Chapter 15
DUMONT, MONDOR, AUGUSTE.
MONDOR, à Dumont, en entrant.
J'en ai assez entendu: le notaire est averti, je lui ai fait sa leçon, le reste me regarde.
AUGUSTE, avec timidité.
Monsieur, vous voulez épouser..... vous allez épouser.....
MONDOR, à Dumont, en dissimulant.
Quel est Monsieur?
DUMONT.
C'est M. Auguste, le cousin et l'ami.....
MONDOR.
Monsieur Auguste, que j'ai vu si jeune, si intéressant, dont la physionomie promettait?...
DUMONT.
Et dont la physionomie a tenu parole.
MONDOR.
J'étais loin, Monsieur, de vous croire ici. Hortense ne m'a pas parlé de vous, Marton a gardé le même silence, tout cela m'étonne un peu, je l'avoue: au reste, vous voilà, j'en suis charmé; vous serez de ma noce, et vous l'embellirez.
AUGUSTE.
Je serai de votre noce!.... vous croyez?.... Vous ne doutez pas que votre triomphe......
MONDOR.
Qu'avez-vous, Monsieur, vous paraissez troublé?
AUGUSTE.
Je suis dans un état impossible à dépeindre.
MONDOR.
Vous m'alarmez, mon cher ami.
AUGUSTE.
Dites-moi d'abord, Monsieur, aimez-vous beaucoup ma cousine?
MONDOR.
Eperdument.
DUMONT, à MONDOR.
Eh! non, Monsieur, non; c'est convenu.
MONDOR, à Dumont.
Va-t'en.
DUMONT.
Mais, Monsieur.
MONDOR.
Va-t'en, te dis-je.