La civilisation japonaise conférences faites à l'école spéciale des langues orientales

Part 18

Chapter 181,318 wordsPublic domain

[221] J’ajouterai ici la mention de quelques publications japonaises qui me sont parvenues depuis que cette conférence a été publiée pour la première fois, et qui me paraissent de nature à intéresser les élèves de l’Ecole spéciale des Langues Orientales: _Die Lehre von dem Te-ni-wo-fa_, von Dr. Aug. Pfizmaier. Wien, 1873;--_Kau-kau wau-rai, ossia la Via della pietá filiale_, testo giapponese trascritto in caratteri romani e tradotto in lingua italiana, con note ed appendice, da Carlo Valenziani. Roma, 1873;--_Zur Geschichte Japans in dem Zeitraume Buu-jei_, von Dr. Aug. Pfizmaier. Wien, 1874;--_Die Geschichte der Mongolen-Angriffe auf Japan_, von Dr. Aug. Pfizmaier. Wien, 1874;--_Les produits de la nature chinoise et japonaise_, par A.-J.-C. Geerts. Yokohama, 1878;--_Le_ _curiositá di Jocohama_. Testo giapponese trascritto e tradotto da A. Severini. Firenze, 1878;--_La ribellione di Masacado e di Sumitomo_, brano di storia giapponese, tradotto da Lodovico Nocentini. Firenze, 1878;--_Il Take-tori monogatari, ossia la Fiaba del nonno Tagliabambù._ Testo di lingua giapponese del nono secolo, tradotto, annotato e pubblicato per la prima volta in Europa, da A. Severini. Firenze, 1881;--_Jasogami e Camicoto_, da Ant. Severini. Firenze, 1882.

[222] Vers le milieu du XVIe siècle.

[223] Voy., sur les mathématiques des Japonais, l’article de M. le capitaine Levallois, dans les _Mémoires du Congrès international des Orientalistes_, première session, Paris, 1873, t. I, p. 289.

[224] Le _moxa_ des Japonais est composé avec la bourre des feuilles de l’armoise (_Artemisia vulgaris_). Roulé en forme de pyramide, on le place sur la partie malade et on y met le feu, de manière à le consumer entièrement et à permettre aux humeurs de découler de la plaie qu’il a produite.

[225] Le _Nederlansche Tijdschrift voor Geneeskunde_, 1859-60.

[226] Les Japonais fabriquent des tissus de soie d’une foule de genres. On appelle _nisiki_ un tissu qui était originairement obtenu par le mélange de soies de cinq couleurs différentes. Les vieilles annales intitulées _Ni-hon gi_ rapportent que la 37e année du règne d’_Au-zin_ (306 de n. è.), l’empereur envoya des ambassadeurs dans le royaume de _Ou_, en Chine, pour chercher des tisseuses; il vint quatre sortes d’ouvrières appelées _Ye-bime_, _Oto-bime_, _Kurea-dori_ et _Aya-dori_. Telle fut l’origine de l’introduction du tissage de la soie au Japon.--On fait usage de fils d’or pour la fabrication des _nisiki_, sur lesquels on représente des fleurs et des animaux fantastiques.--Les soieries appelées _aya_ se distinguent par leur finesse et leur légèreté; on en fait également venir une variété spéciale de la Chine; les _tobi-zaya_ ou aya à fleurs sont plus épaisses et sont tirées de Canton et de la Corée.--Le _rin-su_ ou damas de soie, d’une qualité supérieure, avec ou sans ornements, est un produit japonais; on en fait venir néanmoins du Tongkin.--Le satin appelé _syusu_ est d’une beauté incomparable; on en teint de toutes couleurs; on en fait venir de Canton, de Nanking et du Fouhkien.--La gaze d’or (_kin-sya_) est d’invention chinoise. (Voy., pour plus de détails, les appendices de mon _Traité de l’éducation des vers à soie au Japon_). En dehors des soieries, les Japonais fabriquent une foule de tissus avec diverses sortes de matières végétales ou animales. L’indienne dite _sarasa_, que les indigènes allaient jadis acheter au Siam et qui, pour ce motif, s’appelle aussi _Siamuro-zome_, est devenue l’objet d’une grande industrie au Nippon;--le _kwa-kwan-fu_, tissé avec de longs poils de rat, est une étoffe sur laquelle on raconte des anecdotes fantastiques;--le _ba-seo-nuno_ est une toile formée avec les fibres du bananier et qui vient des îles Loutchou; elle est belle, solide et reçoit très bien la teinture;--la mousseline _sarasi_ est un produit de Nara, dans la province de Yamato, où l’on trouve la meilleure qualité; elle est d’ordinaire d’une extrême blancheur; l’_abuya_ de Noto est également blanche et formée de fils de chanvre;--les cotonnades proprement dites se nomment _momen_, et le coton non tissé _wata_ (ouate); la bourre de soie s’appelle aussi _wata_ (_ma-wata_).

[227] _Courrier de Lyon_, février 1860

[228] _Wa-kan San-sai du-ye_, liv. XV, p. 4

[229] En chinois: _tse-ming-tchoung_ «cloche sonnant d’elle-même».

[230] M. le docteur Mène, dans les _Mémoires de la Société des Etudes Japonaises_, t. III, p. 11.

[231] _Kai-no tama_ «gemmes d’huîtres».

[232] _Gin-tama._

[233] _Kin-tama._

[234] Voy., sur les miroirs chinois et japonais: Julien et Champion, _Industries anciennes et modernes de l’empire chinois_, 1869, pp. 63 et 234; et la _Revue scientifique_, 2e série, 1880, t. XVIII, p. 1143.

[235] Jap. _a’ugi_. On rapporte que l’impératrice _Zin-gû_, à l’époque de la guerre des Japonais contre le pays des San-kan (Corée), vit des chauves-souris (jap. _hen-puku_) qui lui donnèrent l’idée de faire faire des éventails. Depuis cette époque, on a fabriqué des éventails de toutes sortes dont l’usage est répandu dans les différentes classes de la population indigène, aussi bien parmi les hommes que parmi les femmes. On cite notamment les éventails peints appelés _akome_; les éventails qui ressemblent à une fleur à demi épanouie et dont se servent les bonzes et les mèdecins; les éventails des danseuses d’assez grandes dimensions; les éventails en bois de pin (_hi a’ugi_) en faveur chez les fonctionnaires publics; les écrans, de forme circulaire, nommés _utiva_, qui étaient les seuls éventails usités en Chine jusqu’à la dynastie des _Ming_. Le nom de _uti-va_ leur vient de ce qu’ils sont assez forts et solides pour servir à battre (_utu_) les vêtements ou à écraser les insectes; on en fabrique avec du cuir ou des planchettes laquées, supportées par un manche de bambou; _va_ désigne une sorte particulière d’écran, dont on fait usage à la cour.

[236] Les chapeaux de bambou (Jap. _take-no ko-kasa_) s’emploient, comme chez nous les chapeaux de paille, pour se garantir des rayons du soleil. On a tenté, non sans quelques succès, de les faire accepter dans les modes européennes. En Chine, ces chapeaux se fabriquent avec des joncs.--Les parasoles ou parapluies sont dits parasols de Chine (_kara-kasa_). On en fait remonter l’invention à l’époque de Yu-le-Grand (XXIIIe siècle avant notre ère); mais les véritables parapluies ne datent que du règne de _Youen-ti_, de la dynastie des _Weï_ (260 de notre ère). On fabrique des parasoles de soie et surtout de papier huilé et impénétrable à la pluie; les principales manufactures se trouvent dans la province de _Setu_.

[237] _Morning Chronicle_, du 4 février 1858.

[238] On a pu en juger en visitant en 1878, à Paris, le département Japonais de l’Exposition universelle.

[239] _Zipangu_ est une notation à peine corrompue des mots chinois _Jih-pen-koueh_ «le royaume du Japon».--Rachid-Eddin, qui écrivait en 1294, désigne ce même pays sous le nom de _Djemenkou_, et Aboulféda sous celui de _Djemkout_.

[240] _Nippon-wau dai itî-ran_, livr. VII, p. 46.

[241] Saint François Xavier gagna le Japon à bord de la jonque d’un corsaire chinois. Il était accompagné d’un Japonais converti au christianisme et baptisé sous le nom de _Paolo de Santa-Fe_. Le hasard le fit aborder à _Kago-sima_ qui était justement le lieu de naissance de ce Paolo. Il y fut accueilli avec enthousiasme, et le daïmyau régnant de Satsouma lui permit de faire des prédications dans toute l’étendue de son domaine. Sur l’instigation des bonzes, cette permission finit cependant par être révoquée, et le prince annonça qu’il était défendu à ses sujets, sous peine de mort, de se livrer aux pratiques du christianisme. François Xavier dut chercher dans d’autres parties du Japon les moyens de poursuivre son œuvre d’évangélisation.--Il n’est peut-être pas inutile de faire observer que, dans les récits des missions chrétiennes au Japon, non-seulement les grands princes feudataires, mais même les plus petits daïmyaux, sont qualifiés de l’épithète de roi. Et c’est par une erreur de ce genre qu’on parle souvent de l’ambassade envoyée au pape Grégoire XIII par «l’empereur du Japon». Cette ambassade, à laquelle on fit une réception pompeuse en Europe, représentait des princes féodaux de l’île de Kiousiou, et nullement le mikado ou son syaugoun.

[242] _I-i Ka-mon-no Kami._

[243] Le mot _mi-ka-do_, par lequel on désigne l’Empereur, signifie littéralement «La Grand’porte Impériale». C’est là une des nombreuses analogies que l’on peut constater entre les Japonais et les Turcs (Sublime-Porte), dont l’idiome notamment appartient au même système grammatical.--Aujourd’hui, le titre de mikado est à peu près complètement abandonné; il a été remplacé par l’ancien titre de _Ten-au_ «l’Auguste du Ciel».

[244] _Comment on crée une religion_, dans la _Revue scientifique_ du 7 mai 1875.

[245] _Gen-rau-in_, sorte de Conseil des Anciens.

[246] _Fu-ken kwai-gi_, sorte de Conseil des Préfectures.