Voyage en Espagne du Chevalier Saint-Gervais (2 de 2)
Part 22
Je ne finirai pas sans parler de la _nueche buena_ (la bonne nuit), ou autrement de la fête de Noël, fête des plus agréables qui rappelle le printemps dans le cœur de l’hiver. La veille de Noël, on se promène dans les rues au milieu des bosquets, des guirlandes de fleurs, de myrte et de roses, et des arbres fleuris. Toute la ville respire la gaîté et le plaisir: dans tous les marchés, on avait construit de petits théâtres, aux pieds desquels les musiciens font résonner leurs instruments; et des voix fraîches chantent des pastorales: cependant les pétards, les cris de joie retentissent de tout côté; toutes les maisons opulentes déployent leur magnificence. Les terrasses étaient illuminées par des lampions et des transparents de cent formes diverses; mon beau-père donna un grand soupé à l’instar de tous les gens aisés. Après soupé, on dansa, on chanta; ensuite nous allâmes visiter nos voisins et nous promener dans les rues au son des instruments et à la clarté des flambeaux que l’on portait devant nous. Dans cette course nocturne, on s’agace, on s’attaque avec des confitures, des dragées et des grelots que l’on s’envoie avec de grands éclats de rire. Les Grecs et les Romains n’avaient pas de fêtes si riantes, et une dévotion si tendre et si gaie. Don Inigo me conduisit sur une hauteur, pour me faire jouir du coup d’œil des illuminations: cette vue est magnifique; je voyais une étendue immense de feux que traversaient des fusées et des globes enflammés; j’entendais un murmure, un mugissement semblable à celui de la mer: c’est dans cette agitation et ces plaisirs que nous attendîmes le lever de l’aurore, et l’heure des matines. Nous entrâmes avec la foule dans les églises resplendissantes de lumières; la gaîté y suivit le peuple, et tempéra l’austérité de la dévotion: on se jetait à la tête des noisettes, des oranges, et les prêtres officiant en étaient frappés comme les autres. Je doute qu’à la vue d’une fête si joyeuse, les Sociniens fussent revenus de leur incrédulité, ils croiraient plutôt que c’est une fête de Vénus; car dans le délire de la joie, les amants se cherchent, se trouvent, le tumulte les favorise. En Espagne il n’est point de cérémonies religieuses où l’amour ne se mêle et ne joue le rôle le plus intéressant. Dans cette fête-ci, toutes les Sirènes, toutes les Circé de la ville se répandent dans les rues, tendent leurs filets, vous appellent par ces mots laconiques, _commigos_.[93] Malheur, dit-on, à qui n’a pas les oreilles bouchées avec de la cire. M’étant séparé un moment de don Inigo et de ma femme, une de ces nymphes me sauta au cou, me couvrit de baisers malgré ma résistance, en me disant: _Ah hijo de mi alma, come lè hallas querido, ven tengo una camita incomparable_.[94] J’eus bien de la peine à me débarrasser de ses bras et de ses baisers.
Mais j’ai déjà parcouru un espace immense; il est temps de rentrer dans mon colombier, et de laisser reposer mes ailes et mes lecteurs.
Salut, cent fois salut, belle Valence, terre romantique, doux climat, où les transitions rapides du froid au chaud, du sec à l’humide, ne détruisent pas la santé; où les hommes, comme les plantes, pénétrés d’un soleil actif, jouissent d’une plénitude, d’une surabondance de vie, et avec un air pur et vital, respirent la joie, le plaisir et l’amour! Salut, nouvel Eden, terre de promission, où les jours de la vieillesse sont plus doux, les infirmités plus supportables; où chaque lever du soleil offre à tous les âges des jouissances nouvelles; où la vie s’écoule sur des fleurs, sous un printemps continuel; où les sens ont plus d’énergie; où la force vitale est plus active, la nourriture plus succulente et plus légère; où les hommes ont de la franchise, de l’esprit, de l’enjouement et de la vivacité; où les femmes joignent à l’éclat de la beauté, la grâce, l’esprit, une aménité enchanteresse, un cœur aimant et voluptueux et la gaîté la plus aimable; où la société est douce; où chacun pour briller ne fait pas des efforts d’esprit et de mémoire, et ne suit que son plaisir et son cœur; où le fat et le sot n’attirent pas les égards, ne fixent pas l’attention; où enfin un heureux destin m’a fait trouver Rosalie! Salut, ville chérie; puissent la paix, fille du ciel, et Saint Vincent votre patron, éloigner de vous à jamais les ravages et les foudres de la guerre!
FIN DU TOME SECOND ET DERNIER.
TABLE ANALYTIQUE DES MATIÈRES CONTENUES DANS CES DEUX VOLUMES.
_Nota_. Les chiffres romains indiquent les Tomes, et les chiffres arabes indiquent les Pages.
A.
_ABDERAME III_. Anecdotes sur ce prince. II, 268.
_Accouchement_ (cérémonie d’un), I, 298.
_Adélaïde_, première maîtresse de Saint-Gervais, I, 6; — Mariée à un magistrat, 13.
_Aladera_ (Bianca) dame de Séville, qui prend du goût pour Saint-Gervais, II, 211.
_Alhameda_, magnifique promenade de Valence, I, 235.
_Alicante_, fertilité de ses campagnes, I, 411. — Citerne, _ibid._
_Almanza_, ville, I, 409.
_Alonzo_ (don), mari de Séraphine, II, 275, 277.
_Alphonse_, médecin de Lyria, I, 227.
_Andalousie_ (quelques détails sur l’), II, 267.
_Antoine de Padoue_ (Saint), général des Portugais, II, 227.
_Araucana_, poème d’Alonzo Ersilla, I, 368.
_Aubert_ (M.), Consul de France à Barcelone, rend des services à Saint-Gervais, I, 141.
_Augustin_ (don), franciscain de Séville, II, 135; — homme sage et pieux, accueille et console Saint-Gervais, 141 et suiv. — Ses raisonnemens, 144 et suiv. — Est chargé de retirer don Fernandès de son hermitage, 185, 191, 201. — Récit de son voyage, 296.
_Avila_ (comte d’), époux de la comtesse Éléonore, II, 161. — Sa conversation avec Saint-Gervais et Manuel sur l’Espagne, 165. — Apprend que don Fernandès, qui croit l’avoir tué, est hermite près de Carthagène, 180. — Raconte les détails de cette scène de jalousie, 180 et suiv.
_Azucar esponjado_, petit pain de sucre, que les Espagnols prennent avec leur chocolat, I, 242.
B.
_BAGNÈRES_. Description de cette ville et de ses environs, I, 15 et suiv.
_Barcelone_, I, 133. — Saint-Gervais y est arrêté par les familiers de l’inquisition et mis en prison, 138 et suiv. — (Belle vallée de), II, 377. — Couvent de capucins, 378.
_Barrège_. Description de cette ville et des environs, I, 16 et suiv.
_Beaupré_ (le vicomte de), épouse Cécile, I, 36. — Ses attentions délicates, son amitié pour Saint-Gervais, 38 et suiv.
_Benimanet_, charmant village des environs de Valence, I, 303. — (Chanoine de), 303.
_Bexis_, I, 201. — Mauvaise auberge de cette ville, 201 et suiv.
_Bilbao_, quelques détails sur cette ville, II, 245.
_Biscayens_. Privilèges dont ils se vantent, I, 179. — Leur caractère, II, 239, 241.
_Bonne-nuit_. _Voyez_ fête de Noël.
_Bordeaux_, ton qui régnoit dans les Sociétés de cette ville, sous le gouvernement du maréchal de Richelieu, I, 49.
_Brigands_ (rencontre de trois), I, 187.
_Burjazot_, joli bourg près de Valence, I, 288. — Tombeau de Françoise l’Advenant, 289.
C.
_CAPUCIN_ quêteur, II, 230.
_Carême_ (les Espagnols achètent la permission de manger du laitage et des œufs pendant le), II, 210.
_Caroline_ (la), chef-lieu de la fertile colonie de la Sierra-Moréna, II, 183, 312, 317. — Curé, 319. — État florissant, 323. — Craintes sur sa longue existence, 326. — Sa destruction, 327.
_Carthagène_, II, 32. — Son port, 34. — Son arsenal, _ibid._
_Cascadilla_ (dona), reçoit à Murcie don Manuel, habillé en moine, I, 427.
_Castillans_, leur caractère, II, 289.
_Cécile_, son portrait; aimée par le chevalier de Saint-Gervais, I, 29 et suiv. — Épouse le vicomte de Beaupré, 44. — Meurt en couches, 123. — Son souvenir attriste St.-Gervais, II, 201, 282. — Son épitaphe, 283.
_Célibat_ des prêtres, II, 374.
_Cervantes_ (Miguel), notice sur sa vie, I, 362.
_Chartreuse_ de Porta-Cœli, I, 307.
_Clara_ (dona), dame des pensées de don Manuel Castillo, I, 376.
_Cochers_, pourquoi ils ne montent plus sur leurs siéges en Espagne, II, 220.
_Colloque_ entre un cordonnier qui battait sa femme, et son voisin, II, 104.
_Confession_ (billets de), à Valence, II, 347.
_Condamnés_ (les), manière dont on les conduit au supplice, II, 197.
_Cordoue_, description de cette ville, II, 252, 259, 266, 273, 287.
_Courtoisie_ d’une espèce particulière des Espagnols envers les dames, II, 168.
D.
_DERVICHES_ (cérémonie des), II, 229.
_Dorset_ (lord), voyage en Espagne et recherche la société de St.-Gervais, II, 212. — Son opinion au sujet des Espagnols, 213. — Son esprit philosophique, 221. — Son opinion sur les Portugais, 222, 227. — Son aventure galante à Lisbonne, 223. — Ses conversations avec son cordonnier, 263. — Son caractère, 291. — Son départ pour l’Italie, 291.
E.
_ELCHE_, ses belles campagnes, I, 420. — Ville célèbre du temps des Maures, 421.
_Éléonore_ (comtesse d’Avila), accueille à Séville don Manuel et ensuite St.-Gervais, II, 154. — Cercle dans son hôtel, 180. — Retour imprévu de son mari, 161. — Son portrait, 207.
_Etiquette_ de la cour d’Espagne, I, 77.
F.
_FANDANGO_, I, 267, 286.
_Fernandès_ (don), hermite près de Carthagène, I, 458. — Son histoire, II, 1. — Quitte son hermitage, 293. — Va trouver sa femme à la Caroline, 314.
_Fiançailles_ (cérémonie des), I, 397.
_Francisca_ (dona), épouse de don Fernandès, II, 180. — Se retire à la Caroline, 183. — Retrouve son mari, 315.
_Français_ que St.-Gervais rencontre à Séville; ses aventures, II, 203.
G.
_GAVACHE_, épithète que les Espagnols donnent aux Français; origine de ce mot, II, 155.
_Grao_, port à une demi-lieue de Valence, I, 320.
_Grenade_, grande ville bâtie par les Maures, II, 46. — Fertilité de son territoire, 47. — Cathédrale, 48. — Alhambra, palais magnifique, 51. — Prison de la reine, femme d’Abdali, et histoire de cette reine, 53. — Curé, 60. — Généraliffe, ancien palais des sultans, 62. — Description de la ville, 63. — Inscriptions Arabes, 63, 64. — Tombeau de Gonsalves de Cordoue, 73.
_Guadix_, ville d’Andalousie, II, 44. — (Route de), à Grenade, _ibid._
_Guarda-Romana_, colonie d’étrangers, II, 310.
H.
_HERMITE_ du Mont-Serrat, I, 163. — De Morviédro, 197. — Des bords de la rivière de Canales, 206. — Sur la route de Carthagène, 458. — Son histoire, II, 1.
_Huerta de Valencia_ (le jardin de Valence), belles campagnes du royaume de Valence, I, 231.
I.
_INIGO FLORES_, père de Rosalie, I, 239, 242, 274 et suiv. — (Belle action de), 291. — Reçoit chez lui Saint-Gervais, 339. — Sa maison de campagne, 349, 384. — Fait à Saint-Gervais la confidence des sentiments de sa fille, II, 364. — Propose à sa fille d’épouser Saint-Gervais, 366. — La différence des religions est un obstacle, 365, 367. — Cet obstacle est levé, 369 et suiv.
_Inès de Castro_. Anecdotes sur sa mort, II, 232.
_Inquisition_ (l’), fait arrêter Saint-Gervais à Barcelone, I, 158 et suiv. — Anecdotes au sujet de ce tribunal, 149, 385. — Crimes qu’il poursuit, 272.
J.
_JACQUES_ (Saint), patron de l’Espagne, II, 192. — Son corps trouvé en Espagne, 193.
_Juan_ (don), hermite du Mont-Serrat; son histoire, I, 163.
_Juif_, sceptique et superstitieux, II, 237.
L.
_LIVRES_ (visite des) de Saint-Gervais à Gironne, I, 129. — Défendus par le saint-office, 252. — De la bibliothèque de don Inigo, 271.
_Lorca_, ville d’Andalousie, II, 41.
_Lyria_, petite ville entre deux montagnes, I, 213.
M.
_MANUEL CASTILLO_, poète espagnol, que Saint-Gervais rencontre dans la prison de Valence, I, 356. — Cause de son emprisonnement, 357, 358. — Son portrait, 358, 365. — Refuse de faire des excuses au duc qu’il avoit offensé, 375. — Sort de prison par les bons offices de Saint-Gervais, 391. — Devient le fidèle compagnon de voyage de Saint-Gervais, 403. — Vers, 404. — Fait baiser sa main au duc son rival, 405. — Prêche sur la place publique d’Alicante, 413. — Expédient dont il se sert pour être bien logé et traité à Murcie, 424. — Mystifie deux dévotes par son déguisement et ses contes, 427 et suiv., 442, 449 et suiv. — Ses vers, 457. — Se fait passer à Carthagène pour don Solano, médecin, II, 35. — Prend à Grenade le nom du frère d’un moine pour se faire bien recevoir dans le couvent des hyéronimites, 66 et suiv. — Console Saint-Gervais de l’infidélité de Séraphine, 101, 106, 108, 114. — Prend le nom du comte de Rio-Frio pour visiter la manufacture de tabac à Séville, 158. — Compose une romance pour la comtesse Éléonore, 160. — Est pris pour un saint à Saragosse, 170. — Part avec don Augustin pour rendre l’hermite don Fernandès à son épouse, 201. — Son retour à Cordoue, 293. — Récit de son voyage, _ibid._ — Histoire de ses premières amours, 302. — Sa conversation avec le curé de la Caroline, 320. —Son opinion sur le mariage, 329. — Chanson improvisée, 337. — Son entrevue avec Clara, qui refuse de le recevoir, 340. — Ses songes, 342. — Sa maladie, 349. — Sa mort, 358.
_Melgar_ (Alonzo). Aventure de ce jeune homme II, 186.
_Mendiants_. Fierté des mendiants Espagnols, II, 290.
_Miracles_ racontés par un muletier, I, 232.
_Mœurs_ (licence des) tolérée en Espagne par le clergé, et pourquoi, II, 195.
_Moines_ (vénération que les Espagnols montrent pour les), I, 194.
_Mont-Serrat_ (monastère de), I, 152.
_Morts_ (fête des) à Valence, I, 393.
_Morviédro_ (route de Tortose à), I, 185. — L’ancienne Sagonte, 189. — Couvent de trinitaires, 191. — Restes de monuments de l’antiquité, 193.
_Muletier_ capucin, son histoire, II, 77.
_Murcie._ Beauté de ses environs, I, 423. — Histoire de cette ville, 438. — Cathédrale, 439. — Promenades charmantes, 441. — Population, 447. — Rues, bibliothèque, 448. — (Route de) à Carthagène, 455.
N.
_NOCE_ champêtre, I, 120.
_Noël_ (fête de), sa description, II, 395.
_Notre-Dame de la Cuéva-Santa_, chapelle fameuse sur la route de Morviédro à Valence, I, 199. — _D’Atocha_ miraculeuse, à Madrid, 202. — Procession, 216.
O.
_OILLA PODRIDA_, potage espagnol, I, 257.
_Olives_ d’Andalousie, renommées, II, 233.
P.
_PACHECO_ (don), Espagnol dont Saint-Gervais fait la connaissance à Perpignan, I, 64 et suiv. — Y tombe malade, 82. — Loge chez Saint-Gervais, 83. — Retourne à Cordoue, 103. — Son portrait, 104. — Son courroux contre sa fille mariée sans son consentement, II, 106. — Offre sa nièce et tout son bien à Saint-Gervais qui les refuse, 109. — Son caractère, 256. — Son lit, 260. — Accident dans sa voiture, 261. — Reçoit sa fille; son costume, 282. — Pardonne à sa fille, 285. — Sa généreuse amitié envers Saint-Gervais, 300. — Vient à Valence assister au mariage de Saint-Gervais et de Rosalie, 389.
_Pau_, ville dont le nom est immortel, I, 15.
_Paular Angélica_, parle par signes à Saint-Gervais, I, 288, 295. — Ce qu’elle est, 295. — Billet qu’elle jette à Saint-Gervais, 317. — Le fait arrêter, 332 et suiv. — Son portrait, 340. — Écrit à Saint-Gervais, 348, 384. — Son désespoir, 388.
_Pedro_ (don), chanoine heureux de Benimanet, I, 303, — Sa bibliothèque, 310.
_Pierre le Cruel_, tyran farouche; anecdotes de son règne, II, 127.
_Podagre_, cheval de Saint-Gervais, I, 126, 174. — Est volé par don Sanche, 222.
_Processions_, I, 216, — II, 228, 229, 246, 288.
_Puits_ de Saint-Isidore, révéré à Séville, II, 234.
Q.
_QUADALAVIAR_, rivière, I, 321.
_Quetaria_, petit bourg de la Biscaye, II, 241 et suiv.
R.
_RANCIO_, vin fameux du territoire de Lyria, I, 215, 217.
_Récolet_ de la venta Adelcoha, II, 308.
_Refresco_, le grand festin des Espagnols, I, 256 et suiv.
_Revenant_, dans l’auberge d’un village, I, 210.
_Richelieu_ (maréchal de), commandant à Bordeaux, I, 49. — Anecdotes à son sujet, 51 et suiv.
_Rogations_ (les), II, 323.
_Rosalie_. Saint-Gervais en fait la connaissance à Lyria, I, 214. — Abandonnée par son mari, 221. — Son extrême affliction, 222 et suiv. — Tombe malade, 226. — Son entrevue avec son père qui lui rend son amitié, 249. — Récit de son mariage avec don Sanche, 265. — (Comparaison de) et de Séraphine, 288. — Reçoit une lettre de don Sanche, qui lui annonce son départ pour l’Amérique, 297. — Apprend la mort de son époux, II, 338. — Épouse Saint-Gervais, 391.
S.
_SAINT-GERVAIS_ (le chevalier de), né dans le Vivarais; calviniste, I, 4 et 5. — Part pour l’armée, 10. — Blessé à Crevelt, 11. — Prend les eaux de Barrège, 16 et suiv. — Y fait la connaissance de Cécile, dont il devient amoureux, 29 et suiv. — Va dans la terre de son père, y compose une tragédie, 42 et suiv. — Se rend dans le château habité par Cécile, près d’Alby, 45. — Charmes de ce séjour, 45 et suiv. — Rejoint son régiment à Bordeaux, 48. — Ensuite à Perpignan, 54. — Lit sa tragédie chez le maréchal gouverneur du Roussillon, 55. — Apprend la mort de son père, 61. — Fait connaissance avec l’espagnol Pacheco et Séraphine sa fille, 63 et suiv. — Ressent un vif chagrin en apprenant la mort de Cécile, 123. — Son départ pour Cordoue, 125. — Est arrêté à Barcelone, et comparaît devant les inquisiteurs, 138 et suiv. — Expédient employé pour le rendre à la liberté, 143. — Fait connaissance de Rosalie à Lyria, 214. — Va trouver le père de Rosalie à Valence, et la réconcilie avec lui, 231 et 243. — Loge à Valence chez don Inigo Flores, 251. — Est appelé par les signes d’une femme à travers une jalousie, 288, 296. — Est arrêté à Valence par ordre du Corrégidor, à la sollicitation d’Angélica Paular, 332 et suiv. — Comparait devant le Corrégidor, en présence d’Angélica Paular, 340. — Sa réponse à Angélica Paular, 340. — Écrit à l’ambassadeur de France à Madrid, 351. — Reçoit une lettre de don Pacheco qui l’engage à se rendre bien vite à ses vœux, et à ceux de Séraphine, 354. — Fait connaissance en prison avec un poète, 356. — Est délivré par les soins de l’ambassadeur, 386. — Est reçu avec les caresses de l’amitié, par don Inigo et Rosalie, 387. — Obtient la délivrance de don Manuel, 388 et suiv. — Se bat en duel avec le frère d’Angélica Paular, 394. — Est attaqué et blessé, 399. — Reçoit une nouvelle lettre de don Pacheco et de Séraphine, 401. — Quitte Valence avec don Manuel, 403. — Arrive à Cordoue, II, 91. — Trouve Séraphine mariée, 93. — Chagrin que cette infidélité lui cause, 103. — Part pour Séville, 114. — Retourne à Cordoue, 250. — Loge chez don Pacheco, 251. — Revoit Séraphine, 274. — Engage le père de Séraphine à rendre ses bonnes grâces à sa fille, 279. — Part pour la Caroline avec don Manuel et don Fernandès, 302. — Retourne à Valence avec don Manuel, 331. — Ses entretiens avec Rosalie, 359. — Revient en France, 373. — Arrivé à Perpignan, donne sa démission, 379. — Fait ses adieux à sa mère, 381. — Visite le Vicomte de Beaupré, 381. — Retourne à Valence chez don Inigo, 384. — Épouse Rosalie, 389. — Mène la vie la plus heureuse, 391.
_Saint-Hilaire_ (marquise de), femme bel-esprit de Perpignan, I, 56. — S’empare du chevalier de St.-Gervais, 59.
_Saint-Jean del Forache_, ruines près de Séville, II, 178.
_Saint-Philippe_, ville, I, 409.
_Saint-Pons_, officier joueur, I, 20 et suiv. — Sa fin déplorable, 25.
_Sancha_ (dona), della Valle (marquise), son aventure, II, 171 et 174.
_Sanche_ (don), mari de Rosalie, I, 213. — Abandonne sa femme et enlève Podagre, 221.
_Sardines_ (pêche des), II, 242.
_Secondat_, fils de Montesquieu, président du parlement de Bordeaux, accueille le chevalier de St.-Gervais et le dirige de ses conseils, I, 50, 54.
_Segorbe_, I, 201.
_Seguidillas_, espèce de contredanse, I, 270.
_Séraphina_, fille de l’Espagnol don Pacheco, qui inspire un vif amour à St.-Gervais, I, 65 et suiv. — Passe avec son père quelque temps à Perpignan, et n’est point insensible à la passion de St.-Gervais, 85 et suiv. V. _Pacheco_. — Son portrait, 115. — Se marie contre le gré de son père, II, 93. — Récit de ce mariage, 94. — Fait prier St.-Gervais de la revoir, 274. — Sa première entrevue avec son père, 282. — Obtient son pardon, 285.
_Sermons_ bizarres, I, 158, 352, 411; II, 225.
_Séville_, fondée par Hercule, II, 124. — Cathédrale, 125, 216. — Hôtel de l’inquisition, II, 126. — Alcazar, ancien palais des rois Maures, 126, 129. — Faubourg de Triana, 130. — Couvent des Franciscains, 132. — Chartreux de Las Cuevas, 138. — Aqueduc de six lieues de longueur, 139. — Visite d’un moine à l’auberge du voyageur, 155. — Manufacture de tabac, 156. — Séville la vieille, 179. — Bourse, 219.— Ancien état florissant, 219.
_Sieste_, généralement en usage en Espagne, I, 239, 258.
_Silva_ (Éléonora), duchesse, I, 259.
_Smith_ (Charles), Anglais avec lequel St.-Gervais dîne à Perpignan; sa querelle avec don Pacheco, I, 66 et suiv.
_Soldat_ nonagénaire qui avait servi sous Philippe V; son histoire, II, 119.
T.
_TARBES_, I, 15.
_Tarquin le Superbe_, tragédie du chevalier de St.-Gervais, applaudie dans les sociétés de Perpignan, I, 55. — Refusée au théâtre-Français, 59.
_Tarragone_, ville d’Espagne, I, 173.
_Taureau_ (course du), II, 248.
_Torre_, grange près de Lyria, où croît le _rancio_, I, 217. — Déjeûné agréable qu’y fait Saint-Gervais, _ibid._
_Tortose_, Saint-Gervais s’y arrête, I, 176. — (Aubergiste de), 176 et suiv.
_Trinitad_, hermitage sur le Mont-Serrat, I, 161.
V.
_VALENCE_ (route de Morviédro à), I, 199. — Promenade, 235. — Convoi funèbre, 206. — Barbier acteur, 238.— Description de la ville, 240, 244, 295. — Cathédrale, 253. — Le Micalet, 279. — Affiches de Comédie et de prédication, 280. — Longévité des habitans, 281. — Spectacle, 283. — Crucifix du collège Corpus-Christi, 287. — Couvens, 309. — Hôpital, 316. — Bibliothèque publique, 322. — Beautés des campagnes qui l’environnent, II, 334, 337. — Affiche de Comédie, 347. — (Éloge de), 398.
_Vega_ (la), plaine charmante près de Grenade, II, 76.
_Venta himistosa_, mauvaise auberge sur la route de Cordoue à Séville, II, 115. — Dialogue de don Manuel et de l’aubergiste qui venait de perdre sa femme, _ibid._
_Viatique_, ses accompagnemens, I, 302, 316. — Usage (au sujet du), II, 260.
_Vierge_ (fête de la), à Valence, II, 386.
_Vin rancio_, I, 215, 217. — De Malaga, 366.
_Vincent_ (saint), [fête] de, II, 372.
_Volero_, danse espagnole, I, 285, 286.
_Fin de la Table Analytique de ces deux Volumes._
ERRATA DU SECOND VOLUME.
Page 29, ligne 27, corum quæ acturi sumus et corum quæ, _lisez_ eorum quæ acturi sumus et eorum quæ.
70, 12, j’aurai besoin, _lisez_ j’aurais besoin.
75, 6, m’inspirait, _lisez_ m’inspiraient.
77, 18, Slave de Pobreta, _lisez_ llave de Pobreza.
116, 8, les Andalousiens, _lisez_ les Andaloux.
127, 7, tant de faste et d’orgueil. _ponctuez ainsi_, tant de faste et d’orgueil?
138, 4, Triara, _lisez_ Triana.
148, 20, à leurs plaisirs. C’est, _lisez_ à leurs plaisirs; c’est.
159, 7, l’air échauffe, _lisez_ échauffé.
217, 5, leur amour-propre presque dans ses douces illusions, _lisez_ leur amour-propre dans ses plus douces.
227, 12, lui expédia la patente, _lisez_ lui en expédia.
230, 12, pas d’autre Dieu, _lisez_ pas d’autre Dieu que Dieu.
235, 8, il devint savant évêque, _lisez_ savant, évêque.
251, 1, j’allais loger, _lisez_ j’allai loger.
260, 4, dans les ravissements de l’amour, l’aspect de la beauté, _lisez_ de l’aspect.
266, 6, notre bacon, _mettez_ notre Bacon.
_Ibid._ 14, matronnes, _lisez_ matrones.
284, 2, don Pocheco, _lisez_ don Pacheco.
321, 5, Olavide, _lisez_ Olavidé.
_Ibid._ 8, Olavide, _lisez_ Olavidé.
322, 8, sous la condition qu’elle la fera, _lisez_ les fera.
_Ibid._ 17, le roi fournit les semailles pour le blé, _lisez_ les semences de blé.