Saint Michel et le Mont-Saint-Michel

Part 42

Chapter 423,748 wordsPublic domain

Nous n’aurons que vous au moment Que viendra le Juge sévère Pour tenir son grand jugement, Qui puisse adoucir sa colère: Nous avons tous recours à vous, Saint Archange, priez pour nous.

7.

Lorsqu’à l’article de la mort, Le Diable nous voudra surprendre, Daignez dans ce dernier effort Venir du Ciel pour nous défendre: Nous avons tous recours à vous, Saint Archange, priez pour nous.

8.

Nous vous prions à jointes mains, Prosternés en votre présence, De nous aider en nos besoins; Soyez, grand Saint, notre défense; Nous avons tous recours à vous, Saint Archange, priez pour nous.

9.

O Saint Michel, qui, dans le ciel, Chantez du Très Haut les louanges; Saint Raphaël, saint Gabriel, Anges, Chérubins et Archanges: Priez le Rédempteur pour nous; Anges du Ciel, priez pour nous.

XIII

AU XVIIIᵉ SIÈCLE

UNE LETTRE A MABILLON[52]

AU RÉVÉREND PÈRE DOM JAN MABILLON, RELIGIEUX DE L’ABBAYE DE SAINT GERMAIN DES PREZ, A PARIS.

[Page 346]

Du Mont Saint Michel ce 8 avril 1706 P. C.

Mon révérend pere,

Je ne scais si j’ay fait response à la lettre que votre révérence m’a fait l’honneur de m’escrire au sujet de notre monastère dont elle veut faire tirer des planches. Dans le doutte où je suis, j’aymes mieux luy escrire deux foys que de manquer à une, je dois luy avoir escrit que j’avois cherché le dessein de notre monastère fait par nos pères, mais inutilement. Monsieur notre intendant me la demande avecq instance: je fus dans la mesme peine à son égard que je suis au votre. Si j’avois icy quelqu’un capable d’en faire un dessein exact, je le ferois faire mais je n’ay personne; il mériteroit plus qu’aucun autre, sans contredit, une place dans vos annales, mais j’aimerois autant ou peut-être mieux ne l’y point mettre du tout s’il n’y est bien fait et si tout n’y est bien marqué.

La fontaine de Saint Aubert est au bas d’un grand escalier qui descend du pied de notre batiment, sur la grève, elle est sur la grève mesme tout joignant le rocher, elle étoit autrefoys renfermée dans une tour que la mer a renversé, et a penetré dans la ditte fontaine qui est ordinairement salée quand la mer y pénètre, c’est un grand puis elevé de quinze à vingt pieds de la grève. Le bout de notre dortoir donne à l’orient et règne au nord et au midi. Le batiment a près de deux cents pieds de long. Dans le premier étage sont de grandes sales voutées sans avoir que de très petites ouvertures et en petit nombre à cause qu’il est en manière de forteresses; du bout de l’orient sont le réfectoir au deuxième étage, la cuisine, la sale des chevaliers, au bout de laquelle est cet escalier qui descend à la fontaine de Saint Aubert; au troisième étage c’est un dortoir avecq le cloistre, qui est au dessus de la sale des chevaliers, et qui n’a aucun étage au dessus; au quatrième étage un deuxieme dortoir au dessus du premier, et un cinquieme étage au dessus où est la classe d’un bout, et de l’autre un grenier.

Du côté du midy on a joint à ce batiment un autre petit corps de logis qui ne comance qu’au deuxieme étage, c’est à dire au plain pié du réfectoir. Il y a quatre étages; le premier sert de lavoir, le deuxieme c’est la chambre des hostes; les deux autres étages n’occupent qu’une petite partie du bout du dortoir joignant le cloitre, parceque s’il s’étendoit tout le long du dortoir il en déroberoit tout le jour et les cellules en seroient inutiles, il en occupe trois qui ne servent de rien. Le troisième étage est une chambre commune, et le quatrieme la bibliotheque; il n’y a qu’un espace de six à sept pieds entre le ron point de l’eglise et ce petit corps de logis, qui sert d’entrée au monastère.

Je ne connois point de petite montaigne à l’oposite de _Tombelaine_. Tombelaine est un rocher, au nord du notre; à un gros quart de lieüe, on y conte une demi lieüe. C’est un diminutif de tombe, la notre s’apelle le mont de tombe [in monte tombe]. L’autre s’apelle Tombelaino, quasi tombula. Il y a eu des batiments qui ont tous esté razez par ordre de la cour, c’est un prieuré dont le revenu s’estand pour la pluspart dans la paroisse de Bassillé distante de deux lieues dudit Tombelaino, où il y a un fief qui en dépend. Au nord est de Tombelaino, il y a une pointe de terre qui avance en la mer et qui est fort elevé qui s’apelle le pignon butor, mais il n’y a jamais eu ni église ni chapelle. Au nord ouest est la pointe de cancale ces deux pointes font comme un croissant ou une très grande anse; nous sommes dans le milieu de cet anse, car le flux nous entour d’une demi lieu au sud.

[sidenote:

cancal le mont la grande mer St Michel le pignon butor ]

A l’oüest de Tombelaine, il y a une montaigne apellée Montdol, éloigné d’un gros quart de lieu de Dol et d’une demie lieue au plus du rivage de la mer. Je ne scays pas si vous ne voulez point parler de cette montaigne. Il y a un petit prieuré dépendant d’icy dont l’église est sur la montaigne avecq un bourg.

Il seroit trop juste que notre monastère contribuast à la gravure de ces planches, et si j’en avois eu la nouvelle dans le temps que notre premier procureur étoit à Paris, je l’aurois chargé de donner quelque chose à votre réverence, mais il me seroit plus facile de tirer de l’eaue de notre rocher que de l’argent de nos officiers et en verité quand ils le voudroient ils ne le pouroient pas à présent. La misère est si grande que cela passe l’imagination. Il y a trois ans que je dois quelque chose a un marchand libraire de Rennes que je n’ay encore pu faire payer. Je suis bien faché de ne pouvoir satisfaire a sa tres juste demande, car on ne peut estre avecq plus de distinction d’estime et de considération que je suis,

Mon révérend père,

Votre très humble et tres obeissant serviteur et confrere.

Frère Julien DOYTE.

M. B.

XIV

PENDANT LA RÉVOLUTION[53]

[Page 351]

Nous maires et officiers municipaux de la ville du Mont Sᵗ Michel étant occupés à nos affaires communes de laditte ville avons été interrompu par un bruit extraordinaire, qui a fait sortir plusieurs habitants de leurs maisons, et après estre sorty de notre bureau dans la grande rüe, nous avons vu les nommés Thomas Desplancher et Jean Desplancher son frère habitans de cette ville qui se frapoient à coups de poind et de pieds, et se tiroient par les cheveux, et se tretoient indignement par des jurement, et comme lesdits Desplancher sont dans lusages de faire du tapages dans la ville et de troubler journellement le repôs public; pourquoi nous avons ordonné comme de police que lesdits Desplancher garderoient provisoirement prison l’espace de vingt-quatre heures dans les prisons de cette ville, pourquoy nous avons enjoint au sieur Turgot officier de garde de ce jour de commander des soldats en nombre suffisent pour constituer prisonniers lesdits Desplancher; sauf à ordonner plus grande peines s’il y echeit contre les dits Desplancher donné à notre bureau le vingt sept may sur les dix heures et demie du soir mil sept cent quatre-vingt-dix.

L’EVATU, _maire_; J. RICHARD, _officier municipal_; BLIN, _officier municipal_; AUQUETIL, _procureur_; L. LEROY, _ptre grefier_.

Ledit jour a comparu ledit sieur Turgot officier de garde sur les huit heures du soir le quel nous a déclaré avoir constitué prisonniers lesdits Desplancher au terme de la sentence cy dessus ce qu’il a signé

Charles TURGOT.

Du jeudi vingt décembre mil sept cent quatre vingt douze nous officiers municipaux soussigné ayant apris que la nouvelle municipalité est constituée, Déclarons nos fonctions municipalle finie et arrestée ce dit jour et an que dessus.

F. MOUILLAUD, _Cy dev. officier_; L. LEROY, _Cy dev. maire_; Charles TURGOT, _Cy dev. officier_; HEVAUT, _Cy dev. greffier_.

* * * * *

L’an mil sept cent quatre vingt treize le deuxième octobre, l’an 2ᵉ de la République française une et indivisible

Au Mont Sᵗ Michel

S’est présenté en la maison commune le citoyen Oury envoyé de l’assemblée primaire du canton d’Avranches district du dit lieu, section de Saint-Saturnin, lequel nous a apparu 1º du raport et du decret du 23 août dʳ sur la réquisition civique des jeunes citoyens pour la deffense de la patrie, 2º d’une proclamation du citoyen Le Carpentier représentant du peuple envoyé par la Convention nationale dans le département de la Manche; 3º d’une commission à lui adressée par le d. citoyen Le Carpentier au nom du salut public et conformement à l’article 4 du decret de la Convention nationale en date du 16 août dʳ; 4º enfin d’une lettre des citoyens administratieurs de ce district, du 25 de ce mois avec invitation de publier et de donner lecture des pièces ci dessus aux jeunes citoyens âgés de 18 à 25 ans afin qu’ils connoissent leur requisition; de faire aussi un état nominatif de tous ces mèmes jeunes gens et d’en tenir registre, de donner le denombrement exact de la quantité et de la qualité de tous les chevaux autres que ceux servant à l’agriculture et enfin celui de tous les fusils et surtout de ceux de calibre, de tout quoi le d. citoyen Oury nous a demandé acte et a signé après lecture, OURY.

L’an mil sept cent quatre vingt traize l’an deux de la République française une et indivisible le traize 8ᵇʳᵉ mil sept cent quatre-vingt-traize il a été aresté par le Conseille generale de la commune apprès avoir antandu le procureur qua dater de ce jour ille est etabli un burau dans le ci-devant presbitaire dans laquelle il serfait un tron à trois clés pour ramasser toutes les laitres qui viendront soit à l’adresse des prestre deténu dans le chateau de cette vil ou a l’adrès du maire ou officiers municipaux ou procureur de la commune pourvu qui soit sust l’adrèse ou dedans pour remaitre à quaques uns de ces prestres detenus, dont le tron ne sera ouvairt que deux fois par semaine savoir le mardi et le vandredi de chaque semaine; il en sera fait un à la porte du chateau paraille dans laquelle tous les praîtres mettront leurs laitres san qu’il an soit pris une par aucun manbre de la commune qua l’ouvairtur du tronc, il est aresté quauquun paquet ni assignat ne seront remis à aucuns de ses refractaire quan présence de la commune; s’il vien du pain, il séra distribué egallement; ille est defandu au consierge de laisser autres qui que se soit plus loing que la porte sou paine daitre punis suivant larresté autre le conseille généralle de la commune, aresté an maison commune le dit jour, mois et an ci-dessus; il est défandu au consierge de quitter sa porte sous peine de pairdre sa pansion à moins qu’il ne se fasse ranplacer par une pairsones capable de le ranplacer et que la municipalité yst consante deux mot rayé nul.

J. HEVAUT, _officier_; J. RICHARD, _maire_; Tomas FOUCHÉ; Etienne VIDAL, _procureur_; Julien MENARD; J. BASIRE; Jean GAINARD.

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Du jeudi trente août mil sept cent quatre-vingt-douze, l’an 4ᵐᵉ de la liberté en la maison commune du Mont St Michel s’est présenté devant nous maire et officiers municipaux de la dite ville du Mont St Michel le sʳ Henri Jean Dufour prestre ci-devant religieux bénédictin, lequel a déclaré vouloir sur le champ prester le serment prescrit suivant les loix. Nous susdits officiers municipaux, en reconnaissance de la conduite patriotique du sʳ Dufour an nous bien connue depuis la Révolution, et vû que le sʳ Dufour s’est présenté differentes fois et a offert son serment à la municipalité pourquoi nous n’avons pas crü devoir differ d’avantage à l’admettre à prester son serment ce qu’il a fait dans les termes suivans: je jure d’être fidelle à la Nation à la Loi et au Roi, et de maintenir de tout mon pouvoir la Constitution du Royaume décretée par l’Assemblée nationale constituante aux années 1789, 1790, 1791. Ce qu’il a singné avec nous ce présent proces verbal fait et arrété ce dit jour et an que dessus.

Henry-Jean DUFOUR, _cy devant religieux benedictin_; L. LEROY, _maire_; F. MORILLAUD, _officier_; Jean DUVAL; F. HEVAUT, _greffier_.

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Du jeudi quatre octobre mil sept cent quatre vingt douze l’an 4ᵐᵉ de la Liberté et le 1ᵉʳ de Legalité, nous officiers muncipaux du Mont St Michel, extraordinairement assemblé, au domicile du sʳ Henry-Jean Dufour prestre ci devant religieux bénédictin en vertu d’une réquisition de sa part, tendant à prester le serment réquis, pourquoi nous susdits officiers municipaux vû l’infirmité du sʳ Dufour et né pouvant se rendre à la maison commune nous nous sommes expres transporté au lieu de son domicilie pour récévoir son serment léquel la sur le champ proféré dans les termes suivants, je jure de maintenir la liberté et legalité ou de mourir en la deffendant. Ce qu’il a singné avec nous le dit jour et an que dessus.

Henry Jean DUFOUR; L. LEROY, _maire_; F. MORILLAUD, _officier_; F. HEVAUT, _p. greffier_; Ch. TURGOT, _officier_.

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Dudit jour jeudi quatre octobre mil sept cent quatre-vingt-douze l’an 4ᵐᵉ de la liberté et 1ᵉʳ de l’egalité, c’est présenté devant nous, officiers municipaux à la commune du Mont-St-Michel, le sʳ Claude Carton prestre ci devant religieux benedictin léquel a déclaré vouloir se conformer à la loi, et prester le serment requis par les décrets de l’assemblée nationalle lequel la main levée l’a proféré sur le champ dans les termes suivants: Je jure de maintenir la liberté et l’egalité ou de mourir en la deffendant. Ce qu’il a singné avec nous lesdit jour et an que dessus.

Claude CARTON; L. LEROY; F. MORILLAUD, _officier_; Ch. TURGOT, _officier_; F. HEVAUT, _greffier_.

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Dudit jour jeudi quatre octobre mil sept cent quatre vingt douze l’an 4ᵐᵉ de la liberté et 1ᵉʳ de l’egalité c’est présenté devant nous officiers municipaux à la maison commune du Mont Sᵗ Michel, le sʳ Louis Augustin Pissès prestre ci devant religieux benedictin léquel a déclaré vouloir se conformer à la loi et prester le serment requis par les décrets de l’Assemblée nationale, lequel la main levée la profferé sur le champ dans termes suivants: je jure de maintenir la liberté et legalité ou de mourir en la deffendants, ce qu’il a singné avec nous ce dit jour et an que dessus.

Louis Aug. PISSIS, L. LEROY, _maire_; F. MORILLAUD, _officier_; Ch. TURGOT, _officier_; F. HEVAUT, _greffier_.

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Dudit jour jeudi quatre octobre mil sept cent quatre vingt douze, l’an 4ᵐᵉ de la liberté et de legalité c’est présenté devant nous officiers municipaux à la maison commune du Mont St Michel le sʳ Jacque Besnard curé constitutionnel dudit lieu, lequel a déclaré vouloir se conformer à la loi et prester le serment requis par les décrets de lassemblée nationale lequel la main levée la profferé sur le champ dans les termes suivants: je jure de maintenir la liberté et legalité ou de mourir en la deffendants. Ce qu’il a singné avec nous ce dit jour et an que dessus.

Jacques BESNARD, _Curé du Mont_; L. LEROY, _maire_; Ch. TURGOT, _officier_; L. HEVAUT, _greffier_; F. MORILLAUD, _of._

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Nous maire et officiers municipaux de la commune du Mont-St-Michel certifions à qui il appartiendra que le citoyen Nicolas de la Goude prestre originaire de la paroisse de Saint Lo Dourville demeurant depuis plusieurs anée à celle de St Georges de Bohom est maintenant à la maison commune du Mont St Michel, nous lui avons delivré le presant pour lui servir en cas de bezoin, fait ce vingt trois aoust mil sept cent quatre vint treize l’an deux de la République françoise.

LA GOUDE, J.; RICHARD, _maire_; Etienne VIDAL, _procureur_.

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Suivant la déclaration que Nicolas de la Goude nous a fait ce dit jour et an que dessus. J. RICHARD, _m._

Nous maire et officiers municipaux de la commune du Mont St Michel soussigné cairtifions que le citoyen Charles le Venard lainé ci-devant prieur de la Mancellière est vivant et existant et habite présantement au chatiau du Mont St Michel en foy de quoi nous lui avons délivré le présent pour lui servir et valloir en cas de besoin en la maison commune ce dix 7ᵇʳᵉ mil sept cent quatre vingt treize, l’an deux de la République françoise une et indivisible.

Charles LE VENARD l’ainé; J. RICHARD, _maire_.

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Nous maire et officiers municipaux de la commune du Mont St Michel district d’Avranche département de la Manche en exécution du decret de la Convention nationale du quinze mars dernier certifions acqui il appartiendra que le citoyen Jean Jacques Chatiaux prêtre est vivant et existant demeure au chatau dudit Mont St Michel sans interruption depuis le seize may dairnier presente année 1793 en foy de quoi nous avons delivré le present pour servir et valoir ce que de raison au dit citoyen Chataux, affiche prealablement faite dudit certificat pendant trois jours an la maison commune du Mont St Michel le quinze octobre mil sept cent quatre vingt treize l’an deux de la République une et indivisible.

J. RICHARD, _maire_; CHATEAUX; Etienne VIDAL, _procureur_; Jean GAINARD; HEVAUT, _greffier_; J. HAMEL.

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Les derniers ecclesiastique qui étoient detenus dans le chateau du Mont Saint Michel an sont party le vingt un germinal l’an trois de la République francoise une et indivisible. Extrait du registre des délibérations du Conseil general du district d’Avranches du sept octobre 1793, l’an 2 de la République francoise une et indivisible.

L’assemblée de Conseil du district d’Avranches vu la pétition de la commune du Mont St Michel en date de ce jour par laquelle elle expose que ses habitants et les pretres detenus dans la ci devant abbaye sont dans un besoin puissant, qu’elle ne peut leur procurer de subsistance dans la campagne, qu’il est difficile pour ne pas dire impossible de s’en procurer au marchert considerant que la position du Mont Saint Michel environné le plus souvant de la mer ne permet pas à ses habitants de sortir librement pour aller aux marché d’Avranche, chef lieu de canton que celui de Pontorson est beaucoup plus à proximité après avoir de nouveau examiné les requisitions adressées jusqu’ici aux communes de ce canton et les avoir conférées le procureur syndic entendû arrété que les requisitions adressées aux communes environnant Pontorson sont revoquées à commencer de jeudi prochain, qu’au lieu de 340 rahiaux de blé requis jusqu’ici pour l’aprovisionnement du marché de Pontorson, il en sera requis quatre cent dix parce que la municipalité veillera à ce que l’excedent vertisse specialement à l’approvisionnement du Mont St Michel qua commencer par le marché du 16 de ce mois les communes denommées au present arresté et portées sur le registre des deliberations contribueront à l’approvisionnement du marché de chaque semaine dans la proportion ditte des deux tiers au moins en fromant seigle et paumelle et l’autre au plus en sarrazin qua cette fois les municipalités seront tenüe sous leur responsabilité d’adresser aux cultivateurs de leurs communes, autres que les fermiers des domaines nationaux et d’émigrés, les requisitions nécessaires pour faire fournir la quantité qui leur est assignée d’en envoyer l’etat delle certifié à la municipalité de Pontorson assez à tems pour qu’elle puisse vérifier ceux qui refuseront de defférer aux requisitions qui leur seront faites et que sur sa denonciation ils soient poursuivis suivants la rigueur de la loi. Signé le Marié présidant et le Maistre pour expédition conforme Carbonnel le Maistre.

Délivré un certificat d’existance au citoyen Jean Baptiste Monteuil prêtre originaire de la commune de la Haye du Puit district de Carentan département susdit est vivant et existant, demeure au châtiau du Mont St Michel sans interruption depuis le vingt deux juin. Foy de quoi nous avons délivré le présent pour servir et valoir ce que de raisons au dit citoyen Monteuil affiche prealablement faite dudit certificat pendant trois jours en la maison commune du Mont St Michel. Ce onze pluviôse 2 année de la République françoise une et indivisible.

J. RICHARD, _maire_; MONTEUIL.

LIBERTÉ ÉGALITÉ.--PLACE DAVRANCHE

Le commandant Leuperaiec d’Avranche commandant de la gandarmerie national tu voudras bien citoyen, commander le nombre de gens darmes que tu jugeras necessaire pour conduire au Mont-St-Michel, les nomées Le Mornier, Le Chevalier et Saussons ci devant curé et vicaires de Sacé ils sont à la maison d’arret. Tu y joindras le nomée le Souge prêtre qui est à la prison. LETELLIER

Le 10 ventôse l’an 2 de la Republique françoise une et indivisible.

Le neuf floreal deuxième année republicaine s’est présenté le citoyen Francois Grentel ci devant curé à Vains St Leonard canton et district d’Avranche devant les officiés municipaux et notable en pairmanance de la commune du Mont libre, lequel a declaré que par obeisance à l’aresté du citoyen le Carpentié représentant du peuple à Port Malo an date du vingt quatre gairminal lequele aresté n’a encore été publié officiellement, il venait se rendre au dit lieu du Mont libre le dit jour et an que dessus.

F. GRENTET; Etienne VIDAL, _agent national_; F. MORILLAUD, _officier en permanence_.

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Avranches 7 floreal lan 2ᵉ de la Republique une et indivisible.

LIBERTÉ, ÉGALITÉ, UNITÉ ET INDIVISIBLE DE LA RÉPUBLIQUE

L’agent national près le district d’Avranches aux citoyens du district. Laissez librement passer le citoyen Pierre Lainé de la commune de St Sénier près Avranches allant au Mont St Michel conduire le citoyen Pierre Affichard prêtre condamnée à la réclusion dans la maison commune qui y est établie la Mᵗᵉ du Mont St Michel permettra au citoyen Lainé d’entrer dans la dit maison pour y faire le arrangement necessaire au dit Affichard.

Avranche 7 floreal lan 2 de la Republique françoise.

FRAIN, _ageans nationale_.

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Le douzé floreale deuxieme année de la republique une et indivisible. Liberte nous Maire, officiers municipaux et agent national provisoire de la commune de Rhiutambault Saint Georges chef lieu de canton sous le district de Fougerer departement d’Ille et Vilaine sur ce que le citoyen Bertrand Thommas cy devent notre curé nous a fait connaître ne vouloir nullement en freindre la loi qui oblige tous les prêtre délre la reclusion; que son intention est de partir avan la promulgation de la ditte loy pour se randre au Mont St Michel qu’il croit être la maison de sa reclusion ou il entand se rendre volontairement il nous a déclaré pour cet effet voloir partir le jour sur les neuf heures pour se rendre à St Jammer s’il le peut pourquoi nous luy avons délivré le présent avec invitation a nos conffre et collegues des Municipalités sur sa route de luy prêter aide et assistance pendant sa route attendu qui est attaqué depuis longtemps d’une paralisie du côté droit. Le citoyen Bertrand Thoumas âgé de cinquante-sept ans taille de cinq pieds un pouce le yeux bleut la bouche moyenne menton rond front haut epilé le visage carré et vermiel delivre à la maison commune de Rhintaubault St George le jour dix floreal, l’an deux de la Republique Française une et indivizible et imperissable ce que nous avons areté le dit jour et an que dessus.

Julien MENARD. P. BOULARD. BLIER.

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