De Belgische omwenteling

Part 12

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30 Juli 1823. Gesprek van den koning met graaf van Bylandt, gouverneur der residentie. „Je sais que je ne suis pas trop bien dans l'opinion du corps diplomatique, ni dans celle des cabinets de l'Europe; mais je voudrais les voir dans ma position et forcés de tenir tête comme moi à tous les intérêts, et souvent aux intérêts les plus opposés.... Certainement je garderai toujours ma plus parfaite indépendance.... Je le dis et le répète souvent à Clancarty: j'aimerais beaucoup mieux ma Hollande toute seule. J'étais cent fois plus heureux alors!.... J'ai dû envoyer le ministre de la justice à Liège sur la demande des autorités pour y juger par lui-même de la conduite sourde qu'y tiennent les Jésuites et les Frères Ignorantins qui veulent à tout prix s'emparer exclusivement de l'instruction publique, et qui citent à tout bout de champ, aux Liégeois, dans les conférences religieuses qu'ils sont parvenus à établir de tous côtés, l'exemple de la France.... Depuis un an, toutes les mesures du ministre de l'instruction publique pour diriger l'enseignement à Liège sont tellement contrariées par des obstacles de toute nature, qui tous proviennent des prétentions des Jésuites et des Ignorantins et de la partie du bas clergé qui agit de concert avec eux, et des tracasseries suscitées par tous ces gens-là, qu'il en résulte pour lui une impossibilité réelle d'administrer, et le découragement de toutes les classes d'employés.... Quand je fais mes efforts pour faire un tout de ce pays, un parti qui d'intelligence avec l'étranger ne cesse de gagner du terrain agit pour le désunir. D'ailleurs les alliés ne m'ont pas donné ce royaume pour le soumettre à toutes les influences. Cette situation ne peut durer....” Of dit gesprek aan Julian mag worden medegedeeld? „Vous pouvez tout lui dire (a répondu le Roi), car je voudrais une fois pour toutes me faire bien comprendre”[109].

[109] De officieele Fransche gezant, Durand de Mareuil, was op dit oogenblik met verlof. Het gesprek eindigde met een waarschuwing, dat de koning van den staat van zaken kennis zou moeten geven te Londen, St. Petersburg en Berlijn. De bedoeling van het gesprek was, pressie te oefenen op Frankrijk tegen het ondersteunen der clericale partij in België.

31 Juli 1823. Julian laat zich het medegedeelde door den minister van onderwijs (Falck) bevestigen. Deze zegt: „Toute la correspondance, tous les discours, toutes les confidences des Jésuites et des Frères de la Doctrine [chrétienne] annoncent bien qu'ils comptent entièrement sur l'appui des chefs de ces associations qui sont en France; ces chefs verraient avec plaisir que des troubles, fomentées dans leur intérêt, éclatassent dans ce pays. Il est très certain qu'un parti autrichien, qui se ferait français au besoin, existe dans la haute noblesse belge, et seconde les vues des nombreux mécontents du clergé; il n'est pas douteux que les obstacles que j'éprouve, moi personnellement, dans l'exécution de mes décisions dans tout ce qui est relatif à l'enseignement et à l'organisation des écoles, ne provienne d'un systême. Quoique je ne puisse m'empêcher de penser que le ministère français voit sans beaucoup de peine les discussions en matière religieuse qui s'élèvent dans un pays qu'il ne regardera jamais comme entièrement perdu pour la France, je ne peux pas dire précisément que les religieux qui depuis quelques années abondent dans ce pays et y causent des maux incalculables, en prêchant une morale tendante non seulement à éloigner la confiance des sujets dans le Souverain, mais encore à dissoudre tous les liens qui les attachent à lui et à exciter dans ses Etats des troubles sérieux et dont les conséquences ne peuvent être prévues;—je ne peux pas dire que ces religieux agissent (quoique plusieurs s'en soient vantés), d'après l'influence directe du gouvernement français, et bien moins encore d'après une direction formelle donnée par lui; mais l'homogénité des doctrines politiques et religieuses permet cependant de concevoir si ce n'est pas des soupçons, du moins des craintes bien fondées, qu'une sage prévoyance doit accueillir, et il n'est pas un seul prince protestant en Europe par lequel elles ne doivent être partagées au même degré. Cette affaire n'est pas tellement particulière au Roi des Pays-Bas qu'elle le paraît; elle a déjà appelé l'attention de plusieurs cabinets....”

19 Augustus 1823. Een deputatie uit de nationale garde van Duinkerken bezoekt Gent en Brugge. „Il y a eu des effusions de sentiments de part et d'autre, mais surtout de la part des Belges: des cris souvent répétés de „Vive la France! Nous sommes et nous serons toujours Français”....”

26 October 1823. Gesprek van den koning met zijn kamerheer, graaf de Mercy-Argenteau. „Est-il vrai, M. d'Argenteau, que vous fassiez élever tous vos enfants en France?—Très vrai, Sire, et je compte envoyer incessamment le dernier à Paris.—Vous trouvez donc l'éducation de ce pays bien mauvaise? Il est heureux que tout le monde n'en juge pas ainsi. Il me semble cependant que ce ne serait ni à vous, ni à ceux qui sont placés dans une situation comme la vôtre, à donner un semblable exemple. Si j'usais de mon pouvoir, et peut-être serait-il de mon devoir de le faire, je serais fondé à m'y opposer.—Mais, dans ce cas, Sire, ce serait aussi un droit que personne ne pourrait me contester, que celui de me séparer d'un pays où une pareille contrainte me serait imposée.—_Vous en avez toute liberté, Monsieur_, réplique brusquement le Roi, en lui tournant le dos.”—Drie dagen later zond de Mercy zijn kamerheerssleutel aan den koning terug.

12 October 1828. Inrichting der burgerwachten. „On a pris à Bruxelles de vives alarmes à raison de l'empressement extraordinaire qui a été apporté dans la partie méridionale des Pays-Bas à se faire enrégistrer sur les rôles de la garde communale. On a vu dans cet empressement un projet d'organisation qui certes existe très positivement dans beaucoup de têtes.... Il est remarquable que surtout dans les campagnes le clergé pousse singulièrement les paysans à se faire inscrire....” Men herinnert zich dat, na het oproer te Brussel twee jaar later, de burgerij onmiddellijk met de Brabantsche kleuren verscheen.

27 November 1828. Artikel van de Potter: „Opposons des mots à des mots. Jusqu'ici on a traqué les Jésuites; bafouons, honnissons, poursuivons les ministériels”[110]. De schrijver wordt wegens dit artikel vervolgd. „Il est difficile d'imaginer une ineptie plus complète et dont les conséquences peuvent être plus fatales aux Pays-Bas que ce que fait le gouvernement: au lieu d'entretenir les inimitiés entre les libéraux et les apostoliques, le ministère a tout fait (et il y a complètement réussi) pour réunir dans un même intérêt, à force de rigueurs inutiles, deux partis tellement antipathiques qu'aucun autre moyen de rapprochement n'existait peut-être entr'eux que celui qui a été employé. C'est ainsi que de rien on a fait une affaire très grave, parce que toutes les passions se rattachent à un prétexte que l'on cherchait depuis longtemps, et que l'on n'avait pas trouvé jusqu'ici.... La propos attribué au Roi qui l'a laissé échapper relativement aux journalistes, _qu'il fallait en finir avec cette canaille_, a une publicité fâcheuse et se trouwe aujourd'hui dans toutes les bouches”.

[110] Men vindt het bekende artikel overgedrukt bij Juste, Révolution belge, I, 112.

5 Januari 1829. Gesprek van den koning met het Brusselsch gemeentebestuur over de ongeregeldheden op den dag der veroordeeling van de Potter. „Je dois vous déclarer”, leur a-t-il dit, „que si de semblables excès venaient à se renouveler, je me déciderais à quitter votre ville pour me retirer à la Haye d'où je ne sortirais plus”.

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In de berichten der officieele Fransche gezanten liggen even kenschetsende mededeelingen voor het grijpen:

„Dans le cœur du Roi, l'amour du bien, mais pas un des sentiments du monarque; dans sa tête pas un des principes de la monarchie: tour à tour absorbé dans les détails du major, du préfet, du directeur des droits réunis, mais ne s'élevant jamais au-dessus, et jamais à la hauteur du Souverain” (Latour-Dupin, 10 December 1817).

„Les mesures prises par le gouvernement pour réduire à deux par année toutes les processions, continuent à être envisagées d'une manière défavorable. Les habitants de Bruxelles ont vu avec peine que pour la première fois, à la fête-Dieu, on leur ait refusé le concours de la garnison” (de Caux, 19 Juni 1819).

„Le gouvernement s'applique à employer les troupes belges de préférence dans les provinces du Nord, tandis qu'il appelle ici les régiments hollandais” (Durand de Mareuil, 15 Februari 1821).

„C'est aujourd'hui pour la première fois qui j'ai vu le Roi des Pays-Bas paraître en public.... En ma qualité de Français, accoutumé a l'enthousiasme qu' excite toujours la vue du Roi, j'ai été très frappé de l'accueil glacé que S. M. a reçu sur son passage. La curiosité y avait attiré assez de monde, mais partout a régné un profond silence; pas une seule acclamation ne s'est fait entendre” (Mirona, 21 October 1822).

„La faveur accordée à la langue flamande, qui à vrai dire est à peine un patois, n'est qu' un moyen d'arriver à la langue hollandaise dont on veut faire avec le temps le langage exclusif du royaume. Cette vue manifeste ne contribue pas peu à augmenter la résistance et le mécontentement des Belges; mais le Roi marche à son but, et sauf des circonstances extraordinaires, sa volonté prévaudra” (Durand de Mareuil, 25 November 1822).

Oorzaak der mislukking van de onderhandeling met Nasalli over het concordaat. „Le Nonce a mis en avant les mêmes demandes qui ont échoué en Allemagne, tant pour la nomination des évêques et celle des dignitaires des chapitres, que pour la juridiction ecclésiastique. La Cour de Rome voudrait la faire réintégrer dans le jugement de diverses contestations, considérées depuis longtemps comme du ressort des tribunaux civils. Les matières matrimoniales en feraient partie.... Le Roi sent lui-même qu'ainsi que tous les princes protestants, il doit renoncer à la nomination des évêques, mais il voudrait qu' une influence quelconque du Gouvernement dans leur élection fût reconnue comme un droit. Quant à la juridiction, il ne l'abandonnera jamais” (d'Agoult, 30 April 1824).

Men beweert dat de koning hierom alleen de Kamers geen inzage laat nemen van zijn financieel beheer, omdat hij aan de mogendheden, die hem koning van België gemaakt hebben, uitkeeringen doet die eerst in 1826 zullen afloopen. „Je ne me serais pas décidé à vous faire remarquer d'aussi absurdes suppositions, si accueillies dans les premières sociétés du pays, elles ne pouvaient jouer un rôle dans le mouvement de l'opinion publique. Citées, d'abord, par un homme important de l'Etat, je les ai vu ensuite positivement affichées par un membre ministériel de la première Chambre, personnage de la plus haute noblesse et grand officier de la Couronne” (d'Agoult, 6 Juni 1824).

Collegium philosophicum. „La population des provinces occidentales du royaume est essentiellement religieuse; le clergé y exerce une grande influence sur la noblesse, sur la petite bourgeoisie et sur le peuple; il repousse une instruction plus relevée que celle qui lui suffit maintenant pour remplir son ministère et diriger les esprits” (d'Agoult, 13 October 1825).

Liberaal ministerie in Frankrijk[111]; invloed van dezen omslag in België; grooter vrijmoedigheid der dagbladschrijvers. „L'audace qu'ils montrent aujourd'hui et que les condamnations qu'ils viennent de subir n'ont fait que stimuler encore davantage, donnerait à penser qu'ils se croient soutenus par une influence puissante, ou qu'ils comptent beaucoup sur leur popularité; le fait est que la classe moyenne et industrielle leur est favorable, et que l'exemple de la liberté de la presse qui règne aujourd'hui en France à réveillé chez les Belges quelques idées d'indépendance. Leur passion dominante est de vouloir toujours ressembler aux Français, et c'est un des traits de leur caractère qui présente le plus de difficultés à un gouvernement qui désire toujours les isoler de tout contact avec leurs voisins. Jusqu'à présent il avait assez bien réussi à les en éloigner en flattant leur amour-propre et en leur montrant le simulacre d'une liberté dont ces derniers, disait-il, ne jouissaient pas comme eux. Maintenant ces prestiges ont perdu leur force; la vanité des Belges les rapproche de la France; il devient difficile de leur donner le change; ils veulent des institutions comme on les comprend chez nous. C'est là la corde sensible, les journalistes l'ont touchée, elle a retenti vivement.... Les journaux de toutes les nuances, à l'exception de ceux qui sont sous l'influence plus immédiate du ministère, ont pris le parti du _Courrier des Pays-Bas_[112]; ceux de l'opposition catholique n'ont pas été les derniers ni les moins ardents à plaider sa cause; les feuilles françaises même ont changé en critiques sévères les éloges qu'elles étaient habituées depuis longtemps à adresser à l'administration de la Belgique sur la parole de leurs confrères. Tout cela prouve l'union de la cause libérale dans tous les pays; le contrecoup de ces hostilités se fera ressentir partout. C'est ainsi qu'en frappant des individus, le gouvernement s'est engagé, sans s'en apercevoir, dans une guerre de principes qui peut lui occasionner plus tard de grands embarras, surtout si, comme on le remarque depuis quelques jours, les attaques deviennent plus systématiques que violentes, si l'on s'attache à se maintenir autant que possible dans l'ordre légal, et à combattre le ministère plutôt par des faits que par des personnalités. Déjà la question du budget a été abordée pour la première fois d'une manière sérieuse, c'est à dire à l'aide des chiffres, et l'on a cherché à s'immiscer dans des choses qui jusqu'à présent avaient été soigneusement dérobées à la connaissance du public. Cette nouvelle tactique, si l'on y persévérait, modifierait probablement la marche du gouvernement, et le ferait sortir du silence dédaigneux dans lequel il se renferme pour descendre à se justifier contre des reproches plus fondés en raison et exprimés avec plus de décence” (Lagrange, 14 November 1828).

[111] Ministerie-Martignac (sedert 4 Jan. 1828).

[112] Waarin het artikel van de Potter gestaan had.

Na een opsomming der door de Belgen in hun petitiën te berde gebrachte grieven (geen vrijheid van drukpers, geen vrijheid van onderwijs, geen jury, enz.): „Ces griefs, purement temporaires, pourraient être écartés par une administration plus juste et plus éclairée, mais il n'existe pas de remède aux deux causes permanentes qui compromettent la tranquillité de ces provinces: leur union avec la Hollande et la proximité de la France.—Le Belge hait le Hollandais et celui-ci méprise le Belge, au dessus duquel il se place à une hauteur infinie, et par son caractère national, et par les créations de son industrie, et par les souvenirs de son histoire. Dédaignés par leurs voisins du Nord, gouvernés par un prince dont ils ne possèdent pas la confiance, gênés dans l'exercice de leur culte, et, disent-ils, dans la jouissance de leurs libertés, surchargés d'impôts, ne prenant à la représentation nationale qu'une part disproportionnée à la population des provinces du Midi, les Belges se demandent s'ils ont une patrie, et s'agitent dans une situation pénible, dont ils cherchent en vain à prévoir le terme. Et cependant à leur porte et sous leurs yeux, la France recouvre chaque jour la prospérité et la gloire dont des revers sans exemple avaient un moment terni l'éclat. Faut-il s'étonner que beaucoup de vœux, beaucoup de regrets se tournent vers elle?” (Lamoussaye, 26 December 1828)[113].

[113] „Dans toutes les réunions, dans tous les lieux publics, on ose agiter la question de savoir si la France appuyerait de ses armes une insurrection de la Belgique” (Lamoussaye, 9 Maart 1829).

Wat de koning met het concordaat bereikt. Na zeer moeilijke onderhandelingen krijgt hij althans één door hemzelven uitgekozen bisschop, Mgr. Ondernard, benoemd (te Namen). „Des apparences de modération avaient recommandé ce prélat à la faveur du Roi; à peine installé, il s'est montré le plus fougueux des adversaires et du Collège philosophique et de la surveillance que le gouvernement s'efforce de conserver sur l'instruction publique” (Lamoussaye, 6 Februari 1829). Dezelfde ervaring had men eerlang met den nieuwen bisschop van Luik, van Bommel.

Het petitionnement. „Mgr. le Prince d'Orange reprochait à Madame la comtesse de Vilain XIV l'union de son mari avec une opposition que S. A. R. qualifiait de révolutionnaire. „Nous ne voulons pas de révolution”, a répondu Madame de Vilain XIV, „il s'agit seulement de faire peur au Roi, afin de l'obliger à céder”.—„Et si le Roi n'avait pas peur?”—„Monseigneur, le Roi a lu l'histoire, il sait ce que font les Belges lorsqu'ils sont poussés à bout”” (Lamoussaye, 3 Maart 1829).

Spanning tijdens de behandeling der tienjarige begrooting in de Tweede Kamer. De luitenant-generaal de Constant Villars, militair gouverneur van Brussel, spreekt den Franschen gezant over den toestand aan: „Le Roi a enfin ouvert les yeux. Il voit qu'il ne peut compter sur la Belgique et que la force seule est capable de la contenir. Mais nous ne sommes pas sûrs des troupes. Elles seraient d'ailleurs paralysées par les gardes communales que l'on a eu l'imprudence d'organiser. C'était mettre à ses ennemis les armes à la main. Il n'y a donc qu'un parti à prendre: c'est celui d'appeler des bayonnettes étrangères. Tel est du moins mon avis; c'est aussi celui du comte de Reede, grand chambellan, dépositaire de la plus intime confiance du Roi. S. M. ne s'y résoudra que le plus tard possible, mais je ne doute pas qu'il ne faille en venir là” (Lamoussaye, 11 December 1829)[114].

[114] Den 25{sten} November had Lamoussaye reeds gemeld, dat ook de gouverneurs van Zuid-Brabant en van Antwerpen dergelijke taal hadden gevoerd: 25.000 Pruisen zouden de rust komen herstellen. Na het inkomen der bekende koninklijke boodschap van 11 December hield men het er in België algemeen voor, dat dergelijke geruchten van regeeringswege waren verspreid om den indruk van dit staatsstuk te versterken. Onze gezant te Parijs, Fagel, verzekerde aan Polignac, dat het gerucht ten eenenmale ongegrond was (Polignac aan Lamoussaye, 22 Dec. 1829). Den 20{sten} Januari 1830 berichtte daarop Lamoussaye, dat niet slechts hooge ambtenaren, maar de koning zelf de bedreiging had uitgesproken: „A l'époque où les députés belges manifestaient une très vive opposition, le Roi répéta plusieurs fois devant des personnes dont la véracité ne saurait être mise en doute les paroles suivantes: „Que ces messieurs y prennent garde; d'un coup de sifflet je puis faire entrer les Prussiens.” Après le vote provisoire des recettes S. M. s'exprima en ces termes: „Je regrette que les choses aient pris cette tournure; j'aurais écrasé l'opposition; la France et la Prusse m'en auraient su gré””.—Men houde hierbij in het oog, dat 8 Aug. 1829 het liberale ministerie-Martignac door het reactionnaire ministerie-Polignac was vervangen.

De katholieken aan den vooravond der omwenteling: „De nombreux adeptes de M. l'abbé de Lamennais, qui embrassent toutes les conséquences de son système, annoncent que le catholicisme, arrivé aujourd'hui à une époque de régénération, doit travailler à s'asseoir sur des bases plus larges et plus conformes à son origine, en s'associant aux mouvements qui ont lieu en faveur de la liberté, et en isolant sa cause de celle d'un pouvoir qui n'est pas soumis à la suprématie romaine. Ces opinions qui présentent le contraste d'une obéissance absolue au Pape avec la plus grande indépendance de toute autorité temporelle, s'allient d'ailleurs à beaucoup de tolérance envers ceux qui placés en dehors du même cercle d'idées, réclament les mêmes garanties sociales.... Telles sont les doctrines qui semblent se répandre chaque jour davantage parmi les catholiques belges” (Lagrange, 28 Februari 1830).

„Non seulement les libéraux exaltés, mais aussi beaucoup d'hommes amis de l'orde par principe et par sentiment, et qui appartiennent à l'opposition catholique, semblent désirer de voir naître des troubles en France. Ce vœu irréfléchi prend sa source dans l'espoir de quelque combinaison politique qui soustrairait la Belgique à la domination hollandaise dont le joug, bien que fort tempéré depuis quelques mois[115], paraît toujours insupportable à une partie notable de la population” (Lamoussaye, 23 Juli 1830).

[115] Toespeling op de verzachting der taal- en onderwijsbesluiten, Mei-Juni 1830 (Juste, Révolution belge I, 202).

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Uit de particuliere papieren van van Maanen:

Verspreiding van katholieke libellen in Vlaanderen. „Ces manœuvres ne peuvent être vérifiées que par un coup de hasard. Une surveillance, quelque active qu'elle soit, doit rester en défaut, parce que la distribution en est conduite avec le plus grand mystère. Elle se fait de nuit, et puis elle est faite avec une célérité qui prévient l'action de la police, parce que la première et la dernière pièce sont à peu près distribuées en même temps. Les colporteurs se partagent les quartiers de la ville, et ils n'ont par conséquent qu'un petit espace à parcourir. Depuis que je suis placé à la tête de l'administration, je me suis fait une étude particulière pour tâcher de trouver des moyens pour découvrir les agens de ces distributions. J'ai employé des mouchards, ma police ordinaire, la maréchaussée, le militaire même, mais toujours en vain. J'en ai toujours été pour mes peines et mon argent, sans plus” (de graaf van Lens, burgemeester van Gent, aan van Maanen, 2 Februari 1819).

Wat de regeering van door haar „beweldadigde” geestelijken verwacht. „S. M. a daigné, il y a peu de temps, étendre sa clémence et sa bienfaisance sur le prêtre Ryckwaert, en l'agréant comme chanoine du chapitre de Gand. Eh bien! ce prêtre fourbe et hypocrite du lendemain même de son agréation tramait contre le gouvernement. Ses vues et son ambition étant remplies, il a jeté le masque.... Vous et moi, nous devons gémir que des misérables de cette espèce ne répondent à de pareils bienfaits que par des outrages qu'ils font à leur bienfaiteur” (de graaf van Lens, thans gouverneur van Oost-Vlaanderen, aan van Maanen, 15 Mei 1822).

Wat men op taalgebied mogelijk acht. „De spraak gaat hier, dat de Hollandsche taal binnen eenige jaren ook in de Waalsche provinciën en Luxemburg voor alle openbare aangelegenheden zal ingevoerd worden, en dat er over het daartoe betrekkelijke besluit reeds bij het gouvernement geraadpleegd wordt. Wat hiervan zij, weet ik natuurlijk niet; maar ik houd er mij van verzekerd, dat het bloote gerucht op zich zelve reeds eene goede uitwerking zal hebben, waarom ik voorgenomen heb, mij daaromtrent niet ongeloovig te toonen” (de hoogleeraar in het Nederlandsch te Luik, Kinker, aan van Maanen, 1 December 1822).

Voorgevoel van de unie tusschen katholieken en liberalen[116]: „_Mathieu Laensberg_ is een blad, in schijn ten minste, van eenen tegenovergestelden geest van dien van den _Courrier de la Meuse_, maar die elkander met te veel voorzichtigheid en beleid behandelen, om van dien _Mathieu_ niet te zeggen: _timeo Danaos et dona ferentes_” (Kinker aan van Maanen, 24 Juli 1825).

[116] „Het is uit Luik dat zich deze vereenigde geest, als uit zijn brand- en middenpunt, in het overige Zuiden verspreid heeft” (Kinker aan van Maanen, 10 Februari 1829).—Vgl. het merkwaardig artikel van Paul Devaux in den _Mathieu_ van 21 Maart 1827, overgedrukt bij Juste, Révolution belge, I, 257.