Celle qui pleure (Notre Dame de la Salette)

Part 16

Chapter 163,226 wordsPublic domain

Vous ne pourrez jamais oublier quel jour heureux fut celui de sa venue parmi vous. C’était le 14 septembre 1897, le cinquième jour de la neuvaine de N.-D. de la Salette, le Saint jour de l’Exaltation de la Sainte Croix; admirable mais inévitable coïncidence de la part de Celle qui, sur la montagne de la Salette, avait vu la Très-Sainte Vierge et devait changer son nom en celui de Sœur Marie de la Croix. Il était 10 heures du matin quand Sœur Marie de la Croix se présenta sur cette place du Saint-Esprit, je l’attendais au seuil de ce Saint Temple. En la voyant, je ne pus m’empêcher de m’écrier: D’où me vient tant d’honneur qu’une préférée de la Mère de DIEU vient me trouver? Mais elle, se mettant de suite à genoux, demanda la bénédiction du prêtre, ensuite elle entra dans la maison du Seigneur et assista dans un profond recueillement au Très-Saint Sacrifice de la Messe. Vous toutes, mes sœurs, ainsi que vos orphelines, vous l’attendiez dans la grande salle du parloir. Vous étiez dans une sainte attente, comme si, à travers une créature terrestre, vous eussiez dû voir la Très-Sainte Vierge en personne. Et non seulement la voir, mais la posséder au milieu de vous; quel guide maternel et quelle Maîtresse! A son entrée, accompagnée de moi, vous êtes tombées à genoux, saisies de respect et d’affection et vous avez demandé sa bénédiction.

Mais l’humble servante du Seigneur, confuse, se prosterna elle-même à terre et demanda la bénédiction du ministre de DIEU pour elle et pour vous. Telle fut son arrivée dans notre pauvre Institut.

Je ne veux pas vous rappeler davantage les merveilles qu’elle opéra ici. Mon DIEU! nous avons assisté à des manières d’agir non communes! Tout, dans cette créature, était nouveau et souvent mystique. Assurément la vertu qui était en elle et transperçait faisait souvenir des vies des Saints. Tout d’abord elle était d’une charmante innocence: c’était une colombe très-pure qui semblait avoir plané au-dessus de toutes les misères humaines sans avoir été effleurée d’une seule goutte. C’était un lis parfumé de virginité, c’était une toute petite enfant sortant des fonts baptismaux, mais cependant riche en prudence et en sagesse. Plus d’une fois, nous avons vu des oiseaux entrer dans le Monastère et jusque dans sa chambre, comme s’ils la cherchaient pour jouer avec elle.

L’esprit de mortification et de pénitence qui l’animait était remarquable. Elle prenait excessivement peu de nourriture, à peine quelques onces, et l’absorbait à petites bouchées. A Galatina, un kilogramme de pain lui durait quinze jours. Chez nous, elle en prenait à peine une once ou deux par jour. Elle buvait également fort peu, et jamais à pleines gorgées. Avant d’être parmi nous, elle restait par semaines trois jours consécutifs sans boire et disait: «Il y a de si grandes soifs par le monde!» Le jour de Pâques, nous l’avons vue solenniser à table cette grande Fête, en prenant la moitié d’un œuf! Jamais un fruit, jamais une douceur. Son sommeil ne dépassait pas trois heures et toujours sur la terre nue, comme vous avez pu le constater, mes sœurs. Combien de fois, dans le calme de la nuit, l’avez-vous vue passer, une lumière à la main, à travers les dortoirs! Que dirons-nous des macérations de son corps virginal? Que signifiaient ces linges couverts aux épaules de sang frais, que vous avez eu occasion de trouver en mettant ses vêtements à la lessive? Que signifiait cette table toute hérissée de clous disposés en croix, qui donnait le frisson et que nous conservons avec des traces de taches de sang?

Néanmoins, calme, sereine, tranquille, consommée dans la vertu et la souffrance, elle semblait extérieurement n’avoir rien ressenti; gracieuse et délicate dans sa démarche, ses manières et son langage, et comme si en elle les contrastes s’étaient harmonisés, elle était recueillie et sociable, humble et imposante, aimable et réservée, forte et soumise, et celle qui était restée une toute petite enfant semblait supérieure à une personne adulte et mûre. Elle était, en réalité, simple comme la colombe et prudente comme le serpent.

Je voudrais avoir le langage d’un ange pour vous parler de notre MÉLANIE et vous donner une idée de son amour ardent pour Notre Seigneur JÉSUS-CHRIST et la Très-Sainte Vierge MARIE. En vérité, sa vie fut une vie d’amour! Elle aimait DIEU du pur amour, et les flammes de cet incendie mystique la consumaient tantôt plus, tantôt moins. Tous les sens, toutes les fibres, toutes les facultés de cette créature de DIEU tressaillaient d’amour. Vous vous souvenez avec quel transport d’amour elle se nourrissait, toute une journée, de JÉSUS au Saint-Sacrement. C’était son expression: «Ce que j’aime, je voudrais le manger!»

Ah! j’ai mis à une épreuve son amour pour le Saint-Sacrement un jour que, inopinément et sans qu’elle s’y attendît, je lui défendis de s’approcher de la Sainte Communion. Elle tressaillit, se trouva mal et tomba à terre comme morte. J’ai pu alors me faire une idée de ce qu’est un véritable esprit de vertu, quand, ayant repris ses sens, elle parut pendant tout le reste de cette journée aussi douce, aussi humble, aussi suave, et même davantage; et moins que jamais, vous n’avez pu vous défendre de votre admiration habituelle. Mais le pur amour de DIEU engendre le zèle de sa gloire et du salut des âmes. Le zèle, a dit le Saint Évêque de Genève, est la flamme de la charité. Grand était le zèle qui brûlait dans le cœur virginal de Mélanie. Elle aurait voulu s’immoler à chaque instant pour que DIEU fût glorifié, JÉSUS connu et aimé en tous lieux, et toutes les âmes sanctifiées et sauvées. Sa foi vivante et son zèle ardent lui faisaient considérer les prêtres comme de _nouveaux Christs_, et lui faisaient désirer que le Monde fût rempli de vrais Ministres du Sanctuaire.

Je ne doute pas que, pour ce motif, elle n’ait vivement aimé notre humble institut, et que, depuis qu’elle l’a connu, elle ne l’ait porté toujours en son cœur, en faisant l’objet de ses ardentes prières, parce que nous avions pris pour notre devise et notre mission cette grande parole de l’Évangile, ce céleste précepte sorti du divin zèle du Cœur de JÉSUS: _Rogate ergo Dominum Messis ut mittat operarios in Messem suam._

Oh! mes Sœurs, cette prière que vous récitez dévotement tous les jours, combien elle l’avait à cœur! elle voyait dans cette humble institution sortie de ses mains et dans cet esprit de prière comme le précurseur de sa chère fondation des nouveaux Apôtres ou des Missionnaires de la Mère de DIEU. Elle voulut même attacher à son vêtement le scapulaire du Cœur de JÉSUS portant cette parole sacrée, qui forme notre devise: «Demandez au maître de la moisson d’envoyer des ouvriers à son champ», et ce ne sera ni vous, ni moi, mes sœurs, qui donnerons un démenti à cette réflexion qu’elle me fit un jour, en français: «Je suis de votre Congrégation.»

Je renonce à décrire les merveilles dont vous ou moi avons été témoins pendant que MÉLANIE demeura parmi nous. Je ne dis rien de ses recueillements subits, dans lesquels elle semblait hors de ses sens et comme ravie en extase; rien de cette sorte de divination des cœurs qui lui faisait lire les pensées cachées, rien des deux ou trois guérisons d’orphelines survenues à la suite d’un signe de Croix fait par elle, rien de son extraordinaire confiance en la Très-Sainte Vierge, grâce à laquelle elle semblait avoir toujours dans les mains, et à temps voulu, les objets, la nourriture ou l’argent, selon les besoins de la Maison. Faisons silence sur tout cela et ne préjugeons rien des jugements autorisés qu’il appartient à l’autorité de prononcer.

... Qu’il passa vite pour nous, le temps que nous gardâmes MÉLANIE de la Salette! Vint le jour de son départ; elle en était profondément attristée. Vous vous souvenez avec quelle humilité elle se prosternait en vous demandant pardon à grands cris; et vous, avec des plaintes amères, mais hélas! plus compréhensibles que les siennes, vous faisiez comme elle! «Mère, lui disiez-vous, à travers vos sanglots, vous souviendrez-vous de nous? nous recommanderez-vous au Seigneur?» Et elle: «Oui, mes filles, toujours je vous porterai dans mon cœur; toujours je prierai pour vous..., je vous laisse pour supérieure la Très-Sainte Vierge.»

De Messine elle alla à Moncalieri; de Moncalieri en France. Elle fut à Diou; elle fut à Cusset. Mais un jour elle dit: «Je ne veux pas rester en France; _je ne veux pas mourir chez les Francs-Maçons_.» C’est alors qu’elle se résolut à retourner dans sa chère Italie, chercher quelque refuge isolé où personne ne la connût, où, dans le silence et la solitude, elle pût se préparer à la mort. Dès ce moment, les feux du divin amour étaient devenus en elle irrésistibles; elle se sentait fortement attirée au Ciel.

Altamura, de la province de Bari, ville heureuse et bénie, fut le terme de ses pèlerinages terrestres. Elle y arriva en juin 1904. Elle avait alors 72 ans, et était comme à bout de forces. S. E. Mgr Cecchini, le très-digne Évêque des deux diocèses d’Altamura et d’Acquaviva, lui fit grand accueil: il savait quel trésor Dieu envoyait à sa ville épiscopale! Sur les instantes prières de la Servante du Seigneur, il garda fidèlement le secret de sa venue. Il la confia, sans la nommer, à la noble et pieuse famille Gianuzzi qui ne tarda pas à constater l’extraordinaire sainteté de cette admirable étrangère, et se prit bien vite à l’aimer autant qu’à la vénérer; mais Elle, qui, détachée de toute affection terrestre, chassée même de la maison de sa mère, avait passé dans le silence et le secret les premières années de sa petite enfance, Dieu la destinait à mourir dans une chambre étroite, dans un abandon total, loin de la présence, loin des secours de toute créature humaine.

C’est sa coutume, à Dieu, de révéler à ses chers serviteurs le jour et l’heure de leur mort. Avait-il réservé cette grâce à la favorite de la Très-Sainte Vierge? nous l’ignorons. Il faut pourtant remarquer que MÉLANIE CALVAT, trois mois avant sa mort, quitta la pieuse famille Gianuzzi en lui rendant humblement grâces pour sa cordiale hospitalité, et se retira dans un petit quartier de la ville, le plus écarté, là où elle pouvait le plus facilement se cacher à tous les regards. Tous les matins elle se rendait à la cathédrale pour y entendre la Sainte Messe et s’y nourrir de «son cher ami de l’Eucharistie». Rien qu’à la voir, les fidèles étaient dans l’admiration devant le recueillement profond de cette inconnue.

Le 15 décembre de cette même année 1904, jour octave de la fête mondiale de l’Immaculée Conception, et veille de la neuvaine préparatoire de Noël, on ne vit pas venir à l’église la Servante du Seigneur.

Mgr l’Évêque se hâte d’envoyer chez elle son valet de chambre, s’informer si elle a besoin de quelque chose. On frappe à la porte; pas de réponse. On refrappe, on refrappe avec bruit; toujours le silence. On va vite prévenir Monseigneur qui, soupçonnant un accident grave, avise l’autorité civile. Celle-ci se rend sur les lieux, constate que personne ne répond, brise la porte et entre.

La Servante du Seigneur gisait sans vie sur la terre nue.

De la sorte sont morts de grands saints à qui l’Église a donné les honneurs des autels; saint Paul l’ermite et sainte Marie l’Égyptienne, dans le désert; saint François Xavier, sur une plage; et dans une étable, sainte Germaine Cousin, cette bergère de France dont la vie a bien des ressemblances avec la vie de MÉLANIE.

Remarquons pourtant que la miséricorde de Dieu, cette Providence, pleine d’amour pour ceux qui l’aiment, avait déjà précédemment pris ses dispositions pour sa servante. En France, avant son départ pour Altamura, elle avait été sur le point de mourir, et, comme si elle eût été sur son lit de mort, elle avait reçu le saint Viatique et l’Extrême-Onction. Oh! bienheureux ceux dont la vie est avec Jésus, dont la vie s’éteint dans l’amour de Jésus! _Beati mortui qui in Domino moriuntur..._ Elle avait vécu pauvre, solitaire, pénitente; elle n’avait désiré que l’oubli: seule avec Dieu! Elle voulait mourir comme elle avait vécu!

Mais saurons-nous les inventions délicates et pleines d’amour de son Bien-Aimé, de celui qui est fidèle et vrai, dans ces solennels moments? Qui nous dira les secours pleins d’affection de l’Immaculée, de celle qui, sur la montagne de la Salette, s’était montrée à elle, si belle et si majestueuse! Et cette assistance réconfortante des anges, ses frères? Tout cela a été dérobé aux regards des hommes...

La mort de MÉLANIE a été comme l’image condensée de sa vie![94]

[94] Mélanie fut souvent communiée par Notre-Seigneur lui-même et jouissait de la vue continuelle de son ange gardien. Or deux habitants d’Altamura ont affirmé avoir entendu dans l’appartement de la «pieuse dame française» à l’Angelus du soir, la nuit qu’elle est morte, des chants angéliques sur l’air de _Pange lingua_ et le tintement d’une clochette comme lorsque l’on porte le Saint-Viatique.

Devant un auditoire qui connaissait ce témoignage, l’orateur s’est donc borné à l’insinuer, et la solennité d’une oraison funèbre exigeait cette discrétion. Quelqu’un lui écrivit de vouloir bien confirmer la déposition de ces deux témoins, ou la démentir formellement. Voici sa réponse:

«Je vous certifie qu’il est très-vrai que le gentilhomme Pascal Massari, d’Altamura, personnage respectable, digne de foi, et une dame, voisins de Mélanie, m’ont affirmé (et sont prêts à prêter serment) avoir entendu, le premier, le chant de _Pange lingua_ qu’accompagnaient des voix angéliques, avec des tintements de clochette; l’autre un bruit continu de clochette comme quand on porte le Saint-Viatique.

«J’ai recueilli ces dépositions en présence de deux prêtres de mes amis, dont l’un est Français, après avoir posé à ces personnes de minutieuses et précises questions.»

Mais ce serait se tromper que de voir dans cette mort sur la terre nue la simple conséquence imprévue d’une syncope. Non! son lit, elle ne s’en servait pas, la servante de Dieu, innocente pénitente. Nous l’avons déjà dit, c’est sur la terre nue qu’elle prenait, pendant quelques heures de la nuit, son repos et son sommeil... N’est-ce pas le cas de s’écrier: _Moriatur anima mea morte justorum_? Cette «Juste», puissions-nous mourir comme elle mourut? Puisse la fin de notre vie ressembler à la sienne!

Adieu, âme si belle! Adieu, créature d’amour, ouvrage complet de l’amour, du très-pur et très-saint amour de Jésus, le Souverain Bien! Adieu, Vierge vigilante et prudente! Quand, dans le calme de la nuit, la voix de l’Époux t’appela, sans retard, tu courus à Lui, avec la Lampe mystique, la lampe remplie d’huile et ruisselante de splendeur!... Pour toi sont finis les travaux, les longs et fatigants voyages, les pèlerinages épuisants, les profondes agonies d’amour, du saint Amour avec sa faim insatiable et son inextinguible soif de la Justice qui n’habite pas cette terre! A cette heure, c’est le Très-Haut qui est ton héritage!... Oui, cette pensée nous est très-douce: les flammes expiatrices n’ont pas été pour toi, ou du moins ton passage y a été rapide, et te voilà, pour l’éternité, entrée dans la joie de ton Dieu! Oui, ils sont réalisés dans le bonheur, ces ardents désirs de l’union sans fin avec le Seigneur, qui, si souvent, t’arrachaient ce cri: «Quand viendra l’heure? Oh! quand l’heure viendra-t-elle!...» Sois dans l’allégresse, dilate ton cœur dans la vision béatifique de ce Jésus, l’objet de tes soupirs, l’aspiration perpétuelle de ton âme pleine d’amour, ce Jésus que tu n’as pas craint de suivre sur sa voie douloureuse! Sa croix, elle a été pour toi délices, sourire et joies, «fleur qui jamais ne se flétrit», écrivais-tu souvent! Oh! que de fois, semblable à l’Épouse du Cantique, tu as langui d’amour pour le Bien-Aimé! C’était un feu qui s’élançait de ta poitrine!... Et quand, entrée dans le royaume de l’Éternelle Gloire, quand tu as vu la Reine sans tache, Celle qui avait comme affolé ton cœur d’un amour d’enfant, si tendre et si plein de confiance, ce cri: «Madonna mia! Madonna mia!» avec lequel tu acclamas la Grande Reine... tout cela, comment pourrais-je le dire!...

O MÉLANIE, de ce trône élevé sur lequel Dieu vous a assise au Ciel, vos regards s’abaissent-ils encore sur cette terre? Nous aimez-vous toujours avec ce cœur qui nous a tant aimés en ces bas lieux de l’exil? Mais que dis-je? Est-ce que tout amour d’ici-bas ne se perfectionne pas au contact de Dieu? Est-il possible que, dans le Ciel, les Bienheureux n’aiment pas ceux qui les aiment? Oui! En Dieu vous nous aimez... Un jour, pendant que vous étiez au milieu des pauvres orphelines, on vous disait: «Mère (on vous donnait ce doux nom), Mère, une fois partie, vous ne penserez plus à nous.--Ah! répondiez-vous, vous ne connaissez pas mon cœur!»

A cette heure où dans le Royaume de l’Éternel Amour vous nous aimez de la parfaite Charité, ah! ne cessez pas de prier pour nous. Priez pour tous ceux qui vous vénèrent comme une créature céleste. Priez pour ces vierges, «les Filles du Divin Zèle», pour l’éducation religieuse desquelles vous avez dépensé une année de votre vie, avec des soins plus que maternels, avec une direction sage et éclairée, avec un zèle tout particulier pour les remettre dans la voie du Seigneur. Vous le savez, ces pieuses filles consacrées au Très-Saint Cœur de Jésus et vouées par vous-même à Marie, la Mère Immaculée, vous regardaient comme une déléguée de la Très-Sainte Vierge venue au milieu d’elles, il y a sept ans, et qui semblait avoir toujours été parmi elles.

Et sur moi aussi, sur moi qui apporte à votre mémoire ce faible tribut d’hommages, sur moi qui de votre noble cœur ai reçu tant de témoignages de votre pure et sainte dilection, sur moi aussi daignez répandre le puissant secours de vos prières à l’adorable Rédempteur Jésus-Christ et à Marie sa Mère immaculée!...

Table

Dédicace

Taceat Mulier! I--Histoire de ce livre, entrepris en 1870. 11 II--Le Torrent sublime. 18 III--En Paradis. 22 IV--Louis-Philippe, le 10 septembre 1846. 28 V--Dessein de l’Auteur. Miracle de l’indifférence universelle. 32 VI--Insuccès de Dieu. Faillite apparente de la Rédemption. Le plus douloureux soupir depuis le _Consummatum_. 36 VII--Refus universel de la Pénitence «... Vois, Mélanie, ce qu’ils ont fait de notre désert!... _Ridebo et subsannabo._» 40 VIII--Le Sacré-Cœur couronné d’épines. Marie est le Règne du Père. 45 IX--Il vous est connu, ô Ma Dame de Transfixion, que je ne sais comment m’y prendre. 50 X--Napoléon III déclare la guerre à Mélanie. 54 XI--Vie errante de la Bergère. Le Cardinal Perraud, successeur de Talleyrand, la dépouille. 59 XII--Les prêtres et le Secret de Mélanie. 65 XIII--Immense dignité de Marie. 70 XIV--Identité du Discours public et du Secret de Mélanie. La plainte d’Ève. 74 XV--Persécution de Mgr Fava. Désobéissance, infidélités criminelles des Missionnaires. 79 XVI--Dons prophétiques de Mélanie. 85 XVII--Dons prophétiques de Maximin. 90 XVIII--Les Évêques de Grenoble à Soissons. 99 XIX--Sacerdoce profitable. Vanité des œuvres en pleine désobéissance. Châtiments. Ténèbres. 105 XX--La femme courbée 18 ans, figure de la Salette. Marie parle. Jésus ne parlera donc plus?--L’Immaculée Conception couronnée d’épines, _stigmatisée_. Lourdes et la Salette. 111 XXI--Profanation du Dimanche. 118 XXII--Affaire Caterini. 123 XXIII--Sainteté de Mélanie. Apôtres des Derniers Temps prophétisés par elle et par le Vénérable Grignion de Montfort. 128 XXIV--Objections, calomnies, l’assomptioniste Drochon. 136 XXV--L’hôtellerie. Tactique double des Missionnaires ou Chapelains. 141 XXVI--La Salette et Louis XVII. 147

APPENDICES

Pièce Justificative. 155 L’Apparition et le Secret. 192 Oraison funèbre de Mélanie. 230

Achevé d’imprimer en la fête de Saint Maximin le 29 Mai 1908 par Henri Barbot et Cie, imprimeurs à Bolbec

NOTES DU TRANSCRIPTEUR

On a indiqué entre signes égale les mots accentués dans l’original par l’usage des =caractères gras=, et entre soulignés les passages accentués au moyen des _italiques_.