Reconnaissance au Maroc, 1883-1884 (Texte)
Part 42
La région où les populations sont ainsi divisées en Seketâna et Gezoula est, en résumé, celle qui est arrosée par les affluents de gauche de l’Ouad Sous d’une part, par les affluents de droite du Dra d’autre part, c’est-à-dire le massif presque entier du Petit Atlas. Au nord de cette contrée, sur la rive droite du Sous, on ne m’a plus paru connaître la classification en Gezoula et Seketâna ; au sud, il n’y a que le désert ; à l’ouest se trouvent les tribus du Sahel, parmi lesquelles cette division n’existe pas ; à l’est, sur la rive gauche du Dra, sont les Berâber : ceux-ci ne sont ni Gezoula ni Seketâna, ils ne sont que Berâber : leur tribu, avec ses nombreuses fractions, est, en population comme en étendue de territoire, égale, sinon supérieure aux Gezoula ou aux Seketâna : c’est un troisième peuple, mais qui a gardé jusqu’à ce jour son homogénéité, son fractionnement naturel, son organisation régulière et son groupement compact, choses que les deux autres ont perdues depuis un temps déjà lointain dont ils n’ont pas souvenance.
La classification en Seketâna et Gezoula n’est pas seulement un souvenir généalogique : c’est, encore à présent, une division réelle : un qçar, une tribu Seketâna a-t-elle une guerre contre un qçar ou une tribu Gezoula, c’est toujours parmi les fractions de sa race qu’elle cherchera des alliés. Les Seketâna se prêtent secours entre eux, même à une grande distance, et les Gezoula de même. Ainsi, il y a quelques jours, les habitants de Qaçba el Djouạ ont été jusque dans le bassin du Sous porter aide à une fraction des Aït Semmeg qui avait réclamé leur assistance. De même, pendant mon séjour à Tintazart, il était parti 60 Chellaḥa et Ḥaraṭîn de Tatta pour secourir leurs frères dans le voisinage de l’Ouad Isaffen. Cela n’empêche pas cependant les querelles et guerres entre membres d’une des deux familles : bien plus, il arrive parfois, bien que rarement, qu’un qçar ou une fraction, appartenant d’origine à l’une des deux races, change de camp à la suite de querelles intestines et se range du côté de l’autre : on la compte dès lors comme faisant partie de cette dernière. C’est ainsi que les Indaouzal, tout en n’étant d’origine qu’une seule tribu, sont comptés aujourd’hui mi-Seketâna, mi-Gezoula.
Dans le bassin du Sous, on remplace souvent les appellations de Seketâna et de Gezoula par celles d’Aït Semmeg et d’Oulad Iaḥia : les Aït Semmeg sont Seketâna, et les Oulad Iaḥia Gezoula ; cela revient donc au même.
Deux tribus ont, comme nom propre, l’une celui de Seketâna, l’autre celui de Gezoula. Toutes deux habitent le bassin de l’Ouad Sous ; la première est sur la rive gauche, au sud des Zagmouzen, dans le Petit Atlas ; la seconde est sur un des affluents de droite du fleuve, dans le Grand Atlas. Nous manquons de détails sur cette dernière. Quant à la première, c’est une tribu importante, comptée comme Seketâna et entourée de tous côtés de Seketâna : les Zenâga, les Ounzin, les Aït Semmeg, qui l’avoisinent à l’est, au sud et à l’ouest, sont tous Seketâna. On pourrait peut-être considérer cette tribu, qui a gardé en propre le nom générique de toute la famille, comme en étant en quelque sorte le noyau.
Voici comment sont répartis les Seketâna et les Gezoula :
Oulad Iaḥia (du bassin du Sous) Gezoula.
Indaouzal mi-Gezoula, mi-Seketâna.
Aït Semmeg Seketâna.
Seketâna »
Aït Ạmer »
Zenâga »
Tagmout (Ouad Tatta) »
Ida ou Kensous Gezoula.
Aït Jellal »
Iliṛ (Ouad Sidi Moḥammed ou Iạqob) »
Reken Gezoula.
Fedoukkes »
Tazouli Seketâna.
Imtaoun »
Ounzin »
Aginan »
Aït Bou Iaḥia »
Aqqa Iṛen Gezoula.
Qçour Beïḍin Seketâna et Gezoula mélangés.
Qaçba el Djouạ Seketâna.
Trit Gezoula.
Tanziḍa Seketâna.
{ Agadir Seketâna. { { Aït ou Iran Gezoula. { { Bou Mousi n’est d’aucune { famille. Tisint { { Taznout Seketâna. { { { Aït Sidi Seketâna. { { Mḥind { Ez Zaouïa { { { Aït Sidi Gezoula. { { Ạli
Aqqa Igiren Seketâna.
{ Tintazart Seketâna. { { Anṛerif » { { Adis » { { Tiiti » { { Aqqa Izenqad » { { Tiṛremt » { { Isbabaten (Toug er Riḥ) Gezoula. Tatta { { Tigiselt » { { Taldnount » { { Imtfian » { { Aït Iasin » { { Agjgal » { { Aït Sidi El Ḥoseïn » { { Aït Zouli mi-Seketâna, { mi-Gezoula.
Aqqa Seketâna et Gezoula mélangés.
Oulad Iaḥia (du bassin du Dra) Gezoula.
Ida ou Blal Seketâna.
Aït ou Mrîbeṭ Gezoula.
[Note 102 : _Taria_ veut dire château ; ce mot a le même sens que celui de tirremt.]
[Note 103 : Ces villages forment la totalité du district d’Ounila.]
[Note 104 : Ces villages forment la totalité du district d’Assaka.]
[Note 105 : Ces villages forment la totalité du district de Tizgi.]
[Note 106 : Le district d’Aït Zaïneb se compose : 1o des villages que nous venons d’énumérer, 2o de ceux que nous mentionnerons plus loin sur le cours de l’Ouad Imini.]
[Note 107 : Composant la totalité du district.]
[Note 108 : Composant la totalité de ce district.]
[Note 109 : Ces villages forment la totalité de l’Imini.]
[Note 110 : Le territoire des Ikhzama s’étend sur une partie du cours de trois rivières, savoir : l’Ouad Iriri, l’Ouad Amasin, l’Ouad Bou Igouldan.]
[Note 111 : Ces villages forment la totalité de la tribu.]
[Note 112 : Ces villages forment la totalité de la tribu.]
[Note 113 : Ces villages forment la totalité de la tribu.]
[Note 114 : A Zbar se trouve, dit-on, au bord même du Dra, une hauteur rocheuse dont les flancs sont couverts d’inscriptions que nul n’a pu déchiffrer : point de dessins, point de figures, rien que des caractères d’écriture.]
[Note 115 : Sans doute la même que la zaouïa d’Ouzdiin.]
[Note 116 : 1877-1878 ou 1295, appelé dans le langage usuel l’an 95 ; cette année est tristement célèbre dans le sud du Maroc, à cause de la famine terrible qui la signala.]
[Note 117 : On m’a assuré que, depuis mon voyage, la plupart des tribus soumises par le sultan en cette expédition, tant celles du Sahel que celles du bas Sous et du Ras el Ouad, s’étaient soulevées et avaient repris leur indépendance. Ces faits se seraient passés en automne 1884.]
III.
BASSIN DE L’OUAD SOUS.
L’Ouad Sous porte en son cours supérieur le nom d’Ouad Tifnout : il ne prend celui de Sous qu’à partir de son confluent avec l’Ouad Zagmouzen. Cette rivière, presque aussi considérable que lui, se jette sur sa rive gauche au village de Tinmekkoul (Iouzioun). Nous étudierons séparément l’Ouad Tifnout, l’Ouad Zagmouzen et l’Ouad Sous.
1o. — OUAD TIFNOUT.
L’Ouad Tifnout, avant sa jonction avec l’Ouad Zagmouzen, reçoit sur sa rive gauche, entre Tabia et Taïssa, un autre affluent important, l’Ouad Aït Tameldou. Nous nous occuperons successivement de ces deux rivières.
=1o OUAD TIFNOUT.= — On l’appelle souvent dans son cours inférieur Ouad Iouzioun. Il sort du flanc du Grand Atlas à un point nommé Tinzer (narine). Ce lieu est ainsi appelé parce qu’il s’y trouve deux ouvertures juxtaposées comme des narines : l’une est bouchée, à l’intérieur, par un poisson monstrueux ; de l’autre jaillit l’Ouad Tifnout. Cette source merveilleuse est célèbre à plus d’un titre : elle a, dit-on, des propriétés médicales extraordinaires. Au-dessous de Tinzer, l’Ouad Tifnout entre dans la tribu des Aït Tameldou ; il y arrose d’abord un groupe de quatre villages appelé
Tizgi n Taqqaïn ;
puis, restant toujours dans la même tribu, il passe successivement par un grand nombre de villages dont voici les principaux :
Imelil.
Taagnit.
Ouaounzourt.
Mezgemmat.
Asareg.
Tasoult.
Amzarko.
Imi n Amoumen.
Tizourin.
Aït Iṛmor.
Aït Skri. } } Ces quatre villages sont compris sous le nom Askaoun. } d’Aït Ouṛeld. } Moumalou. }
Dar Ougadir.
Ḥeloud.
Dou Ougadir.
Agerd n Ougadir.
Ạnd Aït Dra.
Igidi.
Aṛled Fouqani.
Timiṭeṛ.
Aṛled Taḥtani.
Mzi.
Tilkit.
Tarneouin.
Tabia.
Ici l’Ouad Tifnout sort du territoire des Aït Tameldou et entre sur celui des Iouzioun. Il y arrose successivement les villages de :
Taïssa.
Takherri.
Tamararsent.
Toug el Khir.
Agaouz.
Tinksif.
Agdz Igourramen.
Taouarsout.
Ichakoukf.
Idergan.
Asoul.
Taṛrat.
Ibergnat.
Asaoun.
Tabia.
Agdz Aït ou Asṛar.
Aoufour.
Toug el Khir Taḥtani.
Anmid.
Tinmekkoul.
A ce village, l’Ouad Tifnout s’unit à l’Ouad Zagmouzen : là commence l’Ouad Sous.
L’Ouad Tifnout a de l’eau durant l’année entière sur toute l’étendue de son cours. Les bords en sont d’une richesse extrême : de la source de la rivière au confluent où elle finit, ils ne sont qu’un long jardin. Les eaux ne cessent de couler au milieu des cultures et à l’ombre des arbres fruitiers. Noyers, grenadiers, oliviers se pressent sur les rives ; la vigne court le long de leurs branches ; blés, orges, maïs font un tapis à leurs pieds.
Distances : de Tinzer à Tabia 1 jour.
de Tinzer à Tizgi n Taqqaïn 3 heures.
de Tizgi n Taqqaïn à Imelil 1 heure.
de Imelil à Ouaounzourt 3/4 d’heure.
de Ouaounzourt à Imi n Amoumen 1 h. 1/2.
de Imi n Amoumen à Agerd n Ougadir 1 h. 1/2.
de Agerd n Ougadir à Dou Ougadir 1/2 heure.
de Dou Ougadir à Timiṭeṛ 1 heure.
de Timiṭeṛ à Dar Ougadir 1 h. 1/2.
de Imelil à Tabia fort 1/2 jour.
de Tabia à Taïssa 1 heure.
=AFFLUENTS.= — L’Ouad Tifnout reçoit un grand nombre d’affluents ; ce sont :
RIVE DROITE :
Ouad Amoumen, s’y jetant à Imi n Amoumen.
Ouad Idikel, s’y jetant à Dar Ougadir.
Ouad Izgrouzen, s’y jetant à Dou Ougadir.
Ouad Ikis, s’y jetant à Agerd n Ougadir.
RIVE GAUCHE :
Ouad Inmarakht, s’y jetant à Ouaounzourt.
Ouad Saksad, s’y jetant à Dar Ougadir.
Ouad Msount, s’y jetant à Timiṭeṛ.
Ouad Tizgi n Mousi, s’y jetant à Mzi.
OUAD AMOUMEN. — Il prend sa source dans le Grand Atlas, traverse le territoire des Aït ou Amoumen (composé de 9 villages, tous sur son cours), et se jette dans l’Ouad Tifnout. Les Aït ou Amoumen sont une fraction des Aït Tameldou.
L’Ouad Amoumen a de l’eau sur tout son cours et en toute saison.
Distances : de l’Adrar n Deren aux Aït ou Amoumen 1/2 jour.
des Aït ou Amoumen à Imi n Amoumen 1 heure.
OUAD IDIKEL. — Il prend sa source au Djebel Idikel. De là il traverse, en descendant, d’abord le district d’Idikel (composé de 14 villages, tous sur son cours) ; puis, au-dessous, celui de Talat n Ig (4 villages). L’un et l’autre sont des fractions des Aït Tameldou.
L’Ouad Idikel n’a d’eau que pendant la saison des pluies.
Distances : de l’Idikel au Talat n Ig 5 heures.
du Talat n Ig à Dar Ougadir 1 h. 1/2.
du Talat n Ig à Aṛled Fouqani (route dans le 3 heures. désert)
OUAD IZGROUZEN. — Il prend sa source au Tizi n Tamejjout. Il passe d’abord par le village de Tamejjout, puis il traverse le territoire des Izgrouzen, composé de 21 villages, tous sur son cours. De là il se jette dans l’Ouad Tifnout. Tamejjout, ainsi que les Izgrouzen, fait partie de la tribu des Aït Tameldou.
L’Ouad Izgrouzen n’a d’eau que pendant la saison des pluies.
Le Tizi n Tamejjout est traversé par un chemin allant des Izgrouzen à Agoundis : d’Agoundis on peut gagner Dar El Genṭafi, et de là Merrâkech.
Distances : du Tizi n Tamejjout à Tamejjout 1 heure.
de Tamejjout aux Izgrouzen 1 heure.
des Izgrouzen à Dou Ougadir 1 h. 1/2.
des Izgrouzen à Agoundis fort 1/2 jour.
d’Agoundis à Dar El Genṭafi fort 1/2 jour.
OUAD IKIS. — Il prend sa source dans le Grand Atlas et traverse ensuite le territoire d’Ikis (composé de 14 villages, tous sur son cours) ; de là il se jette dans l’Ouad Tifnout. L’Ikis est une fraction des Aït Tameldou.
Cette rivière n’a d’eau que dans la saison des pluies.
Distances : de l’Adrar n Deren à l’Ikis 1/2 jour.
de l’Ikis à Agerd n Ougadir 1/2 jour.
OUAD INMARAKHT. — Il traverse d’abord la fraction d’Inmarakht (composée de 7 villages tous sur son cours) ; de là il passe dans celle des Aït Leti (composée de 15 villages, tous sur son cours), puis dans celle d’Asif n Sous (3 villages) ; de là il se jette dans l’Ouad Tifnout. Les divers groupes que traverse l’Ouad Inmarakht font tous partie des Aït Tameldou.
Cette rivière a de l’eau en abondance sur tout son cours, pendant l’année entière.
Distances : d’Inmarakht aux Aït Leti 1 heure 1/2.
des Aït Leti à Asif n Sous 1 heure.
d’Asif n Sous à Ouaounzourt 1 heure.
OUAD SAKSAD. — Il prend sa source au Djebel Saksad ; de là il arrose successivement les deux villages d’Ifergan et d’Ạnd Imzilen. L’un et l’autre font partie des Aït Iṛmor, fraction des Aït Tameldou.
Il y a toujours de l’eau dans l’Ouad Saksad, et sur tout son cours.
Distances : du Djebel Saksad à Ifergan 1 heure.
d’Ifergan à Dar Ougadir 1 heure.
OUAD MSOUNT. — Il prend sa source dans le Khela Tamzernit (forêt de teceft). Au sortir de ce désert, il entre sur le territoire des Aït Msount, fraction des Aït Tameldou ; il y arrose successivement les villages de Isḥerin, Izoukennan, Aït Ḥedin, Aït ou Allal, Tidirmit, Imi n Msount.
De là il gagne Timiṭeṛ, où il se jette dans l’Ouad Tifnout.
Il n’a d’eau que dans la saison des pluies.
Distances : du Khela Tamzernit à Isḥerin 1 heure.
d’Isḥerin à Timiṭeṛ 1 heure.
AFFLUENT. — L’Ouad Msount en reçoit un, l’Ouad Aït Mesri, se jetant sur sa rive gauche à Isḥerin.
=Ouad Aït Mesri.= — Il traverse le territoire des Aït Mesri (7 villages, tous sur son cours), fraction des Aït Tameldou.
Il n’a d’eau que durant la saison des pluies.
Distance : des Aït Mesri à Isḥerin 1/2 jour.
OUAD TIZGI N MOUSI. — On l’appelle aussi Ouad Izgern. La source en est dans le désert, peu au-dessus de Tizgi n Mousi. Il passe d’abord par le village de Tizgi n Mousi, puis par l’Amzaourou (6 villages, tous sur son cours) ; de là il traverse le territoire des Izgern (9 villages) ; il rentre ensuite dans le désert, où il reste jusqu’à son confluent avec l’Ouad Tifnout. Les villages et fractions situés sur son cours font partie des Aït Tameldou.
Il n’a d’eau que durant la saison des pluies.
Distances : de Mial (Ouad Aït Tameldou) à Tizgi n Mousi 3 heures. (désert)
de Tizgi n Mousi à l’Amzaourou 1 heure.
de l’Amzaourou aux Izgern 3 heures.
des Izgern à Mzi (Ouad Tifnout) 1/2 jour.
=REMARQUES SUR LES TRIBUS.= — Le territoire des Iouzioun se compose exclusivement des villages que nous avons énumérés sur le cours de l’Ouad Tifnout. Les Iouzioun forment une tribu séparée ; ils sont indépendants du sultan, mais reconnaissent la suprématie des deux puissants chikhs des Aït Tameldou : chacun de ces chefs a la moitié d’entre eux sous son autorité. Les Iouzioun sont de race et de langue tamaziṛt. Ils sont Chellaḥa. C’est une tribu riche et commerçante. Un marché, le Tlâta Tabia. Deux mellaḥs.
2o _OUAD AIT TAMELDOU_. — On lui donne aussi parfois le nom d’Ouad Tittal. Il prend sa source dans le désert d’Igisel. De là il entre dans la tribu des Aït Tameldou, où il reste pendant tout son cours ; il y arrose successivement les villages suivants :
Tittal, Mial, Tazoult, Aban, Bou Tizi, Aït Melloul, Ikouchoden, Id Marmouch, Inmezzen, Igourzan, Ida ou Amṛar, Talat n Ougnal, Arbalou, Iṛil, Tammarouin, Aït Qedni.
Ce village est le dernier de l’Ouad Aït Tameldou, qui de là se jette sur la rive gauche de l’Ouad Tifnout, un peu au-dessous de Taïssa.
L’Ouad Aït Tameldou a toujours beaucoup d’eau dans son lit, tout le long de son cours.
Distances : de Tizi n Ougdour à Tittal 5 heures.
de Tittal à Mial 1 heure.
de Mial à Tazoult 1 heure.
de Tazoult à Aït Melloul 1 heure.
d’Aït Melloul à Arbalou 2 h. 1/2.
d’Arbalou à Aït Qedni 1 h. 1/2.
d’Aït Qedni à Taïssa 1 h. 1/2.
=AFFLUENTS.= — L’Ouad Aït Tameldou reçoit plusieurs affluents ; ce sont :
RIVE DROITE :
Ouad Amzarou, s’y jetant à Tazoult.
Ouad Igemran, s’y jetant à Aït Melloul.
Ouad Mançour, s’y jetant à Arbalou.
RIVE GAUCHE :
Ouad Achakski, s’y jetant à Mial.
Ouad Aoullous.
OUAD AMZAROU. — Il prend sa source au désert d’Ifenouan. Tout le cours en est sur le territoire des Aït Tameldou. Il arrose successivement les villages de Tagrioualt, Ạraben, Assaka, Ida El Ḥasen Ạli, Aït Ouahou, Anrouz, Tazoult.
A ce dernier point, il se jette dans l’Ouad Aït Tameldou.
L’Ouad Amzarou a de l’eau pendant toute l’année et sur tout son cours.
Distances : du Khela Ifenouan à Tagrioualt 3 heures.
de Tagrioualt à Assaka 1/2 heure.
d’Assaka à Tazoult 1 heure.
AFFLUENT. — L’Ouad Amzarou reçoit un affluent, l’Ouad Tasoukt, se jetant sur sa rive gauche à Assaka.
=Ouad Tasoukt.= — Il prend sa source dans le désert de Tiddes. Tout le cours en est sur le territoire des Aït Tameldou ; il y arrose d’abord un groupe de 3 villages appelé Aït Ouartasa puis successivement, Akchtim, Aït Iferd, Assaka, où est son confluent avec l’Ouad Amzarou.
Il a de l’eau en toute saison sur tout son cours.
Distances : du Khela Tiddes à Aït Ouartasa faible 1/2 jour.
d’Aït Ouartasa à Assaka 1 heure.
OUAD IGEMRAN. — Il prend sa source au Djebel Agendi, montagne boisée, couverte de grandes forêts de teceft. Tout le cours en est sur le territoire des Aït Tameldou : il y arrose successivement les villages suivants :
Igemran (formée de 2 villages), Tizgi n Ouḥakki, Tamjerjt (très grand village), Aït Melloul.
Il n’a d’eau que pendant la saison des pluies.
Distances : du Djebel Agendi à Igemran 1/2 heure.
d’Igemran à Tamjerjt 1/2 heure.
de Tamjerjt à Aït Melloul 1/2 heure.
AFFLUENT. — L’Ouad Igemran reçoit l’Ouad Aït Tougda, se jetant sur sa rive droite un peu au-dessus d’Aït Melloul.
=Ouad Aït Tougda.= — Il prend sa source au Djebel Agendi. Tout le cours en est sur le territoire des Aït Tameldou. Il arrose successivement les villages suivants :
Aït Ouzaṛar, Aït Tougda.
Puis il se jette dans l’Ouad Igemran.
Il n’a d’eau que pendant la saison des pluies.
Distances : du Djebel Agendi à Aït Ouzaṛar 1 heure.
d’Aït Ouzaṛar à Aït Melloul 1/2 heure.
OUAD MANÇOUR. — Il prend sa source au désert de Timoures. Tout le cours en est sur le territoire des Aït Tameldou. Il arrose successivement les villages suivants :
Mançour, Tlzoui, Amazzer, Agerd n Zarar, Tagadirt, Taṛeroucht, Iloukous, Ilemsen, Taourirt, Imoula, Timiṭeṛ, Ouaouzgert, Arbalou.
A ce dernier village est le confluent de l’Ouad Mançour et de l’Ouad Aït Tameldou.
La rivière a de l’eau sur tout son cours et pendant toute l’année.
Distances : du Khela Timoures à Mançour 1 heure.
de Mançour à Tlzoui 1/2 heure.
de Tlzoui à Arbalou 1 h. 1/2.
AFFLUENT. — L’Ouad Mançour reçoit l’Ouad Tizgi, qui se jette sur sa rive droite à Tlzoui.
=Ouad Tizgi.= — Il prend sa source au désert d’Ifenouan. Tout le cours en est sur le territoire des Aït Tameldou. Il arrose successivement :
Tizgi, Talmoudat, Igourdan, Tichki, Ida Ạli ou Ḥammou, Imskal, Timgdal, Tlzoui.
A ce dernier point est son confluent avec l’Ouad Mançour.
Il a toujours de l’eau dans son lit, sur tout son cours et en toute saison.
Distances : du Khela Ifenouan à Tizgi 1 heure.
de Tizgi à Tlzoui 1 heure.
OUAD ACHAKSKI. — On l’appelle aussi Ouad Mial. Il prend sa source au Djebel Achakski. Pas un seul lieu habité sur son cours.
Il n’a d’eau que pendant la saison des pluies.
OUAD AOULLOUS. — On l’appelle aussi Ouad Aït Tedrart. Il prend sa source dans le Siroua : il arrose sur son cours les villages suivants, appartenant tous aux Aït Tedrart :
Tadmamt, Aoullous, Tamalout, Azgaour, Adṛeṛ, Tamalout Aït Ạmer ou Ạli, Asif Zimer, Agerd n Oudrer, Aglagal, Askaoun.
De là, plus de lieu habité sur son cours jusqu’à son confluent avec l’Ouad Aït Tameldou.
Les Aït Tedrart sont une fraction de la tribu des Aït Selîman.
Distances : de Tadmamt à Askaoun 2 heures.
d’Aoullous à Amasin (Ikhzama) 1/2 jour.
d’Agerd n Oudrer à Iṛil n Oro (en traversant 1/2 jour. le désert de Teddref)
d’Agerd n Oudrer à Taïssa 3 h. 1/2.
AFFLUENT. — L’Ouad Aoullous reçoit à Askaoun l’Ouad Id ou Illoun, qui se jette sur sa rive gauche.
=Ouad Id ou Illoun.= — Il reste pendant tout son cours sur le territoire des Id ou Illoun, où il arrose successivement les villages de :
Tinzert, Iferṛan, Agni, Almessa, Aouzrout.
Les Id ou Illoun sont une fraction de la tribu des Aït Selîman.
Distances : de Tinzert à Aouzrout 1 heure.
d’Agni à Aglagal (Ouad Aoullous) 1 heure.
d’Agni à Outoura (Ouad Zagmouzen) 2 heures.