Voyage en Égypte et en Syrie - Tome 1

Part 14

Chapter 142,576 wordsPublic domain

§ III. _Des fonctionnaires en chaque village et de la perception de l'impôt._--Dans chaque ville et village principal il y a un qâdi, un percepteur des droits pour le trésor royal, un autre pour le trésor privé, un autre pour le domaine; plus, un commissaire royal de la navigation (du Nil), un officier militaire pour la police, un fermier adjudicataire, un inspecteur des canaux, et des syndics ou vieillards bourgmestres.

Autrefois l'impôt ne se levait qu'en nature, maintenant et depuis long-temps tout est affermé, et les fermiers adjudicataires des villages tiennent un état de maison si opulent, que beaucoup de petits souverains d'Asie vivent avec moins d'éclat.

Les fermiers de Menzalé et de Faraskour, rendent au domaine chacun 36,000 dinars[153].

Les autres villages, dont plusieurs rendent 12 à 20,000 dinars, sont également affermés pour des sommes qui ne varient point[154].

Les terres affectées à l'apanage des djendis sont divisées par kirâts; et chaque kirât est évalué à 1,000 dinars, environ 11,000 livres.

CHAPITRE X. _Administration des provinces._

1º Province de Damas.

2º Karak.

3º Halab (Alep.)

4º Tarâbolos (Tripoli.)

5º Homs (Hems.)

6º Safad.

7º Gazzah (Gaze.)

La première et la plus considérable province de la Syrie est celle de Damas.

Son vice-roi (kafil) a un appareil égal au sultan qu'il représente. Il dispose à son gré de toutes les places civiles et militaires de son gouvernement.

Les grands officiers militaires sont l'émir généralissime des troupes, le chef des portiers, 12 émirs de 1^{re} classe, 20 émirs de 2^{e} classe, et 60 émirs à 10 et à 5 Mamlouks.

Le tribunal de justice est composé de 4 grands qâdis des 4 écoles ou sectes orthodoxes, et chacun d'eux nomme des substituts dans Damas et dans les autres villes de la province, pour juger au civil et au criminel.

Les grands officiers de plume (mobâcherin) sont le secrétaire des dépêches, le grand inspecteur de l'armée, l'oustadar ou chef du trésor privé, celui du domaine, celui du trésor royal, et le vizir.

Les agents exécutifs (arbâb-el-ouazaïef) sont 2 inspecteurs titrés kâchefs faisant leur tournée à tour de rôle; les émirs des généralités, les commandants de places, le grand maréchal des logis, le tribun de l'armée, etc., presque comme au Kaire.

Le château de Damas est confié au lieutenant du sultan et à 7 officiers-portiers (capidjis).

Quant aux djendis de garnison dans la province, ils devraient être 12,000, dont 2,000 près du vice-roi; le reste près des émirs, par escadron de 500 hommes et non de 1,000 hommes, comme en Égypte.

Karak tient le second rang de province. L'on écrit à son vice-roi sur du papier rouge, parce que l'un des successeurs de Selâheldin, ayant donné à ses 3 enfants son empire, savoir: à l'un l'Égypte; à l'autre la Syrie, depuis Bisan jusqu'au Diarbekr; au 3^{e} le reste de la Syrie et Karak, l'étiquette de ces sultans a passé à leurs vice-rois.

Depuis quelque temps Karak n'a plus pour gouverneur que 2 capidjis; pour tribunal, que 2 qâdis; pour garnison, que quelques Mamlouks et Babrites (gens de la marine), avec un prince arabe qui commande à toutes les tribus du ressort.

Les 5 autres gouvernements sont administrés sur le même plan que celui de Damas, mais avec moins de faste et de dépense: celui de Hama était dès-lors ruiné.

Il y a des forts et des châteaux qui ont des émirs particuliers. Leur garnison est composée d'un lieutenant du sultan, d'un corps d'affranchis-babrites, d'un chef de ronde, d'un tribun de l'armée, de quelques Mamlouks du sultan, des portiers, et de quelques soldats du pays qui montent la garde.

L'auteur ne sait s'il doit regarder Malatié comme un château ou comme le chef-lieu d'une province. C'est là que commandait Doqmaq, de qui fut esclave Malek-el-acheraf sultan (maître du vizir auteur).

CHAPITRE XI. _Des émirs et chaiks, arabes, turkmans et kourdes._--Les Arabes répandus sur les terres d'Égypte et de Syrie sont divisés par tribus, dont chacune a son émir. Cet émir a sous lui des chaiks chargés du maintien de l'ordre et de la levée des contributions dont ils sont fermiers, chacun dans leur district respectif.

§ I. _Des expéditions militaires._--On distingue 2 espèces d'expéditions (tedjârid), l'une contre l'étranger, l'autre contre le sujet rebelle. Dans l'un et l'autre cas, l'armée est composée de cavaliers et d'archers à pied, en nombre capable d'écraser l'ennemi qui ose se mesurer.

On fait des camps volants, soit pour renforcer une place, soit pour garder un poste, observer un ennemi, etc.

L'ordre invariable des camps est que la tente du supérieur soit toujours postée derrière celle de son subordonné, de manière que celle du sultan est à la queue de toutes les autres.

(Suivent ici 2 articles sur la conquête de l'Yemen par ordre de Malek-el-acheraf, et de l'île de Cypre, qui la suivit peu de temps après. Dans tous ces faits on ne voit que des boucheries d'hommes, sans raison, et sans instruction pour le lecteur).

CHAPITRE XII. Il contient, en 3 sections, des anecdotes historiques et des maximes arabes qui se résument à dire, 1º que les princes sont renversés par ceux qu'ils élèvent; 2º que la fatalité régit tout, et qu'il faut être patient et résigné; 3º que l'inconstance et la mauvaise foi sont la base du coeur humain. Et la conclusion est une lettre de Malek-el-acheraf à Châh Rok, fils de Timour (Tamerlan), dans laquelle le sultan égyptien répond des injures grossières au sultan tatar.

_Des ouqâfs_, ou _fondations en Égypte_.--Les kalifes Ommiades et Abbasides ont souvent fait des aumônes; mais ils prenaient les sommes sur leur trésor; et il ne me paraît pas qu'ils aient jamais affecté des terres à perpétuité.

En Égypte ce fut Malek-el-Sâhêl, 16^{e} qualaounide, qui le premier affecta 2 villages à l'entretien des Mahmals, fondés par Bibars.

Aujourd'hui les rentes foncières en faveur de la Mekke et de Médine sont si multipliées en Turkie, que, sans le gaspillage des régies, ces 2 villes seraient les plus riches du globe. La raison en est que l'on lègue souvent son bien à ces villes pour le conserver en usufruit à sa race, en le préservant de la rapacité du gouvernement. D'autre part, les princes et les riches font des legs pieux et expiatifs aux desservants des riches et pauvres de ces villes. L'Égypte seule en est grevée, selon Mohammad-ben-eshâq, savoir, de 6 grands legs principaux, appelés _dechîchet-el-kobra_, ou grosse semoule.

1º Le legs de Djaqmaq, 10^{e} sultan circassien.

2º Le legs de Qâiet-baï[155], 17^{e} circassien.

3º De Tenâm, } émirs riches du temps des Tcherkasses.

4º De Kâouend, }

5º De Sélim 1^{er}.

6º De Soliman son fils.

Les terres affectées par ces legs sont, savoir:

Pour le premier, 6 villages dans le Kalioûb.

Pour le second, 5 villages dans le Monoûf.

Pour le troisième, 6 villages et une île dans le Garbié.

Pour le quatrième, 9 villages dans le Daq-Halié, près de la Charqîé.

Pour le cinquième, 2 villages dans la Béhairé.

Pour le sixième, 5 villages dans le district de Foua.

7º Dans celui de Djizah, 3 villages.

8º Dans le Faïoum, 2 villages.

9º Dans le Behensaoûîé, 7 villages.

10º Dans le Saïd, 7 villages: total, 52 villages et l'île.

Année commune, le produit de toutes ces terres, en froment, orge, fèves, lentilles, pois-chiches, riz, est de 48,880 ardeb (l'ardeb pesant 192 livres).

Les mêmes terres donnent de plus en redevances pécuniaires 70 bourses (87,000 fr.).

A cette somme se joignent d'autres parties de rentes foncières, fondées en divers endroits par des sultans, des pachas, des particuliers, tant sur des terres que sur des maisons et boutiques; c'est ce que l'on appelle el _sourer_. Ces aumônes s'élèvent, selon Mohammad-ben-ezhâq, à 164 bourses (205,000 fr.). Mais les détails des comptes n'en offrent que 141.

A quoi il faut ajouter de semblables legs faits en Natolie (Roum-ili), Alep, Damas, et tous les autres pays musulmans; ce qui constitue une énorme richesse pour la Mekke et Médine.

Soliman a d'ailleurs fondé 80 chameaux pour des pauvres qui veulent faire le pèlerinage.

_Colombiers des pigeons de message._--Ces colombiers sont établis dans des tours construites de distance en distance sur toute l'étendue de l'empire, dans l'intention de surveiller à la sûreté et à la tranquillité publique.

C'est à Moussel que l'on a commencé de se servir de pigeons pour porter des lettres[156]. Lorsque les Fâtmîtes envahirent l'Égypte, ils y établirent ces postes aériennes, et ils y attachèrent un si vif intérêt, qu'ils assignèrent des fonds propres à une régie spéciale à cet objet. Parmi les registres de ce bureau en était un où se trouvaient classées les races de pigeons reconnus les plus propres. Le vertueux Madj-el-dîn Abd-el-Dâher a composé sur cette matière un livre curieux, intitulé _Tamâîm-el-Hàmâïm, Amulettes des pigeons_.

Depuis long-temps les colombiers du _Saïd_ sont détruits par suite des troubles qui ont ruiné le pays; mais ceux de la basse Égypte subsistent (en 1450), et en voici l'état ainsi que pour la Syrie.

_N. B._ Les distances ont été ajoutées par le traducteur, d'après d'Anville et d'après ses propres connaissances.

§ I^{er}. _Correspondance du Kaire avec Alexandrie._

COLOMBIERS.

Château de la Montagne (au Kaire) 0 Monouf-el-ouliâ 39 Damanhour-el-ouâhech 45 Skanderié (Alexandrie) 36 ------------ 120 milles.

§ II. _Du Kaire à Damiette._

Château de la Montagne 0 Tour de Beni òbaid 36 Echmoun-el-rommân 36 Doumiât 30 ---------- 102 milles.

§ III. _Du Kaire à Gazzah._

Du Kaire à Bilbais 27 De Bilbais à Saléhié 27 De Saléhié à Qâtia 42 De Qâtia à Ouarrâdé 48 De Ouarrâdé à Gazzé[157] 81 ----------- 225 milles.

§ IV. De Gazzé à Jérusalem, 1 colombier 81 à Nablous, 1 colombier 36 ---------- 117 milles.

De Gazzé à Habroun 30 à Sâfié, sur un ruisseau de ce nom 45 à Karak 48 ---------- 123 milles.

§ V. _De Gazzé à Safad._

à El-qods (Jérusalem) 48 à Djenîn 30 à Bisan 24 à Safad 24 ---------- 126 milles.

§ VI. _De Gazzé à Damas, 7 colombiers._

De Gazzé à Jérusalem, 1 colombier 48 à Genin 30 à Bisân 24 à Tâfés. 30 à el-Sânemain 24 à Damas. 30 ---------- 186 milles.

_De Damas à Balbek, 1 colombier_ 48 milles.

_De Damas à Halab, 7 colombiers._

à Damas, 1 colombier. à Cara. 45 à Hems. 36 à Hama 24 à Màrra. 30 à Kan-tounâm. 30 à Halab. 28 ----------- 193 milles.

_De Halab à Behesna, 4 colombiers._

à Halab. à el-Biré, sur la rive est de l'Euphrate. 66 à Qalàt-el-Roum. 27 à Behesna. 45 ---------- 138 milles.

_De Halab à Rahâbé, 4 colombiers._

à Halab. à Qàbâqib. 75 à Tadmour (Palmyre). 75 à el-Rahâbé. 108 ----------- 258 milles.

_De Damas à Tarâbolos (Tripoli), 5 colombiers._

à Damas[158] à Saida. 63 à Bairout 24 à Terbelé. 30 à Tarâbolos. 24 ------------ 141 milles.

Tels sont les colombiers entretenus dans l'empire pour la célérité des dépêches. Chaque colombier a son directeur et ses _veilleurs_, qui attendent à tour de rôle l'arrivée des pigeons: il y a en outre des domestiques et des mules à chaque colombier pour les échanges respectifs des pigeons. La dépense totale ne laisse pas que d'être considérable.

_Du transport de la neige, et des relais de hedjin pour cet effet._

Avant le sultan Barqouq, la neige venait de Damas au Kaire par des bateaux qui partaient de Saïd et Bairout pour Damiet, où des bateaux plus petits les relayaient jusqu'à Boulâq. Là, des chameaux la transportaient au château, où on la déposait dans des citernes. Sous Barqouq, et depuis lui, on l'a expédiée par des _hedjines_ (chameaux coureurs) dont il se fait 70 départs depuis le 1^{er} juin jusqu'au 30 novembre.... un toutes les 54 heures.

Tous les 2 jours il part de Damas 5 _hedjines_ chargés, et guidés par un homme expert et par un courrier porteur d'ordres au relais. Dans chaque relais on entretient 6 hedjines.

Les relais sont comme il suit:

De Damas à el-Sânemain. 30 à Tafés. 24 à Erbed. 18 à Djenîn. 36 à Qàqoun. 18 à Loudd. 18 à Gazzé. 36 ----------- 180 milles.

à el-Arich. 57 à Ouarrâdé. 24 à Moutailem. 24 à Qâtiê. 24 à Salèhié 42 à Bilbeis 24 au château du Kaire 27 ------------ 222 milles.

_Postes à cheval, dites barîd._

Le gouvernement a établi des postes sur les principaux chemins de l'empire, les voici:

(Il faut savoir que par _barîd_ (course) on entend un espace de 2 à 4 lieues (un relais).

La lieue est de 3 milles; le mille de 3,000 coudées, mesure d'el-Hachîm, l'une des premières tribus arabes.

La coudée est de 24 doigts; le doigt de 6 grains d'orge par le travers; et le grain de 6 crins de la queue d'un mulet.

_Route du Kaire au Saïd._

Du Kaire à Gizah, en traversant le Nil 15 à Bernecht 15 à Minîet-el-Qâïd 18 à Ouena 18 à Siâtem 18 à Dehrout 15 à Iqlosena 18 à Minîet Ebukasib 18 à Achmounain 15 à Dehrout-el-Cherif 12 à Menhi 12 à Manfalout 12 à Ousiout 13 à Tima 21 à Maragat 12 à Belensoun 12 à Djirdgé 12 à Belienet 15 à Hou 21 à Qôm-el-Ahmar 12 à Derenbe 15 à Kous, en traversant le Nil 12 de Kous à Hedjré 15 à Edoua 15 à Esna, poste double 24 ----------- 385 milles.

Là finissent les relais. Pour aller plus loin on loue les chevaux chez des particuliers.

D'Esna l'on se rend à Aïdab sur la mer Rouge, entrepôt de l'Yémen et de Habach (Abissinie).

Du Kaire à Scanderié, il y a deux routes; l'une par le Delta au milieu des villages, l'autre par le désert à gauche du fleuve;

Par le Delta, il y a du Kaire 0 à Kalioub 9 à Monouf 18 à Mohallet-el-Marhoum 24 à N'hararîé 24 à Turkmânié 24 à Scanderié 24 ----------- 123 milles.

Par le désert ou chemin sec, il y a du Kaire à Djaziret-el-Qît 18 à Ouardan 12 à Terrâné 12 à Zàouiet-el-Mobarek 12 à Damanhour 21 à Louqîn 18 à Skanderié 24 ---------- 117 milles.

_Du Kaire à Doumiât._

Du Kaire à Kalioub. 9 à Bilbais 18 à Salehîé 24 à Sadîé 12 à Bainounet 12 à Achmoun-el-Roumman 12 à Faraskour 21 à Doumiât 9 ---------- 117 milles.

_Du Kaire à Gazzé._

Du Kaire à Sâdié ci-dessus 63 à Gorâbi 18 à Qâtié 12 à Màân 12 à Motâilem 12 à Seouâdé 12 à Ouarrâdé 12 à Bir-el-Qâdi 12 à el-Arich 12 à Karrîobé 12 à Sâàqa 12 à Refah 9 à Salqa 12 à Gazzé 12 ----------- 222 milles.

_De Gazzé a Karak._

De Gazzé à Belaqis 12 á Habroun 18 a Djenba 12 à Zouair 18 à Safié 15 à Kafar 24 à Karak 21 ----------- 120 milles.

De Karak à Choubak, extrémité nord de l'Arabie pétrée, il n'y a que 3 relais pour environ 90.

_De Gazzé à Damas._

De Gazzé à Djenîn 12 à Bait-Derâs 12 à Loudd 12 à el-Oudjaâ 6 à Tiret 6 à Qâqoun 6 à Fâmié 9 à Djenin (en Safad) 9 à Hettin 6 à Zerîn 6 à àïn-Djalout 6 à Bisan 6 à Erbed 12 à Tâfes 18 à Râs-el-Mâ 12 à el-Sânemain 12 à Gàbâgib 12 à Kesoué 9 à Damas 9 ----------- 180 milles.

_De Damas à el-Biré sur l'Euphrate._

De Damas à Kousair au nord 9 à Qatifé, à l'est 12 à Efterâq, au nord 6 à Kastel 9 à Qara 9 à Gasoulé 12 à Semsin 12 à Hems 12 à Rousten 12 à Hama 12 à Latmîn 9 à Djerabolos 9 à Marra 12 à Ebad 12 à Emâr 12 à Kinesrin 9 à Halab 12 à el-Bab 30 à Bait-Beré 30 à el-Biré 15 ---------- 255 milles.

_De Damas à Djabar, boulevard de l'empire sur l'Euphrate._

De Damas à Homs; voyez ci-dessus 81 De Homs vers l'est à Masnà 24 à Qarnain 18 à el-Baida 24 à Tadmour 24 à Kerbe 24 à Sakné 18 à Qabqab 18 à Kaouamel 24 à Rahàbé 24 à Djabar 110 ----------- 389 milles.

_De Damas à Safad._

De Damas à Bouraid, nord-ouest 12 à Qoulous 12 à Orainbé 18 à Nouran 12 à Djabb Yousef 18 à Safad 12 --------- 84 milles.

_De Damas à Bairout._

De Damas à Kan-Maiseloun 12 à Harin, sur la Qasmîe 18 à Saïd, par le Liban 33 à Bairout 24 ---------- 87 milles.

_De Damas à Balbek._

à Zebdani 15 à Boura 12 à Balbek 13 ---------- 40 milles.

_De Damas à Tarâbolos._

De Damas à Gazoubé. (Voyez route de Halab) 55 à Qadis 18 à Aqmar 21 à el-Akra 18 à el-Arqâ 12 à Tarâbolos 15 ---------- 139 milles.

_De Damas à Karak._

De Damas à el-Qatibé 12 à Barâdié 18 à Bordj el-Abiad 18 à Hosbân 18 à Qanbes 24 à Dibiân 24 à Qâtè-el-Modjeb 24 à Safra 24 à Karak 24 ----------- 186 milles.

_De Halab à Behesna et à Qaïsarié (Cézarée), frontière de l'empire en Arménie._

De Halab à el-Semoûqa 12 à Istidra 12 à Bait-el-Fâr 18 à Antab 12 à Dair-Koûn 9 à Qoûna 12 à Arban 12 à Behesna 9 à el-Qaïsarïé 120 ---------- 216 milles.

Depuis l'an 1412, le gouvernement a cessé d'entretenir des relais de Behesna à Qaïsarïé.

L'auteur traite ensuite de la Syrie dans les sections XII et XIII, d'une manière étendue et intéressante, mais qu'il serait trop long de copier: il suffira de dire qu'il divise, avec les géographes musulmans, la Syrie en 5 contrées: