Glossaire du patois normand

Chapter 3

Chapter 33,622 wordsPublic domain

Ces annuaires, le _Journal de l'Orne_ et l'administration n'occupèrent encore qu'une partie de son temps. Une autre était consacrée aux plaisirs de la société, une autre à des compositions sérieuses ou frivoles. Ainsi dans l'année 1810, nous le voyons publier un _Traité des melons_, 1 vol., et le roman de _Geneviève et Siffrid_, 2 vol. in-12. A l'occasion de ce dernier ouvrage, Mme de Staël lui écrivait: «Je vous remercie de m'avoir envoyé votre spirituel roman. Il est un peu moderne pour le VIIIe siècle, et sert mieux à faire connaître le temps présent que le passé; mais c'est la manière française de tout transporter dans le point de vue du siècle actuel. Je suis fâchée que vous demeuriez si loin de moi: nous parlerions ensemble, et de votre ouvrage, et de ceux que vous ferez.» Deux mois après, Boufflers lui écrivait, à son tour: «Je trouve, après un assez long voyage, le joli roman (si on peut appeler joli ce qui fait pleurer) que vous avez bien voulu m'envoyer, avec des vers dont je ne suis assurément pas digne, mais dont je voudrais au moins être capable. Autant je dois me défier de tout ce que vous me dites de flatteur, autant vous devez croire au témoignage que j'aime à rendre à un talent exercé et distingué dont j'ai sous les yeux une double preuve.» A nos yeux, ce roman philosophique et moral est un des ouvrages les mieux écrits de Louis Du Bois. On y trouve un résumé de ses réflexions personnelles, des systèmes les plus chers à son esprit, qui sentait le besoin de créer quelque chose après les ruines entassées par la Révolution. Aussi quand, l'année suivante, le fameux comte de Saint-Simon, qu'il avait connu précédemment, vint passer un assez long temps à Alençon (en apparence pour se livrer dans la solitude de la province à des études sur l'ordre social, en réalité pour inquiéter l'allemand Redern, son ancien associé, qui avait acheté le château de Flers), le futur fondateur d'une école devenue trop célèbre eut-il des entretiens fréquents et prolongés avec l'auteur de _Geneviève_. Toutefois l'esprit plus pratique de celui-ci reconnut le vide et le ridicule des utopies qu'enfantait le comte; il lui prêta de l'argent qui ne lui a jamais été rendu, et ne tarda pas à suivre en Italie, en qualité de secrétaire intime, le jeune fils du sénateur Roederer, nommé préfet du Trasimène.

Ce départ ne permit pas à Louis Du Bois de donner suite au projet qu'il avait conçu dès-lors de rappeler ses contemporains à l'amour de notre vieille Normandie. Plus d'une fois il revendiqua la priorité de ce retour aux études historiques sur notre illustre province, et l'on ne saurait sans injustice lui en refuser l'honneur. Nous avons, en effet, sous les yeux un prospectus de 1810 ou 1811 intitulé: _Archives Normandes, ou Répertoire complet d'ouvrages et d'extraits, imprimés et inédits, soit en prose, soit en vers, sur les antiquités, l'histoire politique, civile et ecclésiastique, la topographie, la statistique, l'agriculture, le commerce, la navigation, l'histoire naturelle et médicale, l'histoire littéraire, les sciences, les lettres, et les arts de la ci-devant province de Normandie; par une société de gens de lettres; publiées par M. Louis Du Bois, ex-bibliothécaire, etc._ L'ouvrage devait se publier par volumes trimestriels tirés in-12 et in-8º. Les deux volumes _d'Archives_ publiés, le premier en 1824, le second en 1826, en sont une sorte de spécimen.

Quoi qu'il en soit, le départ de l'auteur interrompit ses travaux sur la Normandie; il y revint avec bonheur de 1820 à 1830.

Le sol romain ne fut point sans inspiration pour Louis Du Bois, qui malheureusement eut peu le temps de s'y livrer à la littérature. L'agonie de l'empire et la marche des alliés le forcèrent de rentrer dans sa patrie; le préfet du Trasimène, nommé préfet de l'Aube, emmena dans sa nouvelle préfecture son secrétaire intime, à qui l'envahissement des troupes étrangères ne permit pas plus qu'à son chef d'arriver à Troyes. La Restauration le rendit à la vie privée. Marié depuis trois ans, père d'une charmante petite fille, il vint philosopher et planter à Mesnil-Durand, et se préparer cette humble retraite où nous l'avons vu dans les dernières années de sa vie.

Le 20 mars 1815 le surprit au milieu des champs. Roederer, rappelé à la préfecture de l'Aube, rappela son secrétaire intime, qui, après la seconde chute de l'empire, se retira deux ans, d'abord à Troyes, ensuite à Châtillon-sur-Seine. C'est dans cette dernière ville qu'il édita les _Noëls Bourguignons de La Monnoye_, à très-peu d'exemplaires, uniquement pour établir le texte d'une 14e édition de ces poésies dont il s'occupait, et dont l'introduction, les notes et le glossaire furent malheureusement perdus chez l'imprimeur Jules Didot. Charles Nodier parle ainsi de ce travail qu'il avait eu entre les mains: «M. Louis Du Bois en a préparé une édition exécutée avec le soin extraordinaire que cet excellent philologue porte dans ses moindres études.» (_Mélanges tirés d'une petite bibliothèque_.)

Au milieu de l'année 1817, Louis Du Bois revint à Lisieux, et désira y fonder un établissement de librairie. Il voulut même y joindre une imprimerie pour le service de la cause libérale dont il était l'un des plus intrépides défenseurs. Il tenait surtout à publier une édition de Voltaire, son auteur favori, plus complète qu'aucune des précédentes et enrichie de notes et de commentaires. Il a donné plus tard le prospectus d'un _Supplément aux diverses éditions des oeuvres complètes de Voltaire_, qui devait être en 4 ou 5 volumes, tirés in-4º, in-8º et in-12.

On se demande où notre lexovien-alençonnais avait pu trouver tant d'oeuvres inédites du philosophe de Ferney, de même qu'on s'est demandé comment il pouvait avoir tant de manuscrits et de livres venus des couvents. Nous, qui n'avons pas craint de l'interroger, en 1854, sur la provenance de tant de richesses qu'il avait vendues (il n'était pas riche!) et qui furent l'occasion des bruits les plus fâcheux sur sa probité, nous l'avons entendu donner les explications les plus claires et les plus convaincantes, et répondre à chacune de nos questions de manière à ne nous laisser aucun doute sur la légitimité de la possession.

La génération contemporaine ne sait pas assez ce qu'elle doit aux rares amateurs qui ont arraché aux acquéreurs ou aux pillards de 1793 à 1800 des milliers de manuscrits qui, sans eux, seraient perdus. D'immenses dépôts ont été pendant des années à l'abandon. Des ignorants y puisaient pour leurs besoins les plus vulgaires. Le plus beau vélin, conservateur d'oeuvres rares et précieuses, était vendu au poids pour habiller des grammaires et des psautiers destinés aux écoles. Louis Du Bois, au fort de la Révolution, était un jeune littérateur en qui l'amour de la science ne fut jamais étouffé par les opinions politiques. Il attacha du prix à ce que tous dédaignaient, administrateurs comme administrés; il sauva de la destruction une foule d'ouvrages, imprimés ou manuscrits, qu'il trouva presque pour rien chez les libraires de nos villes de l'Orne, de l'Eure et du Calvados.

Mais les oeuvres inédites de Voltaire, comment avait-il pu se les procurer?--Nous le tenons de sa bouche: il fit, jeune, la connaissance d'un vieil acteur du Théâtre-Français, qui avait joué les pièces de Voltaire du vivant de l'auteur, dont il était idolâtre. Cet homme de goût avait recueilli une foule de pièces inédites, de lettres, de variantes du génie qu'il révérait et pour lequel Louis Du Bois partageait son enthousiasme. Le vieil acteur vendit à son jeune ami ce qu'il avait recueilli du grand homme, et des corrections et additions ont été faites, au moyen de ces manuscrits, aux éditions de Voltaire que prépara en partie Louis Du Bois, savoir celle de Mme. Perronneau en 56 vol. in-12 et celle de Delangle en 96 vol. in-8º.

Une fois établi dans sa ville natale, qu'il ne devait pas tarder à quitter pour sa petite maison de campagne de Mesnil-Durand, l'ancien secrétaire de deux préfets de l'empire devint le champion de l'opposition libérale. Ami de Dupont (de l'Eure) et de Bignon, il imagina la souscription de cent mille francs, au moyen de laquelle le premier put rester sur la liste des éligibles; il fut le promoteur de la fête donnée à ces deux députés lorsqu'ils vinrent à Lisieux, en septembre 1820, époque où Bignon s'y maria.

Une polémique avec l'avocat Lemoinne, qui avait attaqué, dans l'_Observateur Neustrien_, journal de Caen, une pétition rédigée par Louis Du Bois et signée par 400 à 500 électeurs lexoviens; deux brochures qui ne réussirent pas à sauver Monique Sacquet de l'échafaud, mais qui firent réformer par une loi un article trop sévère du Code criminel; quelques articles de biographie, de littérature et de politique dans des journaux de Paris, n'empêchèrent pas notre ardent libéral de revenir à ses études de prédilection sur la Normandie. De 1820 à 1830, il donne une édition d'_Olivier Basselin_, enrichie d'un choix d'anciennes chansons normandes inédites, l'_Histoire civile, religieuse et littéraire de l'abbaye de la Trappe_; les _Archives de la Normandie_; un _Résumé philosophique_ de l'histoire de cette province; l'_Itinéraire descriptif, historique et monumental_, etc.; la traduction d'_Orderic Vital_ en 4 vol., pour la collection des Mémoires sur l'histoire de France, publiée par M. Guizot.

L'illustre historien qui, lui aussi, abrite une partie de sa verte vieillesse dans une campagne de l'arrondissement de Lisieux, parlait ainsi de l'oeuvre de son collaborateur, dans une notice préliminaire: «L'histoire d'Orderic n'avait jamais été traduite. La version que nous publions est l'ouvrage de M. Louis Du Bois, de Lisieux, savant aussi laborieux que modeste, qui s'est voué à l'étude de tout ce qui peut intéresser la Normandie, sa patrie, et déjà connu par d'utiles travaux sur les antiquités et la statistique de cette belle province. L'une des principales difficultés que présente la lecture d'Orderic Vital réside dans le grand nombre de petits faits, d'allusions et de noms géographiques qui appartiennent à la Normandie: il importait donc que la traduction fût faite sur les lieux mêmes, au milieu des souvenirs, et par un homme capable d'expliquer, dans des notes courtes, mais multipliées, les obscurités pour ainsi dire locales du texte. M. Du Bois a bien voulu se charger de ce minutieux travail, etc.»

Mais peut-être de semblables éloges paraissent-ils un peu suspects de la part d'un éditeur. Voici en quels termes un juge non moins compétent, le judicieux Daunou, s'exprime dans le _Journal des savants_ du mois de mars 1838: «Dans la série des 29 volumes des Mémoires relatifs à l'histoire de France, publiés par M. Guizot de 1833 à 1828, les 4 volumes d'Orderic nous paraissent les plus importants, soit par l'étendue de l'ouvrage, soit surtout par les recherches et l'exactitude que le traducteur, M. Louis Du Bois, s'est prescrites: on peut même dire, à beaucoup d'égards, que c'est une publication nouvelle.

«Pour presque tous les lecteurs, cette excellente traduction peut tenir lieu du texte: elle en représente avec une fidélité scrupuleuse toutes les idées, tous les détails, quoique en les revêtant d'une diction plus pure et beaucoup plus élégante. Elle suppose toutes les corrections faites et à faire à l'édition latine de 1619; les variantes qui ont quelque intérêt sont indiquées dans les notes; les lignes et les paroles latines dont il peut importer d'avoir quelque connaissance immédiate sont à la fois transcrites et traduites, particulièrement lorsque le sens n'en est pas très-certain, ou bien encore lorsqu'il se présente des jeux de mots qui ne passent que trop imparfaitement dans notre langue. Ces remarques sont très-concises, ainsi que celles qui concernent l'histoire, la chronologie et plus souvent la géographie. Le traducteur, qui a visité la plupart des lieux dont l'auteur parle, éclaircit par des dénominations actuelles celles qui ne sont plus en usage; et, quand il ne trouve aucun moyen d'opérer ce rapprochement, il ne manque pas d'en faire l'aveu. Nous devons ajouter que les manuscrits de St.-Évroult et de Rouen l'ont mis en état de remplir des lacunes, quelquefois assez longues, qui existaient dans l'édition de 1619 et qui restaient même dans les 200 pages d'extraits, imprimés par les éditeurs du grand recueil des historiens de France. Ainsi non-seulement l'ouvrage d'Orderic Vital est pour la première fois traduit en français, mais on peut dire encore qu'il n'avait jamais été aussi exactement et complètement publié.

«... C'est donc un véritable service que M. Louis Du Bois vient de rendre aux études historiques, en publiant une traduction de cet ouvrage, plus complète et plus exacte que les éditions du texte.»

L'auteur préparait encore l'_Histoire de Lisieux_, celle de _Charlotte de Corday_, son _Glossaire du patois normand_, interrompu si fréquemment par ses travaux, ses plaisirs et ses voyages. Il mettait sous presse la première édition de son _Cours complet et simplifié d'agriculture_ (1825), d'abord en 6 volumes; il collaborait à la _Biographie_ des frères Michaud, à l'_Encyclopédie_ de Courtin, à des recueils de tout genre qui réclamaient des plumes faciles et érudites. Au commencement de 1830, il avait traité avec un libraire pour 20 volumes de pièces imprimées ou manuscrites sur la révolution de 1789. Celle de juillet vint mettre obstacle à l'entreprise. Les amis de Louis Du Bois prirent la plus grande part au mouvement; chacun eut sa récompense: plusieurs furent ministres, ambassadeurs, préfets; on l'oubliait. Je ne sais qui s'en souvint, et le fit appeler, malgré ses répugnances, à la sous-préfecture de Bernay.

Tant que Dupont (de l'Eure) fut aux affaires, la conduite politique de Louis Du Bois se trouva naturellement conforme aux principes qu'il avait professés sous la Restauration. Il n'en dévia point après la retraite de son stoïque ami; mais il dut se résigner à n'avoir aucun avancement. Son indépendance déplut même assez pour qu'on l'envoyât à Vitré, au mois de février 1833.

Là, pendant sept ans environ qu'il fut sous-préfet, il déploya un vrai talent d'administrateur. Au milieu de partis ardents, il se montra tolérant, conciliant, juste, prudent et ferme. Il eut à soutenir des luttes de plus d'une espèce, surtout des luttes de presse, et sa plume exercée fit toujours triompher l'administrateur des attaques d'une opposition plus que libre. Le _Vitréen_, feuille hebdomadaire qu'il fonda et rédigea du 1er septembre 1837 au 3 novembre 1839 renferme dans ses 114 nos une foule d'articles de statistique, d'histoire et de littérature sur Vitré et son arrondissement. Nous signalons ces articles enfouis dans une feuille inconnue, comme nous croyons devoir en signaler beaucoup d'autres qui sont perdus dans le _Journal de l'Orne_ de 1803 à 1812. Assurément les meilleurs sont dignes d'en être exhumés, et tous méritent qu'on les consulte[12].

[Note 12: _Le Journal de l'Orne_, rédigé par Louis Du Bois, se compose de 6 vol. in-8º publiés, le premier, en 1803, les cinq autres de 1806 à 1812.]

Le 7 juillet 1836, Louis Du Bois perdit l'une de ses filles, mariée à M. Abraham, conservateur des hypothèques. Cette mort prématurée lui rendit odieux, ainsi qu'à son épouse, le séjour de Vitré. La décoration de la Légion-d'Honneur, qu'il reçut le 2 avril 1837, sans l'avoir sollicitée, n'adoucit point sa douleur. Il demanda une sous-préfecture normande, et, à la fin de 1839, on lui donna celle de Châteaulin. La haine d'un député ministériel lui valut cette disgrâce qu'il ne voulut point accepter.

Il eut en échange, au commencement de 1840, une place de secrétaire aux Archives du royaume, retraite honorable et d'accord avec ses goûts studieux; mais il fut atteint d'une infirmité incurable (une paralysie de la vessie); mais sa femme ne pouvait vivre de l'air de Paris; mais sa seconde fille était mariée à M. Nouvel, de Florensac; mais il avait plus de 70 ans: il quitta la capitale, avec une retraite de 500 francs, le 27 mars 1844, et arriva le 28 à Mesnil-Durand.

Là, entre autres ouvrages, il compila ses _Recherches archéologiques, historiques, biographiques et littéraires sur la Normandie_; il acheva l'_Histoire de Lisieux_, commencée depuis long-temps; il traduisit _Columelle_ pour la 2e série de la collection des classiques latins, éditée par Panckoucke; il ajouta à son _Glossaire du Patois normand_; il revit plusieurs de ses ouvrages imprimés ou manuscrits, et tint la plume jusqu'aux derniers mois de sa longue carrière. Peut-être eût-il vécu quelques années encore; mais l'infirmité qu'il avait apportée dans sa retraite lui devint fatale. La sonde dont il se servait se brisa, et tout espoir de le sauver fut perdu. Il vit son état, et s'y résigna sans murmure; il expira, vers huit heures du matin, le 9 juillet 1855.

Nous n'avons pu, dans les pages qui précèdent, énumérer toutes les oeuvres de Louis Du Bois. Dans la liste qu'il nous en remit lui-même en 1854, il en oublia quelques-unes. Nous ne nous flattons pas d'avoir tout recueilli; mais enfin nous aurons fort avancé la bibliographie de ses productions. Nous possédons les moindres opuscules que nous mentionnons ici; collection rare, peut-être unique: on laisse si facilement perdre les bluettes de circonstance!

_Ancastroem_, poème lyrique. Lisieux, 1792, in-8º.

_L'existence de l'Être Suprême_, en vers. 1794, in-8º.

_Discours publics et programmes à l'École centrale de l'Orne_. Alençon, 1799 et années suivantes, in-8º.

_Voyage à Mortain_, opuscule en prose et en vers. Alençon, 1800, in-12.

_La Concorde_, ode. Alençon, 1800, in-8º.

_La délivrance de l'Italie_, ode imitée de l'italien de Monti. 1801, in-8º.

_La Paix_, ode. 1801, in-8º.

_Couplets chantés au banquet des membres du lycée d'Alençon, réunis pour célébrer la paix générale, 20 germinal an X_ (29 mars 1802). Alençon, 1802, in-8º.

_Notice historique et littéraire sur Du Frische de Valazé, député à la Convention nationale_. Paris, 1802; 2e éd., 1811, in-8º.

_Du pommier, du poirier, du cormier et des cidres_, etc. Paris, 1804, in-12, 2 vol., fig.

_Cantique maçonnique, improvisé pour le banquet du 18 frimaire, an XIII, et chanté dans la Loge de la Fidélité, à l'Orient d'Alençon_. Alençon, in-8º.

_Les Frères, vaudeville maçonnique, chanté au banquet de la St.-Jean d'été, dans la Loge de la Fidélité, à l'Orient d'Alençon, le 2 messidor an XIII_. Alençon, in-8º.

_Contes en vers_. Paris, 1805, in-8º.

_Les triomphes de nos frères d'armes, cantique maçonnique, chanté le 8 nivôse an XIV_ (29 décembre 1805). Alençon, 1805, in-8º.

_Dissertation sur les échecs_. 1803, in-8º. Réimprimé, avec des additions, dans le _Magasin encyclopédique_ de Millin; 1806.

_Mabile d'Alençon_, romance. 1805, in-32. Réimprimée dans le _Journal de l'Orne_ et dans les _Archives normandes_.

_Réponse de Lucius Dubitator à Laigneau-Duronceray, auteur des Tablettes littéraires, à l'occasion d'un article inséré dans le Journal de Paris, du 21 frimaire an XVI_. 1805, in-8º.

_Hommages à Duronceray_ (poésies critiques). Caen, 1805, in-8º.

_Les Visiteurs, vaudeville maçonnique_. Alençon, 1807, in-8º.

_Cupidon corrigé ou l'Amour devenu franc-maçon;--pot-pourri_, 1806, in-8º.

_Les Loges, vaudeville maçonnique_. Alençon, 1808.

_Des melons, de leurs variétés et de leur culture_. In-12, Paris, 1810.

_Célébration solennelle de la fête de la Fenderie. Chantier de la forêt d'Écouves_, 26 juin 1808. Alençon, 1808, in-8º.

_La Fidélité, hommage maçonnique à la loge de la Fidélité (Orient d Alençon)_. Alençon, 1808, in-8º.

_Notice biographique et littéraire sur Odolant-Desnos_. Alençon, 1810, in-8º.

_Les Mystères, vaudeville maçonnique_. Alençon, 1810, in-8º.

_Geneviève et Siffrid_, roman. Paris, 1810, in-12, 2 vol.

_Notice sur M. le baron de Maupetit_. Alençon, 1811, in-8º.

_Le barde neustrien, hommage poétique à Napoléon visitant la Normandie_. 1811, in-8º.

_L'avenue des Châtelets_, élégie. Alençon, 1812, in-8º.

_Dissertation sur les bains de Bagnoles (Orne)_. 1813, in-8º.

_Dissertation sur le camp du Châtelier, prés de Séez, considéré comme n'étant pas un monument romain_. 1813, in-8º.

_Des moyens de diminuer la consommation des subsistances par l'emploi économique des substances alimentaires_. Châtillon-sur-Seine, 1817, in-12.

_Réponse à M. Lemoinne, avocat à Lisieux_. Caen, 1820, in-8º.

_Dissertation sur les chansons, le vaudeville et Olivier Basselin, auteur des Vaux-de-Vire_. Caen, 1820, in-8º.

_Notice sur M. Losier, ancien curé de Moyaux (Calvados), décédé le 15 avril 1820_. Paris, in-8º.

_Arrivée et séjour à Lisieux de MM. Dupont (de l'Eure) et Bignon, membres de la Chambre des députés, depuis le 17 septembre 1820 jusqu'au 24 du même mois_, Paris, 1820, in-8º.

_Notice sur Monique Sacquet, veuve de P.-L. Othon, condamnée à mort pour empoisonnement, à Caen, le 2 décembre 1820_. Paris, 24 décembre 1820, in-8º.

_Recours en grâce pour Monique Sacquet, veuve de P.-L. Othon, condamnée à mort, à Caen, le 2 décembre 1820, et dont le pourvoi en cassation a été rejeté le 28 du même mois_. Paris, 29 déc. 1820, in-8º.

_Mémoire sur la nécessité de donner à la route de Rouen et Bernay à Falaise la direction par la ville de Vimoutiers de préférence aux bourgs voisins_. Alençon, 1820, in-8º.

_Mémoire sur la nécessité de l'établissement d'un tribunal de commerce à Vimoutiers, département de l'Orne_. Alençon, 1820, in-8º.

_Addition au mémoire publié, le 12 mai 1820, sur la nécessité de l'établissement d'un tribunal de commerce dans la ville de Vimoutiers_. Paris, 1821, in-8º.

_Adhésion des marchands et négociants des villes de Lisieux et Bernay aux mémoires de la ville de Vimoutiers pour l'obtention d'un tribunal de commerce_. Lisieux, 1821, in-8º.

_Pratique simplifiée du jardinage_. Paris, 1821, in-12; 2e éd. 1822; 3e éd. 1824; 4e éd. 1825; 5e éd. 1828; 6e éd. 1846, in-18, revisée et augmentée considérablement, fig.

_Étrennes d'économie rurale et domestique_. Paris, 1822, in-16.

_Étrennes libérales_. Paris, 1822, in-18, avec le portrait de Dupont (de l'Eure).

_Histoire civile, religieuse et littéraire de l'abbaye de la Trappe_. Paris, 1824, in-8º, fig. et portrait de Rancé.

_Archives de la Normandie, historiques, littéraires et statistiques_, Caen, in-8º, 2 vol.: 1re année, 1824; 2e année, 1826.

_Résumé philosophique de l'histoire de Normandie_. Paris, 1825, in-18.

_Cours complet et simplifié d'agriculture et d'économie rurale et domestique_. Paris, 1825, in-12, 6 vol, fig.; 4e éd., 1830-32, in-12, 8 vol., fig.--_Supplément_ ou tome IX, 1843.

_Histoire de Normandie par Orderic Vital, traduite en français avec des notes et des corrections inédites_ (dans la collection des _Mémoires sur l'histoire de France_ de M. Guizot). Tirée à part. Paris et Caen, 1826 et 1827, in-8º, 4 vol.

_Itinéraire descriptif, historique et monumental des cinq départements qui composent la Normandie; précédé du Précis historique et de la Géographie tant ancienne que moderne de cette province; et suivi_ 1º. _du Dictionnaire de toutes les communes normandes;_ 2º. _de la Biographie alphabétique de tous les auteurs et artistes normands_. Caen, 1828, in-8º, 2 vol., cartes et fig.

_L'amateur des fruits, ou l'art de les choisir, de les conserver et de les employer_. Paris, 1829, in-12.

_Aux mânes de Mme. Caroline Focet, née Le Bertre_; improvisation élégiaque. Bernay, 1831, in-8º.

_La roche aux Fées, galerie druidique_. Vitré, 1837, in-8º.

_Madame de Sévigné et sa correspondance relative à Vitré et aux Rochers. Recherches nouvelles sur les lieux, les faits et les personnages dont elle a parlé; suivies de sept lettres qui ne se trouvent pas dans les recueils de ses oeuvres_. Paris, 1838, in-8º.

_Charlotte de Corday; essai historique offrant enfin des détails authentiques sur la personne et l'attentat de cette héroïne_. Paris, 1838, in-8º.

_Essai sur la ville de Vitré et ses seigneurs jusqu'à l'époque de la révolution de 1789_. Vitré, 1839, in-8º.--_Supplément_, 1845.