The Mystery of Mary Stuart

LETTER III

Chapter 30443 wordsPublic domain

ORIGINAL FRENCH VERSION AT HATFIELD

(See Calendar of Hatfield Manuscripts, vol. i. pp. 376-77.)

J’ay veille plus tard la hault que je n’eusse fait si ce neust esté pour tirer ce que ce porteur vous dira que Je treuve la plus belle commoditie pour excuser vostre affaire que se pourroit presenter. Je luy ay promise de le luy mener demain ^si^ vous le trouves bon mettes y ordre. Or monsieur j’ay ja rompu ma promesse Car vous ne mavies rien comande ^de^ vous envoier ni escrire si ne le fais pour vous offencer et si vous scavies la craint que j’en ay vous nauries tant des subçons contrairs que toutesfois je cheris comme procedant de la chose du mond que je desire et cherche le plus c’est votre ^bonne^ grace de laquelle mes deportemens m’asseureront et je n’en disesperay Jamais tant que selon vostre promesse vous m’en dischargeres vostre coeur aultrement je penseras que mon malheur et le bien composer de ceux qui n’ont la troisiesme partie de la fidelité ni voluntair obéissance que je vous porte auront gaigné sur moy l’avantage de la seconde amye de Jason. Non que je vous compare a un si malheureuse ni moy a une si impitoiable. Combien que vous men fassies un peu resentir en chose qui vous touschat ou pour vous preserver et garder a celle a qui seulle vous aporteins si lon se peult approprier ce que lon acquiert par bien et loyalment voire uniquement aymer comme je fais et fairay toute ma vie pour pein ou mal qui m’en puisse avenir. En recompence de quoy et des tous les maulx dont vous maves este cause, souvenes vous du lieu icy pres. Je ne demande que vous me tennes promesse de main mais que nous truvions et que nadjousties foy au subçons quaures sans nous en certifier, et Je ne demande a Dieu si non que coignoissies tout ce que je ay au coeur qui est vostre et quil vous preserve de tout mal au moyns durant ma vie qui ne me sera chere qu’autant qu’elle et moy vous serons agreables. Je m’en vois coucher et vous donner le bon soir mandes moy de main comme vous seres porté a bon heur. Car j’enseray en pein et faites bon guet si l’oseau sortira de sa cage ou sens son per comme la tourtre demeurera seulle a se lamenter de l’absence ^pour^ court quelle soit. Ce que je ne puis faire ma lettre de bon coeur si ce nestoit que je ay peur que soyes endormy. Car je nay ose escrire devant Joseph et bastienne et Joachim qui ne sont que partir quand J’ay commence.