Le ménagier de Paris (v. 1 & 2)
Part 54
Mais où étoit placée cette volière si remarquée au XIVe siècle? Étoit-ce dans cette maison de plaisir avec jardin qu’Aubriot auroit eue près des Célestins suivant Sauval? (II, 154.) Mais il semble peu probable, attendu l’extrême proximité des deux emplacemens, que ce jardin, dont Aubriot jouissoit en 1366 ou 1368 (S. III, 126) soit resté sa propriété en même temps que sa maison d’_habitation ordinaire_ aussi avec jardin. C’est là qu’étoit bien plutôt placée la volière dont parle l’auteur du _Ménagier_. Ce dernier hôtel est désigné seulement, dans les registres du Parlement, comme situé _près l’église Saint-Paul et dans la censive de l’abbé de Tiron_, et il y est dit qu’_Aubriot l’avoit acheté de Jacques de Pacy et ses frères_, mais c’est bien encore le même que celui dont il est parlé dans Félibien (T. I, p. 661), et qui est dit _avoir été donné à Aubriot par Charles V_. Aubriot l’acheta bien effectivement, mais le Roi le paya, on du moins donna en 1369 quinze cents francs d’or à son prévôt, afin qu’il l’achetât et vint demeurer plus près de lui (Sauval, II, 154). Cette apparente différence d’origine (je crois avoir démontré qu’elle n’est qu’apparente) ne pourroit en outre prévaloir contre la coïncidence des limites assignées à cet hôtel par Félibien (entre la rue de Jouy et la rue Percée) et celles de la censive de l’abbé de Tiron. En effet, parmi les localités soumises à cette censive, la plus rapprochée de l’église Saint-Paul étoit précisément placée entre la rue Percée, la rue de Jouy (dite postérieurement à 1543, des _Prêtres Saint-Paul_, et _Charlemagne_ depuis quelques mois, par suite de l’incompréhensible et odieuse persistance de l’édilité parisienne à anéantir les anciens noms des rues), diverses propriétés ayant leur façade sur la rue Saint-Antoine, et les anciens murs de Paris (_Atlas des plans de la censive de l’Archevêché_, f. 43.--Archives du roy. Seine, nº 64). Pierre de Giac, chancelier de France, grand accapareur de biens, se disposoit à acheter cet hôtel en février 1383-4, et se fit alors donner par le Roi, pour douze deniers de cens annuel, les anciens murs de Paris, avec les deux tours y comprises, auxquels joignoit le jardin. Giac le vendit en 1397 au duc d’Orléans pour 8,000 livres et deux autres maisons (Champollion, II, 11). Cet hôtel fut alors connu sous le nom du _Porc-Épic_, sans doute à cause de l’ordre de ce nom institué par le duc d’Orléans, et dont l’insigne devoit figurer sur la porte, les vitraux, etc. On peut voir dans les d’_Orléans_ de M. Aimé Champollion (II, 13) des détails bien curieux sur les vitraux de cette maison. En 1404, le duc de Berry l’ayant reçue du duc d’Orléans en échange de l’hôtel des Tournelles, la donna au célèbre et malheureux Jean de Montaigu (Sauval, II, 153). Après sa mort arrivée le 17 octobre 1409, le roi (ou plutôt le duc de Bourgogne usant du pouvoir royal), donna l’hôtel du _Porc-Épic_ à Guillaume duc de Hollande et comte de Hainaut (Sauval, II, 81). Il en jouissoit en 1413 et 1417 (S. III, 281). En octobre 1418, après la surprise de Paris par les Bourguignons, une nouvelle donation en fut faite au duc et à la duchesse de Brabant, gendre et fille du duc Guillaume (J. reg. 170, n. 207). Je n’ai pas vu qu’il ait été rendu au fils de Jean de Montaigu comme le furent ses autres biens, mais il ne pouvoit appartenir au duc de Hollande en 1438, comme on pourroit le croire d’après un compte de cette année donné par Sauval (III, 655.--Le duc de Bourgogne étoit alors seul duc de Hollande). Cet hôtel appartint ensuite à l’illustre Arthur de Richemont connétable de France, dont la femme, Marguerite de Bourgogne, y mourut en 1441 (Sauval, II, 146). Il passa ensuite à Robert d’Estouteville, prévôt de Paris (mort en 1479), qui payoit les douze deniers de cens pour les murs en 1472 et 1476 (S. III, 403 et 425. Il avoit toutefois une autre maison _à sa vie_, rue de Galilée.--Ib., 338). C’est sans doute à cause de Robert d’Estouteville, et peut-être de son fils Jacques, prévôt de Paris après lui de 1479 à 1509, qui a pu posséder le même hôtel, que cet hôtel fut alors appelé et est désigné sur le plan de tapisserie (commencement du XVIe siècle), sous le titre d’_Hostel du Prévost de Paris_. Sauval dit bien qu’il appartenoit en 1533 à leur cousin Jean d’Estouteville, aussi prévôt de Paris, mais il n’en donne pas de preuve. Il n’en donne pas non plus au sujet de l’attribution qu’il fait (II, 152) de ce même hôtel à l’amiral de Graville, mais cela est très-probable. On sait en effet que l’amiral de Graville, petit-fils de la fille de Jean de Montaigu, jouit de tous ses biens, et l’on voit en outre dans Sauval (III, 629) que Pierre de Balsac son gendre, et Anne de Graville sa fille, cette femme célèbre comme poëte et comme bibliophile (voy. _les Femmes célèbres de l’ancienne France_, par M. de Lincy) avoient payé les douze deniers de cens pour les vieux murs de la ville, et par conséquent très-probablement possédé et habité cet hôtel. Ils en avoient transporté la jouissance à Guillaume le Gentilhomme, avocat en parlement, qui payoit le cens en 1573. Si Sauval ne s’est pas trompé quand il a dit (II, 152) que cet hôtel appartenoit en 1533 aux héritiers de l’amiral de Graville et à Jean d’Estouteville prévôt de Paris, il y auroit lieu de croire qu’il avoit alors été divisé. Aujourd’hui, si l’on entre dans le _Passage Charlemagne_ (rue Saint-Antoine, nº 102, et rue des Prêtres-Saint-Paul, nº 22), on arrive après avoir fait quelques pas dans une cour spacieuse, et l’on voit une belle maison bâtie (suivant toute apparence, par l’amiral de Graville) sur l’emplacement de l’hôtel du Porc-Épic. On y remarque une charmante tourelle, mais l’ensemble de cette élégante construction est défiguré par l’adjonction d’une quantité de replâtrages modernes. L’hôtel d’Aubriot, auquel succéda celui-ci, occupoit tout le coin de la rue des Prêtres Saint-Paul (depuis une poterne ouverte dans les vieux murs) et de la rue Percée, à peu près jusqu’à l’emplacement actuel du nº 8 de cette rue, où devoit finir la censive de Tiron (en 1418, jusqu’à l’hôtel de Galeran de Montigny, chevalier, de la maison du duc de Berry, massacré lors de l’entrée des Bourguignons). Son jardin, compris aujourd’hui en partie dans le collége Charlemagne (d’abord maison professe des jésuites), s’étendoit jusqu’aux anciens murs et les suivoit jusqu’à la rue Saint-Antoine, à la hauteur environ de la rue Culture Sainte-Catherine.
[1286] C’est sans doute le nom d’un bourgeois de Paris, mais je ne connois rien sur ce nom.
[1287] Var. B, _sont_.
[1288] Dans le cas où les oiseaux ne couvent pas, comme cela étoit pour les volières du Roi et d’Aubriot.
[1289] Nourris.
[1290] Au moins de l’eau trop rarement renouvellée.
[1291] Dans le cas où les oiseaux couvent, etc., comme cela avoit lieu dans la volière de Charlot.
[1292] Var. A et B ajoutent ici _par le pié_, qui est une répétition.
[1293] Tourterelles ou grives (_turdus_).
[1294] Var. B, _chardonnereulx_.
[1295] Ce mot nécessaire au sens n’est que dans le manuscrit C.
[1296] Var. A, C, _tendres_.
[1297] Sans doute: _gratteroit_. Var. B, mauvaise et résultant d’une correction: _laisseroit_.
[1298] Je pense que ce mot doit signifier ici bouché, fermé (_arcile_, diminutif d’_arca_, signifie un coffret, voy. Du Cange), et seroit mieux écrit _arcilié_ qu’ar_s_ilié, ce qui sembleroit le faire dériver d’_arsé_, brûlé.
[1299] Le pot sans couvercle.
[1300] Mettez vos dents.
[1301] Var. A, _à loges_; B, _alloges_. Il s’agit ici d’horloges à sablier, sans doute les seules que les particuliers pussent alors se procurer. Toutefois, on connoissoit les horloges à rouages avant l’époque où le _Ménagier_ a été écrit.
[1302] L’usage d’empoisonner les flèches remonte aux Gaulois. Il en est parlé dans Pline et dans Aulugelle. Les Gaulois employoient à cet usage une plante dite _limeum_, autrement _thora_, que Linnée dit être la dixième espèce de renoncule (_ranunculus thora_) et aussi de l’ellébore. (Voy. la Bibl. des Théreuticographes, 1763, p. 168.) Les auteurs du dictionnaire de Trévoux disent qu’on se servoit encore, de leur temps, du _thora_, dans les Alpes, pour empoisonner les flèches.--On ne trouve de recettes semblables ni dans le _Modus_ ni dans _Phébus_; c’est une recette à l’usage des gens chassant _pour la cuisine_, pour le profit, et dénués d’équipages suffisans.
La fleur du _thora_ est jaune, ce n’est donc pas de cette plante qu’il s’agit ici; mais ce peut être l’_aconitum napellus_, qui a la fleur d’un beau bleu. Quant à l’_ectoire de canarade_, cité p. 63 de ce volume, M. Adolphe Brongniart, mon cousin, pense que c’est l’_actea_ ou l’ellébore noire (vulgairement _Rose de Noël_, parce qu’elle fleurit à cette époque) qui a la fleur blanche et croît dans le midi de l’Europe, ou plutôt l’_actea spicata_, plus commune dans toute l’Europe, désignée aussi quelquefois sous le nom d’_ellébore noire_, et qui a de petites fleurs blanches. La racine de ces deux plantes est un poison violent; elle est de couleur noire.--Au reste, si les propriétés de ces plantes conviennent aux _ectoires_ ou _électoires_ (plantes à faire des électuaires?) dont parle l’auteur, il n’en est pas de même de leur nom, ce qui doit laisser des doutes sur leur identité avec celles citées dans le _Ménagier_.
[1303] Tirer à l’arc.
[1304] Les deux barbes ou arêtes du fer qui empêchent la flèche de sortir de la plaie.
[1305] Dans le cuir.
[1306] Var. B. _bestic_.
[1307] Vérat, porc non coupé.
[1308] Saison de chasser le sanglier qui succédoit aux _cervaisons_, c’est-à-dire qu’elle commençoit après le milieu de septembre et finissoit vers le printemps.
[1309] Passer au feu.
[1310] Var. A et C, _de navets, de chastaignes à la venaison_.
[1311] Je pense que ces mots sont le commencement d’une troisième recette, _pour faire d’un ver bon sanglier_. J’avois d’abord cru qu’il falloit mettre un point après _chastaingnes_, et comprendre que la venaison véritable s’accommodoit de la même manière, mais alors le 3º n’a plus de sens. Avec la ponctuation que j’ai adoptée, venaison signifieroit ici la chair du prétendu sanglier.
[1312] Son.
[1313] Var. B, _limegnon_; C, _lumignon_. Voy. p. 56, note 1.
[1314] Le Ms. B ajoute ici _foulé_ qui est mauvais, la mère goutte étant ce qui sort de la cuve avant que le raisin soit foulé. C’est le jus des raisins les plus mûrs qui s’écrasent en tombant dans la cuve.
[1315] Il semble qu’il faudroit, au contraire, faire réduire plus le vin quand le raisin n’est pas bien mûr. Peut-être faut-il comprendre qu’on le fait revenir ou réduire d’_un tiers_ au lieu de _au tiers_, et d’_un quart_ au lieu de _au quart_.
[1316] Si vous les achetez toutes cuites.
[1317] Répétition du § 2 de la p. 149.
[1318] Échauffent; c’est aussi le sens de ce mot, p. 152, ce qui ne contredit pas l’explication donnée en cet endroit du but de la recette.
[1319] Râpe?
[1320] Cette recette et la suivante sont dans le Taillevent manuscrit avec peu de différences.
[1321] Marquer.
[1322] Le mot _arramentum_ a dans la basse latinité plusieurs significations (_airain_, _arrangement_), mais dont aucune ne me paroît convenir au sens de cette phrase.
[1323] Ainsi le linge se marquoit alors à l’aide d’une griffe ou d’un sceau.
[1324] Matière inflammable sous les étincelles du briquet. Voy. p. 42 et Du Cange, au mot _Esca_.
[1325] Écorce ou peut-être les fleurs du noyer. On ne voit pas pourquoi l’auteur ayant mis l’_écume_ au singulier, dit ensuite _qui sont surannées_ au pluriel. J’avois pensé que _noyer_ étoit une faute pour _noix_ et qu’il s’agissoit là de brou de noix; mais le brou de noix ne me paroît pas pouvoir se détacher entier, et il me semble difficile qu’on puisse le couper par _pièces de la largeur de deux_ doigts.
[1326] Var. A, C, _les_.
[1327] Mélange épais d’eau et de cendre qui reste au fond du cuvier quand on a coulé la lessive.
[1328] Égouttes, presses.
[1329] Éponge.
[1330] Oiseau de rivière.
[1331] Var. B, _i_ (_id est_); le cimier est la croupe du cerf. Voy. p. 129.
[1332] Ce mot et les huit précédens ne sont que dans le manuscrit B.
[1333] C’est beaucoup mieux que _noix de galles_ comme on l’a dit depuis, puisque les galles ne sont pas un fruit mais une excroissance du chêne.
[1334] Le Ms. C ajoute _arrabic_.
[1335] Tranquille, stagnante, _quieta_.
[1336] Ce seroit les premières côtes, les plus proches des hanches, si l’explication que j’ai donnée du filet ou nomblet est bonne.
[1337] On ne trouve dans Belon ni la _bourbotte_ ni le _chavessot_; seulement cet auteur dit que la lote étoit dite barbotte à Paris. Mais il ne peut être question ici de la lote qui n’a pas d’écailles et ne pouvoit, par conséquent, se peler comme la perche.
[1338] Corneilles.
[1339] Plutôt choucas (corneille à dos gris) que chouette.
[1340] Trait d’arbalète.
[1341] Var. (que je crois mauvaise) des Mss. A et B, _ont_.
[1342] Traits d’arbalète non aigus, avec lesquels on tiroit aux oiseaux. Voy. une citation de Wats dans Du Cange, au mot _Pilatus_.
[1343] Var. B, _cornillaux_.
[1344] Brouillards, temps humides.
[1345] Voy. p. 166.
[1346] Voy. p. 186, § 2.
[1347] Voy. p. 213.
[1348] Non pas, pas même. Ce passage est un de ceux qui établissent la position que l’auteur occupoit dans la société.
[1349] Ce mot est fautif.
[1350] _Debent._
[1351] Prenez des amandes nouvelles et ôtez adroitement, au couteau, leur première écorce. Ensuite percez chaque amande d’un trou au milieu. Ce fait, lesdites amandes soient mises en eau douce et y restent cinq ou six jours, mais que l’eau soit changée une fois chaque jour. Ensuite, après cinq ou six jours, lesdites amandes soient tirées de l’eau et posées sur une (nappe?), où elles restent un jour naturel pour sécher et ôter l’humidité de l’eau. Ayez ensuite une quantité suffisante d’excellent miel, proportionnellement à celle desdites amandes; faites-le bouillir et cuire bien et suffisamment, et l’écumez, et, quant il sera cuit et réfroidi, mettez dans le trou de chaque amande un clou de girofle, et ayant replacé toutes les amandes dans un bon vase de terre, mettez dessus (_item_, pour confire des noix; mais elles doivent rester neuf jours dans de l’eau renouvelée chaque jour) ledit miel bien cuit et en quantité suffisante pour couvrir entièrement les amandes qui pourront être mangées après deux mois.
[1352] Sans être mis dans l’eau chaude.
[1353] Vidés.
[1354] Ce sont évidemment des petites hardes de lard.
[1355] En grain.
[1356] Pétrir.
[1357] Pilon.
[1358] C’est ici que se terminent les deux manuscrits les plus anciens (A et B) du _Ménagier de Paris_. Cependant mon manuscrit (C) ajoute encore quelques recettes qui sont tellement analogues à celles qui précèdent, que je crois devoir les donner comme appendice. Elles paroissent avoir été écrites peu de temps après le corps du texte; elles sont dans le dialecte picard ou flamand, et ont évidemment été recueillies dans la maison de Madame de Roubais (Marguerite de Ghistelle). Voy. l’Introduction.
[1359] Battu, écrasé.
[1360] Sucre.
[1361] Une chausse.
[1362] Melons. Je ne sais ce que peut signifier _caordes_, peut-être est-ce _gourdes_, sorte de courge.
[1363] Empans.
[1364] D’un coup, à la fois.
[1365] Rangs.
[1366] Place.
[1367] Ce.
[1368] Jardiniers de Portugal. Il y avoit des Portugais à la cour de Bourgogne. Vasque Made de Villelobe, Portugais, traducteur du _Triomphe des Dames_ (imprimé à Paris, chez Pierre Sergent, in-4º, gothique), étoit écuyer d’écurie du duc de Bourgogne.
[1369] Déface? arrache.
[1370] Répétition presque textuelle, mais fautive, des §§ 4, 5, 6, 7, 8 de la page 275 ci-après.
[1371] Sucre rosat.
[1372] _Et_ [Illustration: un symbol].
[1373] Qu’il file entre deux doigts, si on en prend une goutte.
[1374] Avant qu’on mette bouillir.
[1375] Œuf.
[1376] Laisser rasseoir en eau.
[1377] De la fleur.
[1378] Aussi.
[1379] Esteuf, balle.
[1380] Épande, répande?
[1381] Démené, remué?
[1382] Sucre fondu en eau-rose.
[1383] _Hulle_ signifie en allemand enveloppe. Est-ce ici la gaine d’un couteau?
[1384] Rayez.
[1385] Une règle?
[1386] Doigts.
[1387] _Rostez-le._ Otez-le hors du bassin?
[1388] Encre.
[1389] Eau de pluie.
[1390] Couperose.
[1391] Et un scrupule?
[1392] La moitié du temps nécessaire pour dire les sept psaumes de la pénitence, comme nous avons vu dans le _Ménagier_, un _Pater_, un _Miserere_, etc.
[1393] Les matières qui ont servi à faire l’encre, le marc.
[1394] Poivre.
[1395] Clous de girofle.
[1396] Menues-épices (_species_), moins (que de cannelle et gingembre).
[1397] Teille, vase de terre. Suppl. _avec_.
[1398] Vos poussins ou perdrix.
[1399] Voy. p. 95.
[1400] Tournesol. Voy. p. 220.
[1401] Pêcher. Mettez assez de tournesol pour lui donner la couleur de fleur de pêcher.
[1402] Œufs.
[1403] Feu.
[1404] Brûle.
[1405] Il semble qu’il faudroit _ou_ puisque ce plat se faisoit avec du poisson, ou avec des œufs à défaut de poisson.
[1406] Œufs?
[1407] Pochés?
[1408] Hachez.
[1409] Sécher.
[1410] Le seul que contiennent les manuscrits. Voir l’Introduction et T. I, p. 7, note 1; voir aussi T. II, p. 79, n. 1.
[1411] Augmente sa maison, son train, plutôt que _fatigue_, _use_. Gaces de La Bugne borne le train de l’épreveteur à quatre chiens et deux chevaux (Ed. Verard, X 5).
[1412] Cette manière de voler semble bien devoir être celle que d’Arcussia (Ve partie, ch. XVI, et Confér. 30) appelle voler à _la toise_ (et aussi Sainte-Aulaire, p. 103) ou _source_, à _lève-cul_ ou à _la couverte_. C’est quand on lâchoit l’oiseau de poing tout près de sa proie, au moment où elle s’enlevoit, et qu’il l’empiétoit avant qu’elle eût eu le temps de se mettre en aile. Les oiseaux de poing prenoient presque toujours leur gibier de cette manière, soit à son premier départ, soit _à la remise_, c’est-à-dire au second vol. Dans ce dernier cas ils attendoient souvent sur un arbre ou sur une haie que les chiens fissent repartir l’oiseau chassé. Huber, dans ses _Observations sur le vol des oiseaux de proie_ (1784, in-4º, p. 36), a très-bien expliqué cette manière de voler qu’il appelle _le saut_ et qui est propre aux oiseaux de poing. Il dit que le saut résulte d’un élancement qui part de la plante des pieds puis d’une forte et brusque contraction des ailes. Il distingue le saut montant, le saut de niveau (tous deux ne portent que 6 ou 7 toises) et le saut plongeant, qui est le plus puissant.
[1413] Jaillir, s’élancer. Je ne sais si ce mot s’applique ici à l’épervier ou au brusque départ de l’oiseau chassé. C’est presque la même expression que celle de _vol à la source_ employée par d’Arcussia: Le Ms. A porte _fouldre_, mot qui ne seroit pas ici sans signification, car Huber dit que le départ _au saut_ est aussi prompt que _l’éclair_.
[1414] Éducation, de _duire_, dresser.
[1415] Var. A, _espaingnos_. Chiens d’Espagne dits aujourd’hui _épagneuls_.
[1416] A côté.
[1417] Il faudroit _l’en_.
[1418] Lier, en terme de fauconnerie, c’est quand l’oiseau a enserré sa proie. D’Arcussia veut qu’on réserve ce mot pour les oiseaux de leurre et qu’on dise _empiéter_ pour ceux de poing (p. 177).
[1419] Qui s’éloignent trop.
[1420] Cri, appel.
[1421] Lassé, vaincu.
[1422] Se précipiter avec entraînement, fondre, d’_immittere_.
[1423] Poêle, poêlon.
[1424] Var. A, _abéent_.
[1425] Réclamer l’oiseau c’est le faire revenir sur son poing. On a dit quelquefois par extension un oiseau _réclamé_ pour un oiseau _dressé_. Les oiseaux de leurre étoient rappelés à l’aide du leurre: aussi disoit-on pour eux _leurrer_ et non _réclamer_.
[1426] Var. A, _déchairent_.
[1427] Var. A, _d’espreviers_.
[1428] _Que_ est de trop à moins qu’il ne manque la fin de la phrase comme: _ne l’ait découvert_.
[1429] Il faudroit: _qu’il_.
[1430] C’est le mâle de l’épervier, beaucoup plus petit que la femelle, et que l’on employoit beaucoup moins. Gaces de La Bugne dit qu’il servoit aux apprentis fauconniers à faire leur éducation (Ed. Vérard, L v).
[1431] Enfoncement, creux, de _claustrum_. Var. B, _crotet_, petite grotte, trou, de _crypta_.
[1432] Fienter.
[1433] Mince, délicat.
[1434] Filet.
[1435] Surtout.
[1436] Digéré.
[1437] Pour qui.
[1438] Var. A, _fielet_.
[1439] Repas. Sous-entendez _de ce filet de porc_.
[1440] Var. B, _certainement_.
[1441] Sainte-Aulaire dit la même chose (p. 45); il ajoute que ces _fautes_ ou _marques_ placées en travers des plumes les font rompre facilement aux premiers efforts de l’oiseau.
[1442] Tirant sur le rond, un peu rond.
[1443] Ces trois mots interrompent le sens et seroient mieux placés avant _tenir nettement_.
[1444] Var. B, _le pennier_.
[1445] L’auteur entend par ce mot une cage ou caisse de bois dont il nous donne ci-après les dimensions. Le même mot a été employé par d’Arcussia, mais sans explication, et par Sainte-Aulaire (p. 180 à 186) qui paroit en faire un terme général pour désigner un lieu fermé comme une chambre, etc., et semble dire indifféremment: mettre les oiseaux à la ferme ou à la mue.
[1446] Treillage, grillage.
[1447] Prendre de la force.
[1448] Se soulèvera.
[1449] Jointures, jarrets.
[1450] Se tiendra debout.
[1451] Large.
[1452] Il y a, il est.
[1453] Billot de bois sur lequel on plaçoit l’oiseau. Sainte-Aulaire dit qu’il doit avoir deux pieds de haut. Il est vrai qu’il parle de celui à l’usage des oiseaux parvenus à leur taille (p. 66 et 106). L’empereur Frédéric II conseille de le faire en forme de cône renversé et ferré, de manière qu’on puisse l’enfoncer facilement en terre. Il l’appelle _sedile_. Il dit que le faucon cillé est mieux sur le bloc que sur la perche, et qu’on ne doit mettre sur le bloc qu’un seul faucon (voy. ch. L et LI du second livre).
[1454] Phrase qui paroît défectueuse.
[1455] Repu.
[1456] Var. A, _merts_. Je crois que ce sont ces barres ou marques noires qui traversent les plumes de la queue de l’épervier (Sainte-Aulaire, p. 25), et dont il est aussi parlé sons le nom de _mers de la queue_ dans le Modus (feuillet 77 vº). L’auteur veut donc dire ici qu’il faut pour mettre les jets à l’oiseau, attendre qu’il soit parvenu au moment de sa croissance où sa queue est assez longue pour qu’on y voie déjà deux barres noires. Voir ci-après p. 291.
[1457] Petites lanières de cuir qui s’attachoient aux jambes de l’oiseau et auxquelles on ajoutoit les vervelles, et quand l’oiseau étoit sur la perche, la longe et le touret.
[1458] Quand après s’être débattu, jeté en avant de sa perche il y est retenu et rappelé par sa longe.
[1459] Queue des oiseaux de poing. Le mot de queue étoit réservé aux oiseaux de leurre.
[1460] Var. A, C, _sur luy surviennent_.
[1461] Impétueusement, de _tempête_.
[1462] Depuis _esteuf_, balle de jeu de paume.
[1463] Suppléez _non_.
[1464] Suppléez _a_.
[1465] Si en se débattant il tomboit de la perche et y restoit suspendu par sa longe.
[1466] Ce passage confirme l’explication donnée précédemment, mais je n’ai rien trouvé dans les auteurs qui puisse déterminer où sont placés les sept _merqs_ dont parle l’auteur. Je vois sur un épervier qui est sous mes yeux 1º 4 barres (ou _merqs_) noires (dont une un peu cachée par les petites plumes du croupion) _sur_ le balai, 2º 4 id. en dessous; et enfin 6, mais assez mal marquées sur le dessous des grandes plumes de l’aile. Mais on sait combien l’âge change le plumage des oiseaux de proîe, et j’ignore si l’oiseau que j’ai sous les yeux cet un _niais_ ou un _mué_.
[1467] Graisser, mouiller de sa salive.
[1468] La seconde secousse, le second effort de l’oiseau. Voir d’Arcussia, Ve partie, ch. IX.
[1469] Var. B, _espoventablement_.
[1470] Paresse.
[1471] Var. A, C, _bas_.