Der Soldatenhandel deutscher Fürsten nach Amerika
Part 27
(S. P. O. German States, Vol. 101.)
Arolsen, ce 13. Novembre 1775.
Attaché de coeur et d'âme au monarque dont votre Excellence a le bonheur d'être le ministre, je crois de mon devoir de faire tout ce que mes faibles moyens me permettent, pour tacher de lui prouver du moins ma bonne volonté, quand il s'agit de son service. Je prends donc la liberté, Mylord, de vous supplier d'assurer Sa Majesté qu'au cas que des circonstances quelconques la mettent dans le cas d'avoir besoin de troupes étrangères je regarderai comme une faveur de sa part, de vouloir accepter un regiment de 600 hommes[10], composé d'officiers et de soldats qui ainci que leur prince ne demanderont certainement pas mieux que de trouver l'occasion de se sacrifier pour elle.
J'ai l'honneur d'être avec la consideration la plus parfaite, Mylord, votre très humble et très obéissant serviteur
_Frédéric P. de Waldeck._
IV.
Earl von Suffolk an den Fürsten von Waldeck.
(S. P. O. German States, Vol. 101.)
St. James, ce 24. Novembre 1775.
Monseigneur!
Je n'ai pas manqué un seul instant de rendre compte au roi du contenu de la lettre que Votre Altesse Serenissime a daigné m'honorer. Sa Majesté m'ordonne de vous assurer, Monseigneur, qu'elle est très sensible à la manière noble dans laquelle Votre Altesse Serenissime fait l'offre de ses troupes. La situation des affaires demandera une force considérable en Amérique avec toute la promptitude possible; et le regiment de votre Altesse Serenissime fera une augmentation bien desirable à l'armée qui y est destinée. J'ai donc les ordres du Roy d'informer V. A. S. que Sa Majesté accepte avec bien de remercimens le secours que vous venez d'offrir; et j'espère que V. A. S. me permettra dans peu de tems lui écrire de nouveau sur ce sujet, et de lui renouveller les assurances du profond respect, avec lequel j'ai l'honneur d'être etc. etc.
V.
Der Fürst von Waldeck an den Earl von Suffolk.
(S. P. O. German States, Vol. 101.)
Arolsen, ce 30. Decembre 1775.
La lettre que Votre Excellence m'a fait l'honneur de m'écrire m'est parvenue Vendredi dernier. L'idée de trouver peut-être une occasion de prouver à Sa Majesté mon inviolable attachement, me pénètre exactement de la joie la plus vive et la plus pure. Comptez donc, Mylord, je vous en supplie que je ferai tout ce qui dependra de moi pour faire convenir Mr. Faucitt de la réalité de ces sentimens. J'ai l'honneur etc. etc.
VI.
Georg III. an den Fürsten von Waldeck und gleichlautend an den Prinzen von Hanau.
(S. P. O. German States, Vol. 102.)
St. James, January 2. 1776.
Mon cousin,
En conséquence de ce que mon principal Secretaire d'Etat, le Comte de Suffolk, a eu l'honneur de vous écrire en mon nom, j'ai chargé le Col. Faucitt de se rendre à votre cour de vous présenter cette lettre de ma part et de réitérer les assurances de ma sensibilité, pour la manière noble avec laquelle vous avez bien voulu m'offrir vos troupes. Je les accepte avec bien des remercimens et ayant muni le Col. Faucitt des plein-pouvoirs nécessaires pour conclure une convention avec vous, je vous prie de donner créance entière à ce qu'il vous dira en mon nom, surtout quand il vous donnera des assurances de l'amitié et de l'estime, avec lesquelles je suis etc. etc.
VII.
Herzog Carl von Braunschweig an König Georg III.
(S. P. O. German States, Vol. 101.)
Brunsvic, ce 5. Decembre 1775.
Sire,
Le Ministre plénipotentiaire de votre Majesté, Colonel Faucitt m'a remis la lettre dont elle m'a honoré, en date du 14. Novembre. Rien ne pouvait être plus satisfaisant pour moi que de recevoir les assurances flatteuses de la continuation de ses bontés. Mon empressement à aller au devant de tout ce que vous desirez, Sire, doit déjà être connu de Votre Majesté et elle daignera se rappeller qu'a cet égard ma conduite durant la dernière guerre a été invariable. Je serai certainement empressé à concourir aux voeux de votre Majesté dans l'époque présente, et je le ferai avec tout le zèle que m'inspirent les sentimens qui m'attachent à elle.
J'ai ordonné au Conseiller Privé de Feronce d'entrer incessament en conférence avec le Ministre de Votre Majesté, et je lui ai enjoint d'accélérer le travail autant que possible.
Votre Majesté peut être persuadée que je me préterai avec toute la facilité imaginable à tout ce qui sera executable dans les circonstances actuelles. Permettez moi, Sire, d'assurer Votre Majesté que je serais au comble de ma joie, si j'avais de frequentes occasions de la convaincre que rien n'egale les sentimens du très-profond respect avec le quel je suis, Sire, de Votre Majesté le très humble, très obéissant et devoué Cousin et serviteur
_Charles Duc de Brunsvic-Oels._
VIII.
Der Erbprinz von Hessen-Kassel an den König Georg III.
(S. P. O. Germain States, Vol. 103.)
Hanau, ce 17. Mars 1776.
C'est avec ce respect et ce zèle sans bornes que les ordres de Votre Majesté m'inspirent à jamais, que je viens de fair partir avant-hier le 15. de ce mois mon régiment destiné à servir dans son armée. Le Colonel Faucitt m'ayant averti que le jour de départ devoit être accéleré autant que possible, je n'ai pas pérdu un instant pour cet effet. La liste ci-jointe que j'ose mettre devant Votre Majesté presentera l'état du régiment, comme j'en ai fait la revue Vendredi dernier, ainsi que les noms des officiers avec la date de leur patentes.
Puissiez-vous, Sire, avoir lieu d'être satisfait des faibles preuves que j'ai desiré de vous donner de mon devouement respectueux, de ma reconnaissance soumise. J'ose encore réitérer que mon ardeur inexprimable d'être utile à son service peut seule être nommée et non la chose même.
Permettez, Sire, que venant d'apprendre que le Landgrave, mon père, fournit à votre Majesté un Corps d'artillerie, j'ose lui offrir une compagnie de 120 hommes de cette espèce appartenant jusqu'ici à mon régiment. J'en ai déjà fait la proposition au Colonel Faucitt, mais comme il n'avait pas d'ordre de prendre de l'artillerie en subsides, il n'a pas pu y entrer alors.
Des que j'apprendrai les intentions de Votre Majesté à cet égrad cette compagnie pourra incessement marcher à ses ordres.
C'est avec etc. etc.
IX.
Der Erbprinz von Hessen an den Earl v. Suffolk.
(S. P. O. German States, Vol. 104.)
Hanau, 1. May 1776.
My Lord!
The luck I have had to be able to show in some manner my utmost respect and gratitude to the best of Kings by offering my troops to His Majesty's service gives me a very agreeable opportunity of thanking you, Mylord, for all your kindness and friendship to me upon that occasion and begging your pardon for all the trouble I may have provided you in this regard.
My only wishes are that all the officers and soldiers of my regiment, now to His Majesty's ordres, may be animated of the same respectful attachment and utmost zeal I shall ever bear for the king, my generous protector and magnanimous support. May the end they shall fight for answer to the kings upper contentment, and your laudable endeavors, My Lord, be granted by the most happiest issue. The continuation of your friendship to me, Sir, which I desire very much assures your goodnes and protection to my troops. I ask in their names this favor from you and hope they will deserve it.
Excuse me, Sir, if I am not strong enough in the English language for to explain as I should the utmost consideration and sincere esteem with which I am for ever, Mylord, your most humble and very obedient servant
_William H. P. of Hesse._
X.
Suffolk an den Erbprinzen von Hessen.
(S. P. O. German States, Vol. 104.)
St. James, May 14. 1776.
Sir,
I am too deeply penetrated by the notice Your Serene Highness is pleased to take of me, not to beg your acceptance of my humble acknowlegdments for your great condescension. The experience I have had of your Serene Highnesses sincere and affectionate attachment to the King has impressed indelible marks of gratitude and veneration on my breast. But proud as I shall be to show them upon all occasions, I am happy to assure your Serene Highness from a perfect knowledge of his Majesty's sentiments, that there is in this country a more powerful supporter of Your Serene Highnesses interests and a better advocate for any object you can recommend than any minister, be he ever so zealous, whom Your Serene Highness may honor with your commands.
Your troops, Sir, than which none can be finer or in a more complete condition, will certainly meet with every degree of protection and encouragement, and I make no doubt under the Blessing of God, share the high reputation of having preserved the lustre of that crown from which you are descended, the glory of that Monarch to whom in blood and principles you are so nearly allied, and the welfare of that nation of whose language your Highness has in so flattering and so accurate a manner shown your hereditary knowledge.
Permit me, Sir, to repeat the profound respect with which I have the honor etc. etc.
XI.
Der Erbprinz von Hessen-Nassau an den Earl von Suffolk.
(S. P. O. German States, Vol. 105.)
Hanau, 21. July 1776.
Sir,
I can make no better use of your friendship and goodness to me than in recommending you, Mylord, the propositions which my private Counsellor Malsburg directs in my name to you. My attachment and most humble respect to the best of kings removes all idea of interest in me. His Majesty's particular goodness assures me that he would take ill, the desire I have to stay in a certain military relation with his service even after the present treaty's expiration.
I hope, Mylord, you will find I do not ask too much, and in this regard I beg you to support this affair with your utmost credit. My gratitude will be without end, and shall only be compared to the greatest consideration --, I have the honor to be with for ever, Mylord, your most humble and very obliged servant
_William H.P. of Hesse._
XII.
Malsburg an den Earl von Suffolk.
(S.P.O. German States, Vol. 105.)
Hanau, 27. Novembre 1776.
-- -- L'assurance des bontés et graces de ce Monarque magnanime (George III.) que votre Excellence lui renouvelle à cette occasion (Subsidien für Artillerie) en augmente infiniment le prix et pénètre S.A.S. de la reconnaissance la plus vive. Son attachement soumis à Sa Majesté ne connait point de bornes, et Monseigneur le Prince Héréditaire vient d'en donner une nouvelle marque par l'offre que j'ai fait par son ordre à Mr. le Col. Faucitt d'un corps de chasseurs que S.A.S. compte de lever et de fournir pour le service du roi, si l'on en a besoin encore. Je ne doute pas que Votre Excellence en sera déjà instruite par son rapport et mon Maitre attend la dessus le plutôt qu'il sera possible les ordres de Sa Majesté pour pouvoir faire les arrangemens nécessaires à ce sujet.
XIII.
Der Erbprinz von Hanau an den Earl von Suffolk.
Hanau, 4. December 1776.
Sir,
The kings gracious determination about the subsidy relative to my Artillery in his Majesty's service gives me a new proof of his goodness to me, especially as it does not deprive me of all hopes in seeing once succeed the project I had the honor to direct to you, Mylord, and which I have so much reasons to wish.
The offer, Malsburg made you, Sir, in my name of a corps of Chasseurs for the kings service in America demands only a positive and prompt resolution. My attachment for the best of kings is the only thing which can determinate me to this new undertaking. Col. Faucitt will have told you how I work when I once have a hint of the kings intentions. If I have soon your answer, I'll begin immediately. I refer myself to Malsburg's letter to you, Mylord, and have the honor to be forever with the utmost consideration and greatest friendship, Mylord, your most humble and obedient servant and attached friend
_William H.P. of Hesse._
_P.Scr._ If perhaps there are no chasseurs wanting in Canada, those I offer can serve in New York under Gen. Howe, as the king pleases.
XIV.
Oeffentlicher in Querfolio gedruckter Anschlag in den fürstlich Anhalt-Zerbstischen Landen.
(_Schlözer's_ Staats-Anzeigen, Heft 53, Seite 120.)
Nachdem Sr. Hochfürstl. Durchlaucht, unser gnädigster Fürst und Herr, gemessenst und wiederholt verboten wissen wollen, daß Niemand Höchstdenenselben nachzulaufen, oder durch unmittelbaren Antritt Höchstdieselben zu behelligen sich unterstehen solle: so wird solches allen und jeden, bei Vermeidung unnachbleiblicher Andung, und besonders der Dienerschaft bei Strafe der Cassation, hiermit untersagt.
Dat. Zerbst, 1. März 1788.
Aus Fürstl. Landes-Regierung hieselbst.
_(L.S.) Johann August Carl von Kalitsch._
XV.
Reskript an die Dienerschaft
$vom 1. April 1792.$
(_Schlözer's_ Staats-Anzeigen, Heft 69, Seite 125.)
Ser^{mus} haben geruhet, den schon vorhin, durch öffentliche Anschläge publizirten höchsten Befel, daß Höchstdenenselben niemand nachlaufen, und einer unmittelbaren Behelligung sich unterfangen solle, dahin zu erstrecken, daß schärfest und nachdrücklichst allen Civil- und Militär-Personen, so in herrschaftlichen Diensten stehen, angedeutet werde, daß der Erste, so sich unterstehen möchte, Höchstdenenselben nachzulaufen, nicht allein seines Dienstes verlustig seyn, sondern auch bestraft werden, und die Familien, so solche angehören, responsabel seyn, und sich an solche gehalten, auch am Ersten, wenn solche Befele und Warnungen nicht helfen, ein hartes Exempel statuirt werden soll. Wornach &c.
XVI.
Der Fürst von Anhalt-Zerbst an Sir Joseph Yorke.
(Wörtlich.)
(S.P.O. Holland, Vol. 601.)
Le 29^e. Avril 1777. Votre Excellence, Toujours sous le Secret.
La Lettre du 21^e. d'Avril dont V.E. m'a honoré est un nouveau temoignage de ses sentiments envers moi; permettez moi de vous en rendre mille graces et remercimens; cela vous resemble, c'est toujours notre ancienne connaissance qui vous fait agir, ayez la bonté de continuer ainsi, soiez persuadé du parfait desir de mon côté de vous temoigner en toute occasion tout de même ce qui pourrait contribuer à vous montrer des sentimens et desir de vous obliger, je le saisirai dans toute occasion avec empressement, ardemment, avec zèle et satisfaction infinie.
Ayez la bonté de ne pas perdre de vue d'honorer de conversation notre _Cicerone_ (Mr. Gunther à Leyde), il a de l'esprit et très honnête homme, amusant pour fair ressouvenir et mettre au fait, je le recommande à Votre Excellence.
Je suis charmé que V. E. reçoit avec plaisir tel detail; je suis pareillement vain que V. E. voit avec plaisir que S. A. Mons^r. Mon Beau Frère lui ecrive en tout cas s'il le juge à propos dont je ne doute pas. -- V. E. dit n'avoir suggeré l'Article des Cousins que pour rendre la masse de la maison plus respectable aux yeux de ceux avec qui l'on voudroit traiter. Je crois entendre par la que V. E. veut dire de rendre aux yeux des Ennemis plus respectable la masse des Troupes de quelques Branches de la Maison par le plus grand nombre. S. A. le Landgrave de Hesse à Cassel croit sans doute les siennes respectables sans le concours des autres Branches de Hesse; sur le chapitre des affaires de sa maison je pense de même mais sacher que les Cousins ne sont à ce qu'il paroit gueres jaloux de tel honeur et que j'en doute, joint à la lenteur d'agir. J'excepte S. A. Mons^r. mon beau frère d'Anhalt à Bernbourg (dont j'ai pris souvent la liberté de vous parler en m'arretant sur cet article feu mon Père en auroit fait autant, et le feu Prince Leopold d'Anhalt Dessau, et feu le Père de mon Beau Frère) qui penseroit peut-être comme moi -- De telle manière m'entendez vous, que V. E. aura la bonté de croire qu'on ne veut (sur les Cousins) avoir de superiorité, ni ascendant ne croiez pas je vous prie que c'est la vanité, mais la verité, mais pas envie de primer, mais on prétend qu'on voit ce qu'on peut seul.
Acte d'appel au _Cicerone_ et à tout _Cicerone_ tel qu'on voudra. On n'a ni l'honneur d'être Vassal ni Esclave de Messrs. les Cousins tous ensemble, tout aussi peu que S. A. le Landgrave de Hesse Cassel l'est des autres de Hesse. Raillerie à part on ne peut comprendre qui peut avoir suggeré de pareille idée au public; seroit ce ceux qui font les progrès en Canada et des Rebelles? Je puis agir sans tous ces Messrs. la les Cousins, je le repete, et ceux la peuvant en faire autant de même, tant qu'il leur plaira, s'ils peuvent; par faute de pouvoir placer bien des gens, ils me font l'honneur de me les recommander souvent, quoique d'ailleurs nous n'ayons pas grande Connexion, marque tacite que de notre côté, l'on est plus en état de donner des Troupes qu'Eux.
On doute que chés ces Messieurs tous ensemble il puisse partir et arriver des Vaisseaux pour Chine, Japon ou où l'on voudra comme chès nous, ni mettre tant de monde sous les armes comme on a toujours chès nous, ou qu'en badinant seulement on met surpié chès nous; on doute donc de ces avantages, et beaucoup d'autres, tant pour le militaire que pour le Civil chès ces Messieurs Cousins tous ensemble. A moins de compter pour avantages les Juifs de Dessau, et le pays de Table de coté, les premiers pour fournir du plet aux Troupes, ou de la fausse Monnoye du Juif Ephraim et Comp^{ie}. et avoir un Cour de Courtiers, et le second d'y faire provision de sable pour lenter des Vaisseaux Marchands.
Quatre Frères à Dessau avoient entre eux plus de 600 Chiens par force, logés chès les Bourgeois de Dessau. Belle Garnison! et au premier Coup de Fouet ou de Cors de Chasse, cette Canaille se rassembloit comme les Troupes au Coup de Tambour. Diable! si on pouvoit faire courir les Amériquains comme cela, ce ne serait pas mauvais; mais il faut des Troupes. Car pour l'article des hommes, c'est une question et problème de Pirrhuisme à repondre. -- S. A. Mr. mon Beau Frère s'il s'en avise, je le repete, pourroit avoir bien du monde, c'est le seul en état de le faire, il m'a permis d'enlever depuis long tems chès lui; avec feu son Père j'ai eu souvent conversation sur tel sujet, aussi il étoit comme son fils fort porté pour l'amitié; je dois dire cela avec verité.
Permettez donc Acte d'Appel au _Cicerone_ sur cet Article, comme les quatre Eveques de France sur la _Bulle renigenitre_ du Pape et que sur l'Article des Cousins on ne pretend point être melé avec ces Messrs. là, tout aussi peu que Son A. le Landgrave de Hesse Cassel veut l'être avec les autres de Hesse, sans que le Landgrave aye peur de perdre en agissant seul de son coté avec ses Troupes, sans mélange des Cousins des autres Branches de Hesse, pour rendre la masse plus respectable vis-à vis des Ennemis.
En attendant je remercie de nouveau très humblement V.E. des assurances qu'elle fait de recevoir toujours avec plaisir mon griffonage; mais je sai fort bien qu'on peut parler à coeur ouvert à un Anglais tel que V.E., et en l'ancienne connoissance met un vernis et fait grace à mon stile long et ennuiant, de dire peu en beaucoup de paroles, comme les Chanceleries Allemandes des Cours, comme il vous sera bien connu par dessus le marché. Je fais donc de nouveau mille remercimens, et rens graces à V.E. d'avoir reçu avec bonté mes Lettres et même Badinages du 26. et 27. Mars, de meme que les precedentes; la satisfaction qu'elle m'en marque me rend orgeuilleux.
Elle sait que Mr. Faucitt m'a repondu quelque fois, mais il auroit bien mieux valu hater plus pour parvenir à conclusion, qu'à la moutarde des Complimens, et qu'on eut perdu moins de tems à mettre les mains dans la poche, au lieu de faire agir mon monde à remplacer des garnisons à la place des Troupes à tirer des dites Garnisons contre les Ennemis; sans compter autre chose trop long à detailler cette pièce à V.E. Je suis sur que V.E. desire qu'il y ait long temps que tout fut conclu; continuez je vous prie d'y contribuer j'ecris en consequence où besoin est.
Elle croit donc qu'il n'est necessaire à Brunswic, en tel cas qu'on attend que quelqu'un de votre Cour, et qu'un des miens s'y trouve, il faut savoir davantage.
J'ai l'honneur au reste d'être avec considération infinie de V.E. etc. etc.
* * * * *
P. S. A ma lettre du 29. Avril 1777, V.E. excusera; en secret je vous avertis et qu'on continue comme convenue; dans le moment il vient avis avec un _Cicerone_, autre que le notre la bas chès vous; sur quoi je ne puis me dispenser d'envoier un Gentilhomme avec un Sécretaire, precedé du dit _Cicerone_ pour Londres en droiture (en public sous un autre pretexte) à My Lord Barrington, que My Lord dirige la chose ulterieurement; car on m'avise de le faire pour hâter la conclusion touchant les Troupes; permettez de vous en faire un détail une autre fois, on dit qu'à cette heure il s'agit de beaucoup de monde. C'est sans compliment V.E. qui a aidé, et ne peux l'attribuer qu'à cela, c'est un tour d'amitié de sa part, permettez du moins d'en témoigner mes sincères remercimens, me reservant d'en témoigner ma reconnaissance davantage.
Je vous supplie, ne me faites pas languir d'ecrire, ni notre _Cicerone_ de vous faire sa Cour, dont il gemit de ne l'avoir fait qu'une fois.
XVII.
Oberst August Sigmund v. Koeseritz an -- --[11]
(Wörtlich.)
(S.P.O. German States, Vol. 108.)
Zerbst, 20. Mai 1777.
Monsieur,
Vos lettres du 14. et 16. j'ai l'honneur de les accuser; Vous voudrez bien continuer le secret et de ne point envoyer de lettres dorenavant que sous un autre couvert et cachet.
Vous sentez bien que c'est par ordre du Prince que je vous écrit; car celui-ci que vous aviez écrit n'a pas le pouvoir que j'ai sur cet article à cette heure, dont on pourra vous informer une autre fois.
J'espère qu'on aura bientôt nouvelle de Londres, car le Prince, y a envoyé pour conclure sur nouvelles reçues au Prince d'y envoyer pour conclure.
On y conclura premièrement hommes:
Pour première colonne 2200 ou pour le total 3560 ou pour 1600 à pied
et la reste après. Ce le plan de faire qu'on conviendra
premièrement à Londres ou 1600 ou 2200
et après la reste, et on peut de façon qu'on peut commencer avec les 2200 sera le mieux.
Si Monsieur veut le deguiser et donner un entrevue il pourrait venir à Muling et de Muling à Zerbst voir les troupes Infanterie et Cavalerie.