Aux jardins enchantés de Cornouaille
Part 14
Séduit par l’appât des hauts salaires et par le mirage des cités plus gaies, il a été tenté, dans bien des cas, de déserter sa terre, pour aller grossir dans les tristes banlieues, le troupeau des aigris et des déracinés. Ainsi se sont dépeuplées, d’une année à l’autre, les plus pauvres communes de l’Arez: Brennilis, Botmeur, Loqueffret ou La Feuillée, à tel point qu’un gros village: Kérelcun, tapi au flanc des monts, a vu tomber en dix ans de soixante à quarante le nombre de ses feux. D’autres Bretons, qui sont restés au pays, ont rompu avec leurs traditions et leurs habitudes. Ils ont voulu leur part de jouissance et de mieux-être; toute la Cornouaille a été secouée, depuis le Poher jusqu’aux ports sardiniers, par un vent de révolte et de folie.
On a reproché aux Bretons d’oublier le chemin des pardons et des pèlerinages, et le dénombrement douloureux a été établi des chapelles des saints délaissées par un peuple oublieux, abandonnées à la tristesse des ruines[19].
[19] LE GUENNEC: _Les Chapelles bretonnes_.
Elles se rencontrent de toutes parts, envahies par les lierres et les orties, ouvertes, par leurs toits crevassés, à la fiente des oiseaux et à l’eau du ciel: Saint-Uzen du Drennec, où, d’après la légende, saint Hervé, tenant son cou en laisse, s’arrêta un soir pour prier Sainte-Gwen de Briec, Saint-Trémeur de Guerlesquin, pauvre oratoire transformé en loge à paille, Saint-Laurent-du-Pouldour, en Plouégat-Moysan, et jusqu’à la chapelle des Bergers, au faîte du mont Saint-Michel, qui protégea pendant tant de siècles le Yeun contre les démons et les loups.
Il arriva même, en certains cas, que ces sanctuaires furent pillés, que leurs vitraux, leurs chancels, leurs retables, leurs stalles, leurs bas-reliefs, leurs statues de bois sculpté, s’en allèrent parer les hôtels de Long-Island ou de Pennsylvanie, livrés par des brocanteurs et des trafiquants avides, tout comme les troncs de nos forêts détruites s’en allaient, par pleines cargaisons, sous forme de poteaux de mine, soutenir les galeries des houillères anglaises. Et certains ont pu croire tout proches de nous, ces temps, prédits par le poète, où
_Les saints même, les saints s’enfuiront des églises. On les verra partir, le rêve celte au front, Et s’essuyant les yeux avec leurs barbes grises, Dans leurs auges de pierre ils se rembarqueront._
Mais d’autres siècles que le nôtre ont connu la tristesse de ces abandons et de ces ruines. Si celles-ci nous apparaissent à notre époque, plus nombreuses, c’est peut-être parce qu’elles nous émeuvent davantage. Et l’on peut aussi les attribuer, pour une part, à la rigueur des temps et à l’état de délabrement plus avancé des oratoires.
Mais il n’en faut point déduire que la dévotion aux vieux saints soit morte ou près de mourir en Cornouaille. Les plus belles, les plus précieuses de ces chapelles sont toujours debout, entourées de l’affection populaire, vénérées à l’égal des plus saintes reliques. On ne parcourra jamais une lieue, sur la côte ou dans la profondeur des terres, dans les pays opulents ou les contrées stériles, sans voir se dessiner sur le ciel nu leur clocher à crochets ou les lignes simples de leurs murs, patinés par les mousses et par les brumes. C’est Sainte-Anne-de-Fouesnant, sous de magnifiques ombrages, au cœur d’un verger de paradis; c’est la Véronique de Bannalec, aux vitraux de sang et de ciel; c’est l’oratoire de Saint-They, entre le Raz et les Trépassés, si dramatiquement suspendu au-dessus de l’abîme; c’est Notre-Dame de Tronoën, perdue en pays bigouden, dans la détresse des dunes, sous le vol des oiseaux sauvages. Et combien d’autres, par centaines, éparses dans les landes ou au long des routes et qui maintiennent au paysage breton son caractère de douceur et de spiritualité.
Du printemps aux premières tempêtes d’automne, les pardons, aussi suivis, leur ramènent comme jadis leurs foules coutumières. Et l’exaltation mystique y est toujours la même, qu’il s’agisse des pardons muets ou des grandes panégyries de Cornouaille: de Guingamp, de Rumengol, de Sainte-Anne de la Palue. Il s’y mêle bien parfois quelque gaîté profane, mais les saints de Bretagne, ni sainte Anne, ni Notre-Dame elle-même, n’étaient tristes de nature et n’en sauraient prendre ombrage.
* * * * *
Les mœurs des Cornouaillais d’aujourd’hui, pour un observateur patient et attentif, diffèrent-elles, autant qu’on pourrait le croire, de ce qu’elles furent jadis? Le dehors a parfois changé, le fond est demeuré le même.
J’ai trouvé, dans maint village de l’Arez et de la Montagne Noire, le même respect des traditions, la [...] étroitement unies qu’autrefois sous l’autorité du pentyern. Les paysans m’y ont accueilli avec le même sens de l’hospitalité, m’offrant le pain et le feu, suivant le vieux rite prométhéen. J’ai partagé leur nourriture frugale, je leur ai parlé en leur langue, j’ai dormi dans leur voisinage, sur la couëtte de balle et dans les draps de chanvre rude des lits clos.
Et il ne m’a point paru que leur vie se soit tellement transformée. J’ai rencontré, dans cette bordure mélancolique du Pestivien, qui va des marais de Kerpert, où le Trieux s’éveille, aux grands bois d’Avaugour et de Coatmalouën, des jeunes filles ignorantes et naïves comme Marie, et de vieilles gens qui, quoique n’habitant qu’à douze lieues de la côte, n’avaient jamais dépassé Guingamp et ne se faisaient qu’une idée confuse de ce que pouvait être la mer. Ils chantaient les mêmes cantiques, au pied des vieilles croix, qu’au temps des guerres huguenotes. Tupétu, le vieux saint noir du Guéaudet, devant qui brasillent des cierges et que l’on implore pour les agonisants, continuait à tourner pour eux sa roue de fortune. Ils en étaient encore à cette période mythique de l’histoire de l’humanité, où l’on croit aux fées et aux kornandons. Ils parlaient, le plus sérieusement du monde, des «riboteuses» qui, pour faire prospérer leurs troupeaux, s’en vont, par les belles nuits de mai, dérober dans les prés de leurs voisins la rosée à la pointe des herbes.
--Mais cette naïveté d’autrefois, vous ne la rencontrerez plus, objectera-t-on, dans les cantons maritimes.»
Là même, les âmes n’ont pas autant varié qu’on s’est parfois plu à le dire.
Sauf aux alentours immédiats des stations que fréquentent les estiviers, les sentiments sont demeurés, à tout prendre, les mêmes. Peu à peu s’atténue le désarroi que la guerre avait jeté dans les habitudes; chacun se raccroche à son vieil idéal et à ses traditions un moment oubliées. On parle assez volontiers le français; on apprend, aux foires et aux pardons, les chansons à la mode importées de Montmartre, mais on se reprend au charme des vieilles gwerz bretonnes et ce sont peut-être celles que l’on préfère.
On se garde de même d’abandonner le vieux costume. La coquetterie cornouaillaise n’y trouverait point son compte. La paysanne accepte bien, pour les gros travaux de la semaine, de s’habiller d’une façon moderne, mais elle veut retrouver, pour le dimanche et pour les fêtes, la coiffe, la collerette, le corselet de velours qui fait mieux ressortir la plénitude et la grâce de ses formes.
On ne s’attendrait point à trouver le même respect du passé dans les ports de pêche, où se manifeste avec plus de force cet esprit d’indiscipline et de révolte, qui est un des traits de la race celtique, plus particulier au peuple de la mer.
Mais de tout temps les pêcheurs témoignèrent d’un goût inné de la critique et d’un sauvage amour de l’indépendance. Aujourd’hui encore, c’est dans les ports de Guilvinec, d’Audierne et de Douarnenez que se recrutent, pour le plus grand nombre, les partisans des idées extrêmes. La témérité de leurs conceptions sociales ou politiques n’empêche cependant pas les pêcheurs de demeurer, dans la plupart des domaines, les plus traditionalistes des hommes.
Il me souvient d’avoir pris part à une pêche à la sardine, au large de la pointe de Penhir, par une belle nuit d’Assomption, dans la barque d’un Douarneniste que l’on m’avait représenté comme le plus fougueux des révolutionnaires de l’endroit. Nous avions doublé le môle, passé minuit, pour gagner les lieux de pêche et y attendre les premières rougeurs de l’aube avant de jeter les filets.
Nous filions grand largue sous le vent de terre, entre les feux conjugués du Millier et du Kador. De toutes parts, autour de nous, des barques se pressaient, par centaines. Quelques-unes, de loin en loin, pour éviter les abordages, balançaient un fanal à leur mâture, comme une étoile mouvante. Mais la plupart glissaient, tous feux éteints, sur la mer tranquille; nous les distinguions tout près de nous, comme des vaisseaux fantômes, au craquement de leurs cordages et au bruit doux de leur étrave fendant l’eau. Il faisait assez froid, comme nous approchions de l’Iroise, après avoir doublé le cap de la Chèvre, et nous nous étions enveloppés dans de grandes capes grises, qui nous donnaient l’aspect de rois mages, en route, par une admirable nuit, vers quelque Bethléem de la mer.
Les hommes dormaient, en attendant le jour, et je me trouvais seul avec le patron qui tenait la barre. Nous causions, pour passer les heures. Il me parlait de la guerre, qui avait été rude: trois années complètes, sur un transport, dans l’enfer des soutes, sous la menace constante des torpilles et des mines. Il le disait sans rancune, sans aigreur et sans accuser personne. Il avait fait son devoir, ni plus ni moins, comme les autres. Maintenant, il n’avait pas à se plaindre; le poisson donnait; il trouvait la vie bonne.
Il ne se plaignait que de l’usinier trop distant et trop étranger, selon lui, à la souffrance du pêcheur. Cette raison seule l’avait amené au parti rouge, mais il ne savait que d’une façon vague ce qu’il désirait.
Ce qu’il appréciait chez le maire communiste, c’était sa familiarité, sa faconde, sa poignée de main large et facile. Il lui plaisait qu’il parlât en sa langue rude et qu’il acceptât de trinquer, sans façon, à certains jours, sur le comptoir poisseux des buvettes du port. Mais la popularité très réelle dont il jouissait, on la sentait fragile, instable, comme toutes les choses de la mer, à la merci d’un remous, d’une lame imprévue accourue des profondeurs de l’Iroise et qui, en moins d’une heure, pouvait tout balayer.
D’être communiste n’empêchait d’ailleurs point notre homme de remplir ponctueusement tous les devoirs de sa religion. Il ne manquait pas d’accomplir, à chaque mois de septembre, le pèlerinage de Sainte-Anne de la Palue ni de suivre tous les sept ans la grande Troménie. Il croyait en la vertu des morts qui signalent les bancs de poissons et protègent de la tempête. Il croyait bien avoir aperçu quelque nuit, sans qu’il pût nettement l’affirmer, Notre-Dame de Rocamadour marchant sur la crête des flots...
Il se pouvait qu’à terre et dans la foule, le pêcheur qui me parlait ainsi fût plus enragé que tous les autres, mais à le voir en sa barque, le poing rivé à la barre et si paisible, on l’eût pris pour le plus doux et le plus résigné des hommes. Et il y avait, dans le port de Douarnenez, trois mille pêcheurs, comme lui communistes, et qui lui ressemblaient, en tout point, comme des frères.
* * * * *
Peut-être voudra-t-on trouver quelque trace de l’esprit moderne dans ce fond d’insouciance et de gaîté qui caractérise le mieux l’âme cornouaillaise. Mais cette gaîté, cette insouciance sont vieilles comme la race et vieilles comme la terre.
On est gai à Quimper, à Pont-l’Abbé, à Fouesnant de Cornouaille, parce que l’existence y est bonne et douce, la terre verte, la mer bleue, le ciel léger. Mais on est gai, pour des raisons assez souvent inexplicables, dans le Poher montueux et déshérité. L’on danse, le dimanche, après vespres, et assez souvent en semaine, sur les bords glacés du Marais.
A l’encontre, par l’effet d’une même loi de nature, le Léhon débordant de prospérité est, de l’autre côté de l’Arez, une terre de tristesse et de raideur. Tout y ramène l’homme à l’angoisse du péché et à la terreur de la mort.
--Je vous tue tous, prévient l’Ankou qui brandit une flèche au-dessus du bénitier de La Roche Maurice.
--Aujourd’hui mon tour, demain le vôtre, dit l’inscription laconique, mais combien lourde de menaces, du charnier de Sibiril.
Mais nulle n’est plus lugubrement évocatrice que celle de l’église de La Martyre, qui répond au _Memento finis_ des vieux sires de Seizplouyé:
_La Mort, le Jugement, l’Enfer froid, Tout homme qui y songe doit frémir; C’est folie que de vouloir espérer Du moment qu’il nous faut mourir._
Et en nul lieu, sauf devant la fresque pisane d’Orcagna, je n’ai mieux senti qu’en cette pauvre église, rongée de vieillesse et de moisissure, la misère de la condition humaine et l’effroyable tristesse de la mort.
* * * * *
La Cornouaille, le Léhon: deux faces opposées, mais également éternelles, d’une âme qui, en dépit de certaines apparences, n’a presque pas varié. La terre du passé est toujours la même. Même aux points où elle paraissait devoir le plus tôt fléchir, la vieille armature bretonne garde encore sa solidité.
Jadis, une large voie romaine, la chaussée d’Ahès, montait du camp de Vorganium aux solitudes du Poher et aux grands cairns mélancoliques où dorment les chefs de clans. Ahès, pour les rudes populations de la Montagne, attachées à leur pays, symbolisait sans doute le paganisme impérial et les institutions des Césars à l’assaut du druidisme, du parler celtique et des coutumes ancestrales, tout comme, par la chaussée de Brunehaut, l’esprit de Rome s’insinuait jusqu’au cœur des forêts austrasiennes. Et c’était aussi bien toutes les séductions, auxquelles on résiste à grand’peine, des plaines fertiles et de la mer.
Les montagnards, pendant des siècles, s’en sont bien défendus. Si l’on en croit une de leurs plus belles légendes, aujourd’hui encore, en se penchant sur le tonnerre du Guibel, après les fortes pluies d’orage, on entend les clameurs mêlées des amants d’Ahès que l’impudique fille de Gradlon y fit précipiter, après avoir assouvi son désir d’une nuit. Ils étaient par là punis d’avoir rompu avec la vie rude et les vertus des ancêtres, pour écouter la voix captieuse des sirènes.
Ainsi le respect des antiques disciplines, la crainte du dépaysement et des remords tardifs empêchaient l’exode vers les villes étrangères, et la Montagne gardait ses coutumes et retenait à elle ses enfants.
Sans doute, dans l’Arez comme ailleurs, des feux s’éteignent et l’on ne prête plus aussi volontiers l’oreille à la leçon de sagesse qui monte des torrents. Mais ceux qui demeurent, rivés à leur sol, gardent intacte la flamme de l’ancien idéal et grâce à eux, longtemps encore, la vieille Cornouaille maintiendra, derrière le rempart inviolé de ses monts, sa langue, ses coutumes et ses vieilles traditions.
FIN
IMPRIMERIE FRANÇAISE DE L’ÉDITION 12, RUE DE L’ABBÉ-DE-L’ÉPÉE PARIS
A LA MÊME LIBRAIRIE
Jean BALDE.--La Vigne et la Maison. Roman (Prix Northcliffe 1922.) 1 vol. -- Le Goéland. Roman. 1 vol. Princesse BIBESCO.--Isvor ou le pays des saules. 2 vol. Ch. DE BORDEU.--La Terre de Béarn. 1 vol. Gaston CHÉRAU.--*La Despélouquéro. 1 vol. Virginie DEMONT-BRETON.--Les Maisons que j’ai connues. Le Pays natal. 1 vol. Jacques DIETERLEN.--Le Roman de la cathédrale (Strasbourg.) 1 vol. J. DUFOURT.--Marielle. Roman. 1 vol. -- Calixte ou l’introduction à la vie lyonnaise. Roman. 1 vol. Émile HENRIOT.--Aricie Brun ou les vertus bourgeoises. (Prix du Roman Ac. franç. 1924.) 1 vol. Charles LE GOFFIC.--L’Abbesse de Guérande. Roman. 1 vol. -- Madame Ruguellou. Roman 1 vol. Pierre LHANDE.--Mirentchu. Roman. 1 vol. -- Bilbilis. Roman. 1 vol. Jean MAUCLÈRE.--L’Infernale. Roman. 1 vol. François MÉNEZ.--L’Envoûté. Roman. 1 vol. Émile MOSELLY.--Terres lorraines. Roman. (Prix Goncourt 1907.) 1 vol. Charles NISMES.--L’Héritage de M. Pébadie. Roman. 1 vol. Comtesse J. DEPANGE.--Le Beau Jardin. Roman. 1 vol. Ernest PÉROCHON.--Nêne. Roman. (Prix Goncourt 1920.) 1 vol. -- Les Creux-de-Maisons. Roman. 1 vol. -- La Parcelle 32. Roman. 1 vol. -- Les Gardiennes. Roman. 1 vol. Joseph DE PESQUIDOUX.--Chez nous. Travaux et jeux rustiques. 2 vol. -- Sur la glèbe. 1 vol. Émile POUVILLON.--Terre d’oc. 1 vol. Gaston ROUPNEL.--Nono. Roman. 1 vol. Isabelle SANDY.--Andorra. Roman. 1 vol. Jean SARMENT.--J. J. de Nantes. Roman. 1 vol. Charles SILVESTRE.--L’Amour et la Mort de Jean Pradeau. (Prix Revel 1924.) Roman. 1 vol. -- *Aimée Villard, fille de France. Roman. 1 vol. -- *Belle Sylvie. Roman. 1 vol. -- *Prodige du cœur. Roman. (Prix Femina 1926.) 1 vol.
Chacun de ces volumes in-16 12 fr.
PARIS. TYPOGRAPHE PLON, 8, RUE GARANCIÈRE.--1927. 35074-IV-7.
NOTE DU TRANSCRIPTEUR
On a conservé l’orthographe de l’original avec ses variantes (par exemple Léon/Léhon, Is/Ys, etc.). On a cependant corrigé des erreurs manifestement imputables au typographe, et restitué deux lignes manquantes d’après la _Dépêche de Brest_, où furent publiés certains des textes de ce recueil. Les recherches n’ont malheureusement pas permi de combler une lacune, notée [...] dans le dernier chapitre.