage à la Cour, où c'était la mode d'Hélisenner, de Pindariser et d'Homériser. Ceux qui ne savaient pas le grec, se rabattaient sur le latin. On avait mal au _cérèbre_; on avait les _femores_ rompues, ou les _crures_ enflées; on appelait sa maîtresse sa chère _Entéléchie_.

PAGE 206.

GILES MÉNAGE.

Ce savant avait une mémoire qui tenait du prodige. Au sujet des plagiats, il disait, "Je me souviens fort bien de ce que j'ai prêté, mais je ne me souviens pas de ce que j'ai emprunté."

PAGE 236.

POÈME DE LYSIS.

La brochure de 26 pages, qui contient ce poème, est devenue très rare. Il est divisé en trois chants, le 1er. est intitulé _Sapho_, le 2me. _Corinne_, et le 3me. _Ismène_.

A la suite, est la traduction de l'Hymne à Vénus, dont voici un extrait:--

Demain dans le sein amoureux De la terre fertilisée, Jupiter en douce rosée Va descendre du haut des cieux. D'où vient cette flamme immortelle? Quelle force toujours nouvelle Rajeunit l'antique univers? O Vénus! ton âme féconde Pénètre, environne le monde, Et tu peuples les flots déserts. Tout s'embrase de ta puissance, Tout reconnaît la Déïté Qui donne aux êtres la naissance, Et l'amour et la volupté.

* * * * *

On peut comparer ces vers, aux idées exprimées par _Lucrèce_, dans son invocation à Vénus.

PAGE 238.

COMTE DE PEYRONNET EN PRISON.

_Vigneul de Marville_ dans ses "Mêlanges de Littérature," tome i., p. 215, rapporte plusieurs exemples de prisonniers qui se sont consolés avec les Muses, de la perte de leur liberté. _Coupé_, dans ses "Soirées Littéraires" tome x., p. 103, a ajouté plusieurs autres exemples à cette liste, qu'il ne prolonge pas, dit-il, parce-qu'il finirait peut-être par faire aimer l'état de prisonnier.

PAGE 249.

THE DYNAMIC OF A PARTICLE.

Cette brochure imprimée à Oxford en 1869, commence par une préface, raillerie très plaisante sur la géométrie. En voici un extrait:--

"It was a lovely autumn evening, and the glorious effects of chromatic aberration were beginning to show themselves in the atmosphere, as the earth revolved away from the great western luminary, when two _lines_ might have been observed wending their weary way across a plane superficies. The elder of the two had, by long practice, acquired the art of lying evenly between his extreme points; but the younger, in her girlish impetuosity, was ever longing to diverge and become an hyperbola, or some such romantic and boundless curve. They had lived and loved; fate and the intervening superficies had hitherto kept them asunder; but this was no longer to be: a _line_ had intersected them, making the two interior angles, on the same side of it, together less than two right angles. It was a moment never to be forgotten, and, as they journeyed on, a whisper thrilled along the superficies in isochronous waves of sound: Yes! we shall at length meet, if continually produced! (Jacobi's Course of Mathematics, chap. i.)

"We have commenced with the above quotation as a striking illustration of the advantage of introducing the human element into the hitherto barren region of mathematics.

"Who shall say what germ of romance yet unobserved, may not underlie the subject?

"Who can tell whether the _Parallelogram_, which, in our ignorance, we have defined and drawn, and the whole of whose properties we profess to know, may not be all the while panting for exterior angles, sympathetic with the interior, or sullenly repining at the fact that it cannot be inscribed in a circle?" &c.

PAGE 255.

PASTICHES-PARODIES DE CHALONS.

Ce n'est pas à tort que _Quérard_ a qualifié ce savant Belge, d'effréné mystificateur.

Il serait difficile d'énumérer toutes ses plaisanteries en ce genre; nous ne ferons mention ici que d'une collection très peu connue en dehors de la Belgique, composée de cinq ou six petits traités Rabelaisiens, publiée en 1857, à Bruxelles chez Decq, sous le titre de _Œuvres philosophiques, médicales, posthumes, humanitaires, et complettes du Docteur Cloetboom_.

Le traité de _Boutonistique_ fut probablement suggéré à M. Chalons par une dissertation publiée en 1842 par la Société de Bibliophiles de Reims, sous le titre de "Histoire Chronologique, Pathologique, Économique, Artistique, Soporifique, et Melliflue, du très noble, très excellent et très vertueux pain d'épice de Reims."

Le célèbre _Grosley_, mort en 1785, avait donné l'élan, par ses _Mémoires de l'Académie de Troyes en Champagne_, à ces dissertations, réflexions et mémoires sur des sujets ridicules ou puériles, satire ingénieuse, spirituelle et ironique, de la gravité souvent burlesque, avec laquelle des académies plus célèbres discutent sur des questions souvent aussi peu importantes que celles qui occupa l'Académie de Troyes.

PAGE 257.

SONNET DE TRISSOTIN.

_M. A. Millaud_ à _Bélise_.

Ne trouverez-vous pas inconvenant, Madame, Que je fasse moi-même à mes vers la réclame? Ce livre auquel je crois que vous ferez accueil, Est des vers que j'écris, le modeste recueil.

_Armande._

Vos _Némésis_?

_Millaud._

Oui-dà.

_Bélise._

Vos fines épigrammes?

_Millaud._

Parfait!

_Philaminte._

Vos savoureux pastiches?

_Millaud._

Oui, Mesdames.

_Bélise._

Quoi! dans ce charmant livre où l'âme sait rêver, Dans ce petit format, nous pourrons retrouver Tant de vers sémillants, donnant la comédie? L'illustre _Gambetta_, le pieux _Gavardie_? Tous les _Jules_, depuis _Fabre_ jusqu'à _Simon_?

_Millaud._

Les Jujules!

_Armande._

Il a tout l'esprit d'un démon.

_Philaminte._

Le conte de Noël dans lequel _Thiers_ dépose Au foyer solennel son petit soulier rose? Les vers sur Girardin? Le pastiche d'_Hugo_? Nous avons tout cela là dedans?

_Millaud._

A gogo!

* * * * *

PAGE 258.

SUPPLÉMENTS D'HOMÈRE.

Nous n'avons pas cité les poèmes du Crétois _Dictys_, et du Phrygien _Darès_ (qu'on suppose avoir été retrouvés, l'un à l'époque d'Auguste, l'autre au temps de Néron), parceque ces ouvrages, fabriqués au 3me ou 4me siècle, ne sont point des continuations d'Homère. Le faux _Darès_ s'éloigne encore plus que le faux _Dictys_, des légendes grecques, sur la guerre de Troie. Chacun de ces poèmes est la contre-partie de l'autre. D'un côté c'est le Grec qui parle, de l'autre, c'est le Troyen.

On a publié anciennement, comme étant de _Cornélius Népos_, et traduction de _Darès le Phrygien_, un poème latin en 6 chants, intitulé "De Bello Trojano," et un autre ouvrage en prose, aussi sur la prise de Troie; mais c'est une erreur que _Schœll_ a relevée dans son Histoire de la Littérature Romaine.

Ce sont les œuvres du moine anglais _Joseph Iscanus_, ou _Devonius_, c'est à dire du Devonshire, qui les composa vers la fin du 12me siècle.

Dictys, Darès et Iscanus ont été publiés réunis, en 1762, à Amsterdam.

PAGE 274.

CONTINUATIONS DE ROMANS.

_Miguel Cervantes_ avait publié son histoire de Don Quichotte en 1604, et en donna la seconde partie en 1615, ce qui n'empêcha pas _Avellaneda_ (pseudonyme qu'on n'a point encore démasquée) de publier une suite aux deux premières sorties du Chevalier de la Manche, sous le titre de "Second Volume de l'ingénieux Hidalgo Don Quichotte."

_Emile Chasles_, dans son ouvrage sur Cervantes et ses œuvres, a rudement traité cette continuation d'Avellaneda, que Germond de Lavigne, dans sa traduction, a soutenu être au moins égale en mérite à l'original.

G. de Lavigne a publié aussi une traduction de la célèbre _Célestine_, roman resté longtemps inachevé, et qui eut plusieurs continuateurs oubliés aujourd'hui, à l'exception de _Fernando de Rojas_, qui sut si bien imiter le style de la première partie, que quelques-uns pensèrent qu'il était l'auteur de tout l'ouvrage, quoique son travail ne parut que plusieurs années plus tard.

Presque tous les romans espagnols de renom ont eu des suppléments. Un inconnu donna une continuation de _Lazarille de Tormes_, de _Don Diego de Mendoza_; un pseudonyme, Lujan de Sayavedra, composa une seconde partie de _Guzman d'Alfarache_, du vivant même de l'auteur, _Mateo Aleman_.

PAGE 286.

FAUX PORTRAIT DE MONTAIGNE.

Le nombre des soi-disants portraits historiques originaux est assez considérable. Un doute artistique intéressant, encore à éclaircir, est celui du portrait d'_Albert Durer_, peint par lui-même, en 1498.

_Kugler_ veut que l'original soit dans la collection florentine _Degli Uffizi_, portrait présenté à _Charles I._ d'Angleterre, par la ville de Nuremberg, et vendu dans la collection de ce souverain, après sa décapitation.

Mais comme _Philippe IV._ d'Espagne fut un des principaux acheteurs à cette vente, on soutient que le portrait de Florence n'est qu'un _replica_ de celui de la Galerie Royale de Madrid, véritable original.

Dans les _Notes and Queries_ du 13 Avril 1872, No 224, 4me série, on trouve une curieuse anecdote sur le portrait de _Chatterton_, dont une copie, insérée par _John Dix_, alias _John Ross_, dans une édition de la vie de ce poète, publiée à Bristol, en 1837, fut réputée authentique jusqu'en 1857. Chatterton, comme Shakespeare, n'a pas laissé, l'image de ses traits, à la postérité.

PAGE 290.

FAUSSES MÉDAILLES.

Le lecteur a pu lire dans la première section, ce qui concerne _Annius de Viterbe_ et ses antiquités de Bérose, de Manethon, etc. Ce savant s'occupait beaucoup aussi de numismatique. Ses ennemis ont prétendu qu'il falsifiait les médailles, ainsi que les textes anciens; qu'il faisait graver des inscriptions, les cachait dans les vignes, près de Viterbe, les déterrait ensuite et les portait en triomphe aux magistrats, leur faisant accroire que leur ville était beaucoup plus ancienne que Rome, puisque, d'après ces inscriptions, elle avait été bâtie par _Isis_ et _Osiris_, deux mille ans avant Romulus.

(Soirées Littéraires de _Coupé_, tome vi., page 55.)

PAGE 296.

COMMENT DISCERNER LES FAUSSES MÉDAILLES.

Un excellent petit traité sur ce sujet, et sur les auteurs qui l'ont traité, est celui de M. _de Montigny_: "De la falsification des Médailles antiques et des Faussaires." Paris: J. Techener, 1845.

Les premières pièces fausses qui parurent, furent des médailles imaginaires.

Les plus habiles faussaires de monnaies romaines furent _Jean Cavino_ et _Alexandre Bassiano_, connus sous le nom de _Padouans_, et associés vers 1540.

On indique dans ce traité, quels furent ceux qui s'acquirent le plus de renommée dans la falsification des médailles.

Le fameux _Becker_, mort à Hambourg, en 1830, non content d'imiter, inventa à plaisir. On a le catalogue de ces produits.

PAGE 292.

L'ABBÉ MICHEL FOURMONT.

Une note perdue du manuscrit, durant le tirage, sur les nombreuses supercheries littéraires de _Fourmont_, membre de l'Académie des Inscriptions, sous Louis XV., et professeur de Syriaque au Collège Royal, nous oblige à nous borner ici, à renvoyer les curieux à un long et intéressant article, sur ce célèbre faussaire (dans les _Notes and Queries_ du 4 Mai 1872, page 368), dont _Quérard_ a oublié de raconter l'histoire dans ses "Supercheries Littéraires."

TABLE ALPHABÉTIQUE DES NOMS.

PAGE

Abgar, roi d'Edesse, 14

Abdias, 16

Alexandrie, Manufacture de Pastiches, 21

Alcaforada (Mariana), 68

Anacréon, 20

Annius de Viterbe, 41

Apocalypse, 18

Astruc, 39

Anti-Jacobin (Poetry of the), 248

Alvin, 253

Ablancourt (d'), 273

Balzac (Guez de), 51

Balzac (Romancier), 240 et 244

Babrius, 156

Basselin (Olivier), 109

Barzas Breiz (chants bretons), 169

Bentley, 193

Berose, 42

Byron (Lord), 173

Bret Harte, 251

Béranger, 242

Cadet de Gassicourt, 229

Carya Magalonensis, 159

Cérinthus (réputé auteur de l'Apocalypse), 18

Chatelain, 7 et 157

Chatterton (Thomas), 124

Chasles (Michel), 177

Chef-d'œuvre d'un Inconnu, 213

Cibdareal (Ferdinand Gomez de), 62

Clotilde de Surville, 99

Choiseul (Pasticheur), 83

Courtilz (Sandras de), 69

Cunningham (Allan), 141

Chénier (André), 242

Courier (Paul Louis), 247

Chalons, 255

Dacier (Madame), 211

De Ligne (Prince), 224

Du Mesnil (Eugène), 149

Du Roure (Marquis), 6 et 224

L'Elysée, ou scènes de l'autre monde, 229

Elyot (Thomas), 98

Enoch (Livre de), 8

Ezour-Vedam, 79

Feuillet de Conches, 176

Figaro (Le), 186 et 257

Fumée (Martin), 64

Gelase (Pape), 25

Guerre de Genève, 85

Guevara (Antonio de), 56

Guzla, Chants Illyriens, 148

Hardouin, 28

Hermès Trismégiste, 19

Higuera (Jérôme), 60

Homère, 8 et 193 et 258

Hôpital (Chancelier de l'), 49

Horace, 88

Ingherami (Curzio), 65

Iphigénie de Rotrou, 217

Itinéraire de Pantin, 231

Ireland (William), 137

Jeanne de Naples, 39

Johnson (Le docteur), 114

Jules l'Africain, 16

Juvénal, 26

Janin (Jules), 244

Klaas Kolyn, 81

Keats, 173

Lacroix (Paul), 144

La Bruyère, 207

Lazare (Louis), 155

Lamotte, 211

Lebrun (Prince), 235

Leclerc (Victor), 236

Leopardi, 151

Lettres Portugaises, 68

Lettres de Livry, 219

Lucas (Vrain), 171

Lucrèce, 149

Luna, (Michael de), 59

Littré, 247

Lewis (Sir G. C.), 252

Latouche (De), 242

Lucien, 273

Macrobe, 199

Macpherson, 116

Marie Stuart, 90

Marie Antoinette, 176

Marchena (Joseph), 76

Matanasiennes, 48

Mérite des Femmes, 234

Mérimée (Prosper), 148

Merula (Paul), 43

Minoïde Minas, 156

Moncrif, 112

Montesquieu, 154

Montmaur (Pierre de), 215

Muret, 46

Nodier (Charles), 5 et 236

Nodot (François), 73

Napoléon III, 243

Ordonnace de Jeanne de Naples, 39

Ossian, 116

Ovide, 33

Pastiches artistiques, 279

Paul (Saint), 15

Pétrarque, 38

Pétrone, 70

Platon, 10

Philon de Byblos, 17

Pervigilium Veneris, 26 et 200

Phocylide, 33

Phalaris, 193

Peyronnet (Comte de), 238

Ponce Pilate, 14

Prince de Ligne, 224

Psalmanazar, 115

Purana, 81

Quichotte (Don), 214

Rabelais, 47

Robert de Champagne, 112

Romans Grecs, 37 et 196

Rocca (Comte de la), 62

Rostain (Bibliographe), 48

Rousseau (J. J.), 195

Sadolet (Cardinal), 44

Scaliger, 45

Sandras de Courtilz, 69

Sanchoniaton, 17 et 152

Sallengre, 215

Sigonius, 40

Sénèque, 15

Shelley, 173

Strada (Famineo), 198

Surville (Marquis de), 99

Sainte Beuve, 241

Suppléments d'auteur, 258

Temple de Gnide, 154

Tallemant des Réaux, 146

Turnus, 52

Thackeray, 250

Tom Jones, 274

Valla (Joseph), 67

Villemarqué (de la), 169

Viterbe (Annius), 41

Voiture, 195

Voltaire, 77

Wagenfeld, 152

Xénophon, 10

Zunîga, (Don Juan Antonio de Veray), 62