Part 21
De même, on peut dire à la rigueur _deux livre_(s) z_et demie_. Pourtant il n’est guère admis de dire _deux heure_(s) z_et demie_: cette prononciation a un air prétentieux, ou témoigne du moins d’une certaine recherche, qui n’est pas exempte d’un pédantisme inconscient, et l’on fera mieux de dire _deux heures et demie_, comme _une heure et demie_; quant à dire _deux heure_(s) z_et quart_ ou _deux heure_(s) z_un quart_, je ne crois pas qu’on s’y risque beaucoup, non plus qu’à dire _entre onze heure_(s) z_et midi_ ou _trois heure_(s) z_après_: ce serait presque ridicule, alors qu’on dit correctement _trois an_(s) z_après_. On ne dit pas davantage _des pompe_(s) z_à vapeur_, sans parler des _maître_(s) z_ès arts_, qui est imprononçable.
On dira même moins souvent ou moins facilement dans la conversation: _ces homme_(s) z_ont fait leur devoir_ que: _ces gen_(s) z_ont fait leur devoir_.
On voit que la liaison de la syllabe muette avec _s_, _au pluriel_, est plus restreinte dans la langue parlée que celle de la syllabe tonique. Même dans la lecture ou le discours, elle est souvent évitée comme désagréable à l’oreille, et il y a une foule de cas où elle ne peut se faire qu’en vers. Mais là elle est naturellement indispensable, sans quoi les vers seraient faux:
Et fit tourner le sort des _Perse_(s) z_aux Romains_[946]. Nos _prince_(s) z_ont-ils_ eu des soldats plus fidèles?[947].
A vrai dire, les poètes mettent quelquefois le lecteur à de rudes épreuves, jusqu’à Racine lui-même:
Mes _promesse_(s) z_au_(x) z_un_(s) z_éblouirent les yeux_[948].
Encore peut-on se tirer d’affaire ici par une pause après _promesses_; mais alors le vers paraît clocher, parce que l’_e muet_ a l’air de s’élider. Ce sont des pauses qu’il faut éviter autant que possible, et l’on n’hésitera pas à dire, par exemple:
Quels _reproche_(s), z_hélas!_ auriez-vous à vous faire?[949].
car le mot _hélas!_ se lie assez bien à ce qui précède. Il y a d’ailleurs des pauses qui ne sont guère possibles, comme dans
Et le soir on lançait des _flèche_(s) z_au_(x) z_étoiles_,
où la liaison de _flèches_ demande de la délicatesse[950].
Si l’_s_ même du pluriel ne se prononce pas toujours volontiers dans l’usage courant après un _e muet_, il en est de même à fortiori pour celui de la _seconde personne du singulier_, à part l’impératif suivi de _en_ ou _y_. Car on est bien obligé de dire _songe_(s)-z_y_ ou _donne_(z)-_en_, puisque l’_s_ a été mis là exprès pour cela. Ou plutôt l’_s_ a été prononcé là avant qu’on ne l’écrivît; mais on dit de préférence sans liaison: _tu aime_(s) _à rire_, _tu chante_(s) _à ravir_.
Sans doute, _tu chante_(s) z_à ravir_ irait encore assez bien en vers; mais que dire de _Tu lâche_(s) z_Oscar_, que Victor Hugo a mis dans _la Forêt mouillée_?
D’autre part, quand Lamartine écrit dans _la Mort de Socrate_:
Toi qui, m’accompagnant comme un oiseau fidèle, _Caresse_ encor mon front au doux vent de ton aile,
il fait une faute d’orthographe, c’est certain, et il en a fait beaucoup de pareilles; mais peut-être a-t-il mieux aimé la faire que d’écrire _Me caresse_(s) z_encore_, qui était facile. On se demande lequel des deux valait le mieux. Tout bien considéré, je crois que les poètes auraient mieux fait d’élider franchement et par principe, malgré l’_s_, toutes ces secondes personnes de première conjugaison.
* * * * *
Quant à l’_s_ des _noms propres_, il est vraiment impossible de le prononcer, même dans la lecture ou le discours; si on ne le prononce pas après une consonne ou une voyelle simple, ce n’est pas pour le prononcer après un _e muet_: imagine-t-on _Versaille_(s) z_est superbe, George_(s) z_Ohnet_ ou _Charle_(s)-z_Albert_?
Ces liaisons étaient sans doute possibles autrefois, mais il y a longtemps, et aujourd’hui les poètes eux-mêmes préfèrent supprimer l’_s_. Voici par exemple deux vers d’_Aymerillot_, où Victor Hugo avait le choix:
Le _bon_ roi _Charle_ est plein de douleur et d’ennui. _Charle, en_ voyant ces tours, tressaille sur les monts.
Ni _bon_, ni _en_ n’étaient indispensables; mais dans le premier vers, le poète n’a pas voulu d’une liaison qui contredisait si catégoriquement l’usage universel, et peut-être a-t-il ajouté _bon_ uniquement pour l’éviter; dans le second, il a mieux aimé, ayant le choix, supprimer l’_s_ que de supprimer _en_[951].
Victor Hugo, Edmond Rostand font généralement de même pour l’adverbe _certes_. Suivant les besoins du vers, Molière écrit _certe_ ou _certes_, et _grâce_ ou _grâces_.
IV. =L’S après un R.=--Enfin, de même que pour le _t_, il importe particulièrement d’éviter la liaison de l’_s_ précédé d’un _r_, sauf deux cas: d’une part, dans un mot composé, comme _tier_(s)-z_état_, traité comme un mot simple[952]; d’autre part, au pluriel.
Et encore, au pluriel, il faut distinguer.
On dira uniquement _plusieur_(s) z_enfants_ et _diver_(s) z_auteurs_, parce que l’adjectif est devant le substantif, et aussi des _jour_(s) z_heureux_, pour éviter une cacophonie. Mais déjà on pourra dire au choix des _part_(s) z_égales_, à cause du lien qui existe entre les mots, ou _des part_(s) _égales_, comme au singulier; de même _des ver_(s) z_admirables_ ou des _ver_(s) _admirables_.
Et l’on dira plutôt _des cor_(s) _anglais_, parce que _cor anglais_ est presque un mot composé, qui se prononce au pluriel comme au singulier; de même, à fortiori, _des cuiller_(s) _à café_, _des fer_(s) _à repasser_, _des ver_(s) _à soie_[953].
Si l’usage a fait prévaloir, du moins parmi les spécialistes, _art_(s) z_et métiers_, _art_(s) z_et manufactures_, c’est que ce sont là comme des mots composés dont le singulier n’existe pas, ce qui rappelle le cas de _Cham_(ps)-z_Élysées_.
On dira encore fort bien: _aveugles, sourd_(s) z_et muets, tous guérissaient_, parce qu’il s’agit de catégories différentes, mais on dira _les sour_(ds) _et muets_, comme au singulier, et aussi _les sour_(ds) _et les muets_, _les bavar_(ds) _aiment à_..., _ses discour_(s) _ont quelque chose de_...
* * * * *
Telles sont les distinctions qu’on peut faire au pluriel. Au singulier, c’est plus simple: il n’y a pas de distinctions à faire. On dira uniquement _un ver_(s) _admirable_, comme _une par_(t) _égale_, et de même à fortiori _l’univer_(s) _est immense_, et cela où que ce soit, en vers comme en prose, puisqu’il n’y a pas d’hiatus à éviter, ni de vers qui fussent faux sans cela. La liaison ici est non seulement inutile, puisque l’_r_ se lie naturellement avec la voyelle qui suit, mais de plus prétentieuse, n’étant plus employée nulle part. Il y a beau temps déjà que Legouvé, dans son _Art de la lecture_, raillait _le corp_(s) z_ensanglanté_ d’un certain avocat.
On ne fait même pas de liaisons dans des expressions qui pourraient passer pour composées, comme _corp_(s) _et âme_ ou _corp_(s) _à corps_ ou _prendre le mor_(s) _aux dents_[954].
On n’en fait pas davantage dans les verbes: _je par_(s) _aujourd’hui_, _tu sor_(s) _avec moi_.
Avec l’adverbe _toujours_, la liaison, de moins en moins fréquente, est encore admise ou tolérée, même en parlant, sans doute en souvenir du pluriel qui est dans le mot. Mais les prépositions _hors_, _vers_, _envers_, _à travers_ ne doivent pas plus se lier que les autres mots, même dans une expression toute faite, comme _enver_(s) _et contre tous_. Il y a peu de liaisons plus désagréables, je dirais presque plus désobligeantes, que celle de _ver_(s) z_elle_[955].
Je rappelle, pour terminer, que les liaisons les plus correctes, si elles ne sont pas absolument indispensables, doivent être évitées, même dans la lecture, si elles produisent une cacophonie. Or, c’est avec l’_s_ que le cas se produit le plus facilement. Ainsi _tu a_(s) z_ôté_ est parfaitement correct: _tu le_(s) z_as_ est indispensable; mais _tu le_(s) z_a_(s) z_ôtés_ est inadmissible; on dira donc _tu le_(s) _a_(s) _ôtés_, la seconde liaison n’étant pas indispensable comme la première.
_LIAISONS DES NASALES_
En résumé, nous n’avons trouvé jusqu’ici de liaisons importantes et vivantes qu’avec le son du _t_ ou de l’_s_ doux. Il y en a encore une, moins importante, mais très curieuse, c’est celle de l’_n_ dans les _finales nasales_, l’_m_ ne se liant jamais.
Les finales nasales se liaient autrefois, comme toutes les consonnes, et par suite ne faisaient pas en vers les hiatus qu’elles font aujourd’hui pour nous[956].
Aujourd’hui la liaison des nasales est réduite presque uniquement aux adjectifs placés devant le substantif, cas essentiel, comme on l’a vu, en matière de liaison. Or les adjectifs qui peuvent être à cette place sont en somme assez peu nombreux, surtout en prose.
La plupart des adjectifs qui peuvent se lier sont en =-ain=: _cert_ain, _haut_ain, _loint_ain, _hum_ain, _proch_ain, _soud_ain, _souver_ain, _v_ain et _vil_ain, avec _pl_ein, _anci_en et _moy_en. Mais la liaison offre ici un phénomène très remarquable, car la nasale se décompose, et c’est le son du féminin qu’on entend: _certai_-n_auteur_, _un vai_-n_espoir_, _un vilai_-n_enfant_, _en plei_-n_air_, _le moye_-n_âge_, _un ancie_-n_ami_, et même _au prochai_-n_avertissement_; et en vers, ou dans le style oratoire, _un certai_-n_espoir_, _un soudai_-n_espoir_, ou encore:
Agrippine, Seigneur, se l’était bien promis: Elle a repris sur vous son _souverai_-n_empire_[957].
On dit de même un _mie_-n_ami_, un _sie_-n_ami_, expressions d’ailleurs assez rares[958].
On conçoit que l’existence du féminin a singulièrement facilité, ou peut-être, pour mieux dire, a seule permis cette décomposition. On se rappelle d’ailleurs que la voyelle _orale_ qui correspond phonétiquement au son _in_ n’est pas _i_, mais bien _è_, ce qui facilite encore la décomposition: _in_ devient _è_ très naturellement[959].
Il est vrai que quelques personnes lient sans décomposer: _plein_ n_air_; mais c’est encore une erreur, qui provient uniquement du fétichisme de l’orthographe, et du besoin de prononcer les mots comme ils sont écrits. Ou peut-être est-ce un respect scrupuleux d’anciennes traditions: l’abbé Rousselot a remarqué que cette prononciation se rencontre de préférence dans certains milieux traditionalistes et réactionnaires.
En tout cas, elle est presque aussi surannée que an-_née_, _sol_en-_nel_ ou _ard_em-_ment_ prononcés avec des nasales[960].
Naturellement on dira sans liaison: _vain et faux_, _ancien et démodé_, etc., l’adjectif n’étant pas devant un substantif.
* * * * *
Il y a encore quelques autres adjectifs qui sont dans le même cas que les adjectifs en _-ain_.
Il n’y en a point en =_-an_=, et cette finale ne doit jamais se lier.
En =_-on_=, il y a _bon_, et le phénomène est exactement le même: _un bo_-n_élève_, et non _un bon_ n_élève_[961]; alors qu’on dit _bon à rien_, _bon à tirer_, sans liaison.
L’exemple de _bon_ est suivi par _mon_, _ton_, _son_, qui sont aussi des adjectifs, et sont traités comme si leurs féminins étaient _monne_, _tonne_, _sonne_: _mo_-n_habit_, _to_-n_amour_, _so_-n_esprit_[962].
Le cas des adjectifs en =-in= est plus délicat, car _-in_ fait au féminin _-ine_, qui ne correspond pas phonétiquement au masculin. Pourtant la grande diffusion des cantiques de Noël a répandu et imposé l’expression _divi_-n_enfant_. Par analogie, on dira très correctement _divi_-n_Achille_, _divi_-n_Ulysse_, _divi_-n_Homère_; mais ici la décomposition de la nasale s’impose moins absolument, quoique la liaison soit également indispensable. C’est d’ailleurs le seul adjectif en _-in_ qui puisse se décomposer: _malin esprit_ ou _fin esprit_ se lieront donc _au besoin_ sans décomposition; mais je pense qu’_esprit malin_ et surtout _esprit fin_ vaudraient beaucoup mieux[963].
* * * * *
On peut dire de =_-un_= la même chose que de _-in_: le féminin ne correspond pas phonétiquement au masculin[964]. Néanmoins l’adjectif _un_ s’est longtemps décomposé comme les autres, et Littré disait encore _u_-n_homme_. Cette prononciation a disparu à peu près complètement, à Paris du moins, chez les personnes instruites. Cela tient sans doute à ce que des confusions de genre se sont produites. Par exemple le peuple faisait _u_-n_omnibus_ du féminin. Dès lors les personnes instruites ont craint peut-être qu’on ne les accusât de faire féminins des noms masculins, et l’usage s’est établi de faire la liaison sans décomposer: _un_ n_homme_, _un_ n_ami_, _un_ n_un_[965].
On dit aussi _un_ n_à un_, et même, si l’on veut, _l’un_ n_et l’autre_[966]; mais on dit sans liaison _un ou deux_, et même _un et un font deux_, _l’un est venu_, _l’autre est resté_; et à _ving et un_ n_ans_, où _ans_ est multiplié par _ving et un_, on opposera _vingt et un avril_, où avril n’est pas multiplié[967].
_Aucun_ a fait exactement comme _un_, dont il est composé, et conserve aujourd’hui le son nasal en se liant devant un substantif: _un_ n_homme_, _aucun_ n_homme_. On dit aussi _d’un commun_ n_accord_, ou encore _chacun_ n_un_, qui évite un hiatus désagréable, et même, en géométrie, _chacun_ n_à chacun_; mais, à part ces expressions, on lie très rarement _chacun_ et _quelqu’un_, et seulement dans la lecture.
Outre les adjectifs, il y a encore cinq ou six _mots invariables_ qui se lient: les pronoms indéfinis _en_ (pronom ou adverbe), _on_ et _rien_, l’adverbe _bien_ et la préposition _en_, parfois même l’adverbe _combien_. Ces mots-là aussi se lient sans se dénasaliser, tout simplement sans doute parce qu’ils n’ont pas et ne peuvent pas avoir de féminin: ainsi _je n’en_ n_ai pas_, _s’en_ n_aller_, _on_ n_a dit_, _je n’ai rien_ n_accepté_, _rien_ n_à dire_, _rien_ n_autre_, _vous êtes bien_ n_aimable_, ou _bien_ n_à plaindre_, _bien_ n_entendu_, _c’est bien_ n_à vous de_..., _en_ n_Asie_, _en_ n_argent_, _en_ n_étourdi_, _en_ n_aimant_; et aussi, mais moins nécessairement, _combien_ n_avez-vous de...?_[968].
Naturellement, pour que la liaison puisse se faire, il faut que le lien entre les mots soit suffisant, car on dira sans liaison _donnez-m’en un peu_, _parlez-en à votre père_, _a-t-on été_, _je n’ai rien aujourd’hui_, _rien ou peu de chose_, _nous sommes bien ici_, _bien et vite_, _combien y a-t-il d’habitants à Paris?_ et cela même en vers, au moins dans les premiers exemples.
Mieux encore: il arrive que _on_ est traité comme une sorte de nom propre, et en ce cas il ne se lie pas. Ainsi, à une phrase telle que _on_ n_a prétendu que_..., il sera répondu, sans liaison: On _est un sot_, comme on dirait _Caton est un grand homme_.
CONCLUSION
En somme, et tout bien considéré, on a pu voir que même en prose, même dans la conversation la plus courante, il se fait encore un assez grand nombre de liaisons, dont certaines sont absolument indispensables. Il est même à noter que, pour quelques liaisons qu’on faisait autrefois et que nous ne faisons plus, en revanche la diffusion de l’enseignement a rétabli dans l’usage courant de la conversation beaucoup de liaisons que le XVIIᵉ siècle et le XVIIIᵉ n’y faisaient déjà plus. Au XVIIᵉ siècle, les personnes les plus instruites disaient couramment sans liaison, d’après le témoignage des meilleurs grammairiens, cités par Thurot: _vene_(z) _ici_, _je sui_(s) _assez bien_, _voyon_(s) _un peu_, _avez-vou_(s) _appris_, _des cruauté_(s) _inouïes_, _des tromperie_(s) _inutiles_, et même _d’inutile_(s) _adresses_; et encore _commen_(t) avez-vous _dit_, _i_(ls) _doive_(nt) _arriver_, _nous somme_(s) _allés_; toutes façons de parler qui subsistent plus ou moins dans le langage de la bonne compagnie, celle qui, par tradition, garde, dans la conversation comme dans les manières, cette simplicité qui est une de ses élégances.
Il nous faut répéter, pour conclure, ce que nous avons dit maintes fois dans cet ouvrage: le parler des gens du monde n’est pas celui des professeurs, des acteurs, et, en général, des gens qui font profession de la parole, avocats, hommes politiques, etc.
Molière avait bien remarqué ces nuances, comme il se voit par les recommandations qu’il adresse à l’un des comédiens de _l’Impromptu de Versailles_: «Vous faites le poète, vous, et vous devez vous remplir de ce personnage, marquer cet air pédant qui se conserve parmi le commerce du beau monde, ce ton de voix sentencieux, et cette exactitude de prononciation qui appuie sur toutes les syllabes, et ne laisse échapper aucune lettre de la plus sévère orthographe.»
Depuis le temps de Molière, et pour diverses raisons, les façons de parler prétentieuses qu’il raillait si bien ont gagné du terrain, et elles ont atteint des classes sociales qui, jusqu’à présent, en étaient exemptes. Mais, aujourd’hui comme autrefois, le dire de l’abbé d’Olivet reste vrai: «La conversation des honnêtes gens est pleine d’hiatus volontaires qui sont tellement autorisés par l’usage que, si l’on parlait autrement, cela serait d’un pédant ou d’un provincial.»
INDEX ALPHABÉTIQUE
DES FINALES
-a, 18.
-ab, -abe, 23.
-able, -âble, 30.
-abre, 32.
-ac, 21, 212.
-ace, -âce, 22.
-ache,-âche, 22.
-acle, -âcle, 30.
-acre, -âcre, 31.
-act, 215.
-ad, -ade, 24.
-adre, 31-32.
-af, -afe, 22.
-afle, 30.
-afre, -âfre, 31.
-ag, 24.
-age, 29.
-agne, 26.
-agre, 31.
-ague, 24.
-ah, 19.
-ai, 79.
-aï, 119.
-aid, 81, 229.
-aide, 83.
-aie, 56, 81.
-aigne, 83.
-ail, 26, 259.
-aile, 83.
-aille, 26, 28, 264.
-ailler, -ailleur, etc., 35-36.
-aime, 83-84.
-ain, 344.
-ainc, 213.
-aine, 84.
-aing, 236-37.
-ains, 308.
-air, -aire, 84, 292.
-airie, 85.
-ais, 81, 302.
-aise, 84.
-aisse, 83.
-ait, 81, 327.
-aite, 82.
-aître, 85.
-aix, 344.
-ak, 45.
-al, 24, 258.
-ale, -âle, -alle, 24.
-am, 24, 129-131, 274.
-ame, -âme, -amme, 24.
-amment, 276.
-an, 25, 134.
-anc, 213.
-and, 135, 228.
-ane, -âne, -anne, 25-26.
-ang, 236-238.
-ans, 303-309.
-ant, 135, 228, 329.
-ap, 21, 284.
-ape, -âpe, -appe, 21.
-aphe, 22.
-aple, 31.
-apre, -âpre, 31.
-aque, -âque, 21.
-ar, 28, 292.
-ard, 28, 228.
-are, -arre, 28, 29.
-archat, 222.
-archie, 224.
-aron, -arron, 36.
-art, 28, 330.
-as, 19-20, 23, 300-301.
-ase, 29.
-aser, -asif, etc., 34, 36.
-asme, 275, 315.
-ass, -asse, -âsse, 22.
-asser, 34.
-assion, 38.
-at, 19, 45, 325.
-ate, -âte, -atte, 19, 45.
-ateur, -ation, -atif, 38.
-atre, -âtre, 31.
-atrice, -ature, 38.
-au, 113, 116.
-aube, -auce, etc., 114.
-aud, 113, 229.
-aude, -auffe, etc., 114.
-auld, 229, 261.
-ault, 268, 328.
-aur, -aure, 114-15.
-aut, -aute, 113-14, 328.
-auté, 115.
-aux, 344.
-ave, 29.
-avre, 32.
-ay, 80.
-aye, 28, 83, 191.
-ayer, 163, 191, 193.
-az, -aze, 29, 350-51.
-berg, 67, 236, 238.
-bourg, -burg, 236, 238.
-burn, -burns, -bury, 126.
-chée, -chéen, 223.
-cher, 293-94.
-chi, 226.
-chin, 224.
-chine, -chique, -chisme, -chiste, 225.
-chite, 225.
-cueil, 93, 259.
-é, 52.
-e latin ou étranger, 52, 75-76.
-è, 54.
-eb, -èbe, 61.
-èble, -èbre, 68.
-ec, -ecq, -ecque, 57, 212.
-èce, 59-60.
-èche, -êche, 59.
-ècle, -ècre, 68.
-ect, 215-16.
-ed, -ède, 61.
-èdre, 68.
-ée, -ées, 56.
-éen, 137.
-ef, -effe, 59, 231.
-èfle, -effre, 68.
-eg, 61.
-ège, 65.
-ègle, 68.
-ègne, 64.
-ègre, 68.
-ègue, 61.
-eiche, -eige, etc., 82-85.
-eil, 65, 259.
-eille, 65, 83, 264.
-é-je, 65.
-el, 61, 258.
-èle, -ête, -elle, 61.
-elier, -elions, -eliez, 166.
-em, 62, 129, 131, 274.
-emble, -embre, 140.
-ème, -ême, -emme, 62-63.
-emment, 74, 131, 276.
-empe, -emple, 140.
-en, 64, 136-38, 279.
-enc, 140.
-ence, 140.
-end, 138.
-ende, -endre, 140.
-ène, -êne, -enne, 61.
-eng, 140, 237-38.
-ennal, -ennat, etc., 281.
-enné, -ennant, etc., 281.
-ens, 139-140, 308-309.
-ense, 140.
-ent, 138, 161, 329.
-ente, 140.
-entiel, -ention, 141.
-ep, -èpe, -êpe, -eppe, 57-58.
-eph, -èphe, 59.
-èpre, -êpre, 68.
-eps, 309-10.
-èque, -êque, 57.
-er, 53-54, 66-67, 292 sqq.
-erd, 228.
-ère, -erre, 66.
-èrement, 73.
-ers, 295, 310.
-ès, 55, 60, 301-302.
-esce, 59.
-èse, 68.
-esle, -esme, -esne, etc., 313.
-esse, 59-60.
-essible, -essif, etc., 323.
-et, 55, 58, 326-27.
-êt, 55.
-ète, -ête, -ette, 58.
-ètre, -être, -ettre, 69.
-etti, -etto, etc., 340.
-eu, -eue, 90.
-euble, 93.
-eude, 92.
-euf, 91, 93, 231.
-euil, 93, 259.
-euille, 93, 264.
-eul, 93, 258.
-eule, 92, 93.
-eumatique, 96.
-eume, 92.
-eune, -eûne, 92, 93.
-euple, 93.
-eur, 93-94, 292.
-eure, -eurre, 93-94.
-eurer, 96.
-eus, 92, 304.
-euse, 91.
-eusement, 95.
-eut, 91.
-eute, -eutre, 92.
-eutique, 96.
-euve, -euvre, 94.
-eux, 90, 91, 344.
-ève, êve, 67.
-èvre, 69-70.
-ey, 345.
-ey, 80.
-eyer, 163, 193.
-ez, 53, 68, 350-51.
-èze, 68.
-field, 78, 229.
-ford, 228.
-ger, 293-94.
-gua, 241.
-guë, 244.
-gueil, 93, 259.
-guier, -guière, 243.
-i, -ie, 117, 118.
-ibe, 118.
-ic, 118, 212.
-ict, 217.
-iez, 220, 352.
-ide, 118.
-ien, 136-37.
-iens, 308.
-ient, 138.
-ier, -iers, 53, 268, 293, 295.
-if, 118, 231.
-ig, igue, 118, 238, 241.
-iions, -iiez, 119, 189, 190.
-il, 259-60.
-ille, 265-67.
-illa, 268.
-illade, -illage, etc., 267, 270.
-im, -ime, 118, 274.
-in, 145, 279.
-inck, 146.
-inct, 217.
-ing, 120, 145-46, 237-38.
-ins, 309.
-ions, -iez, 268.
-ip, -ique, 118.
-ir, -ire, 118, 292.
-is, 117, 302-303
-ise, isse, 118.
-iser, 119.
-isme, 275, 315.
-issible, -issime, etc., 323.
-iste, 333.
-it, -ite, 117-18, 327-28.
-itz, 351.
-ix, 117, 344-46.
-iz, 350-51.
-land, 135, 228.
-lier, 262.
-machie, 224.
-man, -mann, 131, 279.
-mesnil, 313.
-o, 98.
-ob, -obe, 104.
-oble, obre, 108.
-oc, 100, 102, 212.
-oce, -oche, 102.
-ocle, -ocre, 108.
-od, 100, 229.
-ode, 104.
-oë anglais, 53.
-of, -ofe, 102.
-ofle, -ofre, 108.
-oge, -ogue, 104.
-ogre, 108.
-ogue, 104.
-oi, oie, 46.
-oï, 119.
-oide, -oif, -oile, etc., 47-48.
-oing, 236-37.
-oir, oire, 47, 292.
-ois, 46, 301.
-oit, oite, 40-47, 325-26.
-oix, 47, 344.
-ol, -ole, -olle, 104.
-ome, -omme, 104-6.
-ompt, 329.
-on, 148, 388.
-onc , 213.
-ond, 288.
-one, -onne, 106.
-ong, 236-38.
-onner, -onnaire, etc., 281.
-ons, 302.
-ont, 325.
-op, -ope, 100, 102.
-ophe, 102.
-ople, -opre, 108.
-ops, 309-10.
-ogue, 102.
-or, 108, 292.
-ord, 108, 228.
-ore, -orre, 108.
-orer, 111.
-ors, 108.
-ort, 108, 330.
-os, 98, 102, 304.
-ose, 101.
-oser, -oisif, -osion, 110.
-osité, -osition, 110.
-osse, 102.
-ost, 331.
-ot, 98-99, 327-28.
-ote, -otte, 102.
-oter, -otif, 111.
-otion, 110.
-otre, 108.
-ou, 121.
-oud, 121, 228.
-ouil, 259.
-ouille, 122, 264.
-ouiller, 122.
-oul, 258-59.
-ould, 229, 261.
-oult, 261, 328.
-oup, 284.
-our, -oure, 121, 292.
-ourd, 228.
-ourer, 122.
-ous, 121, 304-5.
-ouser, 122.
-out, 121, 328-29.
-oux, 344.
-ove, 104.
-ow, 341, 343.
-own, -owski, 343.
-oyau, 191.
-oyer, 163, 193-94.
-oz, 107, 351.
-put, 329.
-quin, -quine, 289.
-schi, 226.
-seur, -sion, -soir(e), 321.
-son anglais, 148.
-spect, 216, 330, 361-62.
-stadt, 325.
-tiaire, -tial, 333.
-tie, 333, 335, 337.
-tié, 334, 336.
-tiel et dér., 333.
-tième, 336.
-tien, -tienne, 333, 337.
-tier, tière, 336.
-tieux et dér., 333.
-tion et dér., 187, 333, 335.
-ton anglais, 148.
-u, ude, etc., 121-22
-ueil, 93.
-uite, 242.
-um, 123, 125.
-un, 149, 389.
-ur, -ure, 121, 292.
-urer, -urie, 122.
-us, 305-307.
-user, 122.
-ut, 329.
-ux, 344.
-uyer, 193.
-uz, 351.
-ville, 266-67.
-viller, villier, 270, 291.
-yen, 137.
INDEX ALPHABÉTIQUE
DES PRINCIPAUX MOTS ET NOMS PROPRES