"La Guzla" de Prosper Mérimée

Chapter 40

Chapter 403,458 wordsPublic domain

Goethe avait fait la connaissance de Werthes une année avant la publication de cette traduction (1774). Cf. _Allgemeine deutsche Biographie_, t. XLII, p. 132, et _Goethe-Jahrbuch_, t. VII, p. 206 et suiv. Pour notre part, nous croyons que ce fut à cette occasion qu'il prit aussi connaissance de la traduction de Werthes.]

[60: Karl Bartsch, _Goethe und das serbische Versmass_, article publié dans la revue berlinoise _Die Gegenwart_, t. XXIV, 1883, n°41, p. 229 et suiv.]

[61: _Volkslieder_, Erster Teil, Leipzig, 1778, pp. 309-314. La traduction fut publiée anonymement; le nom de Goethe ne figure que dans les _Goethes Schriften_, t. VIII, 1789, pp. 177-182.--Sur cette traduction existe toute une littérature dont, ailleurs, nous donnerons la nomenclature.]

[62: _Volkslieder_, Zweiter Teil, Leipzig, 1778, pp. 168-171. Nombreuses réimpressions, dont la meilleure est celle de Karl Redlich: _Herders Poetische Werke_, Erster Band, Berlin, 1885 (dans les _Herders Sämmtliche Werke_, herausgegeben von B. Suphan, XXV Band).]

[6: Tome XXX, pp. 593-596.]

[64: Voir à l'appendice.]

[65: Il en parle dans son article _Serbische Lieder_, publié pour la première fois dans _Ueber Kunst und Altertum_, t. V, livr. 2 (1824), p. 53. Pourtant, Goethe fait erreur lorsqu'il affirme avoir traduit le _Klaggesang_ d'après la comtesse de Rosenberg; _les Morlaques_, en effet, ne contiennent pas cette pièce. Ils sont, du reste, postérieurs de treize ans à la traduction de Goethe, qui est de 1775 ou 1776. (Voir Franz Miklosich, _Ueber Goethe's «Klaggesang von der edlen Frauen des Asan Aga»_, Vienne, 1883, pp. 50-52.)]

[66: _Giornale encyclopedico di Vicenza_, 1789 ou 1790. L'article fut traduit en français et publié dans _l'Esprit des journaux_, juillet 1790, pp. 225-249.]

[67: Par Samuel Gottlieb Bürde, Breslau, 1790. Cf. une notice de Karl Geiger dans l'_Archiv für Literaturgeschichte_, Leipzig, 1885, t. XIII, p. 348 et suiv.]

[68: Charles Nodier, _Mélanges tirés d'une petite bibliothèque_, Paris, 1829, pp. 187-194.--Cf. aussi la note de Nodier, jointe à son exemplaire des _Morlaques_ et publiée par le baron A. Ernouf dans le _Bulletin du Bibliophile_, juin-juillet 1858, p. 1010: «Je connais, dit-il, peu de livres plus neufs, plus piquants et plus curieux; c'est un tableau très vrai des moeurs les plus originales de l'Europe, et j'ose dire qu'il n'existe dans aucune langue un ouvrage aussi complet sur cette matière.»]

[69: _Notice sur la vie et l'oeuvre de Justine Wynne_, par le baron Ernouf, dans le _Bulletin du Bibliophile_, 1858, p. 997 et suiv. (En citant cet article, nous l'abrégeons.) Outre cette curieuse _Notice_, nous avons consulté: l'Introduction des _Essays moral and sentimental_ (Londres, 1785); l'article cité de Charles Nodier; _Biographisches Lexikon des Kaiserthums Oesterreich_, von Dr. C. v. Wurzbach (art. «Rosenberg-Orsini»); l'ouvrage cité de Franz Miklosich.--Un érudit français, d'Ansse de Villoison, qui séjourna à Venise en 1782, parle souvent de la comtesse de Rosenberg, dans les très intéressantes lettres qu'il écrivit cette même année 1782 de la cour de Weimar à John Strange, ministre anglais à Venise. D'Ansse de Villoison était un des premiers Français qui aient connu Goethe personnellement, et M. Ch. Joret lui a récemment consacré trois articles dans la _Revue d'histoire littéraire de la France_ (1895-1896) et dans la _Revue germanique_ (1909). Les lettres dont nous parlons non seulement sont restées inédites, mais encore personne n'a songé à les étudier. Elles se trouvent au British Museum, Eg. MSS. 2002, ff. 112-120, 127, 130, 138, 145, 155, 167, 181.

Peut-être fût-ce cet ami de la comtesse de Rosenberg qui parla pour la première fois d'elle devant Goethe.]

[70: Wurtzbach, _Biographisches Lexikon des Kaiserthums Oesterreich_, t. XXVIII, p. 17 et suiv.]

[71: Deux tomes en 1 vol. gr. in-8°, ensemble de 358 pages. Titre gravé, avec les initiales J.W.C.D. U.& R. et une dédicace à Catherine II, avec les noms de la comtesse en toutes lettres. Il semble qu'il y ait des exemplaires où ces noms figurent sur le titre aussi, et qu'il y en ait dans lesquels manque la dédicace. L'exemplaire que nous avons eu entre les mains, celui du British Museum, ne porte que les initiales. J.-Ch. Brunet cite aussi une édition de _Modène_, Société typographique, in-4° [1788?] (_Manuel du libraire_, t. V, col. 1486.)]

[72: Préface aux _Morlaques_.]

[73: À propos de la «couleur locale» des _Morlaques_, l'abbé Cesarotti écrivait: «On a même souvent reproché aux poètes de France que leurs héros, soit Turcs, Chinois ou Américains, ne sont dans le fond que des Français déguisés. Ici, au contraire, tout ce que l'on voit et que l'on entend est _morlaque_, tout est convenable, tout est dans les coutumes et dans la vérité.» (_L'Esprit des Journaux_, juillet 1790, p. 247.)]

[74: Cf. Joseph Texte, _Jean-Jacques Rousseau et le cosmopolitisme littéraire_, Paris, 1895, pp. 384-440.]

[75: J.-J. Jusserand, _Histoire littéraire du peuple anglais_, t. I, p. 7.]

[76: Nous ne croyons pas qu'il faille attacher beaucoup d'importance à ce jugement: c'est Nodier bibliomane et non pas Nodier critique qui parle («un joli exemplaire, larges marges», etc.). Le rare in-8° qu'est ce roman, est très apprécié par les amateurs de livres.--Pourtant, l'auteur de _Jean Sbogar_ fut blâmé plusieurs fois pour cet éloge de la «couleur locale».]

[77: Elle reconnaît cette dette dans sa préface.]

[78: À ce sujet, voir _ci-dessous_, §§ 7, 8 et 9.]

[79: _Bulletin du Bibliophile_, 1858, pp. 1005 et 1011.]

[80: Charles Nodier, _Mélanges tirés d'une petite bibliothèque_, pp. 189 et 192.]

[81: Ch. Nodier, _op. cit._, p. 188.--Cet exemplaire a appartenu, depuis, au prince d'Essling et, ensuite, au baron Ernouf, mort en 1887. Nous ne connaissons pas son possesseur actuel. Un autre exemplaire, marqué 70 francs, se trouvait au mois de juillet 1847 sur le catalogue de la librairie J. Techener à Paris (_Bulletin du Bibliophile_, 1847, p. 326). Un troisième, appartenant à Aimé Martin, a passé en vente en 1848. _Les Morlaques_ se trouvent au British Museum à Londres, ainsi qu'à la Bibliothèque Impériale de Vienne; à Saint-Pétersbourg on en a deux exemplaires, dont l'un fut offert par l'auteur à Catherine II. (Cf. la lettre du baron Korff au directeur du _Bulletin du Bibliophile_, sept. 1858, pp. 1226-1228.) La Bibliothèque Nationale ne possède pas cet ouvrage.]

[82: _Bulletin du Bibliophile_, 1862, pp. 1261-1262. Cf. aussi la notice du baron Ernouf dans le même journal, 1881, pp. 463-468.]

[83: M. Curcin, _op. cit._, p. 181.]

[84: _Mélanges tirés d'une petite bibliothèque_, pp. 190-191.--Miklosich (_op. cit._, p. 51) et M. Curcin (_op. cit._, p. 49), ignorant que cet article de la _Biographie universelle_ était de Nodier lui-même, le citent pour démontrer qu'il y avait des gens qui «ont jugé _les Morlaques_ d'une façon plus juste que ne le fit Nodier dans ses _Mélanges_»!]

[85: Sylvester Douglas, baron Glenbervie (1743-1823). Cf. _Dictionary of National Biography_, t. XV, p. 348.]

[86: Un «ballet historique», _la Vente des esclaves,_ fut dansé à Berlin pendant le carnaval de 1802 à une fête donnée par l'ambassadeur de Portugal, M. de Correa, fête mémorable à laquelle assistaient le roi et la reine de Prusse. La pièce ne fut jamais imprimée, mais on voit d'après l'extrait qu'en a publié le baron Ernouf (_Bulletin du Bibliophile_, 1868, pp. 385-390) qu'un Morlaque y jouait un rôle important.--Le _Magazine encyclopédique_ enregistrait, au mois d'août 1806, un nouveau ballet des _Morlaques_ qui venait d'être donné au Théâtre de la Ville de Vienne et qui n'avait point réussi.--Un opéra intitulé _les Morlaques_, en deux actes, musique du baron de Lannoy, texte italien de Rossi, fut représenté en 1817 à Graz. L'illustre savant autrichien Miklosich, qui ne connaissait l'ouvrage de Mérimée que de nom, et pas du tout celui de Nodier, se trompa singulièrement en prétendant que cet opéra fut le dernier écho du _Viaggio in Dalmazia_. (Cf. _Ueber Goethe's Klaggesang_, pp. 38 et 49.)]

[87: _Corinne ou l'Italie_, livre XV, ch. IX.--Cette idée sur la poésie d'Ossian était déjà exprimée par Mme de Staël au chapitre consacré à la littérature du Nord, dans son livre _De la littérature_ (pp. 210-224 de l'éd. originale). On remarquera ici la même fameuse division des «deux littératures tout à fait distinctes, celle qui vient du Midi et celle qui descend du Nord».]

[88: _Srpski kgnijevni Glasnik_ du 16 mai 1904, p. 748.]

[89: _Goethe-Jahrbuch_, 1884, p. 118.]

[90: _De l'Allemagne_, éd. Garnier, p. 175.]

[91: _Idem_, partie 2e, ch. XXX.]

[92: _Le Globe_, samedi 21 septembre 1827, p. 410.]

[93: Paul Pisani, _La Dalmatie de 1797 à 1815, épisode des conquêtes napoléoniennes_. Paris, 1893.--Simo Matavouil, _Le Littoral adriatique et les plans de Napoléon_ (en serbe) dans la _Délo_ de Belgrade, décembre 1894.--William Miller, _Napoléon in the Near East_, dans la _Westminster Review_, novembre 1900.--Louis Madelin, _Fouché_ (_1759-1820_), Paris, 1901, t. II.]

[94: Décret du 15 avril 1811.]

[95: Louis Madelin, _Fouché_, t. II, p. 246.]

[96: _Ibid._]

[97: Le 26 juillet 1812, le _Moniteur_ annonçait que «la langue française étant devenue la langue du gouvernement et celle de l'armée, il vient d'être pris des mesures pour que les habitants des villes illyriennes soient à même d'étudier cette langue. On a donc établi des chaires de français dans tous les collèges de l'Illyrie». Pourtant, l'intendant d'Istrie se plaignait au gouvernement général de ce que «l'instruction ne fût pas adaptée ni aux localités, ni aux moeurs des habitants». (Madelin, _op. cit._)]

[98: _Télégraphe illyrien_, 27 août 1812 et 28 janvier 1813.]

[99: Madelin, _op. cit., loc. cit._]

[100: L. Leger, _Le Monde slave_, Paris, 1873, pp. 15-17.]

[101: Jean Skerlitch, _Les Romantiques français et la poésie populaire serbe: Charles Nodier_ (en serbe), dans le _Srpski kgnijevni Glasnik_ des 16 mai et 1er juin 1904.]

[102: N.S. Pétrovitch, _Bibliographie française sur les Serbes et les Croates,_ Belgrade, 1900, pp. 25-26.]

[103: Manque dans la bibliographie de M. Pétrovitch.]

[104: Louis Leger, _Une mystification littéraire de Mérimée_, dans la _Nouvelle Revue_ du 16 juin 1908, p. 447.]

[105: Par exemple: _Recherches sur l'Illyrie ancienne et moderne_, dans le _Moniteur universel_ du 20 mars 1810.]

[106: _Moniteur universel_, 1806, p. 463.]

[107: _Mémoires de l'Académie Celtique_, Paris, 1808, t. II, pp. 21-62. Cf. aussi pp. 143-145 (lettre de Marc Bruère) et 403-434.]

[108: Le comte de Sorgo, qui prit plus tard le titre de duc, passa le reste de sa vie à Paris, où il mourut le 17 février 1841, après avoir publié quelques opuscules sur la littérature ragusaine. Nous parlerons plus loin de sa traduction d'une ballade serbo-croate qu'il donna à Mérimée et qui figure aujourd'hui dans _la Guzla_.]

[109: Manque dans la bibliographie de M. Pétrovitch.]

[110: Voir _ci-dessous_, ch. IV, § 5.]

[111: Manque dans la bibliographie de M. Pétrovitch.]

[112: On peut lire sur cet ouvrage une critique de Ch. Nodier, dans le _Journal des Débats_ du 1er février 1815, et dans ses _Mélanges_, t. II, pp. 1-10.]

[113: _Annales encyclopédiques_, mars 1818.]

[114: Manquent dans la bibliographie de M. Pétrovitch.]

[115: Manque dans la bibliographie de M. Pétrovitch.]

[116: Manque dans la bibliographie de M. Pétrovitch.--Il existe dans les archives de la famille Guiguer de Prangins, à Lausanne, un manuscrit intitulé: _Souvenirs de mon séjour en Illyrie et de mes voyages avec le général comte Bertrand, gouverneur des provinces illyriennes, en 1812, 1813 et 1814_, par Amédée Massé, secrétaire intime du général. (_Le Correspondant_ du 10 février 1910, p. 543.)]

[117: Préface de _la Guzla_.]

[118: Madame Mennessier-Nodier, _Ch. Nodier, épisodes et souvenirs de sa vie_, Paris, 1867, p. 141.--_Correspondance inédite de Ch. Nodier_, publiée par A. Estignard, Paris, 1876, p. 135.]

[119: _Correspondance inédite_ (lettres à Charles Weiss).]

[120: Il avait épousé Mlle Désirée Charves, fille du juge Claude Charves, le 30 avril 1808.]

[121: On le voit bien dans la _Correspondance inédite_. Pourtant, M. Pisani, _op. cit.,_ p. VIII, prétend que Nodier «passa à Laybach l'année 1812 et le commencement de 1813». Nous reviendrons sur ce point.]

[122: _Correspondance inédite_, p. 141.]

[123: _Ibid_.]

[124: L'on connaît quel rôle fantaisiste il attribue à la société secrète des _philadelphes_ dont il disait avoir été l'un des membres des plus actifs.]

[125: _Souvenirs et portraits: Fouché_, p. 313.

[126: _Ibid._]

[127: _Portraits littéraires_, t. I, p. 472.]

[128: Quérard, _La France littéraire_, t. VI, p. 429.]

[129: G. Vicaire, _Manuel de l'amateur de livres_, t. VI, col. 91.]

[130: Marmont, _Mémoires_, liv. XIV, p. 435.]

[131: Prospectus du _Télégraphe officiel_.]

[132: Charles Nodier, _Souvenirs de la Révolution et de l'Empire_, Paris, 1850, t. II, p. 332.]

[133: _Télégraphe officiel_, janvier 1813, p. 32 (Cité par M. Tomo Matié, _Archiv für slavische Philologie_, 1906, p. 324.)]

[134: «Vers 1811... Nodier fut chargé de la direction... d'un journal intitulé le _Télégraphe_, qu'il publia d'abord en trois langues: français, allemand et italien, puis en quatre, en y ajoutant le slave vindique.» Sainte-Beuve, _Portraits littéraires_, t. I, p. 472.]

[135: P. Pisani, dans le _Bulletin critique_ du 15 novembre 1887.]

[136: _Archiv für slavische Philologie_, t. XXVIII, p. 324, et t. XXIX, pp. 70 et 79-80.]

[137: Il semble que Nodier n'apporta pas d'Illyrie la collection du journal dont il était rédacteur, car elle ne figure pas sur le catalogue de sa bibliothèque, rédigé après sa mort en 1844. En 1821, ayant voulu insérer dans _Smarra_ une pièce du poète ragusain Ignace Gjorgjic, pièce dont il avait déjà fait une traduction dans le _Télégraphe_, Nodier se trouva obligé d'en faire une autre, sans doute parce que le numéro où parut la première lui manquait.]

[138: Lettres à Weiss.]

[139: Nodier, _Souvenirs et portraits: Fouché_, p. 313.]

[140: P. Pisani, _La Dalmatie de 1797 à 1815_, Paris, 1893, p. 345.]

[141: _Journal de l'Empire_ des 4 et 21 février 1814 (manque le quatrième article). Ces feuilletons, qui sont d'après M. Leger «spécimens d'ignorance naïve et de creuse phraséologie», sont réimprimés encore plusieurs fois, à savoir: _3°_ dans les _Mélanges de littérature et de critique_ par M. Charles Nodier, mis en ordre et publiés par Alexandre Barginet de Grenoble, Paris, 1820, t. II, pp. 353-371; _4°_ dans les _Annales romantiques_ pour l'année 1827-1828, pp. 112-118 (en partie); _5°_ sous la signature de M. «Ch. Nodier de l'Académie Françoise» dans le _Dictionnaire de la conversation_, art. «Illyrie» (Paris, 1836); _6°_ dans le même _Dictionnaire_, t. XI de la deuxième édition (Paris, 1856). Cette dernière fois l'article fut abrégé.]

[142: Cité par M. Matic, _Archiv für slavische Philologie_, t. XXVIII, p. 324.]

[143: _Nouvelle Revue_ du 15 juin 1908, p. 447.]

[144: À Laybach, de la fin de décembre 1812 au 26 août 1813; à Trieste, un mois. Au mois de novembre 1813, Nodier se trouvait déjà à Paris et écrivait des articles aux _Débats_.]

[145: É. Montégut, _Nos morts contemporains_, t. I, p. 131.]

[146: Ch. Nodier, _Souvenirs et portraits_, p. 314.]

[147: «L'évacuation de la province arriva trop vile, dit-il, pour l'exécution de ce plan.» _Journal des Débats_ du 1er février 1815.]

[148: Francesco-Maria Appendini, _Notizie istorico-critiche sulle antichità, storia e letteratura de' Ragusei_, Raguse, 1802-03, 2 vol. in-4°.]

[149: Voir _ci-dessus_, p. 73, et _ci-dessous_, pp. 105-106.]

[150: Nous citons d'après les _Mélanges de littérature et de critique_ de Nodier.]

[151: Il y fut introduit par ordre du duc de Rovigo, avec appointements de 3.600 francs. (Léonce Pingaud, _Fouché et Charles Nodier_, dans les _Mémoires de l'Académie de Besançon_, 1901, p. 184.)]

[152: Sainte-Beuve, _Portraits littéraires_, t. I, p. 473.]

[153: Préface à l'édition de 1832.]

[154: _Jean Sbogar,_ Paris, Gide fils, 1818, 2 vol. in-12, pp. VI-234 et ff. 2, pp. 229-VI. Publié à 5 francs.]

[155: Quelques jours plus tard, le _Journal du Commerce_(6 juillet 1818) indiquait M. Ch. Nodier comme l'auteur probable de _Jean Sbogar,_ en ajoutant: «L'éditeur de ce roman nous annonce dans sa préface que cet auteur part pour la Russie; puisse cette contrée tempérer un peu la fougue de son imagination! et puisse-t-il, si son amour pour l'état sauvage lui fait chercher les peuples dans l'état le plus près de la nature, ne pas trouver chez les Cosaques une réfutation _ad hominem_ de ses systèmes exagérés!» Nodier répondit au rédacteur, le 10 juillet, par la lettre suivante qui ne fut insérée par celui-ci que sept jours plus tard:

«Monsieur,

«J'apprends par un numéro de votre journal qui vient de tomber dans mes mains, qu'on m'a attribué un roman intitulé _Jean Sbogar_. Les personnes qui me connaissent savent que je ne fais pas de romans; et comme je n'en lis pas plus que je n'en fais, je n'ai pas lu _Jean Sbogar._ Le jugement que vous exprimez sur ce livre pouvant donner cependant une idée fort étrange de mon caractère, qui, grâces au ciel, n'avait pas encore été compromis, et qui est à peu près tout ce qui me reste, j'espère que vous voudrez bien accorder à mon désaveu une mention de deux lignes.

«Quant au voeu que vous avez la complaisance de former pour que les Cosaques ne répondent pas par un argument _ad hominem_ à mes systèmes sur les peuples _nouvellement civilisés_, j'en sais apprécier la délicatesse, et je vous en remercie au nom de ma famille.

«Charles Nodier.»]

[156: Il nous paraît que c'est là une légende habilement arrangée pour écouler l'édition. On invoque ordinairement le témoignage de N. Delangle, ami de Nodier et éditeur de ses _Poésies diverses_ (Paris, 1829). Mais Delangle, ce prétendu témoin ou vérificateur, ne cite que le numéro de _la Renommée_ dont nous venons de parler plus haut, et le _Mémorial de Sainte-Hélène._ (Préface des _Poésies diverses,_ p. 10.) Nous avons cherché, au _Mémorial,_ le passage en question, mais nous n'avons pas réussi à le trouver. Du reste, le comte de Las Cases avait quitté Sainte-Hélène DIX-HUIT MOIS AVANT que _Jean Sbogar_ eût paru, et, par conséquent, ne pouvait rien savoir d'une pareille lecture.]

[157: Renouard, _Catalogue de la bibliothèque d'un amateur,_ Paris, 1819, t. III, p. 123.]

[158: Edmond Estève, _Byron et le romantisme français,_ Paris, 1907, p. 31.--_Jean Sbogar_ n'est pas une imitation directe des _Brigands._ La pièce de Schiller était traduite, en 1785, dans le _Nouveau Théâtre allemand_ de Friedel et Bonneville. La Martelière en tira un gros mélodrame, _Robert, chef de brigands,_ en 1792. En 1799, traduisant le théâtre de Schiller, il renonça à y faire entrer les _Brigands_ comme trop universellement connus. Il les remplaça par une tragédie de Zschocke, _Abelino ou le grand bandit,_ «pièce qui a un mérite tout à fait original, et qui, par sa contexture et la singularité du sujet, semble appartenir au même écrivain». _(Théâtre de Schiller, traduit de l'allemand,_ Paris, 1799, préface, t.1, p. VII.) C'était cette imitation qui avait inspiré _Jean Sbogar._]

[159: Préface de l'édition de 1832.]

[160: Ch. Nodier, _Souvenirs de la Révolution et de l'Empire, _Paris, 1850, t. II, p. 328.]

[161: É. Montégut, _Nos Morts contemporains, _Paris, 1883, t. I, p. 141.]

[162: M. Salomon, _Charles Nodier et le groupe romantique, _Paris, 1908, p. 267.]

[163: Sainte-Beuve, _Portraits littéraires, _Paris, 1862, t. I, p. 472.]

[164: Gérard de Nerval, _Voyage en Orient_. Paris, 1851, t. I, p. 58.]

[165: Une citation fantaisiste du poète ragusain Gondola (Gundulic) figure en tête du chapitre II de _Jean Sbogar_. Dans ce chapitre se trouve également le très intéressant portrait d'un vieux chanteur illyrien, dont nous reparlerons ailleurs. Dans le cinquième, Nodier définit le _pismé_ dalmate: «sorte de romance qui n'est pas sans charme quand l'oreille y est accoutumée, mais qui l'étonne par son caractère extraordinaire et sauvage quand on l'entend pour la première fois, et dont les modulations sont d'un goût si bizarre que les seuls habitants du pays en possèdent le secret». Dans le septième chapitre, Jean Sbogar chante à Antonia «la fameuse romance de _l'Anémone_, si connue à Zara», qui est «la production la plus nouvelle de la poésie morlaque». Cette romance, nous n'avons pas besoin de le dire, n'est pas plus authentique que les ballades de Mérimée.]

[166: _Jean Sbogar_ a inspiré, en 1838, un roman de George Sand, _l'Uscoque_, prétendue histoire véritable du héros des deux poèmes de lord Byron, le _Corsaire_ et _Lara_.]

[167: _Journal de l'Empire_ des 4 et 21 février 1814.]

[168: Balthasar Hacquet, _L'Illyrie et la Dalmatie_, trad. de l'allemand par M. Breton, Paris, 1814, 2 vol. in-12.]

[169: Voy. _ci-dessus_, la note 141.]

[170: _Minerve littéraire_, t. I, p. 354.]

[171: _Annales de la littérature et des arts_, t. IV, pp. 262-264.]

[172: _Encyclopédie des gens du monde_, t. XVIII, p. 159.]

[173: _Biographie universelle_, t. XXX, p. 641.]

[174: À Paris, chez Ponthieu, pp. 212, in-12; prix: 3 francs.]

[175: Préface à la première édition. Cette étymologie est très arbitraire; le mot «esclavon» n'est pas _smarra_ mais _mora_ (incube). Pourtant, ce n'était pas Nodier qui avait inventé le mot. M. Tomo Matic a bien trouvé un chapitre intitulé _Incubo o Smarra_ dans la réfutation de Lovrich, _Osservazioni sopra diversi pezzi del Viaggio in Dalmazia del Signor Abate Alb. Fortis_ (p. 201).]

[176: _Smarra_, pp. 11-13.]

[177: Préface à l'édition Renduel.]

[178: «En Illyrie, Nodier avait trouvé une population dont les sommeils étaient troublés habituellement par le cauchemar et dont les veilles étaient assombries par la plus monstrueuse et la plus noire superstition qui existe: la croyance au vampirisme.»--Émile Montégut, _Nos Morts contemporains_, Paris, 1883, t. I, p. 150.]

[179: André Le Breton, _Balzac, l'homme et l'oeuvre_, Paris, 1905, pp. 57 et 70. Cf. aussi _Byron et le romantisme français_, par Edmond Estève, Paris, 1907, p. 491 et suiv.]

[180: Sur Anne Radcliffe et son influence, voy. _History of Romanticism in the XVIIIth Century_ by Henry A. Beers, pp. 249-264.]

[181: Cf. H. A. Beers, _op. cit._, pp. 404-410 et _passim_.--F. Baldensperger, _Le «Moine» de Lewis dans la littérature française_ (_Journal of comparative Literature_, juillet-septembre 1903).]

[182: Sur Maturin, voy. les _Portraits littéraires_ de Gustave Planche.--Victor Hugo cite _Bertram_ en tête de son ode _la Chauve-Souris_.]

[183: André Le Breton, _op. cit., loc. cit._]

[184: Nous consacrerons au vampirisme un chapitre spécial dans la deuxième partie de notre étude.--Remarquons le même goût de l'épouvantable chez les peintres romantiques. À cet égard, nous trouvons _la Danse macabre_ de Deveria (Musée de Grenoble), très caractéristique.]

[185: M. Breuillac, _Hoffmann en France_ dans la _Revue d'histoire littéraire de la France_, 1906-1907.]

[186: Jules Marsan, _Notes sur la bataille romantique (Revue d'histoire littéraire,_ 1906, p. 596).]

[187: Victor Vignon Rétif de la Bretonne, dans sa parodie _Og_, Paris, Hubert, 1824, in-12.]

[188: _Odes et Ballades_, Paris, Hetzel, p. 300.]

[189: Cf. _ci-dessous_, ch. VI, § 3.]

[190: Notons encore une oeuvre inspirée par la nouvelle de Nodier: _Smarra ou le démon des mauvais rêves_, divertissement arrangé par MM. Valnay et Adrien pour les représentations de John Devani (au Théâtre de Drury Lane à Londres) qui remplit les rôles de Yakoff et de Smarra. La scène est en Finlande. Paris, typ. de Mme veuve Dondey-Dupré, rue Saint-Louis, 46, _s. d._ [1853].--_Bibliographie de la France_ du 12 mars 1853.