L'Afrique centrale française

Part 52

Chapter 522,912 wordsPublic domain

MUTELINA PRASINA Roch. } [_forma perelongata_] } \________ } \ } { MUTELINA THOLLONI Roch. } _forma { [_mut. subincurvata_] } elongata_ { | } { MUTELINA LEGUMEN Roch. } { [_mut. incurvata_] } \ } = MUTELINA ROSTRATA Rang. MUTELINA ROSTRATA Rang. } [_forma normalis_] } \ } FORMA CURTA } (non décrite) } passant au _M. } Mabillei_. } \________________ \ { MUTELINA PALUDICOLA Rochebr. { [_forma curta_] { | { MUTELINA MABILLEI Roch. MUTELINA { [_forma typica_] MABILLEI Roch. { \ { MUTELINA MABILLEI de Rochebr. { Var. FRASI Germain. { [_forma elongata_] | | MUTELINA FALEMEENSIS Germain.

Bords de la mare de Toya (Soudan français), 5 mars 1895 ; 4 valves.

Rivières à courant plus ou moins torrentiel sur terrains granitique et archéen : affluents de la Kémo et de la Tomi, tributaires de l’Oubangui ; septembre-octobre 1902 ; 3 exemplaires.

Mamoun (pays de Senoussi) ; mars 1903.

=_Mutelina Joubini_= Germain[503]. PLANCHE LITHOGR., fig. 2.

1904. _Mutelina Joubini_ Germain, _Bullet. Muséum hist. natur. Paris_, X, no 7, p. 470.

Coquille de grande taille, étroite-allongée, siliquiforme, assez comprimée ; valves minces, fragiles, bibaillantes, très baillantes antérieurement, encore plus baillantes postérieurement ; bords supérieur et inférieur légèrement divergents ; bord supérieur subrectiligne dans une direction un tant soit peu ascendante ; bord inférieur longuement et régulièrement subconvexe ; angle antéro-dorsal bien accentué ; région antérieure très courte, arrondie, décurrente à la base ; région postérieure remarquablement développée, plus de 5 fois 1/2 _aussi longue que l’antérieure_, terminée par un rostre fort long, et très arrondi ; sommets petits, médiocrement saillants, très érosés ; crête dorsale d’abord saillante, puis devenant émoussée fortement à l’extrémité ; ligament très long, robuste, médiocrement saillant, d’un brun brillant, long de 53 millimètres ; charnière filiforme ; impressions musculaires : antérieures assez profondes ; postérieures superficielles mais bien visibles ; palléale très apparente.

Longueur maximum : 117 millimètres ; hauteur maximum : 39 millimètres à 55 1/2 millimètres des sommets ; hauteur sous les sommets : 31 millimètres ; longueur de la région antérieure : 17 1/2 millimètres ; longueur de la région postérieure : 101 millimètres ; épaisseur maximum : 18 millimètres.

Test marron peu foncé, jaunacé dans la partie médiane et vers le bord inférieur, érosé au voisinage des sommets où il laisse voir une nacre saumonée très irisée ; stries d’accroissement assez fines, peu régulières, atténuées sur la partie médiane, devenant plus fortes et légèrement lamelleuses vers la région postérieure ; intérieur orné d’une nacre fortement irisée, saumonée sous les sommets, d’un bleu verdâtre vers les bords.

Cette magnifique espèce ne peut se comparer qu’au _Mutelina plicata_ Sowerby[504]. On l’en distinguera :

Par sa région postérieure encore plus allongée, non tronquée à l’extrémité, mais bien régulièrement ovalaire-arrondie ; par sa hauteur maximum plus voisine des sommets qui sont notablement moins gros et moins proéminents ; etc...

Le Haut-Oubangui.

_Mutelina complanata_ Jousseaume.

1886. _Mutelina complanata_ Jousseaume, _Bullet. soc. zoolog. France_, XI, p. 489 (à part, p. 19), pl. XIII, fig. 1-1 _a_.

1890. _Mutelina complanata_ Dautzenberg, _Mémoires soc. zoolog. France_, VI, p. 261.

1900. _Spatha complanata_ Simpson, _Proceed. unit. stat. nation. Museum_, XXII, p. 900.

Cette espèce est certainement bien distincte ; comme JOUSSEAUME l’a fait remarquer avec juste raison, elle a l’aspect extérieur du _Psammobia vespertina_. Les valves sont très minces ; le test est jaunacé, plus ou moins sombre, parfois verdâtre ; la nacre est très irisée, orangée sous les sommets, bleuâtre ou violacée ailleurs. Les impressions musculaires sont relativement fortes. Stries d’accroissement fines et assez régulières ; sommets médiocrement proéminents ; bord supérieur à peu près rectiligne ; bord inférieur légèrement convexe, presque parallèle au bord supérieur ; bord antérieur bien arrondi ; bord postérieur 2 fois 1/2 plus long.

_a_) Longueur totale : 32 mill. ; largeur max. : 12 mill. ; épaisseur max. : 8 1/2 mill.

_b_) — 32 — — 10 1/4 — — 8 —

_c_) — 29 — — 10 3/4 — — 8 —

Le _Mutelina complanata_ est relativement polymorphe et l’on peut distinguer une mutation _elongata_ bien nette correspondant aux échantillons _b_. Il existe également une mutation _abbreviata_ moins nette.

Le Chari, à Fort-Archambault, mai 1903 [Dr DECORSE] ; 1 exemplaire.

Le Bangoran, affluent du Chari, février 1903 ; 1 valve.

Rivières à courant rapide du Mamoun (pays de Senoussi), mars 1903 ; 10 échantillons.

Variété =_curta_= Germain, nov. var.

1907. _Mutelina complanata_ var. _curta_ Germain, _Bulletin Muséum hist. natur. Paris_ ; no 1, p. 68.

Je rattache à l’espèce du Dr JOUSSEAUME une petite forme qu’il faudra peut-être élever au rang spécifique, sous le nom de _Mutelina curta_, quand on en connaîtra un nombre suffisant d’échantillons. L’unique spécimen que je connais actuellement a été recueilli par M. A. CHEVALIER, avec les échantillons de _Mutelina complanata_ JOUSSEAUME. La variété _curta_ diffère du type :

Par sa forme générale moins allongée, la région postérieure étant, pour un égal développement de la région antérieure, beaucoup plus courte (région antérieure : 10 millimètres ; région postérieure : 15 millimètres) ; par sa région postérieure beaucoup plus développée en hauteur, le bord supérieur étant légèrement convexe et fort notablement ascendant au lieu d’être rectiligne ; par sa région antérieure moins développée en hauteur et se rattachant plus brièvement au bord inférieur qui est beaucoup plus largement convexe.

Longueur maximum : 26 millimètres ; hauteur maximum : 15 1/2 millimètres ; épaisseur maximum : 8 millimètres.

Comme dans le type, la coquille est très comprimée ; le test est mince, coloré en jaune teinté de rose, passant au café au lait vers les sommets et au jaune verdâtre vers les bords ; les stries d’accroissement sont notablement plus fortes et plus irrégulières.

* * *

Les eaux du lac Tchad, du Chari et du Haut-Congo nourrissent encore d’autres espèces de la famille des _Mutelidæ_ appartenant à deux autres genres qui ne sont pas représentés dans la collection rapportée par les explorateurs de la Mission Chari-Tchad. Nous allons passer rapidement ces espèces en revue.

Genre CHELIDONOPSIS Ancey[505].

Ce genre remarquable, d’abord édité par le Dr A. T. DE ROCHEBRUNE sous le vocable de _Chelidonura_[506] employé malheureusement déjà, paraît jusqu’ici spécial au Congo et à ses tributaires. Il est surtout caractérisé par une coquille de forme ellipsoïdale, plus ou moins allongée, présentant postérieurement et sur chaque valve une carène très saillante partant du sommet, très divergente par rapport au bord supérieur et ordinairement contournée à son extrémité libre. Les sortes d’ailes ainsi limitées par ces carènes, les bords supérieur et inférieur, forment, avec la partie infra carénale de la région postérieure une espèce de tube largement ouvert en arrière. Les excellentes figures données par le Dr DE ROCHEBRUNE font d’ailleurs beaucoup mieux comprendre qu’une longue description les caractères très particuliers de ce genre. La région antérieure présente également, sur chaque valve, une carène partant des sommets, mais beaucoup moins saillante et peu divergente. Le test est mince, fragile, généralement coloré en vert plus ou moins jaunâtre. L’animal est inconnu. Les deux espèces suivantes ont seules été jusqu’ici décrites.

_Chelidonopsis arietina_ de Rochebrune[507]. — Coquille de grande taille, de forme ellipsoïde-allongée ; région antérieure terminée par un rostre aigu ; région postérieure arrondie, à peine une fois et demie aussi longue que l’antérieure ; carènes bien saillantes, allongées et contournées à leur extrémité libre ; sommets peu saillants ; bord supérieur subrectiligne ; bord inférieur bien convexe ; test mince, un peu fragile, vert émeraude ou vert jaunâtre ; nacre rosée, très irisée.

Longueur maximum : 118-124 millimètres ; largeur maximum : 30-34 millimètres ; épaisseur maximum, prise entre les extrémités libres des carènes : 38-41 millimètres.

_Chelidonopsis hirundo_ Martens[508]. — Cette espèce, plus petite que la précédente, de forme un peu moins allongée avec un rostre antérieur un peu obtus, possède un test mince, verdâtre beaucoup plus finement strié. Il est probable que cette coquille n’est que la forme jeune de la précédente ; l’échantillon que possède le Muséum de Paris confirme d’ailleurs cette opinion[509].

Genre PLIODON Conrad[510].

Toutes les espèces du genre _Pliodon_ découvertes jusqu’ici dans le Tchad et le bassin du Chari appartiennent à la section des _Cameronia_ créée en 1870, par J.-R. BOURGUIGNAT[511].

_Pliodon (Cameronia) tchadiensis_ Germain[512]. Coquille de grande taille, très oblongue-allongée ; valves médiocrement allongées, très épaisses et pesantes ; bord supérieur légèrement convexe jusqu’à l’angle postéro-dorsal ; bord inférieur bien sinueux, presque parallèle au bord supérieur ; région antérieure semi-elliptique ; région postérieure bien développée, plus de deux fois aussi longue que l’antérieure, se terminant par un rostre court, un peu remontant ; sommets obtus, très comprimés ; impressions musculaires profondes ; charnière à peine denticulée antérieurement, fortement denticulée postérieurement.

Longueur max. : 160 millimètres ; hauteur max. : 62 1/2 millimètres à 66 millimètres des sommets ; épaisseur max. : 39 millimètres.

Test marron foncé ; stries d’accroissement assez fortes et irrégulières ; nacre remarquablement irisée, rose saumon.

Le lac Tchad (M. le lieutenant MOLL).

_Pliodon Cameronia Hardeleti_[513] Germain[514]. — Coquille très allongée, légèrement cunéiforme ; valves assez bombées, épaisses et solides ; bords supérieur et inférieur divergents, le supérieur subconvexe dans une direction nettement ascendante, l’inférieur à peu près rectiligne, très légèrement sinueux dans sa partie médiane ; région antérieure peu développée ; région postérieure très allongée, près de trois fois et demie aussi longue que l’antérieure, terminée par un rostre court longuement tronqué ; sommets assez obtus, très peu proéminents ; impressions musculaires profondes ; charnière irrégulièrement dentée, à denticulations postérieures plus fortes.

Longueur maximum : 105 millimètres ; hauteur max. : 43 1/2 millimètres à 39 millimètres des sommets ; épaisseur max. 28 millimètres.

Test marron foncé, passant au noir vers les bords antérieur et inférieur ; stries médiocres et irrégulières ; nacre très irisée, d’un rose saumon très vif.

Le lac Tchad (M. le lieutenant HARDELET).

Variété _Molli_[515] Germain[516].

Cette variété diffère du type :

Par sa forme plus régulièrement ovalaire-allôngée ; par son bord supérieur à peu près rectiligne dans une direction légèrement ascendante et presque parallèle au bord inférieur (les bords supérieur et inférieur sont très divergents dans le type) ; par son rostre moins nettement tronqué, etc. Même test. Longueur max. : 105 millimètres ; hauteur max. : 38 millimètres à 44 millimètres des sommets ; épaisseur max. : 26 millimètres.

Habite également le lac Tchad (M. le lieutenant HARDELET).

=Famille des CYRENIDÆ=

Genre CORBICULA Megerle von Mühlfedt[517].

=_Corbicula Lacoini_= Germain[518].

1905. _Corbicula Lacoini_ Germain, _Bullet. Muséum hist. natur. Paris_, XI, no 6, p. 487, et XII, 1906, no 1, p. 55.

1906. _Corbicula Lacoini_ Germain, _Mémoires soc. zoolog. France_, XIX, p. 241, pl. IV, fig. 13-14.

Coquille petite, suboblongue, plus haute que large ; région antérieure ovalaire-arrondie, à peine plus courte que la région postérieure ; bord inférieur bien convexe ; sommets gros, bien proéminents ; ligament court, médiocrement robuste ; charnière robuste, comprenant : sur la valve droite, trois cardinales élevées, légèrement comprimées et convergentes supérieurement ; 4 lamelles latérales élevées, fortes, très finement et très régulièrement serrulées, les postérieures à peine plus longues que les antérieures ; sur la valve gauche : 3 cardinales égales et convergentes ; 2 latérales assez saillantes, l’antérieure un peu plus courte ; impressions musculaires superficielles.

Longueur : 10 1/2 millimètres ; hauteur maximum : 12 millimètres ; épaisseur maximum : 8 millimètres.

Test solide, épais, d’un corné jaunâtre ; stries fines, assez régulièrement distribuées, à peu près entièrement effacées au voisinage des sommets.

Cette Corbicule peut être considérée comme l’espèce représentative, dans le lac Tchad, du _Corbicula Soleilleti_ Bourguignat[519] d’Ethiopie. Elle se rapproche de cette dernière par sa forme générale plus _haute que large_ et ses sommets bien saillants, mais elle s’en éloigne :

Par sa charnière ornée de dents beaucoup plus fortes (les cardinales notamment, qui sont particulièrement saillantes) ; par ses sommets encore plus saillants ; enfin par son test bien plus délicatement strié.

Le lac Tchad, sur la côte N.-E. (M. A. CHEVALIER) ; 6 valves.

Cette espèce paraît abondante dans le lac Tchad d’où elle a été rapportée, en nombreux exemplaires, par MM. LENFANT, L. LACOIN et R. CHUDEAU.

=_Corbicula Fischeri_= Germain, _nov. sp._[520]. PLANCHE V, fig. 18-19-19_a_.

1907. _Corbicula Fischeri_ Germain, _Bulletin Muséum hist. natur Paris_ ; no 1, p. 68.

Coquille petite, comprimée, subovalaire, légèrement subtrigone ; région antérieure arrondie ; région postérieure à peine un peu plus longue que l’antérieure, terminée par un rostre arrondi et un peu bas ; bord inférieur régulièrement convexe ; sommets proéminents, incurvés et assez petits ; ligament court ; charnière assez robuste comprenant : sur la valve droite : 3 cardinales, très inégales, dont 2 élargies et triangulaires, la 3e étroite et lamelleuse, convergentes en haut ; 4 lamelles latérales assez élevées, très fortement serrulées, les antérieures à peine plus courtes ; sur la valve gauche : 3 cardinales subégales ; 2 lamelles latérales assez élevées, serrulées, l’antérieure aussi longue que la postérieure ; impressions musculaires faibles.

Longueur : 7-8 millimètres ; hauteur maximum : 6-7 millimètres ; épaisseur maximum : 3 1/2-4 1/4 millimètres.

Test mince, fragile, marron très clair, presque jaune vers le bord inférieur, passant au rougeâtre près des sommets ; stries assez espacées, irrégulièrement distribuées, un peu élevées, non atténuées vers la région postérieure ; intérieur des valves bleuâtre ou violacé.

Cette espèce ne saurait se rapprocher d’aucune Corbicule connue. Elle se distingue très nettement par un aspect de Sphærium bien caractérisé et par son test mince qui en fait la plus fragile des Corbicules.

L’ornementation sculpturale du test rappelle, en petit, le _Corbicula astartina_ Martens[521], mais les stries saillantes ne sont pas, dans notre espèce, très fortement atténuées antérieurement.

Le Mamoun (pays de Senoussi) ; 6 valves.

M. A. CHEVALIER a encore recueilli, dans la Rivière Miangoulou (février 1903), 4 valves d’une très petite Corbicule dont voici une description :

=_Corbicula_= sp. [=_Corbicula Fischeri_= juv. ?] PLANCHE V, fig. 20-20_a_.

Coquille petite, comprimée, subovalaire un peu allongée, à peine subtrigone ; région antérieure courte, arrondie ; région postérieure à peine plus longue, terminée par un rostre arrondi ; bord antérieur bien convexe dans une direction régulièrement descendante ; bord inférieur largement convexe ; sommets petits, saillants ; charnière très mince comprenant, sur la valve droite : 3 cardinales divergentes très faibles ; 4 latérales allongées, très minces, légèrement serrulées, les antérieures à peine plus courtes ; sur la valve gauche : 3 cardinales petites et deux latérales minces, peu saillantes.

Longueur : 4-5 millimètres ; hauteur maximum : 3 1/4-4 1/4 millimètres ; épaisseur maximum : 2 1/2-3 1/2 millimètres.

Test extrêmement fragile, mince, orné de stries concentriques relativement fortes et bien espacées, assez régulièrement distribuées.

On voit que les principaux caractères de cette coquille cadrent avec ceux de l’espèce que je viens de décrire ; je crois donc prudent, en l’absence de documents plus nombreux, de la considérer comme spécifiquement distincte. Il est au contraire fort probable qu’il ne s’agit là que de jeunes individus du _Corbicula Fischeri_ Germain.

* * *

Le Dr E. von MARTENS a décrit une autre Corbicule du lac Tchad ; elle provient des environs de Kouka où elle a été recueillie par le lieutenant allemand GLAUNING en 1902. En voici les principaux caractères :

_Corbicula Tsadiana_ Martens[522]. — Coquille petite, trigone, plus large que haute ; région antérieure presque égale à la région postérieure, les sommets étant situés aux 6/13 de l’extrémité antérieure ; bord inférieur régulièrement convexe ; dents cardinales assez fortes ; dents latérales antérieures allongées, un peu arquées ; dents latérales postérieures presque droites, plus courtes.

Longueur : 13 millimètres ; hauteur maximum : 12 millimètres ; épaisseur maximum : 9 millimètres.

Test solide, orné de stries concentriques très fines et inégales.

Cette coquille, qui n’a pas été figurée, semble se rapprocher du _Corbicula Lacoini_, notamment par les caractères de son ornementation sculpturale ; mais elle s’en éloigne par sa forme générale _plus large que haute_ et par les caractères de la charnière.

Genre FISCHERIA Bernardi[523].

=_Fischeria centralis_= Germain. PLANCHE LITHOGR., fig. 6-7.

1904. _Fischeria centralis_ Germain, _Bullet. Muséum hist. natur. Paris_ ; X, no 7, p. 470.

Coquille assez régulièrement elliptique-allongée, médiocrement ventrue ; région antérieure bien développée, semi-ovalaire ; région postérieure à peine plus longue que l’antérieure, terminée par un rostre effilé placé un peu bas ; bord inférieur convexe, légèrement sinueux vers la région postérieure ; sommets assez gros, un peu saillants ; ligament court et robuste ; charnière très peu robuste : dents cardinales saillantes, médiocrement épaisses ; lamelles latérales faibles, très minces, assez arquées ; impressions musculaires antérieures bien marquées, postérieures superficielles.

Longueur 30 1/2 millimètres ; largeur maximum : 20 1/2 millimètres ; épaisseur max. : 14 millimètres.

Test épais, solide, d’un brun jaunâtre ; stries d’accroissement fines et régulières ; nacre violette.

Ce _Fischeria_ diffère du _F. Delesserti_ Bernardi : par sa forme plus régulièrement elliptique et plus allongée ; par sa région postérieure beaucoup moins rostrée ; par ses sommets plus obtus ; enfin par sa charnière moins robuste.

Rapprochée du _Fischeria Lenzi_ Dautzenberg[524], notre espèce s’en distingue surtout par sa taille plus forte ; par sa forme plus ovalaire et moins haute ; par son bord inférieur plus régulièrement convexe ; par ses sommets plus saillants ; etc.

Le Soudan français : dans le Moyen Niger et le Bani (mission du général DE TRENTINIAN, 1899).

Genre SPHÆRIUM Scopoli[525].

=_Sphærium Courteti_= Germain[526]. PLANCHE V, fig. 21-21_a_.

1904. _Sphærium Courteti_ Germain, _in : Bullet. Muséum hist. natur. Paris_ ; X, no 7, p. 470.

Coquille subinéquilatérale, de forme subovalaire médiocrement ventrue ; région antérieure assez développée, subtronquée supérieurement ; région postérieure régulièrement arrondie, sensiblement égale à l’antérieure ; bord supérieur subconvexe, très légèrement ascendant ; bord inférieur largement et régulièrement convexe ; sommets absolument médians, obtus, un peu proéminents, presque lisses ; ligament court, assez robuste ; charnière comprenant sur la valve droite : une dent cardinale simple ; 4 lamelles latérales régulièrement arquées, les antérieures à peine moins longues ; les 2 latérales antérieures, d’abord accolées, se séparant à peu près à la moitié de leur développement, en deux latérales relativement éloignées l’une de l’autre, l’inférieure un peu plus longue que la supérieure, toutes deux élevées, saillantes, minces, _très fortement et régulièrement serrulées_ (les mêmes caractères s’observent évidemment sur les latérales postérieures) ; sur la valve gauche : deux cardinales obliques ; deux latérales (l’antérieure à peine plus courte que la postérieure), d’abord très minces, peu saillantes, s’élargissant à leur extrémité ; elles n’ont qu’une longueur médiocre et ne sont pas serrulées ; impressions musculaires très faibles.

Longueur : 12-15 millimètres ; hauteur max. : 9-12 millimètres : épaisseur maximum : 6-7 1/4 millimètres.

Test mince, fragile, d’un corné marron brillant, passant au gris cendré au voisinage des sommets ; stries assez fines, peu régulières, atténuées vers la région antérieure.

Var. ex colore =_unicolor_= Germain.

Test marron foncé uniforme.

Var. ex colore =_marginata_= Germain.

Test orné, soit d’une bande marginale d’un beau jaune clair, soit de deux bandes l’une marginale, l’autre presque médiane, d’un jaune plus ou moins clair.

Dans le Miangoulou, affluent du Bangoran, territoire du Mamoun (pays de Senoussi), février-mars 1903 ; 20 exemplaires.

Le Chari, à Fort-Archambault ; février 1903 [Dr DECORSE] ; 7 exemplaires.

Cette espèce ne peut se rapprocher que du _Sphærium Stuhlmanni_ Martens[527] ; elle s’en distingue :

Par sa région antérieure plus développée et sa région postérieure régulièrement arrondie et non tronquée ; par ses sommets _absolument médians_ ; par son épaisseur bien plus faible (7 1/4 millimètres pour 15 millimètres de longueur ; pour une même longueur de coquille, un échantillon de _Sph. Stuhlmanni_ aurait au moins 10 millimètres d’épaisseur) ; par son test orné de stries plus saillantes ; et surtout par les caractères très particuliers de sa charnière, caractères sur lesquels je reviendrai prochainement en détail dans un travail spécial.

Genre EUPERA[528] Bourguignat[529].

_Eupera parasitica_ Parreyss.

1853. _Pisum parasiticum_ Parreyss _in_ : Deshayes, _Catal. Conch. Biv._, II, p. 280.

1874. _Limosina parasitica_ Jickeli, _Land- und Süssw. Mollusk. Nord-Ost Afrik._, p. 293, taf. XI, fig. 16-17.

1877. _Eupera parasitica_ Bourguignat, _Classificat. Mollusques syst. Europ._,p. 52.

1883. _Eupera parasitica_ Bourguignat, _Hist. malacol. Abyssinie_, p. 133.

1883. _Eupera Jickelii_ Bourguignat, _loc. cit._, p. 134.

1892. _Limosina parasitica_ Smith _Ann. magaz. natur. history_, 6e série, X, p. 126.