Napoléon intime

Part 35

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Le 13 octobre 1814, rendant compte des séances du congrès de Vienne, Talleyrand mandait à Louis XVIII: «On montre ici une intention assez arrêtée d’éloigner Bonaparte de l’île d’Elbe. Personne n’a encore d’idée fixe sur le lieu où on pourrait le mettre, j’ai proposé l’une des Açores. C’est à cinq cents lieues d’aucune terre. Lord Castelreagh ne paraît pas éloigné de croire que les Portugais pourraient être amenés à cet arrangement.» Cet arrangement, comme l’appelle Talleyrand, était parfaitement du goût de Louis XVIII, qui félicite, par retour du courrier, son ambassadeur de «l’excellente idée des Açores».

Le 7 décembre, dans une autre lettre où règne une obscurité à travers laquelle il est difficile de discerner s’il s’agit de déportation ou d’assassinat, Talleyrand dit sans ambages: «... La conclusion que j’en tire est qu’il faut se hâter de se débarrasser de l’homme de l’île d’Elbe. Mon opinion fructifie, le comte de Munster la partage avec chaleur. Il en a écrit à sa Cour, il en a parlé à lord Castelreagh et l’a échauffé au point qu’il est allé à son tour exciter M. de Metternich...»

Dans cette lutte injuste autant qu’inégale entre Napoléon et toutes les puissances réunies à Vienne, quel pouvait être l’état d’esprit de Napoléon?

Se défendre dans l’île d’Elbe, pour faire respecter ses droits, avec quelques centaines d’hommes et seize canons, contre l’Europe entière, c’était vouloir se couvrir de ridicule; il ne lui restait donc qu’à déjouer les projets perfides qui se tramaient à Vienne; et si l’on veut bien suivre exactement les dates, on sera convaincu que la détermination de l’Empereur ne repose pas sur autre chose que sur l’avertissement de son transfert certain, imminent, dans une île de l’Océan.

«Le 19 février, M. de Talleyrand annonçait au roi les décisions du Congrès. La veille au soir, MM. Maret et Daru en prévenaient l’Empereur. Le courrier de Talleyrand arrivait à Paris en même temps que lord Castelreagh, qui venait, en personne, donner l’assurance à Louis XVIII de l’envoi de Napoléon avec privation de tout subside. Cela se passait pendant que le courrier de Maret arrivait à l’île d’Elbe le 24, et le 26, à deux heures de l’après-midi, Napoléon donnait l’ordre de l’embarquement.»

En choisissant ce seul moyen d’échapper au piège indigne qui lui était tendu, l’Empereur, avec un courage admirable, prenait fièrement pour arbitre de sa conduite la France, cette France où, moins d’un an auparavant, il avait été conspué, cette France qui, depuis son exil, avait pu faire l’essai d’un nouveau mode de gouvernement; c’est à elle qu’il venait demander loyalement, librement, de le livrer à ses ennemis, ou de le défendre contre eux.

Quand des siècles auront passé et qu’un Homère écrira le récit de cette héroïque aventure, on croira lire un poème mythologique. On regardera comme une sorte de Titan l’homme qui s’en vint, suivi d’un millier de soldats, reconquérir un pays de trente-six millions d’âmes, que défendait une armée active de deux cent vingt-cinq mille hommes, ayant alors pour chef celui qui s’intitulait le roi légitime; on aura peine à se figurer que l’Empereur, laissant derrière lui sa petite troupe, s’avançait seul, la poitrine découverte, au-devant des fusils couchés en joue, et disait: «Voici votre Empereur, tuez votre vieux général!» et que les armes s’abaissaient, et que les soldats, envoyés pour le fusiller, pleuraient de joie, baisaient les mains de Napoléon, étreignaient ses compagnons dans une émouvante accolade, puis grossissaient l’escorte de l’évadé de l’île d’Elbe. On se croira transporté dans un monde de fictions quand on lira que Napoléon, aux acclamations frénétiques d’un peuple fasciné par une sorte de prestige magique, put traverser toute la France sans brûler une amorce, sans verser une goutte de sang, et rentrer aux Tuileries pendant que le roi et sa cour, effarés, fuyaient précipitamment vers la Belgique.

Napoléon, en quittant l’île d’Elbe, avait-il le droit de compter sur un résultat aussi prodigieux? Une telle présomption aurait été du domaine du rêve, et l’Empereur était tout, excepté un rêveur. Mais devant la piteuse fin, dont il avait la perspective, d’être empoigné et relégué à la façon d’un malfaiteur, et d’achever ses jours sur une sorte de rocher perdu dans l’Océan, il se dit, sans nul doute, que, dénouement pour dénouement, il devait à l’honneur de son nom, à l’avenir de son fils, né roi, lui, de ne pas finir comme un vulgaire usurpateur vaincu, dégradé, méprisé et jeté n’importe où par un caprice de ses ennemis victorieux. Il se dit que, mourir pour mourir, il valait mieux tomber sur le chemin, fût-elle folle, d’une entreprise audacieuse, et tenter ainsi le miracle de ressaisir le trône qu’il voulait laisser à son fils. Et n’était-ce pas également la seule chance qui lui restât de retrouver quelque bonheur intime, puisque le succès pouvait lui ramener sa femme et son enfant?

Tout cela ne suffit-il pas pour expliquer qu’un homme tel que Napoléon, hardi, judicieux, stoïque, aimât mieux risquer sa vie dans une tentative suprême, au bout de laquelle luisait encore l’espérance, que de se résigner d’avance, sans révolte contre cet enterrement anticipé, à sa déportation inévitable à Sainte-Hélène?

Vingt jours d’une marche triomphale du golfe Juan à Paris; vingt jours où chaque minute apportait au souverain, hier méconnu, délaissé, réprouvé, les témoignages d’une affection inexprimable, les marques d’un enthousiasme délirant; vingt jours ont suffi à métamorphoser le prisonnier de l’île d’Elbe en cet Empereur heureux et fier, à bon droit, d’avoir recouvré son trône qu’il tient, sans conteste, de l’acquiescement spontané de la nation; mais ces vingt jours d’ivresse n’ont pas altéré le caractère de cet homme en qui domine, toujours et avant tout, la pensée du devoir à remplir.

Le 20 mars 1815, revenant de l’île d’Elbe et rentrant aux Tuileries, Napoléon se met aussitôt au travail avec le même zèle qu’avait déployé, seize ans auparavant, le général Bonaparte arrivant de Saint-Cloud et prenant possession du palais du Luxembourg. «Après les premiers moments donnés à l’effusion, dit le duc de Vicence, l’Empereur, avec son activité ordinaire, s’occupa toute la nuit à faire expédier des ordres, à réorganiser les services et à recomposer son cabinet.» «A onze heures du soir, dit le comte de Lavalette, je trouvai l’Empereur au milieu de ses anciens ministres, causant tranquillement de l’administration, comme si nous eussions été de dix années en arrière.»

Bientôt les puissances alliées, qui, cette fois du moins, ne purent pas dire que Napoléon leur déclarait la guerre, remirent en mouvement leurs armées. Elles s’avancèrent de tous les points de l’Europe, en files longues et noires, pour appréhender, garrotter et abattre celui qui avait déjoué, à l’île d’Elbe, les sinistres complots perpétrés contre lui.

Ce fut les armes à la main, au poste où venaient de le replacer l’armée et la nation, ce fut sur le champ de bataille, à Waterloo, que se termina la carrière de Napoléon, et qu’il résigna définitivement ses fonctions de chef.

XI

Ce rapide coup d’œil jeté sur le règne impérial démontre que Napoléon, comme chef, fut avant tout un travailleur obstiné, et que le souci des obligations de sa charge avait en lui la force d’un irrésistible instinct: questions capitales ou questions secondaires sont, pour ainsi dire, sur le même plan dans son esprit; elles ne sont oubliées ni dans les joies de la victoire, ni dans la tristesse des revers.

Par une conséquence logique de ses aptitudes et du rigorisme de sa conscience, le soldat le plus habile, le plus actif de l’armée, a été aussi le citoyen le plus expert et le plus travailleur de l’empire. A défaut de droits traditionnels à la souveraineté, l’Empereur a su légitimer sa présence sur le trône en se montrant le plus digne, le plus capable, le plus laborieux des Français. Il a ramené, en quelque sorte, ce pays-ci aux vieux principes historiques de ses origines: les qualités en vertu desquelles dut être élu, par ses pairs, le premier qui fut roi, ont rouvert, pour un boursier des écoles nationales, le livre des fondateurs de dynasties fermé depuis huit siècles.

Si haut que le porte le destin, Napoléon n’oublie jamais qu’il est né pour une vie de labeurs et de vicissitudes, et quand il est le premier à l’honneur, à cette place qui n’a été pour tant d’autres qu’un lit de paresse et de volupté, il veut aussi être le premier à l’ouvrage. Il renouvelle, chaque jour, ces efforts incessants et pénibles qui sont, sur cette terre, plutôt le lot des déshérités que celui des potentats.

Cette conduite si simple, et justement parce qu’elle est très simple, a paru phénoménale à des gens qui ont probablement une autre conception du rôle des chefs d’État, et ils ont transformé en une sorte de monstruosité surhumaine l’union, dans un même cerveau, du génie le plus transcendant et du bon sens le plus terre à terre. Napoléon, pourtant, ne diffère en rien des hommes-types qui ont été des fondateurs dans toutes les branches de l’activité humaine. Chacun de ces hommes, exerçant sa spécialité, s’est appliqué à réaliser l’idéal de ce que doit être le patron, dans l’acception la plus précise de ce mot: le patron qui se dévoue corps et âme à la prospérité de son œuvre, ne vit, ne sent, ne pense que pour elle; le patron qui repasse nuit et jour dans sa tête la multitude de ses travaux, et arrive, par cette répétition, à les classer et les graver, dans le cadre réduit de sa mémoire, en un tableau microscopique où son œil, comme armé d’une loupe puissante, perçoit constamment les traits principaux et les infinis détails; le patron qui, d’un regard, voit aussi nettement les défauts d’exécution aux extrémités qu’au centre et qui, fort de son expérience et de sa compétence, est toujours prêt à donner à quiconque un conseil ou un coup de main; le patron, enfin, qui, par son infatigable ardeur, par son dévouement à l’intérêt commun, sert de modèle et de stimulant au zèle de tous ses collaborateurs.

Par ces vertus solides,--apanage de l’homme positif, sincère et cordial qui s’est révélé sous tous les aspects où nous l’avons présenté dans cette étude,--Napoléon justifie les revendications du mouvement populaire qui a fait la Révolution, réclamant l’accès de toutes les places, y compris la première du royaume, pour les plus dignes, sans distinction de caste.

Napoléon, en qui se personnifièrent toutes les qualités de la classe moyenne, a montré ce que doivent être les fils du dix-neuvième siècle émancipés, candidats de droit à tous les emplois. Il leur a montré comment on transporte en haut les vertus d’en bas, comment on reste soldat en étant généralissime d’armées innombrables, comment, au faîte de la hiérarchie sociale, on peut, à l’égal d’un simple comptable, demeurer actif, strict, ponctuel, économe et probe.

Grands et petits ont pu juger que la fonction n’aurait pas suffi à tailler la large place que Napoléon occupe dans la mémoire des hommes, s’il n’avait pas su, par ses efforts, par ses études, se rendre digne de cette fonction dont il a même accru le prestige. Ils ont pu voir aussi que, loin de se diminuer par un labeur de tous les instants, par son immixtion dans les affaires en apparence les plus infimes, Napoléon est devenu l’admiration du monde entier, a contraint les familles les plus aristocratiques à s’incliner devant lui et, par des alliances matrimoniales, a soudé sa maison avec la race plusieurs fois séculaire des souverains de l’Europe.

Cependant l’œuvre indestructible de cet homme, né bourgeois, est essentiellement bourgeoise: grâce à lui, la classe moyenne a pris pied dans les affaires de l’État, où elle n’avait paru qu’accidentellement et d’où personne n’a encore pu l’expulser. Nul ne saurait affirmer sérieusement que, la Restauration survenant aussitôt après le Directoire, il serait resté au pouvoir un seul des gouvernants de la veille. Il n’a pas fallu moins que le spectre de l’Empereur pour tenir en respect, à Saint-Ouen, le roi Louis XVIII, qui fut bien obligé de signer le contrat sur lequel repose encore aujourd’hui notre organisation gouvernementale.

Si, pour lui-même, Napoléon a tout perdu de son vivant: grandeur, bonheur et fortune,--il n’en est pas moins vrai que ceux-là qui ont travaillé sous sa loi ont conservé, pour eux et leurs descendants, les avantages qu’il leur avait constitués. Titres nobiliaires, titres royaux, titres impériaux, tout subsiste. L’ordre qu’il a créé n’a pas cessé d’être l’objet de la convoitise de tous les Français, et le chef de l’État s’enorgueillit encore de se dire le grand maître de la Légion d’honneur, alors que, depuis longtemps, on ne songe plus aux distinctions jadis conférées par les rois.

Chose plus curieuse encore, ce grand batailleur ne fut, en fin de compte, qu’un grand conciliateur: avant lui, la France était déchirée par la guerre civile; royalistes, terroristes, chouans, jacobins, émigrés étaient autant d’épithètes qui semaient la haine dans les cœurs. Après le règne de Napoléon, si les partis, quoique très réduits, existent encore, ils n’en forment pas moins, quand il le faut, un tout compact dans une nation forte et fière, galvanisée par une force morale, le patriotisme, qui prime toutes les dissensions. Cette force, achetée au prix du sang versé en commun, constitue l’héritage sacré autour duquel les Français viennent se grouper dans une fraternelle solidarité.

En plus du résultat moral, déjà immense, il y a le résultat matériel. De ce côté, la vie de labeurs de Napoléon n’a pas été stérile; qu’on en juge:

A la suite des effondrements budgétaires de la Révolution, héritière elle-même des déficits de la royauté, on sait quelle était, à l’avènement du Consulat, la position de la France, en état de banqueroute effective, laissant impayés soixante-six pour cent de ses dettes et réduite à «faire prendre la recette de l’Opéra» pour envoyer un courrier aux armées. Mettons en regard de cette situation déplorable la succession léguée par Napoléon.

D’abord, il faut constater qu’il est peut-être l’unique souverain n’ayant pas contracté un seul emprunt. Même après dix ans de grandes guerres, même après avoir entretenu des armées considérables promenées à travers le monde, il laisse la France la nation la plus riche de l’univers, celle qui possède à elle seule plus de numéraire que le reste de l’Europe.

Ensuite, si l’on prend le budget de 1813, le dernier établi, on le trouve parfaitement équilibré avec des recettes s’élevant à un milliard deux cent soixante mille francs. De plus, Napoléon, et l’on peut dire la France, car cette somme fut dépensée dans la campagne de 1814, possède une réserve disponible de quatre cent sept millions, sous la rubrique de trésor impérial. Cette somme considérable était due non seulement aux tributs prélevés sur les nations vaincues, mais encore à la surveillance exagérée, souvent jugée indigne d’un souverain, que Napoléon avait toujours exercée sur les dépenses de sa propre maison. «Sur vingt-cinq millions cinq cent mille francs environ, dit M. de Ségur, qui formaient sa liste civile, treize à quatorze millions y suffirent annuellement. Le reste fut mis chaque année en fonds de réserve.» Enfin l’Empereur laissait la France dotée d’un nombre considérable de travaux utiles ou artistiques exécutés sous son règne. A cet effet, il n’avait pas été dépensé moins de «trente millions pour les ponts, cinquante-quatre millions pour les canaux, soixante-dix-sept millions pour les routes, cent millions pour les ports maritimes, plus de cent cinquante millions pour enrichir nos musées et les résidences impériales».

* * * * *

En présence de ces admirables résultats obtenus par la volonté d’un seul, parti humble et pauvre, sans autre bagage que ses vertus familiales d’ordre, d’économie et de travail, on se sent comme plus fort, plus sûr de l’avenir.

Si jamais, ce qu’à Dieu ne plaise, de nouveaux malheurs venaient à s’appesantir sur notre pays, fût-elle attaquée de tous côtés par l’ennemi, la France pourrait encore garder toutes ses espérances en pensant que, parmi ces petits officiers laborieux, modestes, nécessiteux, qui portent orgueilleusement leur sabre, mais sans plus d’apparat que n’en prescrit l’ordonnance, il en est un, désigné par la Providence, qui dira un jour à la patrie aimée ce que jadis Thémistocle disait aux Athéniens: «A la vérité, je ne sais ni accorder une lyre, ni jouer du psaltérion; mais qu’on me donne une ville petite et obscure, et elle aura bientôt acquis renom et grandeur.»

FIN

TABLE DES MATIÈRES

PRÉFACE DE L’AUTEUR XI

BIBLIOGRAPHIE XV

LIVRE I. Les débuts 25

Le départ d’Ajaccio, 27.--A l’École de Brienne, 29.--Les souvenirs de Brienne, 31.--Le boursier de l’École militaire, 35.--Le sous-lieutenant, 37.--A Valence, 39.--Civils et militaires, 41.--A Auxonne, 43.--Dans la pauvreté, 45.--Les amis d’Auxonne, 47.--Opinions révolutionnaires, 49.--Les expédients pour vivre, 51.--Retour à Ajaccio, 53.--_Le Souper de Beaucaire_, 55.--Le siège de Toulon, 57.--Mission confidentielle, 59.--En prison à Antibes, 61.--En route pour Paris, 63.--Refus de servir dans l’infanterie, 65.--Lettres à Joseph, 67.--Premières idées de mariage, 75.--Heures de découragement, 77.--Dans les bureaux de la guerre, 79.--Gratitude de Napoléon, 81.--Révocation du général Bonaparte, 83.--Chez Madame Tallien, 85.--La règle du patriotisme, 87.--Chef de l’armée de Paris, 89.--Préoccupations pour la famille, 91.--Le salon de Barras, 93.--Joséphine de Beauharnais, 95.--La situation de Joséphine, 97.--Mariage de raison, 99.--Les fiançailles, 101.--La dot de Joséphine, 103.--Départ pour l’armée d’Italie, 105.

LIVRE II. L’époux.--Le père 107

En route pour l’Italie, 109.--Indifférence de Joséphine, 111.--Les anxiétés du mari, 113.--Les occupations d’un amoureux, 115.--Amour exalté, 117.--Les supplications du mari, 121.--Premiers doutes chez Napoléon, 123.--Désespoir d’amour, 125.--Inconduite de Joséphine, 127.--Réconciliation, 129.--Vie familiale à Montebello, 131.--Départ pour l’Égypte, 133.--Dernières désillusions, 135.--Appréhensions de Joséphine, 137.--Résolution de divorce, 139.--Le pardon, 141.--L’époux en campagne, 143.--Les conseils du mari, 145.--Apogée et simplicité, 147.--Les menus détails, 149.--Les _Affaires_ de Napoléon, 151.--L’oncle Bibiche, 155.--Une infâme calomnie, 157.--Affection pour Eugène, 159.--Le ménage d’Eugène, 161.--La prodigalité de Joséphine, 163.--Les maîtresses de Napoléon, 165.--Les pressentiments de Joséphine, 167.--Le commencement d’une idylle, 169.--Lettres de l’époux en faute, 171.--Les scrupules de l’empereur, 173.--Motifs politiques du divorce, 175.--Pression exercée sur Napoléon, 177.--Le divorce décidé, 179.--Acquiescement de Joséphine, 101.--La crise de nerfs, 183.--Après le divorce, 185.--Constance de Napoléon, 187.--Le second mariage, 191.--Impatience de l’Empereur, 193.--Le cérémonial violé, 195.--Le bonheur de Marie-Louise, 197.--L’Empereur amoureux, 199.--La naissance du roi de Rome, 201.--L’amour paternel, 203.--L’amour conjugal, 205.--Conduite indigne de Marie-Louise, 209.--L’homme du foyer paisible, 211.

LIVRE III. La famille 213

Les prétentions de la famille, 215.--Lætitia Bonaparte, 219.--Le mécontentement de Joseph, 221.--Joseph Bonaparte et Napoléon, 223.--Lucien Bonaparte et Napoléon, 227.--Louis Bonaparte et Napoléon, 231.--Jérôme Bonaparte et Napoléon, 235.--Elisa Bonaparte et Napoléon, 245.--Pauline Bonaparte et Napoléon, 247.--Caroline Bonaparte et Napoléon, 253.

LIVRE IV. La sociabilité 265

Les pamphlets, 267.--L’héritier et le fondateur, 269.--La vérité tardive, 271.--Respect des lois sociales, 273.--Les nobles et les souverains, 275.--Témoignages des contemporains, 277.--La légende du «petit caporal», 285.--Langage aimable de Napoléon, 287.--Les célibataires, 289.--Sollicitude, 291.--Qu’est-ce qu’une bonne action? 293.--La mort de Desaix et de Lannes, 295.--Les condoléances, 297.--La mort de Duroc, 299.--Le rôle du maître, 301.--Les éloges de Napoléon, 303.--Les égards de Napoléon, 305.--La vivacité, 309.--Ni tigre ni mouton, 311.--L’indépendance de caractère, 313.--Exemples sévères, 315.--Le mariage de Junot, 317.--Napoléon au bal, 319.--Le camarade de ses lieutenants, 321.--Les prêts d’argent, 323.--Les secours aux ouvriers, 325.--La bienfaisance envers tous, 327.--Les malheurs de la guerre, 329.--L’art du comédien, 331.--Histoire d’un aide de camp, 333.

LIVRE V. La générosité 336

Solidarité gouvernementale, 337.--La générosité impériale, 339.--Les souverains vaincus, 341.--Les ennemis de Napoléon, 343.--Les fautes des généraux, 349.--Les fautes des officiers, 351.--Les fautes des soldats, 353.--Bourrienne, 355.--La clémence, 357.--Barbé-Marbois, 361.--Respect des situations acquises, 363.--Fouché, 365.--Talleyrand, 367.--Le duc d’Enghien, 371.--Moreau, 375.--Mme de Staël, 379.--La main de fer, 383.

LIVRE VI. Les habitudes et les idées personnelles 385

Lettres de Madame de Rémusat, 387.--Les portraits de Napoléon, 389.--La loyauté des sentiments, 393.--Les flatteries hyperboliques, 395.--Le dédain des grandeurs, 399.--Le lever de l’empereur, 403.--La santé de Napoléon, 405.--Napoléon avec ses secrétaires, 407.--Napoléon et les serviteurs, 411.--La bonhomie de l’empereur, 413.--Les collaborateurs assidus, 415.--La méfiance bourgeoise, 417.--_Rex_, régulateur, 421.--L’intégrité, 423.--Le caractère d’un chef d’armée, 427.--Les principes religieux, 429.--L’influence du droit divin, 433.--Les petites manies bourgeoises, 435.--Les mariages à la cour, 437.--L’ingérence des femmes, 439.--Les goûts artistiques, 441.--Le répertoire tragique, 443.--Régisseur des théâtres, 445.--La musique, la peinture, 447.--Le style de Napoléon, 449.--Pas français! 453.

LIVRE VII. Le chef 455

Le devoir de l’officier, 457.--Dénuement de l’armée d’Italie, 459.--Défaut de prestige au début, 461.--La première proclamation, 463.--L’indiscipline, 465.--Prise de commandement, 467.--Les secours à la patrie, 471.--État de la France, 473.--Le retour d’Égypte, 475.--Enthousiasme populaire, 477.--Le Directoire, 479.--Le travail assidu, 481.--Le meilleur soldat, 483.--Travail avec les commis, 485.--L’examen des questions, 487.--Le surmenage, 489.--Le métier de l’empereur, 491.--Les délassements de l’Empereur, 495.--La fonction civile, 497.--Austerlitz, 499.--Iéna, 501.--Le décret de Moscou, 503.--Tilsitt, 505.--Les colifichets parisiens, 507.--La guerre d’Espagne, 509.--Invariabilité des habitudes, 511.--Sacrifice de sa dignité, 513.--Une cause des revers, 515.--Munificence impériale, 517.--Les complices des spoliations, 519.--Justice constante, 521.--Les titres nobiliaires, 523.--Les grands seigneurs, 525.--Les généraux pacifiques, 527.--Insolence des maréchaux, 529.--L’écœurement de Napoléon, 531.--De Fontainebleau à l’île d’Elbe, 533.--A l’île d’Elbe, 535.--La foi jurée, 537.--Projets de déportation, 539.--Retour de l’île d’Elbe, 541.--Le patron, 545.--Les résultats du règne, 547.