Part 10
«Je sens mieux que nous sommes les vainqueurs et qu’ils sont les vaincus. Qu’avons-nous donc de plus? Je ne sais... Quelque chose de plus riche et de plus vrai,--la conscience de notre dignité et de notre indignité. Ces deux sentiments sont en nous, ils ne peuvent pas nous tromper et ils ne s’accordent que dans le mystère chrétien. La connaissance du prix que nous valons et de l’ordure que nous sommes, deux certitudes égales et contraires qui ne s’accordent que par JÉSUS. Le sentiment de notre puissance et celui de notre impuissance, l’expérience intérieure de notre force et de notre faiblesse, de notre dépendance et de notre indépendance, mais tout s’accorde dans la Grâce. Le sentiment de notre liberté et celui de notre servitude,--deux joies infinies, deux pôles de béatitude infinie entre lesquels oscille toute notre action. D’où la force du chrétien: tout compte en lui. Tous les éléments qui composent son âme s’orientent dans le sens de l’action victorieuse.--Qu’ai-je donc de commun avec vous, pauvres gens? Que me fait votre foi, puisque vous n’avez pas la charité? Puisque la libre explosion de l’amour n’est pas en vous et que vous n’êtes que de pauvres esclaves tremblants. Et certes vous connaissez Dieu, le Tout-Puissant et l’Unique, mais vous ne le connaissez pas dans la charité. Vous êtes dans le monde des pures idées, vous n’êtes pas dans l’esclavage de la chair, mais vous êtes dans l’esclavage de l’esprit. Que me fait donc votre louange, puisque ce vrai Dieu que vous servez n’est pas votre Père, puisque votre monde est ouvert à l’image de ce désert, et que chaque homme y est seul et désert, et que les hommes ne sont pas vos frères. Mais voici que vous faites éclater votre grandeur. Car nous, nous sommes dans la douce amitié catholique, et nous sommes dans le monde comme dans un monde fermé, parce que tous les hommes sont nos frères bien-aimés et qu’ils sont avec nous une même famille. Et lorsque nous prions, nous prions Notre Père, parce qu’il est vrai que nous sommes les enfants du même Père... O joie, ô grandeur infinie!... Dieu tout-puissant, Dieu saint, Dieu juste,--mais il est aussi le Père, il est Notre Père, il est le Père qui nous aime, qui a confiance en nous, qui nous veut libres et joyeux. Qui n’est pas seulement un principe, ou une idée, ou un dogme, mais qui est notre Père et notre Ami, que nous voyons et qui nous est familier, qui est Notre Père et Notre Ami et Notre Frère tout ensemble. Qui n’est pas un mot, ou une chimère, mais qui est une nourriture. Qui n’est pas le Bien, ou la Raison, ou l’Idéal, mais qui est une Personne, c’est-à-dire JÉSUS-CHRIST, le médiateur, JÉSUS-CHRIST, la Deuxième Personne, mais Dieu tout entier, JÉSUS-CHRIST, vrai homme et vrai Dieu, JÉSUS-CHRIST, Dieu de miséricorde et d’amour!...»
* * * * *
Cris de victoire, où se mêle, au dedans de Maxence, une secrète mélancolie. Jamais le solitaire n’a mieux connu les frères de sa pensée, et jamais il n’a plus souffert d’être séparé d’eux. Il est abandonné et il les voit dans l’humble amitié de leur Dieu. Il est au plus profond de la terre réprouvée, et il songe à l’heureuse contrée où est la bénédiction du Seigneur. Il connaît le vrai temple et il ne peut pas y rentrer; la vraie loi, et il ne peut s’y soumettre; le vrai sacrifice, et il ne peut y participer.
Maxence est triste de n’être pas avec ses frères, et il les considère avec amour. Voici qu’ils entrent dans l’Église et qu’ils se signent, et qu’ils s’avancent avec franchise jusqu’au plus profond de la nef, car ils ont vu dans l’ombre trembler la petite lampe qui ne s’éteindra pas. O mystère! Ils ne sont pas seuls, le bien-aimé est là, au milieu d’eux, JÉSUS est là, non point en image ou en symbole, mais dans son corps et dans sa chair, le Maître est là, réellement présent, qui les a reconnus et qu’ils ont reconnu. Il est là, dans l’hostie vivante, le même qui est ressuscité le troisième jour et qui est monté aux cieux où Il est assis à la droite du Père. C’est le Dieu vivant que Maxence adorera, c’est le Dieu de sa délivrance et de son amour, c’est le Dieu de son introduction dans la vie.
* * * * *
Maxence a le désir d’une nourriture substantielle. C’est ce pain qu’il demande. C’est de cette vérité qu’il veut se saoûler. Car pour lui, il n’est pas d’autre chemin pour aller à Dieu que JÉSUS. Il dit que Dieu n’est pas, ou qu’Il est JÉSUS. Il dit que Dieu n’est rien, ou qu’il est le Dieu des chrétiens,--parce que beaucoup ont porté témoignage de Lui, mais qu’il n’y a pas témoignage des philosophes et des savants.--Mais quel est-il, ce Dieu des chrétiens? C’est JÉSUS, qui s’est fait connaître à nous, qui nous a tant aimés et qui a souffert pour nous jusqu’à la Croix, JÉSUS, fournaise ardente de charité, JÉSUS, qui nous a dévoilé avec amour tous les secrets de son cœur, qui est notre réconciliation avec le ciel, qui est la Preuve unique du Très-Haut, JÉSUS, qui est la source vraie des vertus et l’objet de la dilection de tous les saints, JÉSUS, qui s’est donné à nous depuis l’origine du monde et qui ne cesse pas de s’offrir en victime pour nos péchés, qui est notre raison d’être bons et d’être purs, JÉSUS, qui a créé le ciel et la terre et qui nous a livré son corps, JÉSUS, porte du ciel et désir des collines éternelles.
* * * * *
Maxence n’a pas d’autre raison pour aller à Dieu que JÉSUS,--ni d’autre raison, ni d’autre moyen. Il ne peut avoir aucune certitude en dehors de JÉSUS, ni d’autre désir que de JÉSUS. Et il ne peut avoir d’autre accès à Dieu que JÉSUS, Dieu lui-même, et Homme en même temps... Que cherche-t-il donc, les yeux au ciel, ce voyageur? De belles idées?--Toute sa vie, on lui en a servi à profusion. C’est un Maître qu’il cherche, un Maître de vérité, et pour ce Maître il changera sa vie, mais non pas pour un système ni pour l’airain retentissant des paroles. Si donc il rejette le témoignage de l’ancienne loi, le témoignage de l’Évangile, le témoignage de Paul et celui de Pierre, le témoignage des confesseurs et des martyrs, il renoncera du même coup à la possession de Dieu et il se donnera aux bavardages du monde. Mais s’il ne rejette pas le témoignage et qu’il reçoive la Parole, c’est donc à JÉSUS qu’il ira, c’est donc à JÉSUS qu’il se donnera...
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O Dieu, ayez pitié de ce cœur encore fragile! Seigneur, ayez miséricorde de ce pauvre! Et certes ce n’est pas Vous qui le détournerez de la lumière.--Non! ce n’est pas JÉSUS qui détourne de JÉSUS, mais c’est le mal, mais c’est la chair, mais c’est la misérable attache avec le monde, mais c’est tout ce qui n’est pas JÉSUS. C’est tout ce qui n’est pas Vous, ô mon Dieu, qui pourra le détourner. Voyez! Nous avons peur, parce que l’esprit est faible, parce que Vous êtes difficile, parce que les yeux mortels ont peine à soutenir Votre lumière.--Mais c’est Vous qui aurez pitié de cet errant, et c’est Vous qui le conduirez dans le sein bienheureux de l’éternelle béatitude!...
* * * * *
La nuit est tombée sur l’Afrique,--nuit légère, nuit sans rêves. Des hommes sont dans la nuit, qui se serrent au trot puissant des chameaux. Nul bruit, car les pieds enfoncent sourdement dans la matière ouatée du sable. Nulle parole, car la fatigue se tait avec délices. Le chef est devant, il se penche sur le cou de sa bête dont il aspire avec contentement la fauve odeur... La journée a été bonne, il a fait chaud, on a marché, on a rêvé... Mais quoi! Cette douceur terrible, qui est venue, ce Nom béni qu’il a redit, cette bonté en lui, ce cœur nouveau qu’il a senti battre dans sa poitrine,--ce n’est pas vrai, c’est un mirage qui tente et qui fait peur! Et voici que Maxence ne sait plus; il est là comme un pauvre homme tremblant; il est là comme un mendiant qui a longtemps prié et qui n’espère plus... Cet homme ne croit pas. C’est dur de ne pas croire, quand on a tout appris. C’est dur, Seigneur, quand Vous avez parlé, de ne pas croire. Mais c’est ainsi: cet homme ne croit pas, il a lassé Dieu, il n’y a rien à faire avec lui. C’est en vain qu’il élève ses yeux vers la montagne, puisqu’il ne sait ce qu’est la belle audace d’un don généreux de soi-même. Il n’y a rien à faire avec ce lâche!
La veille s’achève, et Maxence tremble...
* * * * *
Il advint que, vers le même temps, ce soldat eut fantaisie de visiter le puits de Meïateg, car nul Français n’avait poussé jusque-là et le nom même manquait sur les cartes. Un matin donc, vers dix heures, il arrivait dans un vaste espace dépouillé, et une sorte de pellicule sur le sol craquait sous les pas des chameaux. Sur la gauche était une dune, un vague buisson. Lieu tragique, nature ennemie! Les ouvertures noires des puits disposées en demi-cercle étaient proches. Maxence sentait l’inquiétude d’un de ces éternels recommencements,--recommencements des choses et recommencements de nous-mêmes,--et il vivait ce drame d’être dans l’exacte répétition, dans l’implacable restitution des heures semblables. Il bâilla. Le guide l’entraîna vers les puits. Tous étaient à sec, sauf un seul, où croupissait, à une faible profondeur, une eau noire. Il faisait lourd, la chaleur avait une exhalaison sauvage...
--J’ai soif, dit Maxence, tire-moi de l’eau.
Il se retourna, vit le guide qui faisait une grimace et montrait quelque chose, tout près du puits. C’était, à demi enfoui dans le sable, un cadavre. La chair décomposée était arrachée par endroits. Des lambeaux d’étoffe traînaient sur le sol.
--Voici, dit le guide. Cet inconnu a été trouvé dans le fond du puits, il y a quelques jours. On croit qu’il venait du Regueïba. Sans doute, il était épuisé par la soif. Pour boire plus vite, il est descendu au fond du puits et il y est mort. Des gens de Ouaddan qui passaient par ici ont retiré son cadavre et l’ont enfoui en hâte dans une fosse peu profonde. Aussi les chacals sont-ils venus le déterrer et le déchirer, comme tu le vois à présent.
Surprenante apparition! Pauvre homme, pauvre voyageur aux jambes nues! Il a marché pendant des jours et des jours dans le désert mauvais, le solitaire et l’obstiné! Il a franchi les cercles sans cesse renaissants de l’horizon, dune après dune, et toute sa pensée s’est tendue vers ce puits qu’il fallait atteindre. Enfin, dans la lutte géante avec le sable, il a vaincu, il a touché la source tant convoitée, il va revivre! Mais non, il est trop tard! C’est le désert maudit qui le prendra!
Et voici que Maxence, debout dans l’air irrespirable, et les bras étendus, le contemple: «O terre de mort! gémit-il.--Peuple esclave! Race de douleur!» Puis, se tournant vers l’Arabe: «Allons! Quittons ce lieu. Je veux être à Ouaddan avant que le soleil soit tombé.»
* * * * *
... Dans les palmiers de Ouaddan, l’ombre est humaine et douce. Maxence voudrait y reposer, y reposer jusqu’à la mort. Mais une flèche dure l’a transpercé, la pointe aiguë de la pitié l’a blessé. Il reste immensément dressé au-dessus de la peine du monde, la bouche amère, les yeux fixés dans sa douleur. Aussi loin que son regard s’étende, il ne voit que la mort et la défaite. Dans les ruines du Ouaran, dans le charnier de Meïateg, partout la sombre et stérile folie de l’Islam l’a poursuivi.--Mais lui-même, quel est-il, sinon le vaincu et le maudit, quel est-il, sinon cet homme même qui avait soif ayant traversé le désert, sinon ce pauvre mort qui avait trop tardé? Et la voix intérieure jaillit en lui avec les larmes:
«Ah! oui, j’ai compassion de ceux-là qui sont abandonnés et qui sont tristes... Mais nous, qu’avons-nous fait, nous, les bénis du Père, nous, les enfants de l’élection? Et que répondrons-nous, quand le Juge nous dira: «Je vous avais donné la plus douce terre et vous avez été mes préférés. Je vous avais donné ma France bien-aimée et je vous avais faits les héritiers de ma parole. C’est à vous que je pensais, dans la sueur de Gethsémani et c’est vous que j’ai nommés les premiers.--Il n’est rien que je n’aie fait pour vous, parce qu’il n’en est pas que j’aie désirés plus que vous. Et c’est vous que j’avais choisis entre beaucoup...» Hélas! Qu’avons-nous fait? Quel désir nous a saisis? Quelle lèpre est donc venue nous ronger?--C’est vrai, Seigneur, nous n’avons pas été fidèles à la promesse, nous ne vous avons pas veillé pendant que Vous entriez dans l’agonie. Mais voyez: nous gémissons dans la honte et dans la contrition, et nous venons à Vous tels que nous sommes, pleins de larmes et de souillures.--Nous avons tout perdu, nous n’avons rien, mais tout ce qui reste, ô mon Dieu, nous Vous le donnons; tout ce qui reste, c’est-à-dire notre cœur brisé et humilié.--Vous êtes plus fort que nous, Seigneur, nous nous rendons. Nous Vous prions humblement, comme nos pères vous ont prié. Nous vous mendions très misérablement votre grâce, parce que nous ne pouvons Vous tenir que de Vous seul...»
* * * * *
C’est tout. Maxence ne pense plus. Sa tête se penche sur sa poitrine. Comme la mer descendante se recule jusqu’au plus lointain de la plage, ainsi tout a fui devant cet homme, et il ne sent plus que l’espace de son âme démesurément agrandi. Tout a fui, rien n’est plus, l’attente immense est sur le monde. Alors le vieux lutteur s’abandonne, il tombe à genoux, il prend sa tête entre ses mains, il dit doucement, comme un marcheur très las après le jour:
--Mon Dieu, je vous parle, écoutez-moi! Je ferai tout pour vous gagner. Ayez pitié de moi, mon Dieu, vous savez qu’on ne m’a pas appris à vous prier. Mais je vous dis, comme votre Fils nous a dit de vous dire, je vous dis de tout mon amour, comme mes pères vous l’ont dit autrefois: «Notre Père, qui êtes aux cieux, que Votre Nom soit sanctifié... Que Votre Règne arrive... Que Votre Volonté soit faite sur la terre comme au ciel...»
* * * * *
O larmes, qui êtes la troisième Béatitude, larmes de joie et de paix, larmes des retrouvailles et du recommencement, coulez sur cette face de douleur! Aidez cette voix qui tremble et ces lèvres qui hésitent! Elles ne savent pas--ces mots sont si nouveaux pour elles!--et pourtant la merveilleuse Parole accourt du fond des âges, du fond de l’éternité, portée sur la colombe de l’Esprit. Alors, la voix se fait plus forte et plus pressante:
--«Donnez-nous aujourd’hui notre pain de chaque jour; pardonnez-nous nos offenses comme nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés... et ne nous laissez pas succomber à la tentation, mais délivrez-nous du mal. Ainsi soit-il!»
* * * * *
Qu’elle est belle, la première prière! Qu’elle est bénie et précieuse au Seigneur! Que les Anges du ciel l’écoutent avec joie! Allons! pauvre homme, relève-toi! Voici que JÉSUS n’est pas loin, et qu’Il va venir et qu’Il ne peut tarder! Déjà tu regardes avec tranquillité la terre de la réconciliation et le soir de ta consolation. Reprends ta route. Espère dans la plénitude de ton cœur, et dans la force de ton âge nouveau,--et le reste te sera donné par surcroît...
--Mais quoi! Seigneur, est-ce donc si simple de vous aimer?
TABLE DES MATIÈRES
Préface I
Ernest Psichari (Biographie) XXIX
PREMIÈRE PARTIE
I INTER MVNDANAS VARIETATES
Argvment.--Maxence est libre.--Malédiction.--Tableav de Maxence: il a vne âme et vn cœvr.--La France de là-bas.--Bonnes intentions.--Premières étapes dans le désert.--L’Afriqve est sérievse.--Sovmission.--La solitvde 1
II LA CAPTIVITÉ CHEZ LES SARRAZINS
Argvment.--L’ami de Maxence pose la qvestion.--Maxence ne la pose pas.--Mais la vie d’action intense dv héros est vne sorte de vie pvrgative.--Son œil n’est pas assez fort povr se tovrner av dedans de lvi.--Captif en pays étrange, il regarde alors avtovr de lvi.--Des flevrs spiritvelles dv Sahara.--La morale dv plvs saint des Mavres ne svffit pas encore av plvs péchevr des Francs.--Première apparition de la France dovlovrevse et chrétienne 29
III PER SPECVLVM IN ÆNIGMATE
Argvment.--Départ.--Calme de Maxence.--Insistance.--Grandevr de Zli.--Movvements dv cœvr, battements d’ailes dans la nvit.--De l’âme fidèle des soldats.--Ce qvi se passe av Ciel.--Les coordonnées de Zli: le champ d’Amatil.--Dovble aspect de l’âme de Maxence et son vnité réelle.--L’énigme dv miroir qve novs sommes 61
IV L’ESPRIT DES TEMPÊTES
Argvment.--Tableav d’Atar.--La sovrate des infidèles et la réponse de l’Église.--Mais cette réponse ne svffit pas.--Invasion de l’intelligence.--Maxence vevt avant tovt la vérité.--Désordre, d’ov il favt vne règle opérante, et portant en même temps le gage de la certitvde.--Maxence trovve dans l’_oppidvm_ d’Atar les raisons de son état d’âme.--La majesté latine et la dignité chrétienne 93
V A FINIBVS TERRÆ AD TE CLAMAVI
Argvment.--La vie des camps.--S’adonner à la contemplation.--Le retovr à la complexité.--Vers la mer.--Il n’y a plvs moyen d’éviter le combat.--Conditions de la lvtte.--Éloge de la pavvreté.--L’armée dv silence 123
DEUXIÈME PARTIE
I «DÉJA, LES CHAMPS SONT BLANCS POVR LA MOISSON.»
Argvment.--Maxence reconnaît cet avtre centvrion qvi vit le Savvevr svr la Croix et qvi crvt.--Lvi, il n’a qve le Ciel à regarder, mais c’est le Ciel d’Afriqve, le Ciel dv rejaillissement intérievr.--Il ne manqve à Maxence qve la grâce.--Le combat dans la nvit.--Le héros dévisage la mort.--Mais le jovr ramène l’action de grâces.--Grandevr et servitvde de l’âme chrétienne figvrée par le soldat 153
II BEATI IMMACVLATI IN VIA
Argvment.--L’impatience de connaître grandit en Maxence.--Mais le secret des choses essentielles appartient avx cœvrs pvrs et la svre méthode povr connaître le vrai est d’être meillevr.--Libération dv passé qvi entrave le libre essor de Maxence.--La maison en ordre.--Signe de la contradiction dans la liberté hvmaine et la grâce divine 181
III LE TEMPS DES LYS
Argvment.--Maxence retrovve les Mavres.--Tableav de sa vie à Ovaddan.--Les vainqvevrs et les vaincvs.--«Notre Père.»--Vers le Sacré-Cœvr de jésvs.--Le désir d’vne novrritvre svbstantielle.--La Foi et les Œvvres.--Le soldat s’agenoville 212
ACHEVÉ D’IMPRIMER SUR LES PRESSES DE PH. RENOUARD POUR LOUIS CONARD, ÉDITEUR