Poésies de Daniel Lesueur

Part 8

Chapter 83,210 wordsPublic domain

Dans la nuit magnifique, au calme clair de lune, Le long train, serpentant parmi les noirs massifs, Nous ramena bien tard vers Paris, tout pensifs, Échangeant en baisers notre extase commune, Dans la nuit magnifique, au calme clair de lune.

Sur votre épaule, ami, j'avais posé mon front. Nous étions seuls. Au loin fuyaient les douces plaines. L'air vif, en se jouant, confondait nos haleines. (Jusqu'à la mort ainsi nos bouches se joindront.) Sur votre épaule, ami, j'avais posé mon front.

Je vous disais des mots très lents, d'une voix basse. Les grands arbres couraient; les groupes des maisons Piquaient d'étoiles d'or les sombres horizons; Quelque heure au loin sonnait, légère, dans l'espace. Je vous disais des mots très lents, d'une voix basse.

Je vous disais: «Voilà l'image de nos jours: Enlacés, nous verrons la fuite des années Partout disjoindre, unir, briser des destinées, Et nous nous appuierons l'un sur l'autre, toujours.» Je vous disais: «Voilà l'image de nos jours.»

Les bois, les champs dormaient, baignés de clartés bleues. Le grand train mugissait comme un monstre affolé Qui se fût dans l'abîme à jamais envolé, Entre la terre et nous mettant cent mille lieues. Les bois, les champs dormaient, baignés de clartés bleues.

Je n'avais pas besoin de relever les yeux Pour sentir jusqu'au cœur vos regards enivrés Qui se posaient sur moi, noyés de pleurs sacrés, Me causant un frisson aigu, délicieux... Je n'avais pas besoin de relever les yeux.

Et ce fut un instant plus beau qu'un très beau rêve. La Nature est vraiment une argile en nos mains; Nous pouvons en tirer des bonheurs surhumains, La transformant au gré d'une chimère brève. Oui, ce fut un instant plus beau qu'un très beau rêve.

_RENOUVEAU_

Tu veux entendre encor la langue douce et chère Qui t'a charmé jadis et vaincu par ma voix; Ton cœur veut s'enchanter de la rime légère, Ce soir, comme autrefois.

Tu me dis doucement, tout bas, le regard triste: «Après le mois des nids, les chants sont superflus. Ma fauvette se tait... Son amitié subsiste, Mais son amour n'est plus.

«A l'heure du désir, sous la tendre feuillée, En mai, la chanson part et vibre en liberté; Mais, plus tard, la forêt s'apaise, ensommeillée, Durant le morne été.

«Et toi, chère âme ardente et vive de poète, Tu nous fais des printemps très brillants, mais très courts. Le mien s'est envolé, car te voilà muette, Et depuis bien des jours.»

Méchant! Qu'as-tu pensé?... Ton reproche morose Me fait haïr la rime au double écho moqueur. Que t'importent, dis-moi, soit les vers, soit la prose, A toi qui vois mon cœur?

Cependant ton regret réveille dans mon âme Comme un concert lointain de nos hymnes chéris. Je veux revoir briller la même heureuse flamme En tes yeux attendris.

Puisque tu n'es point las de mes cris de tendresse, Penche-toi sur ma lèvre, ils y vont éclater. Puisque pour toi mes chants offrent la même ivresse, Je veux, je veux chanter!

Le doute bien connu que trahit ta prière, N'excite plus en moi de soucis anxieux; Je sais le dissiper, souriante et très fière, D'un regard de mes yeux.

Si donc en rythmes vains ma bouche balbutie Cet amour, qui grandit encore au fond de moi, Ce n'est point, cher jaloux, qu'en rien je me soucie De ton injuste émoi.

Non, c'est que tu te plais à mes frivoles rimes, C'est que je pense et parle et vis pour ton plaisir, Et que j'ai, pour franchir toutes les hautes cimes, L'aile de ton désir.

_RÊVE ET RÉALITÉ_

Vous n'avez pas voulu me suivre en un beau songe Où nous aurions vécu seuls et loin d'ici-bas, Couple unique, bercé d'un séduisant mensonge, Ignorant à jamais les vulgaires combats.

Vous n'avez pas voulu... Car votre regard plonge Dans l'âpre Vérité, que je ne connais pas, Et cette Vérité, dont le désir vous ronge, Seule a pu vous offrir d'indicibles appas.

Vous avez dédaigné mon rêve de poète, Et, dissipant l'espoir de ma pauvre âme en fête, Vous m'avez prodigué votre cruel savoir.

Soit... Marchons donc, ami, tout simplement sur terre. Mon cœur a, près de vous, choisi la route austère... Mais laissez-moi fermer les yeux, pour ne pas voir.

_LE BONHEUR_

Le bonheur... le bonheur... Cher, nous savons tous deux Combien ce mot étrange est vide de pensée, Ce mot dont l'âme humaine est à jamais bercée Entre la terre sombre et le ciel hasardeux.

Pourtant nous l'avons dit, et sur ma lèvre folle Avec une âpre ardeur il est souvent venu; Je l'ai vu rayonner surtout dans l'inconnu: Mon cœur s'est fatigué de ce tourment frivole.

Et je vous ai parfois vous-même fait souffrir, Car n'ayant nulle idole et nul espoir au monde Hors vous, je m'irritais, en mon erreur profonde, Que votre main ne sût d'un tel mal me guérir.

L'extase que le moine en sa froide cellule Trouve en Dieu, les vapeurs du haschisch et du vin, Ce qu'au monde réel l'homme demande en vain, Cet idéal fuyant dont le désir nous brûle,

J'ai voulu l'obtenir--moi qui n'y croyais pas-- D'un amour surhumain, sans faiblesse et sans trêve, Et je vous ai troublé d'un impossible rêve, Quand j'aurais dû charmer la route où vont vos pas.

Votre cœur tendre et fort comprend et me pardonne, Mais je prends ma chimère orgueilleuse en mépris. Ami, ma part de joie ineffable et sans prix, C'est l'humble et doux bonheur qu'en secret je vous donne.

_LACRYMÆ SACRÆ_

J'ai bu dans tes beaux yeux les deux divines larmes Où se fondait enfin tout l'orgueil de ton cœur. Pardonne si ma lèvre a pu trouver des charmes A goûter sur tes cils leur amère liqueur!

Les amants, torturés d'incessantes alarmes, Et des soupçons jaloux épuisant la rancœur, Jadis avaient du moins parmi leurs sûres armes, Pour conquérir l'aimé, quelque philtre vainqueur.

La sorcière mêlait, pour le blond ou la brune, Des simples merveilleux, cueillis au clair de lune, Et dans son noir chaudron les cuisait jusqu'au jour.

Un philtre, dissolvant même les cœurs de pierre, Ainsi me lie à toi d'un éternel amour: Je l'ai puisé brûlant au bord de ta paupière.

_FEMME ET FLEURS_

Ami, qui raillez mon sourire, Préférez-vous donc à mon rire Mes pleurs? Je suis trop prompte et trop fantasque, C'est vrai. Mettrez-vous donc un masque Aux fleurs?

Allez leur dire en la prairie: «Enfants, il ne faut pas qu'on rie, En l'air, Au papillon qui rôde et vole, Vous effleurant comme un frivole Éclair.

«Mais si la joie est un vain leurre, Il ne faut pas non plus qu'on pleure. Or çà, Sur mainte corolle irisée J'aperçois l'eau que la rosée Versa.

«Fleurs, il faut être philosophe. Votre âme est de bien mince étoffe, J'ai peur. Maint frelon, dans son doux langage, De son amour vous offre un gage Trompeur.

«Le vent qui passe vous irrite. Si le cœur de la marguerite Est d'or, Le bleuet manque de logique. Le souci du moins est tragique Encor;

«C'est une fleur grave et pensive, Dont l'humeur est un peu moins vive; Pour lui, J'estime assez son air morose, Qu'il reprend dès que l'aube rose A lui.»

Les fleurs, Maître plein de science, Trouvant tous vos sermons, je pense, Bornés, Sans raison peut-être et sans rime, Vous riront, ô penseur sublime, Au nez.

Moi, qui suis comme elles légère, Du rire aux larmes passagère, Rêvant Quand il faudrait être profonde, Livrant mon âme comme l'onde Au vent,

J'encours encor plus votre blâme, N'étant pas fleur mais étant femme, Hélas! La raison ne peut me séduire, Et votre esprit de me conduire Est las.

Ami, que je pleure ou je chante, Qu'importe?... Mon rêve m'enchante Un jour. Méritez-vous qu'on vous écoute? C'est vous qui mîtes sur ma route L'amour.

_SORTILÈGE_

Ami, pour éloigner quelque mal énervant Qui m'obsède, Vous avez un pouvoir si tendre que souvent Je vous cède.

Nonchalante, le soir, près du feu je m'assois, Sous la lampe. Grave, alors vous venez, et vous posez les doigts Sur ma tempe.

Droit au fond de mes yeux vous plongez longuement Vos prunelles, Astres dont les lueurs sont pour mon cœur aimant Éternelles;

Car toujours, dans l'abîme où, par un sort affreux, Tout retombe, Je les verrai briller au plafond ténébreux De ma tombe.

Elles dardent en moi par leur regard profond Tant de flammes, Que leur feu lentement dissout, change et confond Nos deux âmes.

Et sur mon front soumis vos caressantes mains, Empressées, Glissent en mon esprit par de subtils chemins Vos pensées.

Moi, je vous laisse faire, et tout bas je bénis Ma névrose. Je vois, en ces moments de plaisirs infinis, Tout en rose.

De vos grands yeux aimés au doux rayon charmeur Je me grise, Et j'admire en secret de votre art endormeur La méprise:

Car l'effluve magique en mon sang nuit et jour Qui ruisselle N'a pas de nom savant, et votre seul amour M'ensorcelle.

_TRAVAUX COMMUNS_

Oui, de nos deux efforts, oui, de nos deux pensées Jaillira quelque jour un vif et pur rayon. Dans les champs de l'esprit nos âmes enlacées, Bravant l'aveugle nuit et l'âpre tourbillon, Vont tracer jusqu'au bout leur immortel sillon.

Vous, vous aurez la force, et j'aurai l'espérance. Nous serons moins troublés par le néant humain, Nous aurons plus d'ardeur et de persévérance, Ami, puisque ma main serrera votre main Et que nous serons deux dans l'éternel chemin.

Certes, elle est immense et sombre, notre voie; L'univers la poursuit vers un but décevant. Pourtant c'est la meilleure et la plus noble joie D'y marcher en premier contre l'ombre et le vent Et de crier bien haut et toujours: «En avant!»

Nous n'arriverons point,--car jamais on n'arrive.-- Mais que m'importe, à moi qui vous suis pas à pas? Le bord où vous touchez, c'est ma suprême rive; Vous y suivre est l'espoir dernier de mes combats: Je ne veux pas savoir ce qui brille là-bas.

Des feux follets ardents qui guident l'âme humaine, Idéal, Vérité, Loi, Justice, Infini, Le seul qui m'ait charmée et qui si loin me mène, Le seul qui pour mes yeux ne se soit point terni, C'est l'Amour doux et fort, l'Amour tendre et béni.

C'est lui qui m'entraîna dans des sentiers sublimes. Tout ce que j'ai compris, il me l'a révélé. Et si je dois gravir encor de hautes cimes, C'est qu'en vous poursuivant sur le roc désolé Je franchirai le sol que vous aurez foulé.

Ami, conduisez-moi plus haut, plus haut encore, Et ne redoutez pas de me lasser jamais. Ce n'est point que la soif de savoir me dévore, Mais vous partiriez seul pour ces lointains sommets... Or mon cœur ne peut plus vous quitter désormais.

_COUP D'ŒIL EN ARRIÈRE_

Minuit!... Tout bruit meurt dans la rue. Je lisais de doux vers.--Voici Que souriante et douce aussi Votre image m'est apparue.

Le livre a glissé de mes doigts. Sur l'oreiller peuplé de songes, Avant de subir leurs mensonges, Il est bon de penser, parfois.

Quel silence sur toute chose! Ma chambre, en son intimité, Se recueille sous la clarté De ma lampe au fin globe rose.

Je vous aime depuis quatre ans. Quatre ans!... Ils ont passé bien vite. Les ai-je trouvés, dans leur fuite, Tristes?... joyeux?... indifférents?

Ils n'ont point été sans nuage: Vous m'avez parfois fait pleurer. Quelle adresse à se torturer Peut montrer l'amant le plus sage!

Vous vous mêliez d'être jaloux; Je me fâchais de vos boutades. Oui, nous eûmes des jours maussades, Ami, vous en souvenez-vous?

Il fut une heure plus amère, Quand votre esprit audacieux Vous fit au loin, sous d'autres cieux, Suivre votre haute chimère.

Oh! le train qui siffle et qui part! Peut-on se quitter quand on s'aime? Quel prix, à cet instant suprême, Prend un mot, un geste, un regard!

Mais, pour ces moments de détresse, Bien d'autres j'en pourrais compter Qui sont venus les racheter, Tout remplis d'une exquise ivresse.

Ainsi donc, remontant le cours Des quatre dernières années, Je vois des heures fortunées S'enlaçant à de sombres jours.

Ce que ma mémoire attentive Ne trouve point en ce passé: Ni dans le tourment insensé, Ni dans l'extase fugitive,

C'est--soit qu'il fût profond et doux, Soit qu'il brûlât comme une flamme-- Un sentiment, ô ma chère âme, Qui ne me fût venu par vous.

_PENSÉES D'AUTOMNE_

Le jour est passé; la nuit est venue Sous son grand manteau tout de noir velours; La brume obscurcit la longue avenue... Mais, tout bas, mon cœur, qui t'aime toujours, Chante la chanson de toi bien connue.

Le soleil s'éteint; la pluie est venue, Ses voiles tremblants flottent sur les bois; L'horizon brouillé se perd sous la nue... En moi doucement murmure une voix, Une voix d'amour, de toi bien connue.

L'été s'est enfui; la neige est venue; L'infini silence emplit nos forêts, La lune pâlit leur cime chenue... Mon cœur se souvient: elle a tant d'attraits, L'histoire d'hier, par toi bien connue!

Les ans passeront. Quand sera venue La mort, qui clora mes yeux pour jamais, Qu'alors dans ta main ma main soit tenue, Afin que mon âme, ô toi que j'aimais, S'endorme en l'extase où tu l'as connue.

_SERMENTS D'AMOUR_

L'exil, le temps, la douleur elle-même Sont les vaincus du grand Amour sacré. C'est pour jamais, mon amour, que je t'aime: Je l'ai juré!

Je l'ai juré. Les bois sur la colline, Les grands prés verts que parfument les foins, Le ruisseau pur où le saule s'incline Sont mes témoins.

Ils ont reçu ma suprême parole. Si tu gémis, d'un doute torturé, Que leur écho t'apaise et te console: «Je l'ai juré!»

Nous vieillirons, car tout change sur terre. Que ces amis, moins fragiles que nous, Longtemps encor gardent dans leur mystère L'aveu si doux.

Et quand, très tard, au déclin de ta vie, Tu reviendras en notre cher séjour, Que tout répète à ton âme ravie Mon chant d'amour;

Ce tendre chant qu'en mes jeunes années Je redisais pour charmer ton ennui: A ses accents tes peines obstinées Toujours ont fui.

Et cependant tu proclamais la femme Un être frêle, impulsif, décevant... Autant vaudrait se fier à son âme Qu'aux jeux du vent.

Mais j'opposais à ton soupçon farouche L'arrêt futur des rêveuses forêts, Sachant qu'un jour les serments de ma bouche, Tu les croirais.

Car s'il est vrai que tout meurt et s'efface, Il est un bien que rien ne peut ternir, Trésor qu'ici tout sentier te retrace: Un souvenir.

Chacun poursuit sans repos sa chimère, Rêve éternel dont le cœur est charmé. Mais la moins vaine et la moins éphémère, C'est--en ce monde où la joie est amère-- Avoir aimé.

_A MES VERS_

Laissez-moi vous bénir, douces rimes fidèles, Puisque vos sons, légers comme un battement d'ailes, Quelquefois l'ont charmé. Laissez-moi vous bénir, ô mes vers, frais calices, Puisque mon bien-aimé respire avec délices Votre souffle embaumé!

Vous l'avez consolé sur la rive lointaine. Sans le quitter jamais dans sa route incertaine, Vous chantiez sur son cœur. Un peu de moi par vous vivait sur sa poitrine; Il sentait naître en lui l'espérance divine A votre accent vainqueur.

Le soir, il s'asseyait, lassé, pour vous relire; La farouche forêt, vibrant comme une lyre, Tout à coup se taisait. Il n'entendait que vous dans l'immense nature, Et le pesant souci de sa rude aventure Un instant s'apaisait.

Vous portiez devant lui dans l'ombre et dans l'espace, Afin de diriger ce voyageur qui passe, L'amour, brillant fanal; L'affreux péril en vain posait sur lui ses ongles, Votre vive lueur éteignait dans les jungles L'œil du tigre royal.

Il vous a répétés à l'écho des vieux temples, Aux portiques déserts, montrant, mornes exemples, Notre fragilité: L'homme meurt, et ses dieux, que le temps brise et roule; L'autel, étant de marbre, un peu plus tard s'écroule Que la divinité.

Vous partagiez ainsi ses profondes pensées. Vous lui devez la vie, ô strophes cadencées, Il vous fit naître en moi. Vous procédez de lui: moi qui suis votre mère, Je ne vous ai donné que la grâce éphémère, Lui, la force et la foi.

Partez pour l'enchanter, fruits d'un hymen sublime. Votre naissance est haute, et pure, et légitime: Qu'il soit donc fier de vous! Vous êtes siens. Sans lui, vous dormiriez encore, Germes obscurs marqués pour ne jamais éclore, Dans le néant jaloux.

Souvent je sens en moi son esprit qui s'éveille; Alors il faut écrire et prolonger la veille, Et vous naissez, mes vers. J'aime ce doux travail qui me tient accoudée: Enfermer en tremblant l'essor de son idée Dans mes rythmes divers.

Et s'il la reconnaît, pour peu qu'il lui sourie, Si, puissante, elle vit sous la strophe fleurie, Quel triomphe charmant! Lorsque aussi pleinement deux êtres se possèdent, Il n'est point sous le ciel de bonheurs qui ne cèdent A leur enivrement.

Laissez-moi vous bénir, douces rimes fidèles, Puisque vos sons, légers comme un battement d'ailes, Quelquefois l'ont charmé. Laissez-moi vous bénir, ô mes vers, frais calices, Puisque mon bien-aimé respire avec délices Votre souffle embaumé!

[Ornement]

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TABLE

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TABLE DES MATIÈRES

_VISIONS DIVINES_

L'Œuvre des Dieux 3 Fantômes divins 5 La Charité de Bouddha 10 L'Orient 13 Le Progrès et les Dieux 16 La Mort des Dieux 19 Prière à Minerve 22

_LES VRAIS DIEUX_

PROLOGUE 31 I. Le Désir 32 II. L'Illusion 35 III. La Mort 38

_VISIONS ANTIQUES_

La Main de la Momie 43 Le Colosse de Memnon 46 Une Victoire de Rhamsès II 49 Les Loisirs de Sardanapale 50 La Légende de Satni-Khamoïs 53

_SONNETS PHILOSOPHIQUES_

DÉDICACE 63 I. Le Temps 64 II. Les Forces 65 III. La Vie 66 IV. La Lutte pour l'Existence 67 V. La Source 68 VI. La Mort 69 VII. Dieu 70 VIII. Les premiers Ages 71 IX. Les Sentiments 72 X. La Raison 73 XI. L'Idéal 74 XII. Le Caractère 75 XIII. L'Histoire 76 XIV. La Morale 77 XV. La Voix des Morts 78 XVI. L'Œuvre de la Nature 79 XVII. Les Races de l'Avenir 80 XVIII. Les Pyramides 81 XIX. Le But final 82 XX. L'Atome humain 83 XXI. La Fin d'un Monde 84

_SURSUM CORDA!_

SURSUM CORDA! 87

_SOUVENIRS_

Souvenirs 101 Éternel Désir 104 Dans la Forêt 106 Un Bal de l'Opéra 109 A Leconte de Lisle 110 Tête-à-tête romantique 112 Paysage de Mai 114 Paysage d'Octobre 116 Deux Voix 118 Souffles d'orage 120 A Celui ou Celle qui viendra 122 Une Aventure de l'Amour 125 Sons et Parfums 128 Le Sommeil 129 Sur un Nuage 131 Une Goutte d'eau 133 Songe d'Été 134 L'Ame et l'Univers 137

_PAROLES D'AMOUR_

Aveu 141 Rendez-vous 144 Suprême Sagesse 146 Pourquoi je l'ai aimé 149 Philosophie 152 L'Adieu 156 Lettre écrite en Automne 158 Inquiétude 162 Le Collier de Perles 165 L'Oubli 168 Lettre écrite au Printemps 170 Le Retour 173 L'Inde Bouddhique 176 Silentium 180 Toujours 186 Une Pensée de Pascal 188 Les Peaux de Tigre 190 La Panoplie 191 Repentir 192 L'Amour joyeux 195 L'Heure enchantée 197 La Nature et l'Amour 201 Le Voyage 205 Échos d'Amour 208 La Fauvette 210 Promenade solitaire 212 Souffles d'Automne 214 Mirages nocturnes 217 Renouveau 219 Rêve et Réalité 221 Le Bonheur 222 Lacrymæ sacræ 224 Femme et Fleurs 225 Sortilège 228 Travaux communs 230 Coup d'œil en arrière 232 Pensées d'Automne 235 Serments d'Amour 237 A mes Vers 239

[Ornement]

_Achevé d'imprimer_ le vingt-six octobre mil huit cent quatre-vingt-quinze PAR ALPHONSE LEMERRE 25, RUE DES GRANDS-AUGUSTINS, 25 _A PARIS_

PETITE BIBLIOTHÈQUE LITTÉRAIRE

(AUTEURS CONTEMPORAINS)

Volumes petit in-12 (format des Elzévirs) imprimés sur papier vélin teinté

Chaque volume: 5 francs ou 6 francs

_Chaque œuvre est ornée d'un portrait gravé à l'eau-forte._