Les protestants à Nîmes au temps de l'Édit de Nantes
Part 13
N^o 3.—Enquête faite par le consistoire de Nîmes au sujet de Suzanne Cregude, Paul Rivière, dit La Canquille, et Gasais, accusés du crime de «paillardise» (avril-août 1596) 197
N^o 4.—«Mémoires donnez au sieur de Saint-Germain s’en allant vers les esglises du Bas-Languedoc de la part de l’assemblée généralle de Chastellerault» (janvier 1598) 202
N^o 5.—Accord en consistoire de Julius Pacius de Beriga et de Vismes, l’un régent, l’autre recteur du collège de Nîmes (11 avril 1598) 207
N^o 6.—Extrait des instructions du pasteur Daniel Chamier, député par l’assemblée de Chatellerault au synode national de Montpellier 209
N^o 7.—Extrait d’un «rolle des pasteurs servantz actuellement ez eglises du Bas-Languedoc» dressé au synode provincial d’Uzès (mars 1600) 212
N^o 8.—Conditions proposées au pasteur Gigord par l’église de Nîmes afin de l’obtenir comme ministre (23 août 1600) 213
N^o 9.—Confrontation au consistoire d’Anthoine Bonnet et de Marguerite Brueisse, accusés de «paillardise» (28 février 1601) 214
BIBLIOGRAPHIE 217
TABLE DES NOMS CITÉS 223
MACON, PROTAT FRÈRES, IMPRIMEURS
FOOTNOTES:
[1] _Les protestants d’autrefois_, v. ci-dessous la _Bibliographie_.
[2] Anquez, _Hist. des Assemblées politiques_, pp. 68 et suiv., 93 et suiv.
[3] Il adressa aux États de Blois un mémoire où il établissait que la France ne serait complètement pacifiée que le jour où catholiques et protestants posséderaient les mêmes immunités (Anquez, _op. cit._, p. 85).
[4] Michelet, _Hist. de France_, t. X, p. 191.
[5] Anquez, _op. cit._, pp. 62-67.
[6] «Ce que le synode [de Montpellier, en mai 1598] appelle dresser ou former une église ne veut pas dire établir un exercice dans un lieu où il n’eût jamais, ou y recevoir un ministre par imposition des mains, où y nommer un consistoire dont il n’y eût pas une ombre auparavant. Mais c’est y rendre perpétuel et ordinaire ce qui ne s’y étoit fait que provisionellemment et par intervalles; y donner en propre un ministre qui n’y avoit servi que par occasion ou par emprunt; y assujettir les anciens à une discipline réglée; y ranger les familles par quartiers sous la direction de l’ancien qui en devoit prendre soin; déclarer à quelle classe ou colloque l’église appartiendroit et lui donner rang entre celles de la province: choses qui avoient accoutumé de se régler de vive voix et d’être mises en pratique sans autre loy que la conformité de l’usage reçu dans les églises du même synode. C’est porquoy on écrivoit fort rarement des actes de ces établissemens.» (E. Benoist, _Hist. de l’éd. de Nantes_, t. I, p. 258).
[7] Arr. Nîmes, chef-lieu de canton.
[8] Arr. Nîmes, canton Sommières.
[9] Chaque ministre était à la charge de l’église qu’il desservait; v. ci-dessous, chap. I et III.
[10] Les sommes que le roi leur avait promises ne leur furent pas payées; voy. l’appendice A sur les _Deniers du roi_.
[11] Voy. ci-dessous, p. 97.
[12] Sous la cote B, 90; j’ai vu le tome VI et surtout le t. VII qui va de 1595 à 1602.
[13] Sous la cote A, 10: «Livre des actes des synodes provinciaux despuis aoust 1596 jusques en l’année 1609.» Le registre comprend le synode de Montpellier (21 août 1596), de Sauve (7 mai 1597), de Montpellier (20 mai 1598), de Saint-Germain de Calberte (12 mai 1598), de Nîmes, par députés (5 août 1599), d’Uzès (15 mars 1600), de Nîmes (7 mai 1601), d’Alais (17 avril 1602), d’Uzès (15 avril 1603), etc.
[14] M. Puech (_Une ville au temps jadis ou Nîmes à la fin du XVI^e siècle_) a dépouillé entièrement tous les registres de notaires. Malheureusement, les notes de son livre sont trop rares et trop peu précises.
[15] Je désigne par les initiales _B. P. F._ la Bibliothèque de la Société de l’histoire du Protestantisme français, par les initiales _B. N._ la Bibliothèque nationale, par les mots _Arch. du consist._ les archives du consistoire de Nîmes.
[16] Il est impossible d’exposer la situation matérielle et d’étudier l’influence des pasteurs de Nîmes, sans parler en même temps des autres pasteurs du colloque. L’histoire de l’église de Nîmes est intimement liée à celle des églises qui dépendaient d’elle. Pour savoir, par exemple, si les salaires de ses ministres étaient élevés relativement, ou faibles, il faut bien qu’on les compare avec ceux qui étaient alloués aux pasteurs des autres églises. C’est pourquoi, dans le cours des chapitres suivants, nous rapprocherons l’église de Nîmes de ses voisines toutes les fois que cela devra nous permettre d’apprécier plus exactement son état d’esprit, ses ressources, etc.
[17] _Discipline_, chap. I, art. 12 et suiv.
[18] _Protestants d’autrefois_, 2^e série, chap. II, pp. 30 et suiv.
[19] P. de Felice, _op. cit._, 2^e série, p. 33.
[20] C’est le droit strict des fidèles de «venir se plaindre contre leurs pasteurs aux consistoires» (Cf. syn. prov. de Nîmes, séance du 13 mars 1600; B. P. F., copie Auzière).
[21] Délib. du consist. de Nîmes du 8 mars 1600 (Arch. du consist., B, 90, t. VII, f^o 332).
[22] V. pour ces controverses, ci-dessous, chap. VII.
[23] P. de Felice, _op. cit._, 1^{re} série, p. 96.
[24] Délib. du consist. du 19 mai 1600 (_loc. cit._, f^o 350).
[25] Ils s’en plaignent aux commissaires exécuteurs de l’édit de Nantes, sur leurs cahiers de remontrances, art. 19 (Arch. du Gard, G, 446). Le choix de la cour présidiale remontait sans doute à 1597 (Délib. du consist. des 23 octobre 1596 et 29 octobre 1597; _loc. cit._, f^{os} 133 et 197).
[26] Voy. l’appendice B sur les _Pasteurs de Nîmes_.
[27] P. de Felice, _Protestants d’autrefois_, 2^e série, pp. 39-42.
[28] Délib. du consist. du 21 mars 1601 (f^o 401).
[29] Délib. du 8 novembre 1600 (f^o 371).
[30] V. ci-dessous, chap. VII.
[31] _Discipline_, chap. I, art. 37.—V. à ce sujet P. de Felice, _Protestants d’autrefois_, 2^e série, chap. II, qui reproduit et commente la Discipline.
[32] B. P. F., copie Auzière.
[33] P. de Felice, _op. cit._, 2^e série, p. 230.—Ainsi au syn. prov. d’Uzès, séance du 18 mars 1600, un pasteur est accusé d’avoir pris 6 écus pour bénir des mariages hors son église (B. P. F., copie Auzière).
[34] V. l’appendice sur les _Deniers du roi_.
[35] V. _Pièce_ n^o 8.
[36] Le syn. prov. de Nîmes, séance du 9 mars 1601, condamne l’église d’Anduze à payer à son ancien ministre, le sieur Pasquier, «50 l. pour sa fille, suivant l’accord dès longtemps faict entre lad. église et led. sieur Pasquier, selon lequel lad. église a donné semblable somme à chacun des autres enfants dud. sieur» (B. P. F., copie Auzière).
[37] Syn. prov. de Sauve, 1597 (_Ibid._).
[38] «Contrat d’obligation passé par les consuls dud. lieu..... de la somme de 595 livres au proffict dud. Ricaud pour ses gages de ministre despuis le mois de julhet 1596 jusques au mois d’avril aud. an 1598» (Ordonnance des commissaires exécuteurs de l’édit de Nantes, portant continuation de l’exercice de la R. P. R. à Saint-Jean de Gardonnenc (1662); B. N., ms. franc. 15832, f^{os} 41 v^o-42 r^o).
[39] Cf. syn. prov. de Nîmes, séance du 11 mars 1601 (Arch. du consist. de Nîmes, A, 10, f^o 63).
[40] Syn. prov. de Sauve (1597); (B. P. F., copie Auzière).
[41] Syn. prov. d’Uzès, séance du 24 avril 1603 (_Ibid._).
[42] Arch. comm. du Vigan, BB, 2.—Le Vigan, Gard, chef-lieu c^{on}.—Avèze, arr. et c^{on} Le Vigan.—Noble Christofle de Barjac de Gasques fut pasteur du Vigan de 1563 à 1569 et de 1570 à 1609 (d’ap. M. F. Teissier dans le _Bull. de la Soc. du Protestantisme_, t. XLVIII - 1899), p. 652.
[43] Arch. comm. du Vigan, GG, 2.—Molières, Gard, arr. et c^{on} Le Vigan.
[44] En 1611, il est ministre du Vigan et député au duc de Ventadour (_Ibid._, FF, 6).
[45] Ordonnance des commissaires exécuteurs de l’édit de Nantes (1662) (B. N., ms. franç. 15832, f^o 5 v^o).—Aimargues, Gard, arr. Nîmes, c^{on} Vauvert.
[46] «L’église d’Uzès..... le satisfera de la somme de 100 escus deus pour sa pension ordinaire pendant les six mois» (Syn. prov. de Montpellier en 1596; B. P. F., copie Auzière).
[47] C’est ce que touchent ses hoirs pour l’«année de viduité» (Délib. du consist. de Nîmes du 19 janvier 1600; arch. du consist., B, 90, t. VII, f^o 321).
[48] _Pièce_ n^o 8.
[49] V. sur cette académie, ci-dessous, pp. 17, note 2.
[50] Il était mort en novembre ou décembre 1599 (Cf. l’_Appendice_ B.)
[51] Syn. prov. d’Uzès (1600); (B. P. F., copie Auzière).
[52] Délib. du consist. de Nîmes du 5 février 1602 (_loc. cit._, f^o 465).
[53] Syn. prov. d’Alais, séance du 27 avril 1602 (B. P. F., copie Auzière).
[54] V. sur les fonctions du receveur des deniers du ministère, ci-dessous, chap. III.
[55] Ces comptes sont parmi les arch. non classées du consist. de Nîmes. On y trouve également la reconnaissance suivante: «Mémoire que j’ai receu une saumée de bled, pour 9 livres, de M. le lieutenant de Favier pour mon assistance. [Signé] Falguerolles.»—Cf. une quittance par laquelle Marisy reconnaît avoir reçu de ses églises d’Aubais, Congeniès [et Junas] 60 l. sur ses gages, soit «10 l. en argent et 60 l. en blé» (1604, 15 août). Arch. nat., TT, 242^2.
[56] Si l’on admet avec M. le vicomte d’Avenel (_Hist. économique de la propriété_..., t. I, p. 137) qu’il faut multiplier par 6 environ.
[57] P. de Felice, _Protestants d’autrefois_, 2^e série, p. 238.
[58] Claude de Falguerolles, pasteur de Nîmes, eut pour fils Jean qui lui succéda à Nîmes en 1591 et mourut en 1599 (Puech, _Guillaume de Reboul_, pp. 81-84).
[59] Délib. du consist. de Nîmes du 11 juin 1597 (Arch. du consist., B, 90, t. VII, f^o 183).—Une délib. du 5 janvier 1599 (f^o 257) montre que le troisième pasteur, Chambrun, était logé également.
[60] Falguerolles reçoit un écu pour ses frais au colloque de Vauvert (Délib. du consist. de Nîmes du 2 octobre 1598, f^o 239).—Le syn. prov. de Saint-Germain de Calberte, séance du 12 mai 1599, décide que les villes où se tiendront les synodes logeront dorénavant «les pasteurs et anciens avec les montures en maison bourgeoise» (B. P. F., copie Auzière).
[61] V. ci-dessus les conditions offertes au pasteur Daniel Venturin par l’église du Vigan.
[62] Frossard, _Recueil de règlements_, art. 76.
[63] De Gasques, député en cour par Nîmes, Montpellier et Uzès, au sujet de l’édit de Nantes, reçoit 400 écus d’or sol (Délib. consulaire de Nîmes du 9 février 1601; arch. comm., LL, 15, f^o 164 r^o).
[64] Cf. ci-dessous, p. 13.
[65] Délib. du consist. de Nîmes du 28 mars 1601 (_loc. cit._, f^o 402).
[66] Arch. comm. d’Aimargues, E, Supp. 688—Aimargues, Gard, c^{on} Vauvert.
[67] Délib. du 25 mars 1598 (f^o 217).
[68] Délib. du 24 mars 1599 (f^o 275).
[69] «M. Moynier..... entretiendra en sa maison...... Jehan de Dessac, escollier en théologie, au fur de trois escutz le mois.....» (Délib. du 25 juillet 1601, f^o 423).
[70] Délib. du 16 février 1600 (f^o 329).
[71] Délib. du 9 février 1600 (f^o 327).
[72] Cf. ci-dessus, p. 4.
[73] Cf. ci-dessus, p. 6.
[74] Valant à peu près 1.800 fr. d’aujourd’hui. Cf. p. 8, note 5.—V. un état des pasteurs du diocèse d’Uzès en 1575 dressé à l’assemblée de Nîmes. Les autres ministres sont pauvres également (Arch. du Gard, C, 1209).
[75] Délib. du 27 octobre 1599 (f^o 307).
[76] Le consist. de Nîmes décide de proposer au colloque «d’entretenir M. Laurant....., ayant esté pasteur» (Délib. du 2 juillet 1597, f^o 185).—V. la _Discipline_, chap. I, art. 48.
[77] Syn. nat. de Montpellier (1598) dans Aymon, _Syn. nat._, t. I, p. 216.—Syn. nat. de Gergeau (1601), _ibid._, p. 245.—_Discipline_, chap. I, art. 44.
[78] Le 19 janvier 1600, le consist. de Nîmes vote le don de 200 écus, soit une année des gages de Falguerolles, à la «mère gran» de ses enfants (f^o 321).—Le 28 octobre 1601, il accorde à M^{lle} de Chambrun les gages de son mari pendant son année de deuil et décide d’entretenir son fils qui étudie en théologie (f^o 437).
[79] Le syn. prov. de Saint-Germain de Calberte, séance du 14 mai «au matin» 1599, confirme la sentence du colloque de Nîmes ordonnant à ceux de Sommières de payer «dans deux ans et par quartiers aux hoirs dud. M. Bertrand 200 escus pour l’année de viduité» (B. P. F., copie Auzière).
[80] «Despartement des vefves», fait au syn. prov. d’Uzès en 1603 (Arch. du consist. de Nîmes, A, 10, f^o 99 r^o).
[81] V. chap. III.
[82] Règlement donné en 1607 (Frossard, _Recueil de règlements_, n^o 6). Ces précautions étaient en usage longtemps avant ce règlement, si l’on en juge par le petit nombre de proposants qui sont reçus aux synodes.
[83] Délib. du consist. de Nîmes du 23 février 1600 (Arch. du consist., B, 90, t. VII, f^o 329).
[84] Délib. du 25 octobre 1600 (f^o 370).
[85] Délib. du 27 juin 1601 (f^o 421).
[86] Délib. du 22 mars 1600 (f^o 336).—Cf. aussi une délib. du 19 octobre 1600 (f^o 369).
[87] V. notamment une délib. du 15 novembre 1600 (f^o 372).
[88] V. à la B. P. F. les actes des syn. prov. de Bas-Languedoc, 1596-1609 (Copie Auzière, _passim_).
[89] Syn. prov. de Nîmes, séance du 10 mars 1601 (B. P. F., copie Auzière).—Massillargues, Gard, arr. Alais, c^{on} Anduze.—Nages, Solorgues, Boissière, Saint-Denis et Langlade, Gard, arr. Nîmes, c^{on} Sommières.
[90] Syn. prov. d’Uzès, séance du 19 mars 1600 (B. P. F., copie Auzière).—Brenoux, Lozère, arr. et c^{on} Mende.
[91] Ainsi l’église de Nîmes écrit à Goulard, à Genève, et à Couet, à Bâle, pour leur faire des propositions d’engagement (Délib. du 12 juin 1596; _loc. cit._, f^{os} 95-96).
[92] Décision du syn. prov. d’Alais, séance du 27 avril 1602 (B. P. F., copie Auzière).
[93] J’ai rapporté la curieuse histoire de cette contestation dans l’appendice B sur les _Pasteurs de Nîmes_.
[94] Les deux mots «escollier en théologie» et «proposant» sont synonymes. Le syn. prov. de Saint-Germain de Calberte, séance du 12 mai 1599, décide que le cinquième des deniers des pauvres sera réservé à l’entretien des «_proposants_» (B. P. F., copie Auzière). Or, celui de Nîmes, séance du 8 mai 1601, contient une délib. intitulée «Du quint des deniers des povres ordonnez pour les _escoliers en théologie_» (_Ibid._). En outre, le 26 avril 1600, le consist. de Nîmes décide que les «_escoliers proposans_» liront en chaire chacun à son tour (f^o 345).—Et le 31 août 1601, il prive un «_escholier en théologie_» nommé Gantelme de faire la lecture en chaire (f^o 429).
[95] Avant même de les inscrire à la «matricule» des proposants de l’académie, le consistoire de Nîmes fait enquête sur leur vie et leurs mœurs (V. ses délib. des 12 décembre 1601 et 23 janvier 1602, f^{os} 447 et 457).—Lorsqu’ils passent leur premier examen au colloque, ils sont l’objet d’une nouvelle et très sévère enquête (Frossard, _Recueil de règlements_, art. 2).—Enfin, lors de leur examen au synode, celui-ci doit s’assurer par tous les moyens possibles que leurs mœurs sont irréprochables (Frossard, _Recueil de règlements_, art. 7).
[96] M. Corbière (_Académie protestante de Montpellier_, dans _Mém. de l’Académie des sciences et lettres de Montpellier_, t. VIII, 3^e fasc., années 1888-89, p. 431) dit qu’une partie des deniers du roi fut destinée par le synode de Montpellier (1598) à fonder l’Académie de Nîmes.—Ceci est corroboré par Aymon, _Syn. nat._, t. I, p. 225.—Dans la «Distribution des 45.000 escus... faite au synode de Montpellier» le «collège de Nîmes» reçoit 611 escus, 6 sols, 8 deniers (B. N., ms. franç. 15815, f^o 75 r^o,—et ms. Brienne 208, f^o 473 r^o). On verra que l’on fut loin de toucher les sommes promises par le roi (cf. plus loin, appendice A sur les _Deniers du roi_).—Le 12 mai 1599, le syn. prov. de Saint-Germain de Calberte exhorte les pasteurs Moynier, Gigord et Falguerolles à «continuer les lecteures en théologie» (B. P. F., copie Auzière).—Le synode prov. d’Uzès (1600) gratifie Gigord de 200 deniers et Moynier et Falguerolles de 50 chacun «d’aultant que despuis huict ans ou environ lesd. sieurs se sont heureusement employés en la lecteure de la théologie jusqu’à présent, au grand avancement des escoliers dont plusieurs ont esté promeus au sacré ministère» (_Ibid._).—On eut de la peine à faire prospérer l’académie; en 1601, elle n’a pas de professeurs en théologie (cf. ci-dessous) et il n’y a que huit étudiants à la matricule des proposants (D’après A. Borrel, dans _Bulletin de la Soc. de l’hist. du Protestantisme français_, t. III, p. 46).
[97] Le consist. de Nîmes entretient, en septembre 1599, un certain Félix, écolier en théologie, qui étudie à Genève (Délib. du 22 septembre 1599, f^o 303).—Il entretient Jean Terond qui étudie à Heidelberg, en 1595, etc. (f^{os} 17, 183, etc.).
[98] Mardochée Suffren, proposant, demeure avec le pasteur Tufan qui lui fait «des leçons» (Délib. du consist. de Nîmes du 11 novembre 1596, f^o 138).
[99] Délib. du consist. de Nîmes du 18 décembre 1596 (f^o 144).—La _Discipline_ laissait «à la prudence du consistoire» d’appeler ou non des proposants à ses séances (chap. V, art. 6).
[100] Délib. du 21 octobre 1598 (f^o 244).
[101] Délib. du 28 octobre 1598 (f^o 245).
[102] Délib. du 25 décembre 1596 (f^o 146).
[103] Délib. du 7 février 1597 (f^o 163).
[104] Délib. du 26 avril 1600 (f^o 345).
[105] Délib. du 31 août 1601 (f^o 429).—Sur la première partie du service du dimanche, à laquelle préside le lecteur, cf. P. de Felice, _Protestants d’autrefois_, 1^{re} série, pp. 99 et suiv.
[106] _Protestants d’autrefois_, 2^e série, p. 209.
[107] Aymon, _Syn. nat._, t. I, p. 216.—Cette ordonnance fut corroborée par le syn. nat. de Jargeau, 1601 (_loc. cit._, t. I, p. 237).
[108] Séance du 12 mai 1599 (B. P. F., copie Auzière).
[109] Syn. prov. de Nîmes, séance du 8 mars 1601 (_Ibid._). Le colloque de Montpellier entretient aussi deux écoliers; quant à ceux d’Uzès, Anduze et Sauve, ils ne peuvent «faire aucun quint... d’aultant qu’on n’exige assez pour fornir aux nécessitez ordinaires de leurs povres et cotitez de l’entretenement des povres vefves».
[110] Cf. l’appendice A sur les _Deniers du roi_.
[111] «L’argent deub par la ville pour l’entretenement des escolliers proposans...» (Délib. du consist. de Nîmes du 12 juin 1596, _loc. cit._ f^o 96).
[112] Délib. du 3 déc. 1592 (Arch. du consist., B, 90, t. VI, f^o 127).
[113] Délib. du 17 mars 1593 (_Ibid._, f^o 155).
[114] «Accord faict avec M^{re} Jean Theron led. mecredy, 12 may 1593» (_Ibid._, f^o 174).
[115] Délib. des 28 juillet 1593, 7 avril, 20 juillet 1594, 18 janvier 1595 (_Ibid._, f^{os} 209, 284, 319).
[116] Savoir 196 l. 15 sols tournois, depuis le 12 mai 1593; on lui devait encore 133 l. 6 s. 4 d. tournois (Délib. du 25 janv. 1595, _Ibid._, f^o 320).
[117] _Ibid._
[118] Délib. du 8 mars (_Ibid._, f^o 334).
[119] Délib. des 15 décembre 1595, 11 juin 1597 (Arch. du consist., B, 90, t. VII, f^{os} 17, 183).
[120] Délib. du 26 septembre 1598 (_Ibid._, f^o 242).
[121] Le 27 janv. 1599, le consistoire charge les pasteurs de «parler à M. Therond, pasteur, des jours qu’il voudroit prêcher» (_Ibid._, f^o 262).
[122] Syn. prov. de Saint-Germain de Calberte, séance du «14^e may au matin» 1599 (B. P. F., copie Auzière).
[123] Même synode, séance du 14^e may.—Brenoux, Lozère, arr. et c^{on} Mende.—Saint-Martin de Boubaux, Lozère, arr. Florac, c^{on} Saint-Germain de Calberte.—La Melouze et Laval, Gard, arr. Alais, c^{on} La Grand’Combe.
[124] Délib. du consist. de Nîmes du 15 avril 1592 (Arch. du consist., B, 90, t. VII, f^o 59).
[125] Délib. du 21 septembre 1594 (_Ibid._, f^o 298).
[126] V. les délib. des 15 et 24 mars 1595 (f^{os} 336 et 340).
[127] Le 12 mai 1595, le consist. lui donne 100 l. et fait écrire à M^{me} d’Aubais de lui bailler, «s’il luy plait», ce qu’elle lui avait «cy devant offert», afin qu’il puisse «aller advanser ses estudes à Genève». (f^{os} 357-8).
[128] Cf. délib. du 26 juillet 1595 (f^o 379).
[129] Il écrit au consistoire qu’il va être forcé de revenir car il n’a pas du tout d’argent (Délib. du 10 janvier 1596, f^o 27).
[130] Délib. du 29 novembre 1595 (f^o 13).—Le 31 janvier 1596, on lui mande 10 écus (f^o 30), le 12 juin, 12 écus (f^o 95).
[131] Le 2 juillet, il est de retour; on l’accuse de vouloir s’en retourner à Genève (f^o 102).
[132] Le consist. lui remontre que le colloque avait ordonné qu’«il demeureroit avec M. Tufan qui luy feroit des leçons». Mais il ne put même attendre le colloque prochain, car «il avoit compagnie», et plus tard «il ne pourroit... passer» (Délib. du 12 novembre 1596, f^o 138).
[133] Délib. du 8 janvier 1597 (f^o 153).—Cette somme lui fut envoyée (Délib. du 29 janvier 1597, f^o 160).
[134] Délib. du 9 avril 1597 (f^o 175).
[135] V. ci-dessous, chap. III, la difficulté qu’elles avaient à payer les pasteurs.
[136] Syn. prov. d’Uzès, séance du 19 mars 1600 (B.P.F., copie Auzière).
[137] Ainsi, le syn. prov. de Sauve (1597) déclare que le contrat d’engagement passé par M. Alphonse avec l’église d’Anduze est nul et contraire à la discipline, pour n’avoir été approuvé par une assemblée ecclésiastique, et il exhorte les pasteurs à ne faire aucune formalité semblable, mais à enregistrer seulement leur promesse au livre du consistoire (B. P. F., copie Auzière.—V. aussi Frossard, _Recueil de règlements_, art. 20).
[138] Le syn. nat. de Jargeau (1601) cassa l’ordonnance du syn. prov. d’Uzès citée note 2. (Aymon, _Syn. nat._, t. I, p. 242).—D’ailleurs le syn. d’Uzès avait reconnu formellement les droits des Nîmois sur la personne de Terond.
[139] Cf. une ordonnance du syn. nat. de Montpellier (1598) dans Aymon, _Syn. nat._, t. I, p. 223.
[140] Délib. du consist. du 23 décembre 1598 (_loc. cit._, f^o 254).
[141] V. ci dessus, p. 2.
[142] Syn. prov. d’Uzès, séance du 21 avril 1603 (B. P. F., copie Auzière).
[143] Syn. prov. de Nîmes, séance du 13 mars 1601 (B. P. F., copie Auzière).
[144] Syn. prov. de Saint-Germain de Calberte, séance du 12 mai 1599 (_Ibid._)
[145] Rossel en appela au syn. prov. de Montpellier (1596) qui le censura «griefvement... d’avoir appelé de l’abaissement des cheveux de sa femme» (_Ibid._)
[146] Syn. nat. de Jargeau (1601) dans Aymon, _Syn. nat._, t. I, p. 238.—Cf. P. de Felice, _Protestants d’autrefois_, 3^e série, pp. 281-2.
[147] _Protestants d’autrefois_, 3^e série, pp. 7-9.
[148] Viret naquit en 1511 et mourut avant le 22 avril 1571 (_France protestante_, 1^{re} édition). Le document dont il s’agit est intitulé _La forme de dresser un consistoire_; il a été publié par E. Arnaud (_Documents protestants inédits_) qui l’attribue à Viret (pp. 88-89).
[149] Arnaud, _op. cit._, p. 75.
[150] Arnaud, _op. cit._, p. 72.
[151] _Discipline_, chap. III, art. 5.
[152] En 1596, 1597, 1598, 1599, 1601, 1602; je ne connais pas les receveurs de l’année 1600 (_Pièce_ n^o 1).
[153] Frossard, _Recueil de règlements_, art. 48.
[154] V. délib. des 10 décembre 1597 et 9 décembre 1598 (Arch. du consist., B, 90, t. VII, f^{os} 200 et 250).
[155] _Ibid._, f^o 455.
[156] Délib. du consist. du 8 novembre 1600 (_Ibid._, f^o 371).
[157] Cf. ci-dessus, p. 18.
[158] _Protestants d’autrefois_, 3^e série, p. 7.
[159] _Op. cit._, p. 9.
[160] Guillaume de Reboul, décrivant la cérémonie de la Cène, dit que le pain est distribué par le ministre et les verres par «deux _anciens ou diacres_» (_Salmonées_, citées par Puech, _Le pamphlétaire Guillaume de Reboul_, p. 68).
[161] Ainsi le consistoire de Nîmes députe, le 29 mai 1596, au colloque un pasteur et un diacre (_loc. cit._, f^o 30).—Etc.
[162] _Pièce_ n^o 1.
[163] _Ibid._
[164] «Livre du consist. de Codognan» (Arch. nat., TT, 241^{12}, f^o 1).
[165] Extrait des actes du consistoire de Junas (Arch. nat., TT, 242^2).—M. P. de Felice, _Protestants d’autrefois_, 3^e série, p. 27, dit n’avoir trouvé aucun consistoire composé de moins de huit membres.