Bibliographie Cornélienne Description raisonnée de toutes les éditions des oeuvres de Pierre Corneille

Part 52

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L'auteur de cette critique est l'abbé de Villars, qui ne traite pas beaucoup mieux la pièce de Racine que celle de Corneille. Dans la première partie de son factum, qui parut d'abord séparément, Villars fait le procès de Racine, et dans la seconde celui de Corneille. «Allegorie à part, Monsieur, je suis fort édifié, dit-il p. 43, de la Berenice du Palais-Royal; n'en déplaise à la vieille Cour, Monsieur Corneille a oublié son mestier, et je ne le trouve point en toute cette piece. On luy dit pour la consoler de tant de vers miserables, durs, sans pensée, sans tour, sans François et sans construction, que l'art du Théatre y est merveilleusement observé; non pas que l'on le trouve ainsi, mais parce que cela devroit estre et que si l'on n'avoit leu Aristote et Horace on parieroit avec Monsieur *** deux cens louys que cela seroit. Car enfin, qui s'aviseroit qu'un homme aussi experimenté au Theatre que l'est M. Corneille, en une occasion où il est question de décider de son excellence, et en une piece qui devroit servir de modele à toute la tragique postérité, et de leçon à celuy qu'il ne regardoit que comme son escolier; qui croiroit, dis-je, qu'il deût nous donner un ouvrage irrégulier de tout point?»

1470. A MONSIEUR DE CORNEILLE L'AINÉ, SUR LE ROLE DE TITE DANS SA BERENICE.

Ce huitain, dont Subligny avait cité quatre vers dans sa _Réponse à la Critique de la Bérénice de Racine_, a été retrouvé par M. Paul Lacroix dans les _Billets en vers de M. de Saint-Ussans_ (à Paris, chez Jean Guignard et Hilaire Foucault, 1688, in-12, p. 6). Il est ainsi conçu:

Quand Tite dans tes vers dit qu'il se fait tant craindre, Qu'il n'a qu'à faire un pas pour faire tout trembler, Corneille, c'est Louis que tu nous veux dépeindre; Mais ton Tite à Louis ne peut bien ressembler: Tite, par de grands mots nous vante son mérite; Louis fait sans parler cent exploits inouïs, Et ce que Tite dit de Tite, C'est l'univers entier qui le dit de Louis.

Cf. Marty-Laveaux, t. Ier, p. LIV.

1471. TITE ET TITUS, OU LES BÉRÉNICES, Comédie. _Utrecht, Jean Ribbius, 1673._ In-12.

Comédie en trois actes et en prose.

Réimprimée dans le _Recueil_ de l'abbé Granet (no 1336), t. IIe, pp. 311 sqq.

XXXIII

1472. STANCES A MONSIEUR CORNEILLE SUR SON IMITATION DE JÉSUS-CHRIST, [par Saint-Amant].

Strophes de six vers, au nombre de 70. «Cette pièce,» dit Saint-Amant en note, «a esté faite l'an 1655.»

Voy. _Dernier Recueil de diverses Poësies du Sieur de Saint-Amant_ (imprimé à Rouen, et se vend à Paris, chez Antoine de Sommaville, 1658, in-4), pp. 137-160, et [_OE]uvres complètes de Saint-Amant; nouvelle édition publiée sur les manuscrits inédits et les éditions anciennes, précédée d'une notice et accompagnée de notes par M. Ch.-L. Livet_ (Paris, Jannet, 1855, 2 vol. in-12), t. Ier, pp. 100-113.

Marc-Antoine de Gérard, sieur de Saint-Amant, né douze ans avant Corneille, dans le voisinage de Rouen, entretint des relations suivies avec l'auteur du _Cid_, dont il ne parle jamais qu'avec admiration.

La Bibliothèque de l'Arsenal possède un exemplaire en grand papier de _Moyse sauvé, Idylle héroïque du Sieur de Saint-Amant_ (Paris, Courbé, 1653, in-4), offert par l'auteur à Corneille. Le titre intérieur, placé après les ff. prél., porte la dédicace suivante: _Pour mon trescher et tresrare Amy L'Illustre Monsieur Corneille. Son treshumble et trespassionné Serviteur_ St AMANT.

1473. CORNEILLE ET GERSON DANS L'IMITATION DE JÉSUS-CHRIST, par Onésime Leroy. _Paris, Le Clerc, 1841._ In-8.

M. Onésime Leroy s'est plusieurs fois occupé de Corneille. Il a publié, notamment dans les _Archives du Nord de la France et du Midi de la Belgique_ (t. Ier, Valenciennes, 1831, in-8, pp. 41-47), un _Extrait d'un ouvrage inédit_ relatif à notre poëte.

1474. NOTE BIBLIOGRAPHIQUE SUR LES TRADUCTIONS EN VERS DE L'IMITATION DE JÉSUS-CHRIST ET DE L'OFFICE DE LA VIERGE, PAR PIERRE CORNEILLE. Par Edouard Frère. _Rouen, Imprimerie de E. Cagniard, Rues de l'Impératrice, 88, et des Basnage_, 5, M.DCCC.LXIX [1869]. In-8 de 1 f. blanc, 14 pp. et 1 f. qui contient au verso la marque de l'imprimeur et dont le recto est blanc, plus 1 f. pour les _Ouvrages et Opuscules du même auteur_.

Tiré à 50 exemplaires.

Extrait de la _Revue de Normandie_, avril 1869.

XXXIV

1475. HISTOIRE DE LA GUERRE DES URANINS ET DES JOBELINS.

_Mémoires de littérature par de S***_ [Sallengre]; la Haye, 1715, in-12, t. I{er|, pp. 116 sqq.

Cette étude et la suivante se rapportent à la singulière querelle à laquelle donnèrent lieu les deux sonnets d'_Uranie_ et de _Job_. Corneille y prit part, comme on sait, par deux sonnets que _Sercy_ nous a conservés (voy. le no 204).

1476. HISTOIRE DE DEUX SONNETS, par M. Eugène de Beaurepaire.

_Revue de Rouen_, XXe année, pp. 129 sqq.

XX.--PIÈCES DE VERS EN L'HONNEUR DE CORNEILLE.

1477. PETRI CORNELII EPICEDIUM.

Vers latins insérés dans _Ægidii Menagii Miscellanea_ (Parisiis, apud Aug. Courbé, 1652, in-4), pp. 17-20.

Ménage nous fait connaître en ces termes à quelle occasion il composa ces vers:

«Hos versus scripsi quum falso nobis nuntiatum fuisset Cornelium, quo die uxorem duxerat, diem suum ex peripneumonia obiisse: nam vivit Cornelius et precor vivat.»

La pièce, écrite en distiques assez médiocres, nous fournit des détails précieux pour la biographie de Corneille. On y voit que le poëte avait écrit _Horace et Cinna_ lorsqu'il contracta mariage. Ce renseignement est d'autant plus intéressant que l'on ignore la date exacte du mariage.

Voici un échantillon des vers de Ménage:

Vita fugit, sed fama manet tua, maxime vatum, Sæcla feres Clarii munere longa Dei. Donec Apollineo gaudebit scena cothurno, Ignes dicentur, pulchra _Chimena_, tui.... Nec tu, crudelis _Medea_, taceberis unquam, Non Graia inferior, non minor Ausonia. _Vos quoque tergemini_, mavortia pectora, _fratres_, Et te, _Cinna_ ferox, fama loquetur anus...

1478. AD SANTOLIUM VICTORINUM DE OBITU PETRI CORNELII GALLORUM OMNIUM QUI TRAGOEDIAS SCRIPSERUNT PRINCIPIS. Cal. Oct. 1684. _S. l._, 1 f. in-8.

On lit au bas: _Scripsit ex tempore Leonardus Matthæus_ et un permis d'imprimer daté du 5 octobre 1684.

Cette pièce est reproduite dans le recueil suivant: _Leonardi Matthæi Academici Professoris Poemata_ (Lutetiæ Parisiorum, ex Officina Christophori Ballard, 1687, in-8), p. 57.

1479. SUR LES OUVRAGES DE L'ILLUSTRE PIERRE CORNEILLE, LE PREMIER DES POËTES DRAMATIQUES FRANÇOIS. Madrigal.

_Poésies diverses, contenant des Contes choisis, Bons Mots, Traits d'histoire et de morale, Madrigaux, Épigrammes, et Sonnets_, par M. Baraton (à Paris, chez Jean-Baptiste Delespine, et se vend à Brusselles, chez Lambert Marchant, 1705, pet. in-12), pp. 269 sq.

Voici le madrigal sur Corneille. Nous le croyons peu connu:

Corneille, tout rempli d'un esprit héroïque, A par un noble effort porté le Dramatique Plus loin que n'avoit fait toute l'Antiquité: Le Théatre François, si grand, si magnifique, Luy doit sa régularité. Il a le genie admirable Pour traiter les grands sentimens, Et dans cet art incomparable Nul auteur n'a reçu tant d'applaudissemens. Pour les Heros enfin c'est un excellent Maître. Mais de l'homme souvent il outre le portrait, Il le peint comme il devroit être Et non comme il est en effet.

1480. ÉPITRE A CORNEILLE, au sujet de sa statue qui doit être placée dans la nouvelle salle de spectacle de Rouen, présentée et lue à la séance de l'Académie des Sciences et Belles-Lettres de la même ville, le 8 mars 1775 [par Duval-Sanadon]. _S. l. n. d. [Paris, Didot, 1775]._ In-8.

1481. ÉPITRE A L'OMBRE D'UN AMI, suivie de deux Odes et de quelques idées sur Corneille [par Dorat]. _Paris, Delalain, 1777._ In-8.

1482. ÉPITRE A CORNEILLE.

Cette épître, insérée dans le _Journal de Paris_ du 5 février 1779, fut inspirée par la comédie des _Muses rivales_, dans laquelle la Harpe exaltait Voltaire aux dépens de Corneille. Elle est assez jolie pour que nous en citions quelques vers:

Ma foi, mon vieux et bon Corneille, Du Parnasse il faut déguerpir: On a juré de t'en bannir, Et chaque siècle a sa merveille. L'admiration de cent ans Te décernant le rang suprême, En vain cachoit tes cheveux blancs Sous le tragique diadème.

. . . . . . . . . . . . . . . Hier, par un peuple empressé, Écho d'un très-joli blasphème, Je t'ai vu bravement chassé Des états créés par toi-même: Sur ton trône un autre est placé. Chef-d'oeuvre d'un ciseau magique, Son buste, couronné de fleurs, Reproduisoit son air caustique Aux yeux de ses adorateurs; Et grâce au zèle fanatique, Ta pauvre Melpomène antique N'a qu'à chercher fortune ailleurs.

. . . . . . . . . . . . . . . Patientons; pour le moment, Roi détrôné, que peux-tu faire? L'usurpateur qu'on te préfère Se voit proclamé hautement Par la Milice du Parterre: Mais tout peut tourner autrement, Et si je fais ta centenaire, Tu verras que notre engoûment N'étoit que la fièvre éphémère Et le rapide mouvement D'une nation trop légère, Juste à la fin par sentiment Si ce n'est point par caractère.

C'est alors que ton front divin Reprendra l'auguste couronne, Et que ton rival trop hautain, Ira s'asseoir au bas du trône, Ses _Commentaires_ à la main.... Je m'attendris avec Racine, Je frémis avec Crébillon; Voltaire, les palmes au front, Se glisse entre eux à la sourdine. Tous trois ont droit à nos regretz; Mais, quoique leur mérite brille Même à côté de tes succès, Mon choix, n'en déplaise aux cadets, Est pour l'ainé de la famille.

1483. LETTRE DU CHEVALIER DE LAURÉS aux Messieurs qui doivent concourir cette année pour le Prix de Poësie de l'Académie Française, Suivie d'une Réponse de Corneille [par le Chevalier de Cubières]. _A Amsterdam. Et se trouve à Paris, Chez Valleyre l'aîné, rue de la vieille Boucherie._ M.DCC.LXXIX [1779]. In-8 de 40 pp.

La _Réponse de Corneille_ parut d'abord dans le _Journal de Paris_ du 8 février 1779. En voici quelques fragments:

Grand merci, cher Parisien, De ton Epître enchanteresse; Dans le séjour Elisien On l'a remise à son adresse; J'ai lu deux fois ce joli rien. Tu m'apprends que sur mon théâtre, D'un nouveau Roi qu'on idolâtre Le buste vient d'être placé. Je connais ce nouveau Monarque: Grâces aux bontés de la Parque, Ici nous l'avons embrassé. Mais dis-moi donc pour quelle cause, Quand mon front est toujours serein, De la nouvelle apothéose Vois-tu la pompe avec chagrin? Moi, je fus toujours un bon homme, Dans mes Préfaces qu'on renomme J'ai moi-même de mes défauts Offert une liste assez ample, Et n'ai pas cru qu'à mes rivaux La gloire dût fermer son temple. . . . . . . . . . . . . . . . . . Dans ma centenaire tu veux, Me rendant ma vieille couronne, Faire asseoir au bas de mon trône L'Auteur si cher à mes neveux; Prends garde à ce que tu vas faire: Dans ces bosquets délicieux Il vient de descendre naguère, Et moi, déjà je suis bien vieux. Près de la Seine et de l'Averne, Le mérite le plus moderne N'est pas celui qu'on voit la mieux. Quoi qu'il arrive, j'ai des yeux, Et si par hasard ton audace Aux marches de mon trône place L'Auteur de tant d'écrits vantés, Vengeant l'affront fait à sa cendre, Moi, je te jure de descendre Pour le placer à mes côtés.

1484. LA CENTENAIRE DU GRAND CORNEILLE, par le comte Imbert de La Platrière.

Offerte par l'auteur à l'Académie de Rouen dans la séance du 17 février 1784.

1485. HOMMAGE AUX MANES DE CORNEILLE ET DE VOLTAIRE, présenté à l'Institut national, par Marie-Victoire-Hortense Frescarode. [_Paris, Baudouin, 1798._] In-8.

1486. HOMMAGE AU GRAND CORNEILLE, par M. Guilbert.

Vers lus à la Société des Sciences, Lettres et Arts de Rouen, dans sa séance du 10 messidor an X (29 juin 1802).?]

1487. DEUXIÈME HOMMAGE AU GRAND CORNEILLE, par Guilbert.

Imprimé à un petit nombre d'exemplaires, sans date.

1488. ÉPITRE A CORNEILLE, par Ls F., membre de la Société des Sciences et Arts de Rennes.--On sent, en le lisant, qu'il ne puisait l'élévation de son génie que dans son âme. Voltaire.--_A Paris, Chez les principaux libraires, et à Rennes, chez Mlle Godfroy Libraire, rue Impériale, [à Rennes, de l'Imprimerie de J. Robiquet], juillet 1806._ In-8 de 16 pp.

1489. LES BONNES FEMMES, OU LE MÉNAGE DES DEUX CORNEILLE, par Ducis.

Cette pièce a été imprimée dans le _Recueil de poésies diverses_, _mélanges_ par Ducis (Paris, 1809, in-8), et dans toutes les éditions de ses _OEuvres_, notamment dans celle de _Paris, Nepveu, 1809_, t. IIIe, pp. 231-239.

1490. CORNEILLE ET RACINE, par T. Deyeux. Creavit unus, imitarunt omnes. _A Paris, de l'Imprimerie de Duminil-Lesueur, rue de La Harpe, no 78_, M.DCCC.IX [1809]. In-8 de 15 pp.

L'épigraphe dit assez quelles sont les sympathies du poëte. Voici en effet son début:

Je préfère aux accords d'une douce harmonie Les élans spontanés d'un sublime génie; Je laisse au madrigal ce langage amoureux, Langage recherché d'un auteur langoureux, Qui, dans un joli vers, s'admire et se contemple; Melpomène et Vénus n'ont point le même temple; Et l'on doit avant soi consulter la raison Pour présenter l'encens ou verser le poison.

O Corneille, ô grand homme, ô sublime tragique! On pourra contre toi soulever la critique; Ce dont on est jaloux, on veut le dénigrer, Et l'on blâme celui qu'on ne peut imiter. On t'oppose Racine! Eh! faire un parallèle N'est-ce pas comparer la copie au modèle?...

1491. ÉPITRE A M. RAYNOUARD, de l'Académie Française, sur Corneille et Racine, par M. Viennet, couronnée au Jeux floraux, en 1810.

Se trouve dans _Êpîtres et Poésies, suivies du Palme de Parga_, par M. J.-P.-G. Viennet (Paris, Ladvocat, 1821, in-8).

1492. DISCOURS EN VERS EN L'HONNEUR DE CORNEILLE, récité sur le Théâtre des Arts, à Rouen, le 29 juin 1811.

Le _Journal de Rouen_ du 1er juillet 1811 dit que ce Discours est de l'auteur du _Parleur contrarié_ (A.-J. de Launay-Vassary).

1493. HOMMAGE DE LA NEUSTRIE AU GRAND CORNEILLE, poëme héroïlyrique, présenté et lu à la séance du vendredi 9 août 1811, de l'Académie des Sciences et Belles-Lettres et Arts de Rouen; par D. [Duval] Sanadon, membre non résident de ladite Académie. _Paris, Béchet et Nepveu, 1821._ In-8.

1494. DITHYRAMBE SUR PIERRE CORNEILLE, par M. Léon Thiessé.

Cité dans le _Bulletin de la Société d'émulation de Rouen_, année 1814, p. 21.

1495. ÉPÎTRE A CORNEILLE, par M***, envoyée au concours de 1822, pour le prix de poésie proposé en 1821 par l'Académie de Rouen.

Pièce mentionnée dans le _Précis analytique des travaux de l'Académie de Rouen_, 1822, p. 102.

1496. HOMMAGE AU GRAND CORNEILLE, par P. de B...tte.

Inséré dans le _Journal de Rouen_ du 29 juin 1822.

1497. ÉLOGE DE PIERRE CORNEILLE, discours en vers composé pour le Théâtre du Havre, par Louvet (du Calvados); prononcé le mardi 29 juin 1824, jour anniversaire de la fête de Saint-Pierre, par M. Paul, artiste du Théâtre. _Au Havre, chez Chapelle, [Caen, imprimerie de F. Poisson], 1824._ In-8 de 10 pp. et 1 f., pap. vélin.

Il y a une erreur d'un f. dans la pagination, en sorte que la p. 10 est chiffrée 12.

1498. STANCES POUR L'ANNIVERSAIRE DE LA NAISSANCE DE P. CORNEILLE, lues au Théâtre-Français, le 6 juin 1829, [par M. Buzoni]. _Paris, Barba, libraire, au Palais-Royal, [Imprimerie de Gaultier-Laguionie], 1829._ In-8 de 7 pp.

Ces stances furent lues par M. Lafon, après la représentation de _Cinna_, La soirée était donnée au bénéfice d'un descendant de Corneille.

1499. CORNEILLE, ode, par M. Belmontet.

Cette ode avait été présentée à la Comédie-Française pour y être lue le 6 juin 1829, mais l'administration donna la préférence aux _Stances_ de M. Buzoni. Les vers de M. Belmontet ont été insérés dans le _Voleur_ du 10 juin 1829.

1500. DISCOURS EN L'HONNEUR DE PIERRE CORNEILLE, par M. Casimir Delavigne, de l'Académie Française. _Rouen, F. Baudry, imprimeur du Roi, rue des Carmes, no 20, 1829._ In-8 de 13 pp. et 1 f.

Au verso du faux titre, on lit ce qui suit:

«Ce Discours, composé par M. Casimir Delavigne, à l'occasion de la Souscription ouverte par la Société libre d'émulation de Rouen, pour élever un monument à la gloire du GRAND CORNEILLE, a été prononcé par M. Lafon, sociétaire du Théâtre-Français, le 19 septembre 1829, jour de la représentation solennelle donnée par M. Paul Dutreih, directeur du Théâtre des Arts de Rouen, au profit de la Souscription.

Cette représentation se composait:

De la tragédie de _Cinna_, dans laquelle M. Lafon remplissait le rôle d'_Auguste_, et madame Valmonzey, sociétaire du Théâtre-Français, celui d'_Émilie_;

«Et du _Nouveau Seigneur de Village_, opéra de M. Boïeldieu.

«M. Adolphe Nourrit fils, premier sujet de l'Académie Royale de Musique, a contribué à l'éclat de cette représentation en chantant une cantate extraite des _Adieux à Rome_, Messénienne de M. Casimir Delavigne.»

Ce discours se vendait au profit de la souscription.

1501. CORNEILLE, stances par M. Adolphe Dumas, récitées sur le Théâtre des Arts, à Rouen, le 29 juin 1833.

Les stances de M. Dumas furent récitées au théâtre de Rouen, sans que le public demandât même le nom de l'auteur. Celui-ci voulut protester contre le jugement défavorable de ses concitoyens et publia ses vers sous son nom dans la _Revue de Rouen_ de juillet 1833, pp. 18 sqq.

1502. CORNEILLE, vers par M. Borssat, comédien, récités sur le Théâtre des Arts, le 29 juin 1833.

Imprimés dans la _Revue de Rouen_ de juillet 1833, pp. 23 sqq., à la suite de la pièce précédente.

1503. RAPPORT SUR LE PRIX DE POÉSIE fait à la Société libre d'Émulation, par M. d'Aviaud. [_Rouen, 1832_]. In-8 de 10 pp. et 1 f. blanc.

Extrait des _Cahiers de la Société libre d'Émulation de Rouen_, 1833, pp. 96-105.

1504. SUJET DU PRIX proposé pour 1834.

Extrait des _Cahiers de la Société libre d'Émulation de Rouen_, 1833.

1505. RAPPORT DE M. DEVILLE A LA SOCIÉTÉ LIBRE D'EMULATION sur les six pièces de vers reçues pour le concours.

Extrait des _Cahiers de la Société libre d'Émulation de Rouen_, 1831, pp. 131-139.

«Le 6 juin 1830, la Société d'Émulation avait proposé une médaille d'or de 300 fr. à l'auteur de la meilleure pièce de vers sur la statue qui devait être érigée au grand Corneille, par souscription, dans la ville de Rouen. Cette pièce devait se composer d'au moins 200 vers.--Le même sujet remis au concours en 1831, 1832 et 1833, ne fut décerné [_sic_] qu'en 1834.» BALLIN.

1506. RAPPORT SUR LE CONCOURS POUR LE PRIX DE POÉSIE, proposé par la Société libre d'Émulation de Rouen; lu à la séance publique du 6 juin, par M. Deville. [_Rouen, 1834_], In-8 de 31 pp.

Trente pièces avaient été présentées, dont un tiers avait mérité une attention particulière.

1507. DITHYRAMBE SUR LA STATUE DE PIERRE CORNEILLE, par Tre Wains-Desfontaines, d'Alençon. Pièce couronnée par la Société libre d'Émulation de Rouen, dans sa Séance publique du 6 juin 1834, et revue par l'auteur.--Tout un peuple a voué ce bronze à ta mémoire. Victor Hugo. _Rouen, F. Baudry, imprimeur du Roi, rue des Carmes, no 20, 1834._ In-8 de 19 pp., pap. vélin.

Le titre porte un petit fleuron représentant une aigle qui tient dans ses serres une médaille à l'effigie de Corneille.

1508. VERS SUR L'HOMMAGE QUI VA ÊTRE RENDU AU GRAND CORNEILLE, par l'érection d'une statue sur une des Places publiques de Rouen, au moyen d'une souscription. [Par Deniéport],--Cette pièce a obtenu la première mention honorable après le Prix unique décerné par la Société d'Émulation de Rouen, au Concours de 1834.--L'Intitulé est le programme. _Rouen, Imprimé chez Nicétas Périaux, rue de la Viconté, 55, 1834._ In-8 de 15 pp.

1509. L'INAUGURATION DE LA STATUE DE CORNEILLE, pièce qui a obtenu la deuxième mention honorable à la Société d'Émulation de Rouen, dans la séance du 6 juin 1834, par P. Legagneur. _Coutances, imp. de Tanquerey, 1834._ In-8.

1510. ÉPITRE [A CORNEILLE, par Dublar, de l'Académie de Douai]. _S. l. n. d. [Douai, 1834]._ In-8 de 8 pp.

Voici le commencement de cette pièce qui paraît extraite de quelque journal:

Rouen, je te salue!... imposante cité. Ton front peut être fier d'une immortalité. Aux yeux de l'avenir étale la couronne Que tressa Melpomène et qu'elle t'abandonne. Sois autant que peut l'être en ses bras caressans Une mère jalouse adorant ses enfans; Parmi tes citoyens cite Pierre Corneille. La France applaudira comme nous ta merveille....

1511. HOMMAGE A LA MÉMOIRE DE P. CORNEILLE, sujet de poésie mis au concours par la Société libre d'Émulation de Rouen, ville natale du poëte, par M. L.-J. Dublar, de l'Académie de Douai. _Paris, Delaunay, 1834._ In-8.

Cette pièce, que nous n'avons pas vue nous-même, est, croyons-nous, une simple réimpression de la précédente.

1512. HOMMAGE AU GRAND CORNEILLE, par Théodore Lebreton, de Rouen, ouvrier imprimeur en indienne.--Dans ces murs, hors des murs, tout parle de sa gloire. Corneille. _Horace.--Rouen, F. Baudry, imprimeur du Roy, rue des Carmes, n°20, 1834._ In-8 de 24 pp.

Les vers de M. Lebreton ne sont pas plus mauvais que ceux des autres poëtes qui prirent part au même concours. L'auteur rappelle avec assez d'à-propos, dans sa préface, l'exemple d'un autre artisan-poëte, Me Adam, menuisier de Nîmes, à qui Corneille lui-même ne dédaigna pas d'adresser quelques vers.

1513. INAUGURATION DE LA STATUE DU GRAND CORNEILLE, à Rouen, le 12 octobre 1834, par M. Dumersan.

Extrait de la _Revue du Théâtre_, t. IIe, 1834, pp. 40 sqq.

1514. SUR L'INAUGURATION DE LA STATUE DE PIERRE CORNEILLE, sur le Pont d'Orléans, avec un Mot sur la nouvelle école scénique; par Th. R*** [Ruffin]. _Rouen, Imprimerie de Nicétas Périaux, rue de la Vicomté, 55, 1834._ In-8 de 2 ff. et 16 pp.

1515. HOMMAGE A P. CORNEILLE (à l'occasion de la statue qui doit lui être érigée à Rouen), par Paul-James Duboc (de Rouen). _Paris, Chez J. Ledoyen, Libraire, Galerie d'Orléans, Palais-Royal, [Imprimerie de Petit, rue Saint-Denis, 380], 1834._ In-8 de 15 pp.

Le début de cette pièce montrera la valeur de l'hommage fait à Corneille:

C'est ici qu'il naquit; c'est ici que l'amour Dans l'urne des grands noms jeta son nom un jour. Ah! qui l'eût dit alors qu'un jour?... Dans sa nacelle Qui vogue lentement sur l'onde et qui chancelle, Voyez-vous ce pêcheur? Pilote audacieux, Demain, cherchant au loin d'autres mers, d'autres cieux, Dana une vaste nef il bravera l'orage; Puis enfin délivré des dangers du naufrage, Jettera l'ancre au port qui l'avait vu partir. Tel Corneille... Quels sons viennent de retentir! Quels préludes! j'entends les fureurs de Médée...

On voit qu'il ne suffit pas d'être Rouennais pour être poëte.

1516. LE JOUR DE L'INAUGURATION DE LA STATUE DE PIERRE CORNEILLE A ROUEN; Poëme en trois Chants, par J.-C. Defosse, du Grand-Quevilly.--Rendons, amis de la science, Hommage au poëte divin!--_Rouen, F. Baudry, imprimeur du Roi, rue des Carmes, n°20, 1834._ In-8 de 15 pp.

Une note, placée au verso du faux-titre, porte que la composition typographique a été faite par l'auteur.