Part 15
Rentrés à Tunis, nous préparons sans retard notre excursion à Djezeïret Djamour (île Zembra) dont la visite doit terminer notre mission. Cette petite île, située à près de cinquante kilomètres au nord-est de la Goulette et à dix kilomètres environ de l’extrémité de la presqu’île du Cap Bon, n’avait pas pu être explorée par la Mission botanique de 1883, malgré l’intérêt qu’elle paraissait offrir ; elle nous était donc tout spécialement recommandée.
Partis de la Goulette, M. Valéry Mayet et moi, le jeudi 2 juillet à une heure du matin, sur une grande barque pontée frétée pour nous par les soins de M. Cubissol, vice-consul français, nous sommes forcés, faute de vent, de louvoyer toute la journée le long de la presqu’île du Cap Bon. Vers quatre heures du soir seulement, grâce à une forte brise qui se lève inopinément, nous parvenons, après deux heures employées à courir des bordées, à atterrir sur le seul point accessible de cet immense rocher isolé, dont la cime est élevée de près de 450 mètres, et qui, à sa partie septentrionale, plonge d’une hauteur à pic de près de 250 mètres dans la mer.
L’île n’offrant aucune ressource et n’étant habitée que par une seule famille de bergers pêcheurs, possédant un troupeau d’une centaine de chèvres et une bande de porcs, nous devrons passer la nuit et prendre nos repas à bord de la barque ancrée au milieu des vestiges d’un vieux port, remontant sans doute à l’époque carthaginoise. Toutefois, nous nous empressons de débarquer pour utiliser les quelques heures de jour qui restent encore à faire une première reconnaissance dans l’espèce de vallon qui, dans sa partie méridionale, sépare en deux parties la montagne dont est formé cet îlot, détaché du massif montagneux du Cap Bon. Cette excursion préliminaire, en nous fixant sur la topographie de l’île, nous permet de combiner une course plus étendue, projetée pour le lendemain. Dès nos premiers pas sur le rivage, nous avons la satisfaction de découvrir, au milieu de buissons de _Calycotome villosa_ et de touffes de _Senecio Cineraria_, l’une des plantes les plus intéressantes qu’ait encore fournies notre voyage : c’est le _Poterium spinosum_, appartenant à la flore du bassin oriental de la Méditerranée, et qui est là à sa station la plus occidentale. Il forme des buissons épineux, aussi désagréables à traverser que ceux du _Zizyphus Lotus_, et vit dans les sables marins où, quoique très abondant, il est confiné dans un espace de quelques centaines de mètres carrés, au voisinage du rivage. Sur ce même point, en s’enfonçant dans le vallon jusqu’aux premières pentes de la montagne, il existe des vestiges de constructions, révélant l’existence d’un ancien centre d’habitations ou tout au moins d’établissements assez importants.
L’îlot, comme nous venons de le dire, est séparé en deux portions, orientale et occidentale, par le vallon qui, venant mourir au point de notre mouillage, s’élève graduellement sur une longueur d’environ un kilomètre jusqu’à la crête d’une falaise d’à peu près 150 mètres d’élévation qui plonge brusquement dans la mer. Le sol de cette vallée est argilo-siliceux et recouvert, sur beaucoup de points, d’une couche d’humus dans laquelle croissent abondamment des broussailles où dominent le Lentisque, le Myrte et le _Cistus Monspeliensis_, ainsi que quelques Bruyères en arbre.
L’approche de la nuit mettant fin à notre promenade, nous regagnons au plus vite la barque où nous attend notre modeste repas du soir. Quant au repos de la nuit, il est troublé sans relâche par les mugissements d’un vent furieux et les cris stridents, semblables à des miaulements de chats, poussés par des milliers d’oiseaux de mer, Puffins, Pétrels ou Stercoraires, qui ont leurs nids dans les falaises de l’île, dont ils sont les véritables possesseurs.
Le lendemain matin, 3 juillet, nous entreprenons de bonne heure l’exploration de l’ensemble de l’île. Prenant d’abord à droite de la vallée, nous gravissons des rochers abrupts où nous cueillons, non sans courir quelques dangers, plusieurs des plantes les plus intéressantes découvertes par la Mission de 1883 au Cap Bon, notamment une espèce nouvelle de _Scabiosa_ (_S. farinosa_ Coss.) et un _Dianthus_ voisin du _Dianthus Bisignani_, que M. Cosson considère comme nouveau (_D. Hermæensis Coss._). Puis, tournant la pointe orientale de l’île, nous en atteignons, après mille difficultés, le sommet méridional. Longeant ensuite la crête que nous avons visitée la veille, nous rencontrons quelques ruines d’anciennes constructions, et, après avoir franchi entre des rochers un passage dangereux, nous descendons dans une dépression faisant face à l’est, dépression dans laquelle sourd une source peu abondante dont l’eau est sensiblement saumâtre. Autour de cet endroit humide, la végétation est des plus plantureuses : d’énormes pieds de _Cirsium giganteum_ s’élancent du milieu des roches éboulées, le _Senecio Cineraria_ montre partout à profusion ses feuilles tomenteuses blanches et ses capitules d’or, tandis que l’_Anthyllis Barba-Jovis_, les _Phillyrea_, les Lentisques, les Cistes de Montpellier et les Palmiers-nains croissent jusqu’au sommet de rochers abrupts qu’escalade sans peine un troupeau de chèvres. De nombreux Lapins, qui nous paraissent en tout semblables à ceux de France, fuient sur notre passage, justifiant la réputation faite à Djezeïret Djamour pour leur abondance, et une multitude d’oiseaux de mer, qui ont fait leurs nids dans les anfractuosités des rochers, tournoient sur nos têtes en poussant des cris d’alarme. Le site est des plus sauvages, et d’autant plus pittoresque, que nous dominons alors de deux cents mètres à pic le flot qui bat furieusement le pied des falaises. C’est dans cette partie de notre exploration, qui se continue par un sentier scabreux courant sur le flanc septentrional de l’île, que nous trouvons à la fois, sur les roches escarpées, le _Dianthus_ déjà indiqué, le _Brassica insularis_ atteignant les proportions d’un petit arbrisseau et le _Brassica Gravinæ_, et que nous recueillons, malheureusement sans fleurs et sans fruits, l’intéressant _Iberis semperflorens_, plante nouvelle pour la flore du Nord de l’Afrique et qui n’était signalée jusqu’ici que dans la Sicile et l’Italie méridionale. Sous un rocher surplombant, nous trouvons un petit gisement de sulfate d’alumine, puis, profitant d’une coupure naturelle entre les rochers à pic, nous gagnons à la force du poignet un des points les plus élevés de l’île. Ce n’est pas sans satisfaction, après avoir franchi ce mauvais passage, que nous pouvons enfin marcher sur un terrain plus sûr et moins incliné.
Au pied d’une immense muraille de rochers dolomitiques, se trouve une petite source dont l’eau, retenue dans un bassin creusé par les bergers, nous invite à prendre quelque nourriture et à nous reposer environ une heure. Nous y recueillons l’_Asplenium Adiantum-nigrum_, le _Ceterach officinarum_, et, sur un terrain dénudé par le feu, nous trouvons de nombreux pieds de l’_Erodium maritimum_, plante occidentale nouvelle pour la flore tunisienne et dont la limite à l’est avait été jusqu’ici la Sardaigne orientale. L’eau de la source sortirait plus abondamment au moyen de quelques travaux faciles à exécuter, et il est probable que jadis elle a été utilisée et amenée dans le voisinage du port par une conduite dont on retrouve encore quelques vestiges dans la partie basse de l’île.
Notre halte achevée, nous nous mettons en devoir d’atteindre le point désigné comme le plus élevé de Djezeïret Djamour ; mais déjà le vent, qui n’a cessé de souffler violemment, amène rapidement des nuées qui enveloppent bientôt les sommets et dérobent à nos yeux les cimes les plus hautes. La pointe où nous sommes porte le nom de Pico d’Acqua Santa, et domine les falaises du nord-ouest ; le baromètre holostérique y marque 728 millimètres, et la température y est de + 24 degrés centigrades ; à trois heures du soir, nous avons observé, sur le bord même de la mer, au même instrument, 765 millimètres avec la même température ; ce sommet aurait donc environ 450 mètres d’altitude, hauteur importante, eu égard au peu d’étendue de l’îlot qui se dresse presque à pic au-dessus de la mer. Est-ce réellement le point culminant de l’île ? Le brouillard nous empêchant d’atteindre une seconde cime, nous ne saurions l’affirmer.
La pente par laquelle nous nous mettons en devoir de redescendre est couverte d’épaisses broussailles, mais nous n’y rencontrons que des buissons élevés de deux à trois mètres ; les vrais arbres y font totalement défaut, par suite des coupes fréquentes du maquis, objet d’une exploitation permanente de la part des Italiens, qui transportent journellement des fagots, nous ne savons au juste à quelle destination, mais peut-être bien à la pêcherie de thons, dite Tonara, établie sur la côte de la presqu’île du Cap Bon. Environ à moitié de la hauteur de la montagne, nous remarquons des traces d’anciens travaux que l’on dirait avoir constitué une sorte de barrage pour retenir, dans une dépression naturelle actuellement à peu près comblée, soit les eaux de la source d’Acqua Santa, soit les eaux d’écoulement des pentes avoisinantes.
Désireux de rentrer au plus vite à Tunis où nous attend le lendemain le Ministre Résident, qui nous a gracieusement invités à déjeuner à la Marsa, nous pressons en vain nos marins de partir sans délai ; prétextant la violence du vent, et en réalité dans le but de prendre un chargement de fromages et d’embarquer plusieurs chasseurs qui étaient venus tuer des lapins pour les vendre à Tunis, ils ne se décident à lever l’ancre qu’à neuf heures du soir et par une brise tout aussi violente que dans la journée. Sous son impulsion, nous filons rapidement jusque vers onze heures du soir, par un clair de lune splendide qui nous permet de voir pendant longtemps le rocher de Djamour. Mais, vers minuit, la brise ayant molli tout à coup, nous cessons d’avancer, et, à l’aube, lorsque nous croyions être en vue de la Goulette, nous nous apercevons avec stupeur que nous sommes encore dans les parages de l’îlot, et que, par un calme plat, nous dérivons, sous l’action des courants, dans la direction de Porto-Farina. Cette fastidieuse navigation, contre laquelle nous ne pouvons rien, se prolongeant jusqu’à midi, ce n’est qu’à deux heures du soir que nous passons en vue de la Marsa et du cap Carthage, et à quatre heures seulement, que nous débarquons à la Goulette, où nous eussions été rendus dans la nuit sans l’obstination malencontreuse du patron de notre barque.
Sauf l’incident peu agréable qui nous a empêchés de nous rendre à l’invitation du Ministre, nous n’avons qu’à nous féliciter de cette excursion, l’une des plus importantes de tout le voyage, au point de vue de ses résultats scientifiques.
C’est surtout à Djezeïret Djamour que nous avons eu à regretter que la saison fût trop avancée pour les herborisations. Malgré le mauvais état de la végétation, dû à la saison et à une sécheresse contrastant avec l’humidité exceptionnelle que nous avions trouvée dans le Sud, nous avons cependant fait quelques découvertes d’un véritable intérêt. Nous croyons donc utile de donner la liste presque complète des plantes que nous avons recueillies ou observées :
Clematis Flammula L.
—— cirrhosa L.
Glaucium luteum Scop.
Fumaria Bastardi Boreau.
Iberis semperflorens L., nouveau pour la flore des États Barbaresques.
Brassica insularis Moris.
—— Gravinæ Ten.
Capparis spinosa L. _var._ rupestris.
Helianthemum guttatum Pers.
Cistus salviæfolius L.
—— Monspeliensis L.
Dianthus Hermæensis Coss. (D. Bisignani aff.).
Vitis vinifera L., reste de cultures anciennes.
Erodium maritimum L’Hérit., nouveau pour la Tunisie.
Pistacia Lentiscus L.
Calycotome villosa Link.
Anthyllis Barba-Jovis L.
Poterium spinosum L., nouveau pour la Tunisie.
Myrtus communis L.
Ecbalium Elaterium Rich.
Polycarpon Bivonæ J. Gay.
Sedum cæruleum Vahl.
—— dasyphyllum L. _var._ glanduliferum.
—— tuberosum Coss. et Lx., déjà trouvé à El-Haouiria par la Mission de 1883.
Umbilicus horizontalis Guss.
Mesembryanthemum crystallinum L.
Daucus gummifer Lmk.
Crithmum maritimum L.
Lonicera implexa Ait.
Scabiosa farinosa Coss., découvert en 1883 par MM. Letourneux et Reboud, au Cap Bon et au Djebel Abd-er-Rahman.
Logfia Gallica Coss. et G. de St-P.
Asteriscus maritimus Mœnch.
Inula viscosa Ait.
—— graveolens Desf.
Senecio Cineraria DC.
Cirsium giganteum Spreng.
Seriola lævigata L.
Hyoseris radiata L.
Campanula dichotoma L.
Arbutus Unedo L.
Erica multiflora L.
—— arborea L.
Anagallis arvensis L.
Phillyrea media L.
Nerium Oleander L.
Erythræa ramosissima Pers.
—— Centaurium L. _var._ fruticulosa.
Heliotropium Europæum L.
Echium maritimum Willd.
Mentha Pulegium L.
Statice virgata Willd.
—— echioides L.
Salsola Tragus L.
Polygonum maritimum L.
Daphne Gnidium L.
Thymelæa hirsuta Endl.
Ficus Carica L. subsp.
Parietaria diffusa Mert. et Koch.
Morus nigra L., reste de cultures.
Quercus Ilex L. ?
Juniperus Phœnicea L.
Allium pallens L.
Pancratium maritimum L.
Chamærops humilis L.
Arum Italicum Mill.
Lagurus ovatus L.
Polypogon subspathaceus Req.
Ammophila arenaria Link.
Melica minuta L.
Asplenium Adiantum-nigrum L. _var._
Ceterach officinarum C. Bauh.
Trois des espèces les plus intéressantes de cette liste sont l’_Iberis semperflorens_, le _Poterium spinosum_ et l’_Erodium maritimum_, toutes trois nouvelles pour la Tunisie et la côte africaine septentrionale, car elles paraissent faire de la presqu’île du Cap Bon, dont Djezeïret Djamour n’est qu’un lambeau détaché, un lien entre la flore du bassin occidental et celle du bassin oriental de la région méditerranéenne. L’existence de ces plantes à Djezeïret Djamour nous paraît démontrer, ainsi que l’admet notre savant ami M. E. Cosson, que la presqu’île du Cap Bon a été reliée à la Sicile, antérieurement à la distribution actuelle des végétaux, par un continent dont les îles actuellement existantes ne sont que des témoins.
Djezeïret Djamour paraît être formé de calcaires gris semblables à ceux que l’on rencontre au Cap Bon. Un grès grossier se montre cependant sur quelques points dans la dépression qui partage l’îlot, du nord-est au sud-ouest, dans sa partie la plus étroite. Les couches sont redressées vers le nord-ouest et coupées à pic au-dessus de la mer, sauf sur un petit espace, le seul où il soit possible d’aborder. Nous n’y avons rencontré aucun fossile, mais nous y avons constaté des traces d’oxyde de fer, et, sur un point de l’escarpement nord-ouest, des efflorescences jaunâtres qui paraissent alunifères. La petite source située dans une dépression au nord est légèrement salée.
Le fait zoologique le plus saillant observé dans l’îlot de Djamour est la présence en quantité innombrable du Lapin, qui y est l’objet d’un trafic avec Tunis. Les individus de ce rongeur que nous avons pu nous procurer ne nous ont montré aucun caractère qui le distingue de l’espèce d’Europe. Le Lapin se trouve aussi dans l’îlot voisin (Zembretta) et dans l’îlot situé près de Sousa et qui, à cause de son abondance, est appelé Conigliera (du nom italien du lapin : _coniglio_), tandis qu’il n’existe en Tunisie sur aucun point de la terre ferme.
Nous signalerons aussi l’abondance extrême des oiseaux de mer (Puffins, Pétrels, Stercoraires) qui nichent par milliers dans les rochers du nord-ouest de l’îlot.
Il est regrettable que la brièveté de notre séjour à Djamour ne nous ait pas permis de nous livrer à la recherche des mollusques marins, car quelques débris de coquilles, entre autres des _Patella Lamarckii_ et _P. Oculus_, de très grande taille, ainsi que des _Purpura Hæmastoma_ et _P. Bezoar_, nous font présumer qu’il y aurait beaucoup à trouver en explorant le rivage et les roches qui entourent l’îlot. Quant aux mollusques terrestres, l’extrême sécheresse en a rendu la recherche infructueuse.
La saison était également trop avancée pour les chasses entomologiques, et notre court séjour ne nous a procuré qu’un coléoptère intéressant, mais en grande abondance, le _Philax Tuniseus_ Leurat, que nous n’avions pas rencontré sur le continent.
Notre excursion à l’îlot de Djamour termine, ainsi que nous l’avons dit déjà, la série des recherches dévolues à notre groupe d’explorateurs. Du reste, la saison avancée et les chaleurs ne nous eussent plus permis d’obtenir des résultats sérieux.
Le samedi 5 juillet, nous quittons la terre d’Afrique, et le 7 au matin nous débarquons dans le port de Marseille, après un voyage de 106 jours, dont plus de 90 ont été exclusivement consacrés aux explorations. Enfin, les membres du groupe dont j’avais eu l’honneur de diriger les recherches se séparent à Marseille, après avoir adressé au Ministère de l’instruction publique, pour être remis aux mains du Président de la Commission scientifique, les résultats de leurs récoltes.
Je crois pouvoir dire, en terminant cet historique de notre voyage, que nous avons conscience, mes collègues et moi, d’avoir apporté dans l’accomplissement de la mission qui nous avait été confiée le dévouement le plus absolu à la science. Rien n’a été négligé par nous pour obtenir les résultats les plus fructueux, eu égard à la grande étendue de pays que nous avions à parcourir et aux ressources trop limitées mises à notre disposition. Trop souvent, nous avons eu à regretter le manque de temps ou de moyens d’action. C’est ainsi que l’exploration des montagnes de Ceket et de Sened, et en général de toute la région du Tahla, ainsi que celle du Djebel Berd, aurait exigé au moins le double du temps que nous avons pu y consacrer. Le fond de la mer, entre l’île de Djerba et la côte, dans le canal des Kerkenna, et surtout autour de la petite île de Djamour, aurait pu donner lieu à de fructueux dragages, que nous n’avions pas le moyen d’exécuter. Ces dragages auraient certainement fait connaître des crustacés, des mollusques et des zoophytes qui eussent offert de l’intérêt. De même, la capture des mammifères et celle des oiseaux ont dû être forcément négligées, leur préparation exigeant beaucoup de temps et ne pouvant être exécutée que par une personne spécialement chargée de cette opération. Nous avons pu, toutefois, rapporter de nombreux reptiles, ainsi qu’un certain nombre d’échantillons de roches et de fossiles qui pourront fournir des indications sur les terrains du pays que nous avons exploré. Ces derniers ont été soumis à l’examen de M. Rolland, et les mollusques terrestres ont été communiqués à M. Bourguignat, l’un des savants auteurs du _Prodrome de la malacologie de la Tunisie_.
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NOTES :
[Note 1 : Voir _Archives des missions scientifiques et littéraires_, 3e série, IV.]
[Note 2 : Dans cette liste les noms des plantes qui n’ont pas été observées en Algérie sont précédés du signe * et sont suivis de l’indication de leur distribution géographique générale. — Consulter, pour la distribution géographique des autres espèces, observées en Algérie, les diverses publications de M. E. Cosson et spécialement la _Liste des plantes observées dans la région saharienne des environs et au sud de Biskra_ (_Ann. sc. nat._, sér. 4, IV, 281-288).]