Essais de Montaigne (self-édition) - Volume IV

Part 5

Chapter 53,848 wordsPublic domain

Pourquoi il s’est pris lui-même pour sujet d’étude, =I=, 676.

Diversité du sujet qu’il traite, =III=, 108.

Connaissance approfondie qu’il en a, =III=, 110.

Faute, dans sa vie, d’actions de quelque intérêt, il enregistre ses fantaisies, =III=, 376.

Il exprime ses idées du moment, demain elles seront peut-être autres, =I=, 232.

Pourquoi il parle si souvent de lui-même dans son livre, =II=, 524.

Ce qu’il gagne à publier ses mœurs, =III=, 440.

Peut-être se faisant connaître, se fera-t-il un ami, =III=, 444.

Il esquisse plutôt qu’il ne traite les sujets dont il s’occupe, =I=, 434.

Malgré les apparences, les sujets traités se tiennent toujours plus ou moins les uns les autres, =III=, 470.

Il s’est imposé d’oser dire tout ce qu’il ose faire, =III=, 186.

Aveu de l’obligation où il est cependant de voiler parfois sa pensée, =III=, 474.

Ce qu’il pense de ceux qui condamnent la licence de ses écrits, =III=, 186.

Comment il excuse cette licence, =III=, 270.

Dans quel but Montaigne a inséré dans son livre des citations et des passages empruntés à d’autres auteurs, =III=, 582.

Ses principes à l’égard de ces citations et de ces imitations, =I=, 232.--Il ne compte pas ces emprunts, il les pèse, =II=, 60.

Motifs pour ne pas citer les auteurs où il puise et ne pas mettre d’ordre dans ses récits, =II=, 62.

Raison de l’absence de toute méthode dans son ouvrage, =I=, 552.

Pourquoi il aime les digressions, =III=, 470.

Caractère de son style, =II=, 476.

Son français corrompu par le langage du pays où il vit, =II=, 478.

Langage qu’il s’est appliqué à employer, =I=, 278.

Comment il travaillait aux Essais, =III=, 22.

Plusieurs feuillets lui en ont été soustraits, =III=, 22.

Il fait volontiers des additions à son livre, mais ne le corrige pas, =III=, 410.

Il craint, par faute de mémoire, de se répéter, =III=, 406.

Il ne se mêle ni de l’orthographe, ni de la ponctuation, et ne revise pas le travail de l’imprimeur, =III=, 412.

Affection qu’il a pour son livre, =II=, 52.

Ses différentes appréciations sur sa valeur, =III=, 366.

Sa soumission à la critique que l’Église peut en faire, =I=, 578.

Il est loin d’en être complètement satisfait, =II=, 474.

Succès auquel il lui semble pouvoir prétendre, =I=, 572.

Comment il peut être utile à la santé de l’âme et à celle du corps, =III=, 628.

Destinée qui lui paraît réservée, =III=, 448.

§ =2=.--=Notes ayant trait à la contexture des Essais.=

Origine de ce titre «les Essais», N. =I=, +Titre+, ESSAIS.

Montaigne esquisse plutôt qu’il ne traite les sujets dont il s’occupe, N. =I=, 434, Air.

Toute assertion, exacte ou non, lui est bonne, comme point de départ d’une idée qu’il se propose d’exposer, N. =I=, 40, Dit.

Précautions oratoires prises avant l’émission d’idées peu orthodoxes, N. =I=, 578, Icy.

Tendance de Montaigne à écrire le français en latin, N. =II=, 584, L’enuie.

Il altère souvent les citations qu’il donne, N. =II=, 242, Profuerunt.

Montaigne, les Essais et Henri III, N. =II=, 524, Autheur.

La première édition des Essais parut en 1580.

Cette édition, imprimée à Bordeaux, ne comprenait que les deux premiers livres, chacun formant un volume in-8º dont l’impression n’est pas faite avec les mêmes caractères pour tous deux; les citations y sont peu nombreuses; les sonnets de La Boétie, objet du ch. 28 du livre Ier, y figurent.

En 1582, Montaigne en publiait une seconde édition, revue et augmentée, mais toujours réduite à ses deux premiers livres, renfermés cette fois en un seul volume in-8º.

En 1587, troisième édition, celle-ci du format in-12; la ponctuation y est améliorée, d’assez nombreuses corrections de style et quelques phrases remaniées.

Ces trois premières éditions sont devenues fort rares; dans diverses ventes publiques du siècle dernier, des exemplaires de la première ont été vendus: 527, 515, 645, 1.050 et jusqu’à 2.060 francs; un de la seconde a dépassé 200 francs, un de la troisième a atteint près de 500 francs.

Enfin en 1588, autre édition, in-4º cette fois, qui, d’après son titre, serait la cinquième. La quatrième n’existe pas; on pense qu’elle avait pu être publiée dans l’intervalle en Angleterre, ou encore en France, le privilège de l’imprimeur de l’édition précédente étant expiré; mais on manque de données précises à cet égard. Imprimée à Paris, l’édition de 1588 se trouve, toujours d’après le titre même de l’ouvrage, augmentée d’un troisième livre et de six cents additions aux deux premiers; la pagination du dernier livre y est distincte de celle des deux autres; les additions introduites interrompent déjà assez fréquemment le texte primitif et l’alourdissent parfois.

Cette édition est la dernière publiée du vivant de Montaigne, qui mourut encore occupé à en préparer une nouvelle. Les rapports qui s’étaient établis entre lui et le poète Pierre de Brach d’une part et Mlle de Gournay de l’autre, lors de l’impression de l’édition de 1588 à laquelle ils semblent s’être intéressés, firent que naturellement, et peut-être aussi sur sa recommandation, Françoise de la Chassaigne sa veuve, résolue à donner suite aux intentions de son mari, s’adressa à eux pour l’y aider.

Montaigne consignait toutes les modifications et additions qu’il projetait sur un exemplaire de l’édition de 1588, y joignant des notes détachées. Pierre de Brach reçut mission de les transcrire, en les mettant au net sur un autre exemplaire, qu’il adressa à Mlle de Gournay chargée d’en surveiller l’impression. Tous deux s’acquittèrent avec conscience et promptitude de leurs tâches respectives; moins de trois ans après la mort de l’auteur, l’édition nouvelle, portant la date de 1595, était livrée au public.

Cette édition, in-folio, est d’un tiers plus considérable que la précédente. Comparée à l’exemplaire annoté de la main de Montaigne qui, conservé par la famille, a ensuite appartenu aux Feuillants et se trouve actuellement à la Bibliothèque publique de Bordeaux, l’orthographe en est plus simple, la ponctuation établie de manière à n’avoir que de très courtes phrases, et dans les cas très rares où les deux textes diffèrent, les divergences, toutes de forme, ne consistent guère qu’en quelques termes adoucis, quelques expressions moins primesautières, des mots ajoutés, retranchés ou modifiés pour rectifier des incorrections de style, ce qu’immanquablement l’auteur eût opéré lui-même, avant de livrer son travail au public, témoignant de la part de ses exécuteurs testamentaires de la fidélité la plus absolue.--Qu’eût été cette édition si elle avait été publiée du vivant de l’auteur? Nul ne le saurait dire; immanquablement, jusqu’au dernier moment, il eût fait encore des modifications aux notes d’après lesquelles celle-ci a été établie (sur l’exemplaire de Bordeaux, Montaigne écrit et raye trois fois avant de l’admettre la citation: _Ille beatus_.... [Vol. =I=, pag. 484, lig. 25]; rien ne prouve que finalement il l’eût maintenue), de telle sorte que le texte définitif des Essais n’ayant pas existé, ne sera jamais connu.

Il est à observer que par le fait d’une omission qui n’a pas été constatée à temps, cette édition ne porte pas l’_Avis au lecteur_ qui devrait figurer en tête; par contre, elle est précédée d’une préface assez étendue et par trop apologétique de Mlle de Gournay qui l’a dotée en outre d’une table analytique assez détaillée; enfin par suite d’une mention bien ou mal interprétée, inscrite sur le manuscrit de Bordeaux, les sonnets de La Boétie n’y sont pas reproduits.--Quant à l’exemplaire qui a servi de copie, il n’existe plus; il semble avoir été détruit, aussitôt l’impression achevée.

Mlle de Gournay, sa fille d’alliance comme il l’appelait et titre dont elle aimait à se parer, s’était donnée de toute son âme à Montaigne et à son œuvre; postérieurement à l’édition de 1595, elle en a publié nombre d’autres (une dizaine environ), dérivant toutes de celle-ci; entre autres:

Une en 1608, portant en marge des sommaires, forcément réduits à quelques mots; ce qui avait déjà été réalisé, dès 1595, à Lyon, dans une réédition de celle de 1588.

Une en 1611, où elle donne l’indication de la plupart des sources où Montaigne a pris ses citations.

Une en 1617, qui présente la traduction de toutes ces mêmes citations.

Enfin la magnifique édition in-folio de 1635, dédiée au cardinal de Richelieu, dont la libéralité avait aidé à la publication. Pour la première fois, figure au frontispice de l’ouvrage la devise de Montaigne: «Que sçais-je», avec la balance. La préface est celle de l’édition-mère, notablement augmentée et corrigée. Le texte présente parfois avec celui de l’édition de 1595 de légères différences; certains changements y ont été malencontreusement apportés, sur la demande expresse des imprimeurs, pour rajeunir le style et rendre l’ouvrage plus facile à lire.

Depuis, les éditions des Essais n’ont cessé de se succéder. Le docteur Payen, mort en 1870, qui s’était adonné avec passion à Montaigne et à tout ce qui s’y rattache, en possédait cent trente-six, dont une vingtaine en langue allemande, anglaise, hollandaise et italienne, et sa collection, aujourd’hui propriété de la Bibliothèque nationale, n’était pas complète; leur nombre s’accroît chaque jour.

Parmi elles, nous citerons:

Deux éditions données de 1724 à 1725 et enrichies de notes nombreuses par Pierre Coste qui, lui aussi, a pris pour base l’édition de 1595, mais en en rajeunissant l’orthographe.

Une édition de Naigeon, également annotée par lui, stéréotypée par Firmin-Didot, portant la date de 1802 et imparfaitement établie d’après le manuscrit de Bordeaux, et en outre en en altérant l’orthographe.

Une édition de 1820, d’Amaury Duval; en tête de chaque chapitre se trouvent des sommaires détaillés, permettant d’en embrasser l’ensemble et de se retrouver dans ce dédale d’idées qu’est l’ouvrage; le texte est celui de 1595, mais l’orthographe est de convention.

Une de 1826, de J.-V. Leclerc, dans les mêmes conditions que la précédente.

Une de MM. Barckhausen et Dezeimeris (1873), donnant le texte original de l’édition première de 1580, avec les variantes de celles de 1582 et 1587.

Une de MM. Courbet et Royer (1872 à 1900), réédition de celle de 1595, remarquable par son exactitude et son exécution typographique, suivie d’une notice des plus complètes sur Montaigne, et d’un relevé des variantes des éditions de 1580, 1582, 1587, 1588 et du manuscrit de Bordeaux.

Une de MM. Motheau et Jouaust (1873-80), très soignée, éditée d’après l’édition de 1588 et donnant en notes toutes les variantes de celle de 1595 en respectant scrupuleusement l’orthographe de l’une et de l’autre.

Une dite «Edition municipale de Bordeaux», en cours de publication aux frais de cette ville qui en a confié l’exécution à M. Strozzi. Elle a pour base le texte de 1588, que suit celui de 1580, et en second lieu les additions et même les ratures manuscrites de l’exemplaire de Bordeaux, le tout imprimé avec des différences typographiques qui ne permettent aucune confusion.

A l’étranger, une de 1897, à laquelle un grand soin a été apporté; publiée à Londres, elle est une réédition d’une autre de 1603, la première en langue étrangère.

Celle-ci enfin, qui porte, en regard du texte de 1595, sa traduction en langage de nos jours, et dans un volume à part tous les renseignements propres à lui permettre, ainsi que son titre l’indique, de se suffire à elle-même.--Puisse le lecteur la lire avec le même intérêt que nous avons éprouvé à la composer et chacun réaliser le souhait qu’au début de ce siècle, Delille formait en parlant de Montaigne, dont en ces quelques vers il appréciait fort judicieusement l’œuvre:

Riche du fonds d’autrui, riche aussi par son fonds, Fidèle à son caprice, infidèle à ses titres, Il sait parler au sage et causer en ami. Heureux ou malheureux, en ville, à la campagne, Que son livre charmant partout vous accompagne.

PASSAGES DES ESSAIS

OU IL EST PLUS PARTICULIÈREMENT QUESTION DE MONTAIGNE ET DES SIENS[12].

[12] Dans cette table comme dans toute autre des Essais, ce Protée insaisissable, tout point qui s’y trouve mentionné, bien que quelque peu précisé dans la page dont le numéro suit, se rattache plus ou moins directement aux pages qui précèdent et qui suivent dans lesquelles il est comme enchâssé, formant en quelque sorte un tout indivisible, considération dont le lecteur a à tenir compte.

_Dans chaque groupe de deux nombres, le premier indique le volume, le second la page._

=Les aïeux de Montaigne.=--Noms patronymiques de Montaigne, =II=, 456.--Éloge de ses aïeux, =II=, 96.--Son affection pour eux, =II=, 522.--Leur longévité, =III=, 34.

=Le père de Montaigne.=--Portrait de Pierre Eyquem, père de Montaigne, quelques particularités de sa vie, =I=, 620.--Ses soins pour les affaires de la ville de Bordeaux pendant qu’il en fut maire, =III=, 488.--Il aimait à bâtir, =III=, 380.--Un de ses projets, =I=, 388.--Il tenait un journal des faits intéressant sa famille, =I=, 390.--Soins qu’il prit pour l’éducation de son fils, =I=, 282; =III=, 670.--Ses dispositions à l’égard des savants, =II=, 110.--Il demande à son fils de faire pour lui la traduction de la «Théologie naturelle» de Raymond Sebonde, =II=, 112.

MONTAIGNE.

=Jeunesse de Montaigne.=--Observation sur la durée de la grossesse de sa mère, =II=, 330.--Temps précis de sa naissance, =I=, 110.--Tenu sur les fonts baptismaux par des personnes de la plus basse extraction, =III=, 670.--Montaigne en nourrice, =III=, 670.--Dressé dès le plus bas âge à la plus commune façon de vivre, =III=, 670.--Précaution avec laquelle on l’éveillait dans son enfance, =I=, 282.--Douceur avec laquelle il a été élevé, =II=, 26.--Comment il apprit le latin, =I=, 280;--le grec, =I=, 282.--Collège où il fit ses études et fruit qu’il en retira, =I=, 284.--Sa paresse était telle, qu’elle résistait même à l’attrait du jeu, =I=, 282.--Comment il prit goût à la lecture dès l’âge de huit ans, =I=, 284.--Ne lut jamais de romans, =I=, 284.--Vers douze ans, jouait au collège les premiers rôles dans des tragédies latines, =I=, 286.--Souvenir d’un soulèvement populaire à Bordeaux, =I=, 198.--Bien qu’il eût un jugement sain et des idées au-dessus de son âge, ses facultés intellectuelles ne se sont développées que lentement, =I=, 282.

=Montaigne à âge d’homme.=--Son portrait au physique et au moral, =II=, 482.--Effet de l’âge sur lui après trente ans, =I=, 598.--Ses armoiries, =I=, 514.--Sa devise, =II=, 276.--Montaigne combattant un effet d’imagination, =I=, 138.--Son mépris pour le jeu d’échecs, =I=, 552.--Son jurement ordinaire, =III=, 246.--Montaigne chevalier de l’ordre de S.-Michel, =II=, 370.--Mort de son frère le capitaine S.-Martin, =I=, 114.--Histoire d’un accident qui lui causa un long évanouissement, =I=, 668.--Duel de son frère le Sr de Mattecoulom, =II=, 574.--Il obtient le titre de bourgeois de la ville de Rome, =III=, 280.--Il est élu maire de Bordeaux, =III=, 488, 518.--A quelles extrémités il fut réduit par la peste qui le chassa de chez lui, =III=, 566.--Personnages de son temps qu’il tient le plus en estime, =II=, 518.--Éloge de Mlle de Gournay, =II=, 518.--Son souhait pour ses vieux jours, =III=, 390.--Ses dispositions morales dans sa vieillesse, =II=, 180.--Usages auxquels il se trouvait asservi à cette époque de sa vie, =III=, 636.--Dans sa demeure, il a donné l’hospitalité à des rois, =III=, 458.--Particularité de l’une des tours de son manoir, =I=, 156.

=Ses qualités physiques.=--Il était de forte constitution, mais nonchalant et peu dégourdi, =II=, 482; =III=, 662.--Il a ressenti jusque dans la vieillesse les effets de cette bonne constitution, =III=, 664.--Excellence de sa vue; comment il la ménageait quand elle a commencé à être fatiguée, =III=, 680.--Geste qui lui était propre et qui pouvait passer pour la marque d’une sotte fierté, =II=, 466.--Sa disposition particulière à sentir les odeurs et à s’en imprégner, =I=, 574.--Son goût pour l’équitation et son endurance à cheval, =I=, 532; =II=, 550; =III=, 430.--Ses sentiments se reflètent sur son visage, =III=, 664.--Son air naïf a été d’un grand secours dans deux circonstances très importantes, =III=, 592.--La sincérité de ses intentions qui paraît dans ses yeux et dans sa voix empêche qu’on ne prenne en mauvaise part la liberté de ses discours, =III=, 596.--Effet sur lui du bruit imprévu d’une arquebusade, =I=, 82.

=Ses qualités morales et intellectuelles.=--Sa disposition naturelle à la pudeur, =I=, 34.--Son peu de mémoire, =I=, 58; =II=, 496, 498, 500; =III=, 406, 408.--Il s’en défiait, lors même qu’il avait appris un discours par cœur, =III=, 410.--Son horreur naturelle pour les vices, =II=, 96.--Son aversion pour le mensonge, =I=, 64;--pour toute espèce de tromperie, même au jeu, =I=, 158.--Son sentiment sur l’ivrognerie, =I=, 618.--Son éloignement pour la curiosité, =I=, 656.--Son aversion pour le larcin, =II=, 24.--Son aversion particulière pour la cruauté, =II=, 98.--Son humanité à l’égard des bêtes, =II=, 104.--Il haïssait la dissimulation, =II=, 492.--En quoi consistait la vertu de Montaigne, =II=, 94.--En quoi consistait ce qu’il avait de bon, =II=, 98.--Inconstance et diversité de ses dispositions morales et intellectuelles, =I=, 348.--Il a l’esprit primesautier; ce qu’il ne comprend pas d’abord, il le comprend encore moins en s’y obstinant, =II=, 64.--Il était naturellement irrésolu, =II=, 348, 504, 506.--Délibérer l’importune, =II=, 488.--Ses dispositions à la paresse, =II=, 484.--Son incapacité à soutenir un travail pénible, à parler ou composer à volonté, =I=, 70.--Il était peu fait aux mœurs de son siècle, =II=, 490.--Était dégoûté de l’ambition par l’incertitude qui l’accompagne, =II=, 488.--Son stoïcisme dans la plupart des circonstances qui causent ordinairement une grande affliction, =I=, 462.--Il aimait à louer le mérite dans ses amis et même dans ses ennemis, =II=, 514.

=Son caractère.=--Son caractère dans ses premières années, =I=, 282.--Conformité de son caractère, dans l’âge mûr, avec celui qu’il annonçait dans ses premiers ans, =II=, 486.--Application du caractère de Persée, roi de Macédoine, à l’homme en général et à lui-même en particulier, =III=, 624.--Il est naturellement porté à la commisération, =I=, 18.--Son éloignement pour la tristesse, =I=, 22.--Son penchant pour la nonchalance, =II=, 486.--Son peu de goût pour la vie de gentilhomme campagnard, =II=, 502; =III=, 388.--Il aime à vivre dans la médiocrité, =III=, 322.--Aurait préféré une vie tranquille à celle si belle d’un Régulus, =III=, 324.--Il aime à se recueillir, =II=, 512.--Il produisait ordinairement ses plus profondes pensées à l’improviste, =III=, 248.--Se délivrait d’une passion par une autre passion, =III=, 170.--Peu accessible toutefois aux passions violentes, =II=, 351.--Sa sympathie va surtout aux faibles, =III=, 670.--Sa loyauté dans les petites choses, =I=, 158.--Il ne peut même pas souffrir qu’on se trompe sur son compte, =III=, 82.--Se tenait comme absolument obligé par les engagements de probité et les promesses, =III=, 416.--Caractère de son courroux dans les grandes et les petites affaires, =II=, 618.--Il a toujours été chatouilleux et sensible aux offenses, mais il le devient encore davantage en vieillissant, =III=, 184.--Ses conseils à sa famille pour le cas où il se met en colère, =II=, 616.--Il ne présume les vices qu’après les avoir vus, =III=, 390.--Son peu de goût pour les grandeurs, =III=, 324.--Sa franchise, =II=, 492.--Était naturellement ouvert et libre avec les grands, =II=, 496.--Dans les affaires, il s’offre toujours par ses opinions les plus vives et par la forme la plus sienne, =II=, 82.--Il aimait par-dessus tout l’indépendance, =III=, 418.--N’aimait ni à maîtriser, ni à être maîtrisé, =III=, 324.--Sa passion pour la liberté, =III=, 614.--Pourquoi il s’opposait aux affections qui l’attachaient à autre chose qu’à lui-même, =III=, 484.--Avait soin de ne pas devenir esclave de ses affections, =III=, 504.--Était ennemi de toute obligation et contrainte, =II=, 498.--L’était au point qu’il comptait comme un gain d’être dégagé de son attachement à certaines personnes par leur ingratitude, =III=, 418.--Limites dans lesquelles il est prêt à se sacrifier, =III=, 84.--N’aime à solliciter, ni à contracter d’engagement ni pour lui-même, ni pour autrui, =III=, 422.--II hait la pauvreté à l’égal de la douleur, =III=, 392.--Préfère donner que recevoir, =III=, 422.--Il osait dire ce qu’il osait faire, =III=, 186.--Il était fort porté à imiter, =III=, 246.--Influence sur lui de l’imagination, =I=, 132; =III=, 684.--Son éloignement pour toute espèce de nouveauté surtout en politique, =I=, 178.--Il jugeait mieux de lui-même par ses propres réflexions sur sa conduite, que par les reproches ou les louanges de ses amis, =III=, 114.--Prenait son jugement pour direction ordinaire de ses actions, =III=, 124.--Il ne partage pas cette erreur commune de juger d’un autre d’après soi, =I=, 398.--Se servait rarement des avis d’autrui et en donnait rarement aux autres, =III=, 128.--Ne se repentait jamais de la manière dont il avait conduit ses affaires, =III=, 124.--Pourquoi il ne s’affligeait pas lorsque les événements ne répondaient pas à ses désirs, =III=, 130.--Il était plus sage et plus modéré dans la prospérité que dans l’adversité, =III=, 380.--Beaucoup de choses sont des sujets d’affliction pour les autres hommes, qui n’en sont pas pour lui, =I=, 462.--Pourquoi il étendait ses besoins au delà de ce que la nature exige nécessairement, =III=, 496.--Il était porté à ravaler le prix des choses qu’il possédait et à ne pas faire grand cas de lui-même, =II=, 468.

=Ses mœurs.=--Il s’étudiait lui-même plus qu’aucun autre sujet; ce qu’il apprenait par là, =III=, 618.--Cette étude le mettait, en outre, à même de juger passablement des autres, =III=, 622.--Ses discours s’accordaient avec ses mœurs, =III=, 698.--Il était moins réglé dans ses opinions que dans ses mœurs, =II=, 96.--Son antipathie pour la cérémonie, =I=, 84.--Comment dans la conduite de ses affaires et de ses propres actions, il évitait les inconvénients en les prévenant, =III=, 506.--A quel prix il s’est appliqué à éviter les procès, =III=, 510.--Il était ennemi des décisions trop hardies, =III=, 534.--Il s’opposait tout d’abord au progrès de ses passions, =III=, 504.--Il aimait une sagesse douce et gaie et fuyait l’âpreté des mœurs, =III=, 186.--Il appréciait à leur valeur les voluptés naturelles, =III=, 684.--Il ne devait guère qu’au hasard de sa complexion ce qu’il a pu montrer de sagesse; il ne se sent pas grand empire sur lui-même, =II=, 96.--C’est par cela qu’il a pu résister aux plus fortes impressions de la volupté, =II=, 98.--Il hait à peu près également une lourde oisiveté et un travail pénible, =III=, 276.--Dans quel rang il mettait les plaisirs purs de l’imagination et les plaisirs corporels, =III=, 686.--Son intention est de passer doucement et non laborieusement ce qui lui reste de vie, =II=, 62.--En somme, il l’aime et cherche à en tirer le meilleur parti, =III=, 696.

=Son mariage.=--Sa répugnance pour le mariage et sa conduite par rapport aux devoirs de cette union, =III=, 200.--Date de son mariage, =II=, 26.--Sa confiance en sa femme pour la conduite de sa maison, =III=, 432.--Il lui avait abandonné tout ce qui concernait l’éducation de leur fille, =III=, 208.--Exemple de sa circonspection à l’égard de cette éducation, =III=, 208.--Réforme qu’il a introduite dans sa famille, =II=, 32.--II ne souffrait pas volontiers près de lui les enfants nouveau-nés, =II=, 22.--Comment il a supporté la perte de ses enfants en bas âge, =I=, 462.--Ne comptait pas pour un malheur de n’avoir point d’enfants qui pussent porter son nom, =III=, 478.

=Montaigne et La Boétie.=--Sa liaison avec La Boétie, =I=, 296.--Comment, dès leur première rencontre, ils s’aimèrent de la plus parfaite amitié, =I=, 298, 300, 306, 310.--Regrets de Montaigne sur sa perte, =I=, 316.--Éloge qu’il en fait, =I=, 318.