Mimi Bluette, fiore del mio giardino: romanzo
Part 13
Egli pure aveva camminato su quellʼasfalto lampeggiante, aveva guardato Algeri splendere in una intensa nuvola di sole. Come lei aveva quasi rasentato gli scafi degli enormi transatlantici, le prore dei navigli da guerra, per scendere verso la stazione dellʼAgha, ove il treno di Orano attende lʼora di avventarsi, lungo i giardini dei sobborghi, nella grande Algeria.
E partì.
Partì con lʼanima sua dʼinnamorata verso lʼimmobile Affrica rossa, piena di silenzio e di vertigine, ove anche lʼanima sʼincendia in un terribile delirio di sole.
Partì.
Era un giorno gagliardo e scintillante: su tutte le cose immerse nellʼaria pareva che tremasse una invisibile maglia dʼoro. I giardini dei sobborghi bruciavano come incensieri, mandando larghe vampe di profumi tropicali. La città si dibatteva con fragore sotto la potenza incendiaria del sole. I cantieri dʼEuropa, le ciclopiche officine degli uomini bianchi, depredavano, pazze di fatica e dʼavidità, la ricchezza barbara del continente affricano.
Poi Algeri scomparve. Su la pianura immensa della Mitidja la velocità silenziosa del treno spargeva un insostenibile tremolìo. La piana di Algeri camminava, come un mare prosciugato, verso lʼazzurro Atlante di Blida. Il sole bruciava da venti secoli sul leggendario Sepolcro della Cristiana.
Bluette non parlava. Una tristezza grande, inesprimibile, un senso luminoso di sperdimento, pesava su la sua dolce anima.
Qui la distanza era veramente la Distanza. Qui le strade potevano anche non arrivare mai.
E si sentiva da lui più lontana che non le fosse mai sembrato nelle vie di Parigi, quando sʼincamminò. Il fascino dellʼAffrica la tormentava, le penetrava nellʼessere come una terribile magìa.
Poi cominciò a cadere il giorno. Fu per tutto lʼinfinito una veemente sollevazione di colori. Lʼanima delle cose rutilava; tutto splendeva; splendevano perfino i rumori.
Abbandonò il capo allʼindietro, chiuse gli occhi, sognò. Adesso era perduta; una irremissibile velocità la portava per lʼAtlante azzurro, fra tempeste di luce, verso il deserto disperato. Adesso non era più lʼinnamorata ballerina di Parigi, ma una piccola nomade in balìa dellʼinfinito, che andrebbe dove andavano le strade, senza potere forse mai più, mai più, giungere alla sua meta.
Ogni tanto, quasi per riafferrarsi alla realtà, metteva una mano fra le mani di Linette, che le stava presso, ed in silenzio lasciavano entrambe che il treno portasse nellʼesilio, nel grande pericolo della strada, la loro indifesa gioventù.
Ora la montagna dʼAtlante saliva in ripide petraie deserte, con qualche profumo dʼaranceto intorno ai gourbis degli indigeni.
La voce montmartrese dello sbarbato maggiordomo passava per la terza volta nel corridoio, ripetendo a tutti gli sportelli:—«Messieurs, Dames, le dîner est servi!... Messieurs, Dames, le dîner est servi!...»
E nellʼAffrica della Terza Repubblica saltavano, sotto lʼunghia dʼun arabo, tra i fuochi della incendiata notte mauritana, i vivi turaccioli del vino di Sciampagna.
[Illustrazione: DECORAZIONE]
—Eh bien, Linette, puisque nous sommes tout près dʼOran, il ne nous reste plus quʼune heure et demie environ de chemin de fer jusquʼà Sidi–bel–Abbès. Pense donc, ma Linette, si nous sommes près de lui! Mon cœur tremble comme lʼamorce dʼun pêcheur à la ligne. Quʼest–ce que tu en dis, Linette?
—Que dire, Madame? Je croyais qui il y avait des chameaux et des caravanes, en Afrique... Mais je vois quʼil y a des trains de luxe comme sur la Côte–dʼAzur. Alors, voyez–vous, jʼen suis tout de même désappointée.
—Cela vient de ton ignorance, Linette. Car, si tu avais étudié un peu de géographie, tu saurais que lʼAlgérie nʼest plus un pays nègre et que Oran est un des ports les plus commerçants de la Méditerranée. On mʼa dit que cʼest très chic dʼaller prendre les bains de mer sur la plage de Sainte–Thérèse. Et réellement on a collé partout les réclames de cette plage.
—En fait de réclame, ce Felix Potin est extraordinaire! Jʼai vu son boniment dans plusieurs petites gares, où il nʼy avait que des charbonniers.
—Quʼy a–t–il dʼextraordinaire, Linette? Cʼest sa façon à lui de coloniser les gourbis. Mais regarde donc! Cette grande ville toute ensoleillée, qui se deploie comme un large manteau fauve, cʼest bien Oran, si je ne me trompe. Nous y serons dans quelques minutes. Dieu, quʼil fait chaud! Assieds–toi, Linette, et prends mon nécessaire sur tes genoux. Je vais me passer un peu dʼEau de Cologne sur les tempes, un peu de poudre sur la figure, car je me sens horrible!
—Vous devez être bien fatiguée, Madame, si jʼen juge par moi–même.
—Fatiguée, Linette? En bien, non! Ce nʼest pas le mot. Je me sens grise... tout à fait grise... et pourtant je pourrais aller bien plus loin encore, sʼil le fallait. Tu viendrais aussi, nʼest–ce pas, Linette?
—Sans doute, Madame.
—Pense donc! Une heure et demie de chemin de fer, puis cʼest Sidi–bel–Abbès, cʼest sa caserne, cʼest lui!... Je le verrai ce soir, Linette... Ah, mon Dieu, quand jʼy pense, il me semble que mon cœur étouffé nʼaura plus la force de battre...
—Assez de poudre, Madame! Par cette chaleur, il ne faut pas en mettre tant que ça.
—Suis–je très décoiffée?
—Ça dépend; pour lʼAfrique cʼest tout ce quʼil faut.
—Et, dʼailleurs, je me voile. Je me sens déjà très musulmane... Comme cʼest bête de traverser un si beau pays et de ne rien voir. Mais, au retour, puisque nous serons avec Laire, nous prendrons notre revanche. On ira partout voir les mosquées et les danseuses arabes. Je suis très curieuse de ces femmes, qui doivent être savoureuses et imprégnées de soleil comme des dattes mûres. Je tʼen prie, Linette, ne perds pas le sac où nous avons toute notre fortune. Que deviendrions–nous, si, aux bords du Sahara, nous restions sans galette?
—Je parie que Madame saurait très bien se tirer dʼaffaire même en Afrique.
—Crois–tu?
—Mais, oui. Madame! Cette Algérie, après tout, nʼa lʼair que dʼun faubourg parisien, et il y aurait toujours pas mal de messieurs qui vous trouveraient belle...
—Cʼest que tu ne te doutes pas combien jʼai peu envie de lʼêtre, ma petite Linette! Et tu ignores sans doute quʼen disant cela tu me froisses... Je ne suis plus celle dʼautrefois, et je deviens étrangement pudique...
—Mais vous nʼavez pas remarqué, Madame, ces trois ou quatre voyageurs qui nʼont cessé de se promener dans le corridor en fumant de gros cigares?
—Tu leur plaisais, Linette! Voilà ce que je suppose.
—Oh, oui, cʼest bien la peine que vous vous moquiez de moi, Madame!
—En tout cas prépare les cent sous que nous donnerons à lʼemployé du wagon–lit, car nous serons bientôt en gare.
—Hélas, Madame!... cʼest très ennuyeux de se remettre tout de suite dans un train, par cette canicule.
—Sais–tu ce quʼon pourrait faire? Une heure et demie de chemin de fer, cela fait à peu près soixante–dix ou quatre–vingt kilomètres ce nʼest pas beaucoup plus loin que la Forêt de Fontainebleau... nʼest–ce pas?
—Moi, Madame, je mʼy perds avec les distances. Je sais que pour y aller il faut bien disposer de tout son Dimanche.
—Eh bien, je suis certaine quʼil nʼy a pas plus de 80 km. jusquʼà Sidi–bel–Abbès. On me lʼa dʼailleurs dit chez Cook.
—Très bien. Mais quelle importance cela a–t–il, Madame, quʼil y en ait quatre–vingt plutôt que cent?
—Une très grande importance, Linette. Car, sais–tu ce que nous allons faire? Au lieu de nous remettre dans un train asphyxiant, nous allons descendre dans un bon hôtel, prendre un bain tiède et parfumé, dont je raffole;—toi aussi, Linette, tu vas prendre un bain à lʼEau de Lavande,—puis on se reposera, on se rhabillera avec du linge frais, on déjeunera au restaurant pour voir les têtes de ces Français dʼAfrique, et pendant ce temps le portier se chargera de nous louer un auto dans un garage, afin quʼil nous mène à Sidi–bel–Abbès par la route nationale. On prendra lʼair et on verra le paysage. Quʼen dis–tu, Linette?
—Je dis que ce serait fort joli. Mais, dʼabord, est–ce quʼil y a seulement une route?
—Que tu es étourdie, Linette! Comment veux–tu quʼil nʼy ait pas de route où il y a un chemin de fer?
—On ne sait jamais, en Afrique... Et puis, ça doit coûter bigrement cher! Puisque nous avons nos billets jusquʼà Sidi–bel–Abbès...
—Voyons, ce sera comme partout: un franc le kilomètre. Quatre–vingt et quatre–vingt ça fait cent soixante; il faut compter en plus la sortie du garage et le pourboire du chauffeur. Si le portier nʼest pas un voleur, on doit sʼen tirer moyennant une dixaine de louis. Jʼen donnerais bien cinquante pour le revoir un quart dʼheure plus tôt!
—Je vous dis, Madame, que nous sommes en terre noire et quʼil ne faut pas gaspiller lʼargent. Je serai tout de même heureuse comme un poisson en me plongeant dans la baignoire!
—Donc, cʼest tout décidé. Dites–moi, monsieur le contrôleur, quel est le meilleur hôtel dʼOran?
—Le Continental, Madame. Quoique le Victor et le Royal ne lui cèdent en rien.
—Merci. Jʼirai au Continental. Mais, diable! vous avez des moustiques effroyables dans ce beau pays!
—Eh, oui, Madame!... Sans compter quʼils sont très malins; rien ne les attire comme le parfum dʼune Parisienne!...
[Illustrazione: DECORAZIONE]
Ed ora la strada volava, arida e libera, impetuosa come la felicità. Orano moriva distanziata, in una grande burrasca di nuvole dʼoro, sotto la erta sottile montagna di Santa Cruz, che pareva simile ad un albero di prua.
Imbevute, sature di splendore, passavano le vigne rossastre del Tlelat, i lauri–rosa che fioriscono su le pendici del Téssala, gli sbarramenti agili che ritardano il mare ai leggeri e veloci fiumi discesi dallʼAtlante. Passava, iridata e sfarzosa come la stoffa dʼun telaio arabo, la bella campagna dʼAlgeria, che il sole impregna dʼuna rutilante fecondità. Passava, sollevata e quasi tremula nello sfarzo dellʼestremo pomeriggio, lʼanima della terra interna, che si avventa bruciando verso la disperazione, laggiù, nellʼinfinito oceano di sole, dove le strade bianche dellʼuomo, come riviere morte, si disperdono sotto il furore della vampa, nella perduta vastità.
Ed ella respirava con una specie di ubbriacamento quellʼaria un poʼ drogata, che la terra calda mandava ogni tratto contro le sue narici avide. Rannicchiata nel profondo sedile di cuoio, si lasciava portare dalla velocità come da una potenza gioiosa che le carezzasse tutta la persona. I semicerchi dʼoro delle sue lunghe ciglia tremavano di leggerezza e di piacere, mentre, nellʼurto dellʼaria, come in un sogno estatico vedeva la celere campagna e lʼincendiato orizzonte sparire.
Nella disperata serenità il sole pericolava su lʼinvisibile deserto; le case arabe scomparivano, quasi cancellate nel furore della luce: le palme sembravano ravvolte sino al vertice nella spirale di una nuvola bionda. Si sentivano le ruote sobbalzare, volando, su la terra battuta.
Un non so che di rosso, di angoscioso, di barbaro, entrava nello spirito azzurro della piccola ballerina di Parigi: era il delirio dellʼAffrica, il vertiginoso malefizio della terra lampeggiante.
Mimi Bluette! Mimi Bluette!... Era stata la bellezza e la musica sui palcoscenici della Capitale; aveva regalato la sua nudità cosparsa di brillanti ai teatri della città notturna, ove una danza impudica diventa lʼafrodisiaco di tutti gli amplessi. Ed ora portava la sua trasparente anima di ballerina verso la calamitosa bellezza del tropico, mesceva nel respiro della terra interna il suo leggero e tenace profumo di Coty.
Quanta poesia nellʼanima di questa lieve creatura, che andava per la terra dʼAffrica cercando un amante perduto!... Quanto sole vedrebbe con i suoi occhi dʼinnamorata, la bellissima creatura!...
Ed ecco apparvero con acque repentine lungo la strada balenante i fiumi della terra interna, lʼOued Sarno e la Mekerra, che si mescevano senza fragore sotto agili ponti. Ed ecco apparve la piana di Bel–Abbès, rosata e fertile nel luminoso vespero come una opulenta campagna della Provenza felice. La Mekerra disegnava traverso le biade fiammeggianti e gli ulivi azzurri una lunghissima scìa dʼargento. La bianca lontana diga della città barricava lʼorizzonte.
Ella sentì dʼun tratto il cuore venirle meno. Prese una mano di Linette, e la strinse, la strinse... Poi con lʼápice della sua fredda mano toccò lʼómero del meccanico, disse in fretta qualche parola, che il vento portò via...
Ma egli capì; si volse:
—Oui, Madame, nous arrivons à Bel–Abbès.
Allora ella si rovesciò contro la spalliera, e giacque stupefatta, immobile, come se non avesse più vita.
Nellʼaria dolce navigava il profumo degli ulivi di Máscara; la porta di Orano splendeva, incorniciando un corridoio di sole.
—Madame, ne soyez pas si pâle...—disse con un tremante coraggio la turbata Linette, cameriera dalle calze di voilé.
[Illustrazione: DECORAZIONE]
Fosse in grazia della sua natura premurosa, fosse per la profonda simpatia che glʼispiravano le trasparenze di Linette, quel meccanico non volle abbandonare le due viaggiatrici su la soglia dellʼalbergo; ma quando ebbe sciolto il complicato, se pur succinto, bagaglio della Parigina, volle aiutare i facchini dellʼalbergo nel portarlo al pian di sopra e slacciarne le fodere impolverate. Le due camere non mancavano di un certo «comfort» coloniale; con le zanzariere di bucato e coʼ lor vecchi mobili di noce, rammentavano la buona locanda francese di mezzo secolo fa.
Questo arrivo produsse un notevole movimento nel quieto albergo «dʼOrient et Continental». Il portiere, tedesco naturalmente, perciò refrattario ad ogni sfumatura, immaginò senzʼaltro che si trattasse di una sontuosa e ricchissima «cocotte». Il Direttore, francese della riva di Provenza, un poʼ tinto di sangue levantino, andò subito col pensiero verso qualche scapestrato ufficiale della caserma di Cavalleria. Il maggiordomo, che aveva una certa grande aria da Casino di Deauville, non tardò molto a presentarsi con urbanità su la soglia della camera, per ricevere il nome della viaggiatrice nel bollettino dei forestieri. Ella si sciolse il velo, si tolse i guanti, e scrisse in fretta con la matita:
—Mimi Bluette—Paris.
Questi lesse, poi rilesse, guardò lungamente la bellissima Parigina, ed in ultimo non seppe frenare la sua naturale stupefazione.
—Pardon, Madame... Est–ce bien Mimi Bluette quʼil faut lire?
—Sans doute. Et pourquoi?
—Mais alors... seriez vous par hasard la vraie, la célèbre M.ᵐᵉ Mimi Bluette?
—Je ne sais pas si je suis la célèbre, mais en tout cas je suis bien la seule Mimi Bluette que je connaisse. Faites–moi du thè frappé, si cʼest possible; et, puisque le chauffeur doit avoir soif, donnez–lui de la bière, sʼil en veut.
—Merci, Madame, jʼen boirai volontiers,—rispose il meccanico, tutto intento a disporre le valige sui vari sgabelli.
—Connaissez–vous la ville?—gli domandò allora Bluette, che stava riannodando il suo lungo velo.
—Ça va sans dire, Madame.
—Vous savez donc où se trouve la caserne du 1ͤ ͬ Régiment Etranger.
—Rue de Tlemcen, Madame. Pas loin dʼici.
—Voulez–vous mʼy conduire?
—A vos ordres, Madame.
—Descendez, je vous prie; nous venons de suite.
Non appena egli uscì, e furono rimaste sole, Bluette con le due mani si compresse il cuore che le batteva.
—Je le verrai, Linette! Je le verrai tout à lʼheure... Oh, Linette, ma Linette!...
E con un moto subitaneo dʼintima sopraffazione lʼabbracciò come una piccola sorella.
—Viens, descendons. Je nʼai le temps ni de me rafraîchir, ni de me peigner. Sonne pour dire quʼon nous serve ce thè en bas, et très vite. Le cœur me bat. Chaque parole me coûte un effort; je suffoque. Sois à côté de moi quand je le reverrai, Linette!... Quand je le reverrai, ce sera terrible... Oh, tu ne sais pas, tu ne sais pas comme je lʼaime!
A pianterreno tutti gli impiegati dellʼalbergo fecero capolino per vedere Mimi Bluette. Il Direttore lʼassalì di premure, mentre il dissetato meccanico di Orano riaccendeva davanti allʼalbergo il suo fragoroso motore.
Due belle donne, chʼeran visibilmente le dive di qualche provvido caffè–concerto, prendevano il tè con alcuni ufficiali e con un paio di notabili del Montmartre algerino. Un giovine arabo, dagli occhi simili a grosse agate, la pelle color di bulgaro, esibiva le costose inezie del suo bazar ambulante. Quattro europei discutevano dʼaffari in un gergo fatto dʼarabo e di spagnuolo.
Senza indugio Bluette uscì. La diritta via Prudhon, fra la porta di Orano e quella di Daya, aveva lʼaspetto comune ad ogni Sotto–Prefettura di Francia durante lʼimpero frigio della Terza Repubblica. Qualche gruppo di legionari camminava su lʼorlo dei marciapiedi, con lʼaria sfaccendata, stanchi del clima pesante, le mani conficcate nelle saccocce, adocchiando le ragazze che passavano, aspirando con ingordigia il fumo soave che produce la bionda foglia del tabacco dʼAlgeria.
Cadeva sul rettilineo delle case unʼazzurra oscurità; la vita provinciale del grande accampamento europeo molestava col suo rumore pomeridiano il profumato silenzio del cielo dʼAffrica. E lʼindigeno passava, tra quella folla dʼinvasori e di meticci, come un intruso che ne fosse il recondito padrone.
Quando giunsero davanti alla caserma, tutta la rue de Tlemcen era piena di soldati. La musica militare camminava tra uno stormo di monelli, verso il Giardino Pubblico.
Le balie dʼEuropa non si sarebbero dunque annoiate nemmeno a Sidi–bel–Abbès. La Francia di Mimi Bluette amministra le sue Colonie come può, ma non trascura in ogni caso di allietarle con musiche militari. Questa è senza dubbio una ottima determinazione.
Allora ella scese dallʼautomobile con il suo piede leggero, e passò davanti alla sentinella. Siccome avrebbe camminato chissà fin dove, tanto era stordita, il caporale di guardia la fermò. Le si mise davanti con le sue larghe spalle quadrate, portandosi la mano alla visiera:
—On nʼentre pas, Madame. Cʼest défendu.
—Ah...
Le pareva impossibile. Ferma sotto il portico, affondava lo sguardo nel cortile inazzurrato.
—Est–ce pour voir un officier, Madame? Cʼest quʼil est très tard à présent...
—Non, un légionnaire.
—Un légionnaire?
—Oui.
—Comment sʼappelle–t–il?
—Laire.
—Laire?... Connais pas.
—Pas possible! Est–ce que ce nʼest pas–ici le 1.ͤ ͬ Régiment Etranger?
—Cʼest bien le 1.ͤ ͬ Etranger, comme vous dites. Mais jʼarrive de lʼintérieur, moi, et je ne les connais pas tous. Attendez voir, la dame; nous allons vous faire parler avec lʼofficier de garde.
—Merci, mon brave.
Il caporale si volse, chiamò un legionario:
—Eh, toi, Gouin! va donc appeler le lieutenant Silles. Tu le trouveras au mess. Y a des dames qui le cherchent. Dépêche–toi, Gouin!—Poi si rivolse amabilmente alle due visitatrici:—On ne peut pas vous dire de vous asseoir, car nous manquons de fauteuils, comme vous voyez... mais nous regrettons. Dʼailleurs le lieutenant Silles a de longues jambes!
In verità il caporale di guardia non aveva esagerato: quel tenente Silles presentava una strana rassomiglianza con il dromedario da corsa, e dello stesso animale aveva, nella barba, nei capelli e nel colore del viso, la rossastra biondezza.
Si presentò con un rigido saluto militare, pronunciando un «Mesdames?» asciutto e lunatico, mentre non cessava dal masticare con la mandibola ossuta il boccone del suo pranzo, che aveva interrotto malvolentieri.
Considerò quelle due donne, dallʼaspetto molto singolare per una caserma di Sidi–bel–Abbès, poi, con un gesto quasi gentile, disse loro brevemente che si compiacessero di seguirlo. Entrò in una piccola stanza, dove cʼeran un paio di seggiole, un tavolino ed una specie di ottomana. Era probabilmente la sala dellʼufficiale di guardia. Puzzava di rinchiuso e di aspro tabacco.
Egli avanzò due sedie, le invitò a prendervi posto, accese una sigaretta, e, scovertosi il capo tutto selvoso dʼuna ispida cotenna, gettò con destrezza il berretto sul pomello dʼun attaccapanni.
—A vos ordres, Mesdames,—disse con una voce rapida e ruvida, che al pari di tutta la sua persona pareva essa pure combusta dal sole.
—Je suis M.ᵐᵉ Mimi Bluette, et voilà ma femme de chambre. Nous venons de France, de Paris...—disse Bluette con una timida esitazione.
Egli non mostrò alcuna maraviglia, nè del nome nè della provenienza.
Linette pensava intanto:—«Voilà un grand diable qui doit aimer les négresses...»
—Eh bien, lieutenant,—concluse Bluette, ritrovando la sua spigliatezza;—jʼai fait ce long voyage pour revoir un homme que jʼaime.
—Je nʼai pas lʼavantage de le connaître, mais, en tout cas, cʼest admirable!
—Oui, cʼest admirable en effet, lieutenant. Car je suis Mimi Bluette, celle qui a dansé pour des rois, et mon amant nʼest quʼun simple légionnaire.
—Votre amant un simple légionnaire? Bigre! Cʼest tout à fait kouss–kouss! Excusez, madame Bluette, mais cʼest ainsi quʼon sʼexprime au Gharb.
—Ecoutez, lieutenant. Il sʼest engagé sous le nom de Laire; vous lʼavez sans doute à vos ordres, il est probablement dans cette même caserne... Donc je vous prie, je vous prie de toute mon âme... non? est–ce que vous ne le connaissez pas?
—Laire? Laire?... Mais oui... attendez un moment. Cʼest quelquʼun de nouvellement engagé... il y a deux mois peut–être?...
—Oui, oui, lieutenant!
—Attendez: un grand, pâle, aux yeux presque verts, trente huit ans, quarante ans peut–être?...
—Cʼest lui! cʼest lui, lieutenant! Oh, mon Dieu, quelle émotion affreuse!... Faites que je le voie sans plus de retard!
—Cʼest quʼil nʼest plus ici, Madame. Et il est même très loin... Je regrette.
Si era levata, con le due mani protese verso di lui, con la voce sospesa. Udendo quelle parole, barcollò indietro, piegando la faccia, come se lʼavessero colpita nel cuore.
Il luogotenente Silles, molto impacciato, si cercò nelle tasche unʼaltra sigaretta, e quando lʼebbe accesa incominciò a stiracchiarsi la ruvida barba da stambecco.
—Oui, Madame, cʼest bien malheureux que vous ayez fait ce long voyage pour rien. Si vous aviez télégraphié par exemple...
—Je ne pouvais pas le faire. Il y a des raisons... Et puis, quʼest–ce que ça fait? Jʼai assez de courage pour aller nʼimporte où. Dites–moi où il est, lieutenant, et cʼest tout ce quʼil me faut.
—Il est très loin, à lʼintérieur, tout à fait dans le Guébli, beaucoup plus loin que Colomb–Béchar... Vous voyez bien que ce serait une folie.
—Pourquoi une folie? Jʼirai quand–même. Colomb–Béchar, vous dites? Où est–ce que ça se trouve?
—Ah, ma pauvre dame! Je vois bien que cʼest la première fois que vous mettez le pied en Afrique. Est–ce donc ainsi, avec vos chaussures et vos jolies toilettes, que vous prétendez aller jusque dans le Gharb?
—Jʼirai, mon lieutenant; jʼirai! Il y a des moments Où une femme vaut mieux quʼun soldat.
E disse queste parole con una semplicità così tranquilla, che lʼufficiale dʼAffrica si mise a guardarla, e non seppe cosa rispondere, poichè sʼaccorse dʼessere davanti ad un amore. Dopo una lunga pausa domandò con una voce quasi gentile:
—Et vous avez fait ce voyage, et vous irez jusque là–bas pour voir cet homme, vous, Mimi Bluette?
—Moi, Mimi Bluette, jʼirais au bout du monde pour le revoir une seule fois de ma vie.
—Ah?... Cʼest quʼil y a des types qui ont de la chance!—borbottò il luogotenente Silles con un incredibile malumore.—Moi, par exemple, voilà bientôt neuf ans que je roule ma bosse dans ces bougres de Colonies, et il nʼy a pas eu lʼombre dʼune Française qui mʼait envoyé ni un oeuf de Pâques ni une paire de pantoufles brodées! Je mʼen passe dʼailleurs, car je suis en rupture avec la société humaine.
—Vous aussi?—fece Bluette con stupore.—Cʼest bien ce que Laire me disait parfois. Et il le disait même dʼune façon très pittoresque:—«Jʼen ai soupé des hommes qui connaissent leur cimetière!...»