The Mystery of Mary Stuart

LETTER V

Chapter 32373 wordsPublic domain

ORIGINAL FRENCH VERSION AT HATFIELD

Monsieur, helas pourquoy est vostre fiance mise en personne si indigne, pour subçonner ce que est entierement vostre. Vous m’avies promise que resouldries tout et que ^me^ manderies tous les jours ce que j’aurais a faire. Vous nen aves rien fait. Je vous advertise bien de vous garder de vostre =faulx beau frere= Il est venu vers moy et sens me monstrer rien de vous me dist que --vous-- luy mandies qu’il vous escrive ce qu’auries a dire, et ou, et quant vous me troveres et ce que faires touchant luy et la dessubs m’a preschè que c’estoit une folle entrepri--n--se, et qu’avecques mon honneur Je ne vous pourries Jamaiis espouser, veu qu’estant marié vous m’amenies et que ses gens ne l’endureroient pas et que les seigneurs se dediroient. Somme il est tout contrair. Je luy ay dist qu’estant venue si avant si vous ne vous en retiries de vous mesmes que persuasion ne la mort mesmes ne me fairoient faillir --de-- a ma promesse. Quant au lieu vous estes trop negligent (pardonnes moy) de vous en remettre a moy. Choisisses le vous mesmes et me le mandes. Et cependant je suis malade je differeray Quant au propose cest trop tard. Il n’a pas tins a moy que n’ayes pense a heure. Et si vous neussies non plus changé de --propos-- pensee depuis mon absence que moy vous ne series a demander telle resolution. ^Or^ il ne manque rien de ma part et puis que vostre negligence vous met tous deux au danger d’un faux frere, s’il ne succede bien je ne me releveray Jamais. Il vous envoy ce porteur. Car Je ne --m--’ose me fier a vostre frere de ces lettres ni de la diligence, il vous dira en quelle estat Je suis, et Juges quelle amendement--e-- m’a porté ce incertains Nouvelles. Je voudrais estre morte. Car Je vois tout aller mal. Vous prometties bien autre chose de vostre providence. Mais l’absence peult sur vous, qui aves deux cordes a vostre arc. Depesches la responce a fin que Je ne faille et ne ^vous^ fies de ceste entrepri--n--se a vostre frere. Car il la dist, et si y est tout contrair.

Dieu vous doint le bon soir.